Bonjour mes loulous! Désolée, désolée, désolée pour le retard, j'ai été très prise à cause du boulot! Merci de votre patience! :)
Je vais commencer d'abord par vous remercier infiniment d'être toujours aussi présent dans vos commentaires, et d'être toujours aussi gentils avec moi. C'est toujours très agréable de voir que des personnes apprécient ce que l'on fait! :) Alors, merci, merci, merci et merci! ;)
Voilà le nouveau chapitre! J'espère qu'il va vous plaire autant que les précédents! *croise les doigts, inquiète*
Je sens que vous allez me détester à la fin, mais rassurez-vous, le prochain sera disponible demain! :)
Rien ne m'appartient!
Emmitouflée dans la chaleur de ma couette, je rêvasse et peine à m'extirper. Le temps défile, l'heure s'ignore et se laisse aller, aucune lumière ne filtre à travers mes rideaux. Je me coupe de toute distraction. Les questions, les regrets, les remords se réfugient dans mon esprit embrumé. J'ai passé la nuit dehors, à réfléchir, à essayer de comprendre. La fatigue et la nausée se positionnent vicieusement comme mes nouvelles alliées. Une solide nervosité alourdit mon cœur. Je ne sais que faire, ni comment agir...
Soudain, alors que je me perds dans mes pensées, je sens un immense poids s'écraser sur mon corps endolori. Je sursaute avant qu'une voix criarde ne me fasse pleinement réaliser qu'il s'agit de mon fils.
- Henry ?
- Ouiii ! Tu es réveillée ! Tu vas mieux ? Maman m'a dit que tu étais malade...
- Hum...euh...oui, je vais mieux, j'avais juste besoin de me reposer... Comment ça va gamin ?
- Super, Maman et moi, on est allé à la patinoire ! Elle n'a pas arrêté de tomber...
Des images de Regina enchaîner les gamelles envahissent mon esprit. Je me mets à rire de bon cœur, imitée par mon fils. Soudain, il se tait et me regarde, curieux.
- Maman, ça va mieux entre vous deux non ?
Je soupire doucement. Que dire ? La relation entre Regina et moi s'est drôlement apaisée. Outre le désir naissant et furieux que je me suis mise à éprouver pour sa Majesté, elle et moi avons réussi à trouver un certain équilibre, sans trop de conflits et avec quelques découvertes pudiques mais certaines. Mais l'incident de la veille bloque mon enthousiasme. Je n'arrive pas à me débarrasser de ma rancœur. Je ne sais toujours pas comment la soirée s'est terminée pour elle et cela me ronge.
- J'en sais rien, on essaie de faire des efforts chacune de notre côté, mais ce n'est pas toujours évident, elle et moi, on a beaucoup de différents.
- Tu sais, je crois qu'elle, elle t'aime bien. Avant, dès que je parlais de toi, elle faisait la tête, et puis je voyais bien qu'elle se retenait de faire des réflexions méchantes...
- C'est vrai ?
- Ouais, mais maintenant quand on parle de toi, elle est calme et puis des fois, elle fait même des compliments sur toi...
- Sérieux ?
Je n'en crois pas mes oreilles ! Regina me complimente dans mon dos ? L'espace d'un instant, une once d'espoir se glisse dans mes entrailles. Elle me réchauffe avant de disparaître et de laisser la place par un doute glaçant. Peut-être n'est-ce que de la politesse, une manière de se faire bien voir auprès d'Henry... Pourtant, je ne peux m'empêcher d'être curieuse.
- Ouais, elle te trouve un peu casse-cou, mais marrante. Et elle dit aussi que tu es adorable, impulsive et brillante.
Je souris, à la fois attendrie et sceptique. J'ai du mal à imaginer Regina dire cela, mais j'ai envie d'y croire.
- Je suis casse-cou?
Henry rigole à gorge déployé.
- C'est vrai que tu es un peu... folle... des fois.
- Dis donc, petit ingrat ! Tu crois que tu es trop grand pour une séance de chatouilles ?
J'attrape mon fils par la taille et fait gigoter mes doigts contre ses côtes. Nous partons tous les deux en fou rire. Il tente de me repousser et me fait basculer sur le dos. Je le lâche, heureuse, tandis qu'il pose sa tête sur mon buste. Nos rires s'estompent petit à petit. Je ne peux m'empêcher de le serrer dans mes bras. Il grandit vite, trop vite... Nous reprenons tranquillement dans nos respirations dans un silence confortable.
- Je suis content qu'on soit tous les trois, tu sais.
- Oui, moi aussi, gamin...
On reste tranquillement dans la même position pendant plusieurs minutes, parlant de tout, de rien. Soudain, il soupire.
- Je vais me coucher sinon Maman va me disputer...
J'écarquille les yeux.
- Attendez mais quelle heure il est ?
- Presque minuit.
La voix de Regina résonne, froide et hautaine. Je lève légèrement la tête, imitée par Henry. Lorsque mes yeux croisent ceux de Regina, un frisson m'enveloppe. Dans ses pupilles, je lis beaucoup de choses. Principalement de l'inquiétude et de la colère. Henry s'extirpe doucement de mes bras, tandis que je dépose tendrement un baiser sur son front.
- Bonne nuit gamin !
- Bonne nuit Maman ! Repose-toi bien !
Je laisse Regina accompagner Henry dans sa chambre, tandis que je descends dans le salon, déterminée à organiser le cinquième vice de notre aventure. Il est temps de briser la glace. Plusieurs longues minutes passent, quand soudainement, j'entends les talons de Regina claquer dans les escaliers. Je me fige. La nervosité, logée en moi depuis plusieurs heures, grandit. Je ne la regarde pas. Pourquoi suis-je si tétanisée ?
Soudain, je sens mon bras être tiré violemment. Je me braque. Cela dure une fraction de seconde, un laps de temps tellement court, que je n'ai pas le temps d'anticiper la claque qui atterrit sur ma joue. Et tandis je me recule, effrayée par le regard de Regina bouillonnant furieusement de rage, je sens d'emblée son corps contre le mien, ses bras autour de mon cou. Une étreinte furieuse qui me coupe le souffle. Réalisant sans doute la portée de son geste, elle s'éloigne. Mais anticipant sa fuite, je la rattrape et la serre un peu plus contre moi, enserrant sa taille fine de mes bras. C'est donc cela de toucher une femme : un parfum enivrant et une taille fine à combler. J'enfouis mon nez dans son cou, respirant la senteur de ses cheveux. Au bout d'une minute beaucoup trop courte, elle se détache de moi. Ses joues sont rosies de gêne. Je la fixe, troublée par ce contact doux et chaleureux. Elle lève les yeux vers moi et effleure doucement ma joue meurtrie par sa baffe, une once de culpabilité dégoulinant de ses pupilles noires.
- C'était pour quoi ça ?
- Miss Swan, vous êtes restée toute la nuit dehors, j'étais morte d'inquiétude, je...
Mes yeux s'écarquillent. Ma gorge se contracte de bonheur.
- Vous vous inquiétiez pour moi ?
- Vous continuez de penser que je suis imperméable à toute émotion ?
Elle semble hautaine et blessée.
- Non, non, c'est juste qu'après ce que je vous ai fait subir, toutes ces situations, je pensais que vous m'en vouliez...
Dès lors que les mots se sont échappés de ma bouche, elle a ce sourire qui me fait fondre, ce sourire rassuré et sincère.
- Non... non... je ne vous en veux pas. J'ai accepté les règles du jeu... D'ailleurs en parlant de cela, qu'est-ce que vous m'avez préparé ce soir comme folie ?
- Regina, avant cela, j'aimerais bien parler de ce qui s'est passé hier soir...
- Pas moi.
Elle se détourne, fuyant mon regard. La haine me ronge de nouveau. Et je peux enfin mettre un nom sur cette colère : la jalousie. Mes poings se serrent. Je dois me maîtriser. J'expire bruyamment.
- Ce soir, c'est jeu à boire.
Elle se retourne, stupéfaite.
- Vous allez me saouler, Mis Swan?
- Je croyais que vous acceptiez les règles du jeu...
Après un instant d'hésitation, elle s'assoit sur le fauteuil. Elle sourit jaune.
- Très bien. En quoi consiste votre jeu ?
J'embarque la bouteille de vodka, quelques shooteurs, m'approche doucereusement et m'assoit en face d'elle.
- On va jouer à « Je n'ai jamais ». Vous connaissez le principe ?
- Pas vraiment.
- Je vous donne un exemple. Je dis : « Je n'ai jamais eu de rapport sexuel », si vous en avez déjà eu, vous buvez un verre cul-sec, si vous n'en avez jamais eu, vous ne buvez pas. Compris ?
- Oui, c'est assez simple...
On s'installe, se toisant légèrement. L'ambiance est électrique.
- Je commence. Je n'ai jamais regretté d'avoir fait l'amour avec quelqu'un.
Elle boit. Moi aussi. Je la questionne silencieusement.
- J'ai regretté de coucher avoir avec votre grand-père. Contrairement à votre univers assez libéral, dans notre monde, les rapports sexuels sont rarement des actes d'amour consentants. Et vous ?
L'idée qu'elle ait couché avec le père de ma mère me révulse, un dégoût accentué par le fait qu'elle ait pu se forcer à le faire. Pourtant, je n'en montre rien. Je me concentre sur ma réponse.
- Un bon nombre de mes amants. Je ne couchais pas avec eux pour les bonnes raisons.
- C'est-à-dire ?
- J'essayais de combler un certain manque affectif, je crois, mais le lendemain, je me sentais sale...
- Je vois... A moi. Je n'ai jamais utilisé de sex-toys.
Je bois. Elle non. Cela ne m'étonne guère, notre expérience dans le sex-shop ayant été plutôt rocambolesque et inédit pour elle. Je ne peux m'empêcher de frémir, repensant aux instants passés dans ce lieu. Sa voix me ramène à notre jeu.
- Je n'ai jamais fait de sex-tape.
Je m'apprête à éclater de rire, surprise par sa fougue et sa nonchalance, quand je la vois porter son verre à sa bouche. Je reste figée. Elle se sent obligée de se justifier.
- Graham avait de drôles de fantasmes.
- Et vous l'avez conservé ? La vidéo ?
- Non, non... pourquoi ?
Je ris, coquine et mutine. Cela m'émoustille que sa Majesté si prude soit capable d'une telle fantaisie au lit. Cela me donne de furieuses idées...
Le jeu dure un moment, j'en découvre un peu plus d'elle. Et tandis que l'alcool nous prend, je la sens désireuse, de plus en plus émancipée, sans gêne, sans honte. L'alcool rend ses yeux brillants et son sourire plus étincelant. Ses traits sont adoucis et sa parole débridée. J'adore cela. L'ivresse commence à produire aussi son effet sur mon corps. Mes idées sont de plus en plus confuses, de plus en plus vicieuses.
- Je n'ai jamais eu de rapports dans un lieu public.
Je bois en éclatant de rire.
- Il me faut carrément une barrique là...
Elle sourit.
- Vraiment ? Alors quel est l'endroit le plus insolite où vous l'ayez fait, Miss Swan?
- Dans une cabine téléphonique en pleine journée.
Elle rit légèrement. Je repense aux paroles d'Henry.
- Je n'ai jamais pensé que la personne en face de moi était complètement folle.
Elle éclate de rire et boit cul-sec. Je ne peux m'empêche de sourire, complice.
- Je n'ai jamais eu peur de la personne en face de moi.
En entendant sa question, je ne peux m'empêcher de ressentir un léger pincement au cœur. Nous buvons à l'unisson.
- Inutile que je vous demande pourquoi...
Je la sens triste et blessée. Je ne sais que dire pour me rattraper.
- Mais cela a changé, vous avez changé, je vois bien que vous prenez énormément sur vous.
Elle sourit doucement, presque reconnaissante. J'enchaîne, curieuse.
- Et moi ? Pourquoi vous avez peur de moi ?
- Parce que vous... vous me tenez tête, vous me faites faire n'importe quoi... Et je me laisse faire. Je n'ai pas l'habitude...de tout ça.
Je la fixe un instant. C'est le moment. Cet instant où on se dit : « Vas-y, fonce ! ». Peut-être le timing est-il mal choisi, ma pensée trop osée, toujours est-il que je ne tiens plus. Complètement échauffée, ne maîtrisant ni mes gestes, ni mes émotions, je m'approche lentement. Je m'accroupis devant elle, mes mains frôlant ses genoux, ses cuisses. Mon visage à quelques centimètres du sien, mes yeux dégoulinant de désir, je perds le contrôle. Je crève d'envie de l'embrasser. Surtout qu'elle n'essaie même pas de me repousser, ni de se défendre.
- Je n'ai jamais eu de plan à trois.
Elle comprend parfaitement mon sous-entendu. Une lueur de défi passe dans ses yeux. Elle ne répond rien. La jalousie me ronge à petit feu. Sa mâchoire se serre. Elle semble retenir quelques larmes. Mon corps se colle au sien. Je ne vois que ses lèvres. Ses deux formes avantageuses rougeâtres qui m'appellent, qui me tentent, pulpeuses et gourmandes. La légère cicatrice au-dessus rendant le tableau encore plus désirable. Ma respiration se saccade furieusement.
- Regina... J'ai besoin de savoir.
- En quoi est-ce si important ?
Les larmes me montent. Je recule, les membres tendus par la colère et la résignation. Des images plus qu'insensées m'enserrent l'esprit. Et la jalousie bat son plein dans mon cœur meurtri. Je ne voulais rien ressentir d'aussi intense, d'aussi passionnel, d'aussi torturé.
- Parce que j'espérais que vous ressentiez la même chose que moi.
Ses yeux s'agrandissent de stupeur. Je n'en peux plus. Mon entrejambe me le rappelle violemment par cette humidité particulière, symptomatique d'une excitation incessante. L'alcool me débride totalement. Je me lance, au risque de le regretter demain.
- J'ai tellement envie de te faire l'amour.
