Bonjour à toutes!
Désolée encore une fois de ne pas réondre aux reviews, problèmes avec les liens, ça ne fonctionne pas!
Du coup, c'est ici que je vous remercie du fond du coeur pour votre soutien!
Parce que je sens que vous toutes très très très impatiente de voir le rapprochement entre Jasper et Bella, je vais être genitlle et vous dire que...ça arrive, là, tout en bas!
Alors bonne lecture et profitez bien de ce chapitre!
La fic appartient à sweetness4683
THE WONDERS OF LIFE
Chapitre 6 : Noël
Je décidai d'arrêter mon travail à temps partiel pour différentes raisons. Premièrement, je voulais profiter de reste de mon expérience universitaire sans me soucier d'un travail et deuxièmement, parce que je n'avais, tout simplement, plus envie de travailler là-bas. Du moins, c'est ce que j'avais dit à Jasper. Pour être parfaitement honnête, je voulais passer plus de temps avec lui. Je pensais constamment à lui, tellement d'ailleurs, qu'il apparaissait même dans mes rêves. C'était presque impossible de me concentrer sur mon travail scolaire. J'approchais doucement de mes examens de milieu de semestre et je décidai que je devais être complètement seule, au moins une fois par semaine. Ce qui était bizarre, c'est que c'était durant ces jours que c'était le plus difficile de me concentrer. Je ne pouvais laisser Jasper savoir à quel point je devenais dépendante de son amitié. Ça voudrait me tuer quand il partira, pas si, mais quand il partira. Ce n'était vraiment qu'une question de temps.
J'avais développé de forts sentiments pour Jasper. Cependant, j'étais encore pas mal dans le déni. Je ne pouvais pas m'autoriser à avoir des sentiments pour lui juste de l'amitié.
La nuit après mon anniversaire, je mis un peu de distance dans notre relation physique. Je ne pouvais pas tomber amoureuse de quelqu'un. Je n'étais simplement plus capable de me donner entièrement à une personne. Edward avait détruit tout ce que j'avais d'innocent en moi. J'avais pourtant trouvé la force de surmonter ça. Cela fit affreusement mal et ce ne fut pas un exploit facile. Durant la première moitié de ma relation avec Jacob, j'étais encore amoureuse d'Edward, mais je savais que je devais dépasser ça parce qu'il ne reviendrait jamais. A la longue, mon amour pour Edward disparu ce qui me permis de me donner physiquement à Jacob. L'amour que j'avais eu pour Edward laissait un constant sentiment de vide dans mon âme, mais Jacob m'aida à me sentir aimée et spéciale. J'oubliai finalement Edward et me senti complète, ce qui me rendait fière. Tomber amoureuse de Jacob fut plus facile qu'avec Edward. Tout avec Edward était tellement forcé alors qu'avec Jacob c'était naturel un peu trop naturel. Jacob me montra comment aimer à nouveau. Avant la fin de notre relation, j'étais prête à lui donner tout ce que j'avais. Il avait mon cœur et mon corps, mais il ne pouvait toucher mon âme. Pour Jacob, je voulais le faire, tout lui donner. Le rêve américain un bon travail, une maison de rêve, le nombre parfait d'enfants, tout ce qu'il y a bien dans le monde. Puis Jacob réussit à détruire tout ce qu'il restait de moi. S'imprégner d'une nana au hasard, qu'il n'avait jamais vue avant comme si c'était parce que j'avais aimé avant lui, parce qu'il n'était pas mon premier amour, que quelque part, ça me rendait impure. Edward et Jacob avaient tous les deux contribué à faire de moi une femme amère. Je ne croyais plus à l'amour et aux contes de fées.
J'avais eu deux petits amis après Jacob. Le premier était censé être un rebond, mais je ne pouvais même pas coucher avec lui. Le gars essaya de sortir avec moi durant trois mois avant qu'il n'abandonne l'idée de me mettre dans son lit. Puis j'essayai de nouveau, avec Tim. C'était un mec génial et nous nous amusions, mais je me retenais parce que je n'avais pas envie d'être blessée. Je rompis avec lui avant qu'il puisse le faire. Je savais que c'était égoïste et vraiment injuste envers Tim, mais je ne voulais pas continuer plus longtemps. J'étais seule depuis le début de ma seconde année. Je me foutais vraiment d'être seule. Avant de rencontrer les Cullen j'étais casanière. Avec leur famille, j'eus ce que tout le monde voulait dans la vie. Une famille, un amour, une meilleure amie, un confident, etc.…ce fut vraiment facile de retourner à mon ancien moi.
Je ne voulais pas être injuste envers Jasper. Même s'il était intéressé par moi, je ne pensais pas être capable d'aimer de nouveau comme ça. Jasper méritait tout, il méritait quelqu'un qui ne se retenait pas, mais quelqu'un avec qui on se lançait tête la première sans hésitation.
Le semestre se termina en douceur pour moi. J'obtins finalement mes notes juste comme elles auraient du l'être. J'étais inscrite pour le prochain et dernier semestre. Jasper fut un peu surpris quand je lui dis que j'avais quitté mon travail. Il n'émit aucune opinion sur mes raisons. Je crois qu'il était heureux quand il a appris la nouvelle.
On était à deux jours de noël et je faisais les magasins pour le cadeau de Jasper. Je n'étais pas sure de ce que je devrais lui prendre. La première chose qui me vint à l'esprit, furent des bottes de cowboy et un chapeau, mais je voulais aussi lui prendre quelque chose qui avait une plus grande signification je me mis finalement à errer dans le centre commercial regardant si quelque chose me sautait aux yeux. Quand ce quelque chose attira mon regard, je sus que c'était parfait, peut-être pas la chose qu'on offrait à un ami, mais il ne pensera rien de tout ça. Il ne voudrait pas tomber amoureux d'une humaine. J'achetai mes cadeaux et rentrai chez moi.
Je ne décorais pas beaucoup pour les vacances. Noël n'était pas grand chose pour moi parce que je n'avais personne avec qui le partager. Juste comme mon anniversaire, je n'avais pas fêté noël depuis Jacob. Pourtant, j'aimais toujours l'esprit de noël. Quelquefois, je me promenais dans le centre commercial, essayant de me nourrir des émotions de chacun. J'aimais regarder tous les gens heureux, rire et sourire avec leur famille. La seule chose que j'avais à la maison était un mini sapin. Je le plaçais toujours sur ma table basse. C'était un joli petit arbre. Evidemment, il était faux et les lumières étaient incrustées dedans. J'avais deux petites boîtes de décorations que je mis sur le sapin et c'était tout ce que je fis.
J'emballai tous les cadeaux que j'avais pour Jasper et les posai sous l'arbre sur la table basse. Je fis du chocolat chaud et m'assis, regardant mon arbre de noël. La nuit, j'aimais éteindre la lumière et regarder les petites lampes-parfois j'allumai un feu, mais ce soir, c'était juste moi regardant mon sapin. J'étais perdue dans mes pensées quand j'entendis sonner à la porte.
Le déni est tellement difficile quand quelque chose est aussi beau à voir. Je dis bonjour et me mis de côté pour que Jasper puisse entrer. « Bella, pourquoi les lumières sont-elle éteintes ? Si je ne pouvais pas entendre ton cœur, j'aurais fait demi-tour. » Je crois que je pouvais lui montrer un de mes rituels de noël. Je lui fis signe de me suivre. Je lui désignai le canapé, mais au lieu de s'asseoir à l'opposé comme il le faisait d'habitude, il s'assit juste à côté de moi. « C'est un bel arbre Bella. » Je levai les yeux au ciel. Ouais, c'est ça !
« C'est bon Jasper, inutile de mentir. C'est un petit quelque chose qui me rend heureuse. » Il se renfrogna le temps que je finisse de parler.
« Je le pense Bella. » Dit-il un peu sévèrement. Je m'inquiétai de son ton. Il était froid et dur. « Je suis désolé Bella. Je n'avais pas l'intention d'être aussi sec. » Je levai les yeux vers lui.
« Qu'est-ce qui ne va pas Jasper ? » je me déplaçai plus près de lui et posai ma main sur son genou, ce que j'espérais être un geste réconfortant pour lui. Au fond de moi, je réalisai que j'envoyais valser mes règles sur nos contacts physiques, mais il était mon ami et visiblement, quelque chose n'allait pas. Il plaça ses douces mains sur la mienne et me regarda.
« Bella, il y a quelque chose dont nous devons parler. Il y a une chose que je devrais te dire. » Je pouvais sentir le sang quitter mon visage. J'avais raison ! Il allait s'en aller. Je sentis tant d'émotions parcourir mon corps que je ne pus mettre le doigt sur une précisément. « Bella, calme-toi. » Je sentis un assaut de calme mais ça ne m'atteignait pas. « Bella, ne laisse pas ton imagination partir dans tous les sens. Ça a quelque chose à voir avec mon passé que je pense que tu es en droit de connaitre. » Je me calmai un peu à ses mots. Mais je ne parlai toujours pas, de peu que la blessure s'entende dans ma voix.
« D'accord, mais d'abord, laisse-moi te poser une question ? » Jasper acquiesça de la tête. « Est-ce que tu me quittes ? » Dès que les mots quittèrent ma bouche, ma poitrine se resserra et j'eus du mal à respirer. La question sonnait comme si c'était une conversation entre un couple, mais je ne pouvais pas cacher ce que je ressentais à ce moment, et ce qui me terrifiait, c'était que Jasper puisse découvrir toutes ses émotions. Jasper se tourna complètement vers moi sur le canapé, pris mon visage entre ses mains et me força à le regarder dans les yeux.
« Non, Bella, je ne pars pas. Quand je t'aurais raconté mon histoire, peut-être que tu ne voudras plus de moi. » Dit-il défaitiste. J'essayais de me calmer pour qu'il sache qu'il pouvait continuer.
« Bella…j'ai besoin de te raconter mon histoire. Tu connais celle d'Edward, de Carlisle, d'Emmett, d'Alice et d'Esmé et maintenant, il est temps pour la mienne. » Il retira ses mains de mon visage et retourna à sa place initiale. Ce mouvement me fit plus de mal que je ne l'aurais voulu, mais je vis qu'il avait besoin d'espace pour poursuivre. « J'ai eu une éducation différente de celle des Cullen. Carlisle fut capable de supporter le sang humain de lui-même, et les autres ont été élevés selon ses croyances, à l'exception d'Alice et moi. Cependant, Alice a toujours été dans son sens, même s'il ne le lui a pas donné physiquement. Tu sais comment elle l'a "vu" et s'est dirigé vers lui, se nourrissant d'animaux. » Il fit une pause et regarda ailleurs. C'était comme s'il essayait de me le dire mais qu'il n'en avait pas envie. Il tournait autour du pot.
« Jasper, tu peux tout me dire. » J'essayai de rassembler tous mes sentiments pour lui, sauf le désir. Il n'avait pas besoin de savoir. Un petit sourire apparut et il me regarda de nouveau.
« De ce que je peux me souvenir, j'ai eu une vie bien en tant qu'humain, des parents travailleurs, un grand frère et une petite sœur. Nous étions heureux. Quand la guerre est arrivée, j'ai voulu aider et combattre, rendre ma famille fière de moi. Ma mère n'était pas contente de ça puisque mon frère était déjà parti à la guerre. J'ai menti sur mon âge pour combattre. J'étais un bon soldat et un homme bien. » J'aurai souhaité pouvoir parler à ce moment-là. Il ne devrait jamais devoir spécifier qu'il est un homme bien c'est une évidence. « J'ai vite grimpé les échelons et quand j'ai eu 20 ans, j'ai été promu Major Jasper Whitlock. » la première pensée qui me vint fut une image de Jasper en uniforme militaire et mon bas ventre se contracta agréablement. Il s'arrêta et me fit un sourire en coin, mais j'évitai le contact avec ses yeux. « J'étais fier de moi pour ce que j'avais accompli. Une nuit, je voyageais, de retour vers la base quand je vis trois femmes qui marchaient sur le côté de la route. Je descendis de cheval et les approchai. C'était des vampires et d'eux d'entre elles voulaient faire de moi leur diner, mais leur chef, Maria, décida de me garder et de me changer cette nuit-là. Après qu'elle m'ait mordu, la seule chose dont je me souvienne, c'est d'avoir été seul dans une pièce. » Je ne voulais pas en entendre d'avantages. Je ne pouvais retenir les larmes dans mes yeux en pensant à Jasper qui avait du endurer cette peine tout seul. Il porta ses mains à mon visage et effaça, de ses pouces, les larmes qui avaient coulé.
Il continua, me parlant des horribles choses qu'il avait faites et vues. Je trouvai monstrueux la transformation et le contrôle des nouveaux nés pour gagner du territoire. Il me dit comment son don l'affectait lorsqu'il tuait ces pauvres humains. Il mentionna rapidement les "récompenses" que Maria voulait bien lui donner pour ses accomplissements. Jasper avait l'air si effrayé, triste et abattu en me racontant son histoire. Je saisis l'opportunité de parler lorsque qu'il fit une pause pour reprendre son sang-froid. « Jasper, pourquoi avoir quitté cette vie ? » Peut-être que c'était une mauvaise question parce qu'il parut en colère quand je lui demandai.
« POURQUOI ? Bella, je ne pouvais plus le supporter. Chaque personne que je tuais ou torturais, je pouvais ressentir toutes leurs émotions et ça me bouffait. Je finis par changer un vampire du nom de Peter qui devint le seul ami que j'ai eu en Dieu seul sait combien d'années. Ce n'était pas facile pour lui de donner son amitié. Je ne sais même pas pourquoi il s'est embêté. Ca lui a pris du temps mais nous étions amis, puis Maria m'a ordonné de détruire les nouveaux nés. Quand j'en suis arrivée à un vampire nommée Charlotte, Peter s'est accroupi devant elle et à supplié pour sa vie. Il m'a dit qu'ils voulaient partir et voir ce que la vie avait d'autre à leur offrir, ils voulaient que je vienne avec eux. Je les ai laissé partir mais je suis resté encore longtemps après. » Jasper me regarda, essayant sans doute de ressentir mes émotions pour voir s'il devait continuer.
« J'en avais marre et j'ai pris la décision de chercher Peter et Charlotte. Ils étaient tous les deux très contents de me revoir. Je me nourrissais toujours d'humains, mais lentement, ça me tuait. Je suis resté avec eux quelques années jusqu'à ce que je décide qu'il était temps pour moi de voir le monde. » Il continua avec sa rencontre avec Alice, la joie et l'espoir qui venait d'elle et jamais il ne lui posa de question parce qu'il se sentait trop bien. Après un siècle d'existence, c'était la première fois qu'il ressentait de l'espoir. Je pleurais toujours quand il finit son histoire avec Alice et les Cullen. Au début, quand il parla d'Alice, je ressentis de la jalousie. Ils avaient plus de cinquante années en communs et je me sentais insignifiante. De toute évidence, il sentit la poussée de ma jalousie parce qu'il pressa ma main. « Je sais que nous sommes juste amis Bella, mais je crois que tu as le droit de savoir que tu es avec un monstre. »
En fin de compte, il termina son histoire mais ne voulait pas me regarder dans les yeux. Je n'avais aucune idée de quoi dire après avoir entendu tout ça. « Jasper, tu n'es pas un monstre ! Qu'est-ce que c'est que cette habitude d'aversion que vous avez de vous-mêmes, et que vous ,vampires, avez l'air de tant aimer ? Tu es bloqué sur les mauvaises choses Jasper ! Tu ne vois que la haine et la mort que tu as apportées à beaucoup. Tu ne penses pas à la personne que tu es devenu. Si tu étais vraiment un monstre, tu serais toujours avec Maria, tu serais revenu pour mon sang le soir de mon anniversaire, juste parce que quelqu'un te privait ton repas ! » Le regard de Jasper était dur et je peux jurer qu'il regardait dans mon âme. Je l'aimais malgré tout ça. « Jasper, j'aime celui que tu es. Tu es un homme généreux, prévenant et passionné. C'est vrai que ton passé est sombre et dangereux et inimaginable, mais ces évènements ont fait celui que tu es aujourd'hui. Je voudrais que tu n'aies jamais eu à vivre ça, mais comment puis-je haïr ton passé alors que c'est une part de toi. » Je me mis à hyper ventiler stupide respiration. Je pris un moment pour rassembler mes idées. Je parlais si vite que je ne savais même pas si tout ceci avait du sens pour lui. Je mis ma main sur son visage et pris une inspiration, « Jasper, je t'aime, tu es mon meilleur ami. Je me fiche de ton passé parce que c'est le passé. » Il finit par me faire un sourire et me servir son charme complètement made in Sud.
« Merci Bella. Tu es une femme surprenante. »
Il m'attira pour un câlin et je cédai. Je le laissai me serrer dans ses bras. Je crois qu'il avait besoin de réconfort plus que moi, et je ferai tout pour lui, même si ça voulait dire briser mes règles. Jasper se pencha en arrière et m'emmena avec lui. J'étais recroquevillée contre son corps, ma tête dans le creux de son cou et c'était si bon. Je souhaitais ne pas quitter ses bras. Nous ne parlions pas le reste de la nuit. Nous regardions les lumières sur mon sapin de noël.
Nous étions toujours à admirer les lumières quand je me sentis fatiguée. Je repassais les informations dans ma tête comme si c'était en boucle. C'est là que je réalisai que j'avais dis à Jasper que je l'aimais !
JPOV
Bella s'endormit dans mes bras et je me sentis au paradis. Je fus impressionné quand elle commença à me crier dessus après que je lui aie raconté mon histoire. Je m'attendais à tellement de choses de sa part : dégoût, haine, répugnance mais je ne ressentis jamais rien de ces choses là. C'était comme si elle était capable d'utiliser mon don contre moi je ressentis un flux constant d'amour, de respect, de compassion et de désir. Je ne pus m'empêcher de me concentrer sur le désir. Essayait-elle me dire quelque chose sans mots ?
Lui raconter mon histoire avait été énorme pour moi. Je n'aimais pas revivre ses souvenirs, mais pour Bella, je le devais. Peut-être qu'elle avait raison peut-être que je n'étais pas un montre. Que j'en sois un ou non, être avec Bella me faisait sentir moins monstre et plus homme.
Je pensais qu'il était peut-être temps de dire à Bella ce que je ressentais. Pendant que je lui parlais, il y eut de fortes émotions venant d'elle que je n'attendais pas et vu le regard sur son visage, elle ne s'y attendait pas non plus. Quand je parlai de mon époque militaire, au moment où j'avais été promu Major, je sentis une poussée de désir et ne pus retenir un sourire. Je savais déjà qu'elle me trouvait attirant, mais c'était bon de le ressentir sans qu'aucune autre émotion ne vienne me troubler. Le pur désir était un sentiment très enivrant. Quand je me mis à parler de ma relation avec Alice, je sentis une vague de jalousie. J'essayai d'ignorer Bella à ce moment-là. Je ne voulais pas qu'elle soit gênée. J'avais l'impression d'avoir une chance cela voulait-il dire qu'elle ne voulait pas me voir avec d'autres femmes ? Ca ne signifiait qu'une chose, pas vrai ? Oui, je crois qu'il était temps de parler de notre relation.
Vers 3h du matin, Bella se mis à frissonner au contact de mon corps. Je la mis dans son lit et rentrai chez moi. J'étais exalté qu'elle m'accepte encore après le récit de mon histoire. Non, il fallait que je me reprenne pour noël. Je lui avais déjà acheté son cadeau. Aujourd'hui, j'allais préparer la maison et ensuite je l'appellerai dans l'après midi. J'étais déterminé à ce qu'elle vienne ici pour noël. J'avais un paquet de trucs de prévus pour elle. Certains n'étaient pas amicaux, mais je crois que je ne pouvais me retenir plus longtemps. Je l'aimais et je voulais que notre relation passe à la vitesse supérieure.
Quelques heures plus tard, j'avais fini mes préparations pour noël et décider d'aller chasser longuement. Je n'avais eu aucun problème à être près de Bella mais c'est parce que j'avais été très prudent et que j'avais chassé dès que l'occasion se présentait. J'allais peut-être aller jusqu'au Canada et me faire un bon repas. Alors que je fermai ma porte mon téléphone se mit à chanter Iris des Goo Goo Dolls.
« Salut Jaz, je voulais te remercier encore une fois pour m'avoir porté au lit la nuit dernière. Je n'avais pas aussi bien dormi depuis des années. » Je fis un grand sourire, à personne en particulier, j'aimais entendre sa voix.
« Eh bien, jeune demoiselle, tout le plaisir fut pour moi. » Elle n'était peut-être pas capable d'admettre ses sentiments pour moi, mais je savais qu'elle aimait mon accent du Sud.
« Bella, voudrais-tu passer le réveillon de Noël avec moi ? » Elle marqua un blanc, probablement parce que j'avais lancé ça tellement vite qu'elle ne m'avait pas entendu correctement.
« Bien sur. A quelle heure veux-, » il fallait que je la coupe.
« En fait, Bella, je suis en train de t'inviter chez moi. » Elle ne dit rien. Je n'insisterai pas, mais je devais savoir pourquoi ça lui posait problème de venir chez moi. Nous avions passé du temps ensemble durant tout le semestre et elle n'était pas venue une seule fois.
« D'accord Jasper. » elle murmura si doucement que je l'entendis à peine.
Bella refusa de me laisser venir la chercher. Elle dit qu'elle pouvait trouver toute seule. J'avais pensé cuisiner pour elle, mais je ne pouvais pas goûter, alors je prévoyais de faire livrer un repas de noël.
Je n'avais pas vu Bella depuis deux jours et j'étais très excité de la revoir. J'avais envie d'être bien habillé, alors je mis un pantalon noir, des bottes noires et une chemise vert forêt. J'étais plutôt pas mal et j'étais impatient de voir Bella.
Son repas était dans le four pour le maintenir au chaud et je finissais juste de préparer sa table quand la sonnerie retentit. Je me décalai pour qu'elle entre et l'aidai à retirer son manteau. C'était une bonne chose que je ne sois pas humain, vu comme elle était, j'aurais fait une attaque. Elle portait une robe rouge de noël. Elle était sans bretelle et offrait une vue merveilleuse sur son décollette, et il y avait du coton blanc qui surlignait les extrémités. Elle lui arrivait au niveau des genoux et elle portait des ballerines rouges. Ses cheveux étaient coiffés en un chignon français et elle était légèrement maquillée. Ses oreilles étaient ornées de boucles en diamant en forme de flocon de neige et son piercing de nez était un clou rouge. Ma partie préférée de sa tenue était sa ceinture de père noël qu'elle avait à la taille. « J'ai l'impression que tu aimes bien ma robe. » Dit-elle avec un sourire timide et le plus joli des rougissements sur son visage.
« En effet. Tu es époustouflante ! » Elle rougit encore plus et je dus ravaler le venin qui remplissait ma bouche. J'étais dur rien qu'en regardant sa tenue. Putain !
Nous entrâmes dans la maison et je lui dis que je lui ferai faire le tour après, mais d'abord le diner, ce qu'elle approuva. Elle s'arrêta et regarda toutes les décorations. Je crois que j'ai un peu exagéré, mais rien d'autre que le meilleur pour ma Bella. Ma Bella ! Je l'avais déjà revendiquée alors qu'elle n'était même pas à moi. Je revins à la réalité mais elle regardait toujours tout autour d'elle. « Jasper ! » Hoqueta-t-elle. « Cet arbre est magnifique ! » La pièce était belle le sapin avait des lumières multicolores avec des ornements en Crystal et d'autres décorations. « Des sucres d'orge Jasper ? » Son rire suave réchauffa mon corps.
« Quand tu as accepté de venir, je les ai mis là pour toi. C'est une des choses dont je me souviens de ma vie humaine c'était ce que je préférais. » Elle sourit et continua de regarder dans la pièce. La cheminée et toutes les entrées avaient des guirlandes entourées de lumières colorées. Il y avait des bougies de noël de partout encore une fois, ça n'avait pas une odeur des plus attrayantes pour moi, mais le vendeur m'avait dit qu'elles sentaient très bon.
« Je t'ai pris à diner, tu as faim ? » Elle hocha la tête et me suivit dans la salle à manger, « Installe-toi et je t'amène tout ça. » je me précipitai dans la cuisine et tout était posé devant elle dans la minute.
« Wow, Jasper ! Tout a l'air délicieux il ne fallait pas te donner tout ce mal. » Elle commença à picorer le jambon puis dans les autres plats à côté. Ça avait l'air dégoutant et l'odeur était écœurante, mais l'expression sur son visage en valait la peine. Tout au long du diner, nous parlâmes de la fac, de son livre et de ce qu'elle voudrait faire après.
Je n'y avais pas réfléchi moi-même. Qu'avais-je prévu avant de la rencontrer ? Après ce cycle universitaire, j'allais me rendre au Texas, voir Peter et Charlotte. Je me demandais si ça l'intéresserait de prendre la route avec moi. Je pense qu'elle serait vraiment marrante tout comme elle s'était éclatée pendant les deux heures de route pour aller faire du parachute. De ce que je comprenais, elle n'avait pas l'air d'avoir des projets permanents. Peut-être que je lui demanderai de venir avec moi. Je me demandais si elle serait gênée par le fait que Peter et Charlotte se nourrissent d'humains.
Après qu'elle eut fini de manger, nous restâmes à table un moment pour discuter. Elle termina une bouteille de vin, ce qui eu l'air de lui avoir laissé une rougeur permanente sur les joues, c'était charmant. Je commençai à nettoyer et elle essaya de m'aider. Je luis que j'irai plus vite et d'aller dans le salon se relaxer. Quand je revins, elle avait mis ses cadeaux sous le sapin et sortait un CD de sa boîte. « Est-ce qu'on peut écouter ça Jasper ? C'est une autre de mes petites traditions depuis que j'ai commencé la fac. » C'était un CD d'Elvis Presley, Christmas Classics. Bon choix qui n'aimait pas Elvis ? Le CD débuté avec If Every Day Was Like Christmas et cela posa une merveilleuse ambiance.
Après que la musique ait commencé, je lui demandai si elle voulait faire le tour de la maison. Elle avait aussi la touche cowboy texan. J'étais un gars du sud dans mon cœur et c'était tout simplement agréable d'être entouré de tout ça. Évidemment, elle fut impressionnée par chaque pièce. Elle s'attarda dans deux pièces mon bureau et ma chambre. Je suis sur que mon bureau la fascinait à cause de tous les livres qui tapissaient les murs la plupart d'entre eux étaient sur la Guerre Civile. Quand elle s'attarda dans ma chambre, je pus sentir le faible écho de mon cœur non-existant battre rapidement dans ma poitrine. J'aimerais la voir au milieu de mon lit, allongée devant moi, m'attendant. CONCENTRATION ! Elle aimait la chambre et étonnamment, les meubles aussi. « Tout ici crie jasper Whitlock ! » Dit-elle. Oui, en effet. Quand elle se dirigea à nouveau vers le salon, j'emmenai son bagage dans la chambre d'amis.
Nous nous installâmes sur le canapé un moment sans même parler nous profitions de la musique de noël. Nous étions assis l'un à côté de l'autre, à quelques centimètres sans nous toucher. Durant les 20 dernières minutes, je réfléchissais à des excuses pour pouvoir la toucher. Ce n'est pas comme si je pouvais faire le fameux mouvement, celui quand vous baillez, vous vous étirez et posez votre bras autour de la fille. C'était dur de me détacher de ces pensées agréables, mais j'y arrivais avec une question, « Veux-tu ouvrir les cadeaux ? » Elle se mit à rire et secoua la tête.
« Tu es censé ouvrir tes cadeaux le jour de noël. » c'est ridicule !
« Qui l'a dit ? Je dis que nous allons être insouciants et les ouvrir ce soir. » Elle riait toujours.
« Je suppose que je vais devoir le faire. Je pense que tu va attendre le milieu de la nuit quand je dormirai. »
Elle rassembla ses cadeaux et je pris le mien nous retournâmes sur le canapé et elle me dit d'ouvrir les miens en premier. Elle avait plusieurs boîtes et je me sentais mal de ne lui avoir pris qu'un seul cadeau. « Jasper, tu penses trop. » Sa voix angélique me sortit de mes pensées. Je souris et déchira le premier cadeau. C'était une superbe paire de bottes de cowboy en cuir marron. Le dessin sur les bottes était complexe et de toute beauté. Elle n'avait aucune idée de tout ce que ça signifiait pour moi. Alice ne m'avait jamais acheté quelque chose comme ça cela me montrait vraiment à quel point Bella apprenait à me connaître mieux que n'importe lequel des Cullen.
« Merci beaucoup Bella ! Le dessin est magnifique. » Elle me tendit une autre boîte, plus grosse, et ça m'étourdit de penser à ce qu'elle avait pu me prendre encore. Les yeux de Bella devinrent flous alors que j'ouvrai la seconde boîte. J'étais trop impatient pour aller à vitesse humaine et la pris par surprise. Je ralentis mes mouvements et ouvrit lentement la boîte. A l'intérieur, il y avait plusieurs chapeaux de cowboy un était noir brillant, le second était brun et les côtés du chapeau étaient plus recourbés que la normale, il avait également une bande de cuire marron autour du sommet, qui tenait les côtés plus serrés que d'ordinaire, et le dernier était un chapeau de cowboy en paille d'origine. Celui-ci était mon préféré, il me ramenait au temps où j'étais humain et où je jouais avec mes frères et sœurs. Je sentis de la tristesse dans mes yeux et regardai Bella. Elle avait le plus grand des sourires que j'ai jamais vu sur son visage.
« Je suis heureuse que tu les aimes Jasper ! » Dit-elle la voix tremblante.
« Qu'est-ce qui ne va pas Darlin' ? » Elle renifla.
« Je crois que tu projette Jaz. » Ha, merde !
« Désolé Bella. » Elle mit sa main sur la mienne et la serra.
« C'est bon ! Je suis ravie que les aimes tant. Je t'ai pris plusieurs chapeaux parce que je ne savais pas lequel tu aimerais. » Elle était toujours si attentionnée. Enfin ! Une excuse pour la toucher je l'attirai dans un câlin et je lui envoyai tous les remerciements que je pouvais réunir. « Attends cowboy ! Il te reste encore un cadeau à ouvrir. » Elle me tendit sa dernière boîte qui était plus petite que les autres ça avait l'air d'une boîte pour bijoux et je n'avais aucune idée de ce qu'elle avait pu me prendre. Alors que j'ouvrais la boîte, elle m'inonda d'amour et son excitation et sa nervosité m'écrasaient. Je soulevai le couvercle et ma mâchoire tomba d'admiration. Bella m'avait offert une bague. « Sais-tu quelle genre de bague c'est ? » demanda-t-elle doucement. Je secouai la tête et attendis qu'elle continue. « Ca s'appelle une bague Claddagh. C'est une tradition Irlandaise de l'offrir à un ami ou à un….amoureux. » Elle dit la dernière partie doucement et ses joues s'enflammèrent. C'était étonnamment beau et les détails étaient à couper le souffle. C'était une bague en or blanc avec un cœur au milieu, il y avait une couronne sur le dessus du cœur et deux mains tenaient le cœur. « C'est une tradition qui a été établie il y a deux cents ans en Irlande. La couronne représente la fidélité, le cœur représente….l'amour, » elle baissa le regard sur ses mains après ça et je pouvais sentir sa nervosité se déverser, « et les mains représentent l'amitié. Tu dois la porter sur ta main droite quand tu es célibataire. Tu la portes avec la couronne pointé vers toi et les gens sont informés que ton cœur est libre, que tu es célibataire, essentiellement. Quand tu commences à fréquenter quelqu'un, tu la retournes pour que la couronne pointe à l'opposé de toi. » Elle hésitait avec la dernière partie de l'histoire. « Et si tu suis leurs traditions, quand tu es marié, tu la portes à la main gauche la couronne pointée vers l'extérieur. » J'étais sans mots. Comment était-elle capable de me dire tant de chose avec un seul cadeau ? Fidélité, amitié et amour…quelle belle association !
« Merci Isabella ! » dis-je avec tant de sincérité que des larmes commençaient à se former dans ses yeux, je devais surement encore projeter. Je me repris et me penchai pour un autre câlin. « Tu n'as aucune idée de combien ça signifie pour moi. « Tandis que je me reculai, je décidai d'essayer quelque chose je l'embrassai sur la joue et m'y attardai un peu plus longtemps quand mes lèvres entrèrent en contact avec sa joue, son désir explosa, ce qui me fit m'attarder juste au-dessus de sa joue. Je débattais sur le fait de tenter de l'embrasser. Avant que je ne décide, elle rit et se recula.
« De rien, Jasper. »
A mon tour maintenant ! Je tendis à Bella son petit cadeau et son sourire s'élargit. Je regardais anxieusement alors qu'elle ouvrait la boîte.
BPOV
« De rien, Jasper. » la façon dont Jasper avait réagit était bouleversante, j'espérais qu'il aime ça, mais il semblait l'avoir pris très au sérieux et les avait acceptés de bon cœur.
Maintenant c'était l'heure de mon cadeau, il paraissait nerveux et très excité. J'enlevai le couvercle et mon souffle se coupa le collier qui était dans la boîte était le plus joli bijou que j'ai jamais vu. Il était en or blanc, une chaine italienne et le pendentif était un cercle incrusté de diamants. Il était splendide ! « Mon Dieu Jasper ! Il est fantastique ! » Je détachai mes yeux du fabuleux bijou et son sourire illumina la pièce, mais ce furent ses yeux qui m'immobilisèrent. Ils s'embrasaient d'un sentiment inconnu.
« C'est un collier d'Eternité. » Murmura-t-il doucement. « Je crois que nous avons tous les deux eu la même idée avec nos cadeaux. Je voulais te montrer que je serai toujours là et que je veux être…être ton ami. » Sa joue se contracta sur le mot ami et je n'étais pas sure de comprendre.
« Jasper, je l'adore, il est sublime, mais, s'il te plait, dis-moi que tu n'as pas dépensé une fortune. » Il cessa de respirer et parla d'une voix très dure.
« Je sais que tu n'aimes pas que les gens dépensent de l'argent pour toi, et je l'ai respecté quelquefois, n'es-tu pas d'accord ? » J'acquiesçai, me sentant un peu bête. « Bella si je veux dépenser de l'argent pour toi, laisse-moi faire. Ce n'est vraiment rien c'est juste une autre façon de te montrer que je tiens à toi. En plus, j'ai fait attention au prix de ton cadeau. Le collier que je voulais te prendre coûtait 16 000 dollars. » Ma mâchoire se décrocha. Putain de merde ! Je suppose qu'il avait montré un certain contrôle. J'essayai de lui envoyer une grosse dose de gratitude. Je posai la boîte et me penchai pour le prendre dans mes bras cette fois. Je me sentais entière dans ses bras, et encore une fois, je n'avais pas envie de bouger. Nous restâmes dans cette position quelques minutes. Je me reculai pour déposai un baiser sur sa joue, puis retirai mes lèvres, plaçai ma joue contre la sienne et fermai les yeux. Ses bras se resserrèrent autour de ma taille et ma respiration s'accéléra.
La nature se rappela à son bon souvenir juste au mauvais moment je me dégageai de Jasper et allai à la salle de bain. Je m'appuyai contre un meuble et essayai de réguler ma respiration. Je voulais embrasser Jasper je veux dire, vraiment l'embrasser. J'avais refusé de m'avouer mes sentiments trop longtemps. Jasper me plaisait vraiment ! Quand est-ce que c'était arrivé ? Il était censé être un ami, rien de plus pourquoi avais-je laissé ça se produire ? Avec Jasper ! Je ne pouvais pas avoir une relation avec lui. Premièrement, c'était un vampire, et une humaine et un vampire ne pouvaient pas être ensemble, à moins qu'il ne veuille me changer. Malheureusement, je savais comment finissait l'histoire. Deuxièmement, j'étais sortie avec son frère. Je sais que j'avais entendu l'expression ca reste dans la famille, mais c'était plus que ridicule. Il avait été marié à mon ex meilleure amie. Troisièmement, s'il voulait sortir avec moi, je devrais voir les Cullen tout le temps et c'était inacceptable.
J'avais de très bonnes raison de ne pas pouvoir avoir une relation avec Jasper, mais une très grande part de moi s'en foutait. Je n'avais rien ressenti de tel pour un homme depuis longtemps et même aussi paumée que je l'étais, ça faisait du bien ! Je commençais à avoir des papillons dans le ventre à l'idée de retourner au salon. Qu'allais-je lui dire ? Je ne pouvais pas lui dire ce que je ressentais. Il ne pense à toi que comme une amie. Il m'a juste donné un cadeau qui représente son amitié. Arrête de te lamenter Swan et ferme-la ! Tu ne peux pas gâcher l'amitié que Jasper t'a offerte si librement. Si jamais il ressent quoique ce soit pour toi, il te le fera savoir. Tu n'auras qu'à patienter jusque là sans aucune hésitation, je l'attendrai l'éternité.
Les lumières de noël étaient magnifiques. En descendant les escaliers, je pris le temps de regarder tout le salon et c'était parfait. J'étais reconnaissante pour tout ce que Jasper m'avait offert ce soir. J'avais oublié comme c'était amusant de fêter noël.
« Hey beauté, tu veux regarder un film sentimental spécial noël ? » Je me penchai sur le dossier du canapé par-dessus lui.
« Oui. Ça semble être un moment de détente pour une soirée parfaite. » Dis-je. Il me fit un énorme sourire et me donna le choix entre deux films. Je choisis Le Père Noël, j'adorais ce film. « J'ai besoin d'une autre minute d'humanité avant que nous commencions. Je reviens. » Je remontai me changer dans mon pyjama de noël et brossai mes dents et mes cheveux.
Le temps que je redescende, le film était prêt à commencer il y avait une couverture pour moi à côté de Jasper. Je pris ma place à ses côtés et me blottie sous la couverture. Je me mis à l'aise contre l'accoudoir et Jasper pris mes pieds sur ses genoux. Après dix minutes, j'abandonnai toute tentative de regarder le film parce que je ne pouvais penser qu'à Jasper. Ma petite révélation quand j'étais en haut m'avait distraite de la soirée et je ne pensais qu'à l'embrasser et passer mes mains dans ses cheveux, sur son dos, son ventre, son se… « Ca va Bella ? » Me dit-il avec un petit rire dissimulé. « Je ne savais pas que tu en pinçais pour Tim Allen. » Oh putain de merde ! Maintenant, je devais contrôler mes émotions quand j'étais avec lui.
« Eh bien, que dire ? J'aime les hommes plus âgés. » Dis-je sournoisement du coin de l'œil. Il eu l'air choqué une seconde mais le masqua très vite. Je savais que j'avais dis que je ne ferai rien jusqu'à ce qu'il fasse le premier pas, mais ça ne voulait pas dire que je ne pouvais pas lancer quelques allusions, non ? Comment quelque chose de mal pouvait sembler si bon ?
Maman j'ai raté l'avion était proche de la fin et j'étais épuisée. A un moment, pendant le deuxième film, Jasper décida de me masser les pieds je pensais que j'allais mourir et aller au paradis. Ses doigts étaient magiques. Merde Bella ! Arrête de penser comme ça ! Jasper tourna sa tête pour me regarda, un sourire en coin.
« Je crois que je devrais aller me coucher. » Dis-je, la fatigue s'entendant dans la voix, mais je ne bougeai pas, je fermai juste mes yeux et me détendis. Je ne pense pas que j'aurais pu bouger si je l'avais voulu. Jasper rit et enleva mes pieds de ses genoux puis se mis debout devant moi.
« Est-ce que tu voudrais que je t'accompagne dans la chambre d'amis ? » Je lui fis mes plus beaux yeux de chiens battus.
« S'il te plait ? » Il me souleva comme une mariée et je me blottis contre sa poitrine. Il tira la couette, m'allongea sur le lit et me borda gentiment. Il plaça ses mains près de ma tête et se pencha pour embrasser mon front. Je ne pus m'empêcher de l'imaginer m'embrassant ailleurs sur le corps. Il dit bonne nuit et commença à reculer, mais avant qu'il ne puisse je lui attrapai le poignet. « Jasper, est-ce que tu resterais avec moi jusqu'à ce que je m'endorme ? » Dis-je timidement. J'avais eu envie d'être dans des bras depuis longtemps et vue mon attirance pour Jasper, je ne pus résister à l'envie d'au moins demander. Il fit un large sourire.
« Oui M'dame. » Dit-il. Je soulevai la couette pour lui et il grimpa à côté de moi. Nous finissions sur le côté, nous faisant face et nous regardant dans les yeux. C'était l'acte le plus intime que j'ai jamais partagé mais pour rien au monde je ne pus garder les yeux ouverts.
J'étais allongée au milieu de notre clairière profitant du soleil d'été. Je me sentais aimée regardant tout autour tous les visages de ceux qui m'aimaient, je me sentais entière. J'étais ravie d'avoir une famille avec qui partager ma vie. Tous ceux que j'avais toujours aimés étaient ici Charlie et Renée, les Cullen, la meute, et Edward, Jacob et Jasper qui étaient éloignés du groupe et parlaient ensemble. C'était une belle après midi pour passer du temps ensemble.
Les nuages commèrent à envahir le ciel, la lumière faiblissait pour devenir un bleu grisâtre. Mes parents grimacèrent et commencèrent à s'éloigner de moi. « Où allez-vous ? » demandai-je. Ils ne répondirent pas et quittèrent notre clairière. Un à un, les Cullen et la meute commencèrent à disparaître dans la forêt obscure. Je me levai et me mis à crier après tout le monde, « pourquoi est-ce que tout le monde s'en va ? » je me mis à prendre de grandes bouffées d'air, « ne partez pas ! S'il vous plait ! Restez avec moi ! » Edward, Jacob et Jasper étaient les seuls à être restés et ils me fixaient avec tant de haines que je ne pouvais croiser leurs regards.
« S'il te plait ! Ne fais pas ça ! » Edward fut le premier à complètement me tourner le dos et à s'en aller. Je me mis à sangloter.
« Bella ! » Jacob et Jasper me regardaient avec cette même haine que plus tôt sauf que cette fois, Jacob tremblait tant que son corps apparaissait flou.
« Ne fais pas ça, je t'en prie ! » Jacob explosa en un loup puis courus vers moi et je hurlai. Quand j'ouvris mes yeux, Jacob n'était plus là.
Jasper était le dernier, sauf que maintenant, ses yeux étaient rouges. « Jasper, non ! Tu ne veux pas faire ça ! » Jasper s'accroupit et se mit à avancer dangereusement vers moi, se rapprochant de plus en plus. Je restai à ma place, je ne pouvais pas bouger. Il était à moins d'1m50 de moi quand il s'arrêta et se redressa. Ses yeux rouge sang se plantèrent dans les miens et il cria, « Je ne veux pas de toi ! » Mes pleurs s'intensifièrent. « Non Jasper ! S'il te plait ! » Il courut loin de moi au moment où je parlai. Il disparut dans la forêt et je me mis à lui courir après. Je courus sur trois mètres quand soudain, je heurtai quelque chose et tombai à la renverse. Je relevai les yeux et ne vit rien d'autre que la forêt devant moi. J'étais désorientée alors je me relevais et réessayai. C'était comme s'il y avait une barrière invisible qui m'empêchait d'atteindre Jasper. Mes pleurs étaient maintenant incontrôlables et je cherchai de l'air. « Je t'en prie, ne pars pas ! Jasper, reviens ! » J'entendis quelqu'un m'appeler…
Mes yeux s'ouvrirent mais je vis que de l'obscurité. Je clignai des yeux et entendis Jasper appeler mon nom. Mon visage était enfoui dans un oreiller humide et mon corps recroquevillé en position fœtale. Je pouvais sentir ma respiration reprendre un rythme régulier. Pourquoi Jasper était-il ici ? Quand je réalisai que je passais la nuit chez lui, je le cherchai du regard il était blotti contre moi de manière protectrice, le haut de son corps recouvrait le mien et il m'appelait toujours.
« Bella ? » je me tournai pour être allongée sur le dos et regardai Jasper dans les yeux.
« Je suis désolée, Jasper. J'ai surement du faire un mauvais rêve. » J'essayai de paraître aussi détachée que possible.
« Tu m'a foutu la trouille Darlin'. Tes émotions partaient dans tous les sens et on aurait dit que tu parlais à quelqu'un. » Maudit soit le fait que je parle en dormant ! Je me souvenais vaguement de mon rêve et j'espérai de pas avoir dit quelque chose de compromettant.
« Qu'est-ce que j'ai dit ? » Il me regarda profondément dans les yeux, cherchant quelque chose et quand il eut trouvé il parla.
« Tu criais à quelqu'un de rester tu suppliais. Tu…tu me demandais de revenir. »
Génial ! J'étais assez confuse quant à mes sentiments pour Jasper, je n'avais pas besoin qu'il sache à quel point je devenais dépendante de lui.
« Oh » Dis-je maladroitement.
« De quoi parlait ton rêve ? » Je regardais mes mains qui bougeaient pour éviter son regard.
« Je ne me souviens plus trop. » Il fit un petit grognement de dédain et mes yeux fusillèrent les siens.
« Empathe, beauté, je sais que tu mens. Pourquoi ? Tu peux tout me dire. » La flamme dans ses yeux osait me faire espérer que le désir était pour moi et ce que ce pourrait être.
« Heu…je…le rêve… » Je pris une grande inspiration. « Dans mon rêve, tu t'en allais. Tu disais "je ne veux pas de toi" » J'étais trop gênée pour le regarder dans les yeux et j'ajoutai rapidement, « comme amie. »
Je ne crois pas que Jasper se rendait compte qu'il me couvrait toujours de son corps. La position dans laquelle il se trouvait me provoquait des réactions, me faisait ressentir des choses que j'avais essayé de refouler depuis Dieu seul sait combien de temps. « Bella ? Pourquoi t'es tu mise en colère contre moi le jour de ton anniversaire ? »
Eh bien, je ne m'attendais pas à ça ! Je pense que je devrais tout aussi bien lui dire je n'avais pas menti à propos de quoique ce soit jusqu'ici. « Je ne sais pas trop Jasper ma réaction était un peu inattendue pour moi aussi. Tu sais j'ai beaucoup de colère non résolue contre les Cullen et t'entendre parler à l'un d'eux m'a un peu fait perdre les pédales. » J'espérai qu'il comprenne. « Au début, j'ai cru que tu avais dit aux Cullen que tu étais avec moi mais qu'aucun d'entre eux ne m'avaient encore contactée. Cela a confirmé que je n'avais jamais vraiment compté et ça m'a mise en colère…et ensuite…ensuite j'ai pensé à toi. » Jasper m'interrompit.
« Quoi moi ? » Le contrôle que j'avais de mes émotions se faisait la belle et je n'avais pas vraiment envie d'avoir cette conversation maintenant.
« Dans ma tête, j'imaginais que je te posais des questions sur tes intentions. J'étais en train de me convaincre que tu m'utilisais comme une distraction avant de t'en aller que j'étais juste comme un animal de compagnie pour toi. » J'avais de plus en plus honte à mesure que les mots sortaient de ma bouche. Je pouvais voir la peine dans ses yeux et je devais faire en sorte d'améliorer ça. « Je me suis rendu compte que je partais dans la mauvaise direction. Je suis désolée c'était juste mes insécurités qui me hurlaient que j'étais indigne et ton amitié et de ton amour. » Oups, je n'avais pas prévu de dire le dernier mot. Jasper semblait en colère puis il parla enfin.
« Pourquoi penserais-tu que tu ne mérite rien de ce que j'ai à t'offrir ? Un animal de compagnie ? Une distraction ? Où as-tu pêché cette idée stupide ? » Le volume de sa voix augmentait à chaque mot. Le visage d'Edward s'introduisit dans ma tête mais je n'en voulais pas sauf que je ne pouvais rien y faire.
« Jasper, Edward a-t-il déjà raconté à la famille comment il avait mit fin à notre relation ? »
JPOV
Oh mon dieu ! Ses émotions me plongèrent presque en dépression. Je ne savais pas si je voulais savoir j'avais l'impression que ça allait être vraiment mauvais. Après l'incroyable soirée que nous avions passée, je ne voulais rien qui la ternisse. Nous avions probablement besoin d'extérioriser tout ça. « Non. »
Elle changea de position et s'assit, appuyée contre la tête de lit. Je réalisai que j'avais été penché au-dessus d'elle tout ce temps et je me reculai pour lui laisser de l'espace. Mon corps faisait toujours face au sien je voulais qu'elle soit à l'aise, je me mis plus bas, en dessous de sa ligne de vision, ma main retenant ma tête puis relevai les yeux pour les planter dans ses magnifiques yeux chocolat.
Les émotions de Bella commencèrent à m'étouffer et je me mis à respirer profondément. Ses yeux se remplirent de larmes et mon cœur se brisa. « Après mon anniversaire, Edward a commencé à être distant. Il ne restait plus la nuit comme il en avait l'habitude et me parlait à peine au lycée. Je savais que quelque chose n'allait pas. Je pensais qu'il avait besoin de temps pour se calmer et je l'aimais tellement que j'étais plus que prête à lui laisser de l'espace. » Elle regardait le mur, son regard fixé sur un point imaginaire. « Le troisième jour après le lycée, il m'a demandé de venir avec lui parce qu'il voulait discuter. J'étais vraiment contente je me disais qu'il allait s'excuser, déballer ce qu'il avait sur le cœur et passer à autre chose. Je voulais faire une course avant, mais il a proposé de le faire pour moi. Quand je suis rentrée à la maison, il m'a demandé si je voulais venir faire un tour dans les bois derrière chez moi. » Il y avait tant d'émotions qui venaient d'elle que je n'arrivais pas à suivre. La souffrance était au premier plan, ensuite la solitude, puis l'indignité et le dégoût de soi je ne comprenais simplement pas tout ce qu'elle ressentait. Tandis qu'elle poursuivait son récit, les larmes toujours aux yeux pouvaient couler à tout moment. Je voyais qu'elle essayait de toutes ses forces de ne pas pleurer. « Il m'a dit que vous partiez tous, juste lui et sa famille. Je lui ai dit que j'étais prête à venir avec lui mais il m'a répondu que je ne pouvais pas. Son monde n'était pas pour moi je n'étais pas bien pour lui. Il a dit que vous étiez déjà tous partis, que je méritais une rupture nette. Il m'a dit que dans un sens il m'aimait mais qu'il était fatigué d'être quelqu'un qui n'était pas lui. » Finalement, les larmes tombèrent et il y a avait un ruissellement constant partant de ses yeux. C'était comme si son cœur se brisait encore une fois. « Il a dit que j'étais une distraction et que vous, vampires, vous laissiez facilement distraire et….et il a dit… » Je sentis comme un coup de poignard en plein cœur et me demandai comment Bella avait survécu à ça. « Il a dit qu'il ne voulait pas de moi, que ce serait comme s'il n'avait jamais existé, ensuite il m'a embrassée sur le front et m'a laissée dans les bois. J'ai commencé à courir après lui en l'appelant mais j'ai trébuché sur quelque chose et je suis reste au même endroit jusqu'à ce qu'on me trouve. » Edward l'a laissée seule dans la forêt ! Qu'est-ce qui tourne pas rond chez lui putain ! Il aurait au moins pu lui parler et chez elle et partir de là-bas. Putain de connard, toujours adepte des scénarios dramatiques maintenant je comprends sa réflexion quand nous nous somme rencontrés la première fois "cette connerie de dégoût de soi qu'affectionne particulièrement les vampires".
« Sam Uley de la meute m'a trouvée et ramenée chez moi. J'ai cherché dans ma chambre les choses qu'il m'avait données mais je rien trouvé. Le CD qu'il m'avait fait, les photos que j'avais prises, les billets d'avion offerts par Esmé et Carlisle, tout avait disparu. Quand j'ai arrêté de cherché, je me suis effondrée et ne me suis pas relevée pendant quatre ou cinq mois. » Son histoire déchirante arriva finalement à la fin et elle se mit à essuyer ses larmes. Nous restions silencieux. Je ne savais pas quoi dire, qu'entendre et je ne pense pas qu'elle ait autre chose à dire.
Je regardai son visage, ses yeux étaient bouffis à cause des larmes, ses joues rougies d'avoir pleuré et ses lèvres gonflées de les avoir mâchouillées. Même maintenant, je pensais qu'elle était la plus belle créature que j'ai jamais vue. Je dus la regarder longuement pour être sur de me souvenir de chaque détail de son visage quand elle était au loin.
« Bella, ce qu'Edward a fait était sans cœur ! Il n'aurait jamais du te quitter de cette façon. S'il avait été un homme, il t'aurait dit la vérité et c'était puéril de prendre tout ce que tu avais. » A un moment, durant mon speech, Bella se tourna vers moi et posa ses doigts sur mes lèvres. Comme on s'y attendait, je la regardai.
« Réalises-tu que tu es seulement la deuxième personne à qui je suis capable de raconter cette histoire ? » Elle s'arrêta pour me laisser le temps d'assimiler. En quatre ans, elle n'avait raconté cette histoire que deux fois ça devait être un tel fardeau de supporte une chose aussi horrible. « Tu sais, ce n'est pas comme si je pouvais aller voir un psy et lui parler de mon ex petit ami vampire. » Elle rit sans joie. « Ca va maintenant. Ne sois pas en colère. Je ne suis plus amoureuse d'Edward depuis un moment. Bien sur, ça fait encore mal de penser à la façon dont il m'a quittée, mais c'est quelque chose que je dois accepter. Ce n'est pas parce qu'Edward ne m'aime plus que je dois avoir mal le restant de ma vie. » Elle ne savait pas qu'Edward était encore follement amoureux d'elle ! Putain ! Que fera-t-elle quand elle le découvrira ? Cela signifiait-il que je devais lui dire ? « Edward a sous-estimé mes sentiments pour lui j'étais très amoureuse de lui. Mais les choses changent et j'ai du apprendre à passer à autre chose. » Ses doigts quittèrent ma bouche et se posèrent sur ma joue. « Et je suis passée à autre chose. »
Non de dieu ! Etait-elle en train de dire ce que je pensais qu'elle disait ? Son regard était brûlant, ses émotions n'étaient que passion et désir. J'avais eu envie de l'embrasser depuis si longtemps. Je décidai de me lancer je me penchai vers elle et ses yeux se déplacèrent sur mes lèvres. Elle lécha ses lèvres d'avance et je fus soudain dur comme la pierre. Je pouvais sentir que quelque chose changeait en moi : mes sentiments devinrent clairs comme du cristal. Alors que je n'étais qu'à quelques centimètres de ses précieuses lèvres, je réalisai que j'étais profondément amoureux d'Isabella Swan.
Alors? Je suis sure que vous m'en voulez un peu, pas vrai? parce qu'il n'y a rien de concret mais bon y a un super rapprochement là, avouez!
Bizzzzzzzzzz
Emilie
