Honnêtement ? M'attendais pas à un accueil aussi chaleureux. Merci bcp... A tous de gros bisous : SMUACKKK ! JVD. (J'essaye même pas de vous acheter, là, c'est sincère). En plus, ça m'encourage pour mes cours.

Merci à Catherine, Thuy-Tin95, MissMouette, Aka, Guest. J'espère que le chapitre vous plaira. (Il est court. Les autres sont plus longs.)

/!\ Petit détail pour ceux qui connaissent la fiction, j'ai changé le nom capitaine Bellick (qui m'avait inspiré ref. série prison break) pour capitaine James, qui colle plus au fandom de Twilight quand même. Sinon, rien de changé !

(Au passage, coucou à la Belgique, à la Suisse, au Canada, au UK, hello, à l'Algérie, salam, à l'Espagne, hola, etc... ! Y a pas des gens d'Italie ? L'Italie et l'Espagne sont les deux plus beaux pays que j'ai jamais visité. Bon en même temps je n'en ai visité que 3. Et j'ai mon meilleur ami parti dans une fac d'informatique en Suède. Il me manque. Benjamin, es-tu là ?)

Anthracite.


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Pov Bella

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Il entre.

Referme la porte.

Se dirige vers moi et la table, et tire la chaise vers lui qui racle un peu sur le carrelage.

Il s'y assoit lourdement. Je remarque qu'il a une grâce naturelle, une élégance aristotélicienne, qu'il essaye de dissimuler par de la virilité.

J'esquisse un sourire involontaire.

Lui ne dit rien. Il me regarde.

Il ne sourit pas.

Je préfère ne pas le regarder. Je regarde ailleurs. C'est leur technique. Captiver l'attention du détenu, pour que ce dernier se concentre sur l'attitude de l'agent qui allait l'interroger. Sauf que la pièce est faite de façon à ce que mon regard ne puisse se concentrer sur aucun détail. Les murs sont blancs. Les murs sont lisses de toute fissure. Il n'y a pas de tuyauterie. Par contre une lampe halogène au plafond émet un grésillement.

Je remarque qu'il ne dit toujours rien. Etrange.

Je sens son regard toujours posé sur moi.

Je comprends qu'il attend que ce soit moi qui brise le silence.

Tu peux toujours courir, mon lapin, songeai-je. Je ne suis pas là pour faire ton sale boulot à ta place.

Je bouge sur ma chaise. Bancale, la chaise.

Si je commence à montrer que je suis mal à l'aise, il gagne.

Je cherche un point où concentrer mon attention. Un point qui reste invisible. Je me concentre alors sur le grésillement de la lampe halogène.

Les méthodes de l'agent policier sont étranges. Elles me sont inconnues. Presque destabilisantes.

Soudain, je sens le froid des menottes sur mes poignets.

I won !

Je pose mes doigts sur le fer glacé et fait glisser les menottes le long de mes poignets. Ceci permet de détourner mon attention de l'agent en face de moi.

Quoique. Maintenant j'ai un peu peur... Son comportement me fait penser à un fauve.

Non.

A un chasseur.

Je relève les yeux vers lui.

Le regarde droit dans les yeux.

2 choses me prennent de cours, et que je n'avais pas remarqué jusque-là :

1) Deux yeux verts émeraudes. D'une beauté époustouflante. Qui me laissent haletante.

2) Nous nous sommes déjà rencontrés...

J'arrête de bouger, de respirer.

Je n'avais tellement pas fait attention à lui, essayant de détourner mon attention sur tout ce qui existait dans la pièce à part lui, que je n'avais pas remarqué que c'était lui.

Je ne bouge plus un ongle.

Je ne sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle de me retrouver en face de lui.

Il prit la parole, sa voix était suave, douce, mais chargée de sous-entendu :

_ Si on m'avait dit que...

Il ne finit pas sa phrase. Je la finis intérieurement à sa place. Que nous nous retrouvions ici...

Je ne dis rien. Je conserve le silence.

Apeurée.

Lui non plus ne dit plus rien, il ne dit plus rien.

Mon regard passe sur lui. Pour l'observer. Il a les cheveux ébouriffés. Il est très beau. Encore plus qu'avant... Un nez très droit. Une mâchoire carrée. Des lèvres fines. Faites pour embrasser. Je remonte mon regard vers lui et remarque qu'il m'a vue faire. Grillée, jeune fille.

Gênée, je détourne le regard.

Et pose mon regard sur un coin de la pièce.

Bien loin de lui.

J'entends sa respiration... Un soupir ?

Je n'ai plus l'intention de le regarder. D'ailleurs je le regarde pas. Je n'en ai donc aucune idée. De ce qu'il fait. Qu'il soupire. Ou qu'il respire. Rien à faire, vous dis-je.

Mon regard remonte lentement sur le mur de droite et rencontre la vitre teintée... Tiens, serait-ce à cause de la vitre teintée qu'il n'aurait pas fini sa phrase ? Comme dans les films hollywoodiens, ses collègues seraient-ils, cafés à la main, occupés à épier minutieusement mon interrogatoire ? Je repose mon regard interrogatif vers lui.

Mais son visage est impassible.

Il y a une lueur dans ses yeux. Indéfinissable.

Mes pensées se déroulaient à toute vitesse dans ma tête. J'essayais d'appréhender la situation. Que faire ? Pourquoi faisait-il cela ? Pourquoi ne disait-il rien ? Déjà, premièrement, me calculait-il ? Et s'il n'y avait personne derrière la vitre teintée ?...

Je déglutis.

J'essayais de deviner ses pensées. Mais-rien-à-faire. C'était un mur.

Soudain, il se redresse.

Se lève de table.

Fait froisser ses vêtements à 700 balles l'unité.

Et me tourne le dos.

Je le regarde... abasourdie.

... De dos, il est encore plus beau. Il a un corps musclé... Sublime. Miam. J'ai faim.

Il se tourne vers moi et dit :

_ Je me souviens de vous.

Sur ces mots, il ouvrit la porte. Pour disparaître derrière.

Telle une ombre.

L'ombre qu'il n'a pas toujours été.