Sixième chapitre comme promis. je le mets cet aprem, pace que, ce soir, je me couche tôt... Et oui... Demain... Retour au collège... Pfff... Bref, passons ! Dans ce chapitre, c'est l'apparition de notre bien-aimée, Hermione !! J'espere que ce chapitre va vous plaire. C'était assez difficile de l'écrire. J'ai vraiment essayer de mettre les pensées de tous les personnages... Bonne lecture !!!


oOo Mère et Fils oOo

°°O°°

Chapitre VI

Durant les trois mois qui suivent, Narcissa ne quitte pas sa chambre. Elle ne veut pas croiser les visages haineux des membres de l'Ordre. Bien sur, elle se doute que le 12, Square Grimmaur n'est pas habité. Il y a du passage, c'est sur, et certains restent parfois une nuit ou deux, le temps de reprendre des forces.

Au fur et à mesure que le temps passe, le froid envahit les vieux murs de la demeure. Après tout, novembre est là.

Remus lui rend visite une fois par semaine. Elle ne lui parle jamais et il respecte son silence. Il s'assoit juste une heure dans un fauteuil qu'il a fait apparaître et se tait. Se tait jusqu'à ce que Narcissa lui pose la question. Drago est bien retourné à Poudlard, n'est-ce pas ? Ce à quoi, Remus répond à l'affirmative avec un petit sourire. Sourire que Narcissa déteste. A chaque fois, elle à l'impression de montrer une faiblesse. Alors elle retombe dans son mutisme et se tourne vers la fenêtre. Remus se lève et sort de sa poche deux livres qu'il pose sur la table. Il connaît Narcissa et sa passion des livres. Narcissa ne le remercie pas, ne le regarde même pas quand il dit au revoir.

Un matin, Remus arrive comme à son habitude. Narcissa a toujours le regard plongé au dehors, ce dehors qui n'existe pas. Il sait ce qu'elle attend, ce qu'elle veut voir.

- Tu ne verras pas la neige, cette année, dit-il. C'est une fenêtre artificielle.

- Je sais.

Remus s'assoit et regarde autour de lui. rien ne permet de penser que Narcissa Malefoy vit ici depuis trois mois, si ce n'est l'armoire remplit de robes, la bassine d'eau et les deux livres proprement posées sur la table.

- Il fait froid, ici, lance Remus.

- Je sais.

- Tu ferais mieux de sortir de ta chambre et de descendre à la cuisine, conseille-t-il. Il y fait plus chaud, et puis, ce n'est pas bon de rester seul.

- J'ai toujours eu une cheminée dans ma chambre. Chez mon père et chez moi. J'ai vécu seule vingt ans ce n'est pas aujourd'hui que ça va changer.

Remus secoue la tête.

- Et puis, la cuisine n'est pas ma place. Elle appartient aux elfes et aux esclaves.

- Tu ne disais pas ça quand tu m'accompagnais avec Sirius et James, dans la cuisine pour boire une bierraubeurre, murmure Remus d'une voix douce.

- C'était avant, tranche Narcissa.

- Avant quoi ?

Elle ne répond pas et Remus se tait. La question va arriver.

- Drago est à Poudlard ? Demande Narcissa en se tournant enfin vers lui.

- Oui, Narcissa.

Encore ce sourire. Narcissa a un rictus. Merlin, qu'elle le hait.

- Harry n'est pas retourné à Poudlard, comme tu le sais.

- Et alors ?

- Il est ici, depuis hier.

Narcissa se crispe. Elle ne veut pas rencontrer le Survivant.

- Il reste deux jours avant de repartir. Je pense qu'il serait… judicieux pour toi de lui parler. Après tout, tu es ici chez lui.

- Contre ma volonté. Cette demeure ne lui appartient que par le lègue. Elle devrait être mienne.

- Mais elle ne l'ait pas….

- Je ne veux pas voir ton maudit Potter, crache Narcissa. Ni aucun des traîtres qui peuplent cet endroit !

Remus bronche face à l'insulte de Narcissa. Elle voudrait se mordre les lèvres, comme quand elle était enfant, mais son éducation de femme du monde l'en empêche. Alors, elle continue.

- Ta bienveillance me dégoûte, ton sourire m'exaspère. Morgane, seule, sait à quel point je te hais, toi et tous les autres, tous ces sorciers qui me retiennent dans cette demeure détestée !!

Elle reprend son souffle, furieuse contre elle-même, de s'être ainsi emporté. Elle sait à quel point les mots blessent. Elle sait que Remus a mal et qu'il ne lui accordera pas une seconde chance. Et pourtant, Merlin sait combien elle en a besoin….

Remus a un sourire d'une infinie tristesse.

- Tu sais, Narcissa, murmure-t-il. Pour moi, tu n'es pas morte il y a trois mois. La vraie Cissa que je connaissais est morte il y a plus de vingt ans.

Les traits de Narcissa se durcissent, ses lèvres se figent, ses yeux se glacent. En une seconde, la température de la pièce a viré au polaire et Narcissa s'avance d'un pas.

- Ne m'appelles plus jamais comme ça, dit-elle d'une voix basse et menaçante.

Remus hausse les épaules, fait une révérence, avec un sourire hypocrite et sort. Narcissa s'empare des livres et les jette avec fureur sur la porte close, avec un cri de rage.

- Je te hais !! Hurle-t-elle.

Seule le silence lui répond. D'un geste vif, elle se détourne et se plante devant la fenêtre. Sa longue attente recommence alors, elle espère toujours voir tomber la neige.

°oOo°

Décembre arrive. Narcissa reste dans sa chambre. Elle n'en bouge pas. Remus a espacé ses visites. Au début, Narcissa s'en moquait, mais elle se rend compte que sa présence et ses silences lui manquent. Et puis, elle a moins de livres qu'avant et s'ennuie davantage.

En regardant sur le calendrier dans le tiroir de sa table de chevet, elle voit qu'il ne reste que huit jours avant Noël. Elle a un petit sourire nostalgique. D'habitude, elle se rend au Chemin de Traverse, et hésite entre un livre, une boîte de confiserie ou une nouvelle tenue de Quidditch, pour son fils. Elle se met à penser à Drago. Que ressent-il à l'idée de ne pas recevoir l'hibou moyen duc de sa mère pour Noël ? Recevra-t-il autant de cadeaux de la part de son père que l'année précédente ? Narcissa secoue la tête pour chasser ses idées idiotes.

Elle a froid dans cette chambre qui n'est pas la sienne. Elle ouvre son armoire en quête d'une cape plus chaude, mais rien. Elle jette un coup d'œil à la porte, souffle un coup, pose sa main sur la poignée de la porte et la baisse lentement. Un déclic se fait entendre et la porte s'ouvre sur un couloir aux murs parsemés de guirlandes clignotantes. Elle grimace face au ridicule de la décoration et d'un pas franchit le seuil de sa chambre. La porte se referme derrière elle.

Elle se retrouve seule dans le couloir. Avec un frisson, elle se rappelle de cette nuit, où Lucius lui a rendu visite et où elle a aperçu son fils debout dans le couloir. Elle est sure que c'est cette nuit là, où Drago a décidé de la cacher dans l'Ordre.

Lentement, elle se met à avancer dans le couloir illuminé. Elle se rappelle très bien de long corridor. Elle y jouait, petite fille, avec ses sœurs et ses cousins. Ici, il y avait le portait de l'ancêtre Aldébaran, et là, celui de la vieille magicienne Circée, première de la lignée des Black. Aujourd'hui, ils ont disparu.

Narcissa arrive sur un palier, sur lequel s'ouvrent trois portes. Elle regarde l'escalier qui monte à l'étage supérieur et l'autre, au contraire qui descend. Elle opte pour le second. Toujours aussi lentement, elle pose son pied sur la première marche et descend. Elle se penche sur la balustrade. Il reste deux étages avant le rez-de-chaussée. Elle entend des voix étouffées qui proviennent d'en bas. Elle s'arrête, réfléchit et remonte. Revenue sur le palier, elle prend l'escalier et quelques minutes après, elle atterrit sur un plus grand palier. Elle s'engage dans le couloir. Contrairement à celui de sa chambre, celui-ci est plus décoré et est tapissé de nombreuses portes.

Narcissa se laisse guider par ses souvenirs. Soudain, elle stoppe. Elle a reconnut la porte. Elle la pousse et elle s'ouvre en grinçant. Merlin, que ça a changé ! La pièce est rectangulaire. Les murs à gauche et à droite de la porte qui s'avèrent être les deux longueurs, sont couvertes de hautes étagères où s'entassent des piles de livres. Au centre de la pièce, une longue table de bois, est encadrée de quatre chaises. Là encore, elle remarque plumes, encres et parchemins et en déduit que c'est un lieu de travail. Qu'importe ! Elle longe la bibliothèque, les yeux fixés sur le dernier mur.

A quelques pas de lui, elle s'arrête de nouveau et détaille la tapisserie. Les fils jadis dorés sont d'un jaune terne, et parfois, des Doxis, sûrement, ont grignoté des morceaux de l'antique tapisserie. Mais Narcissa s'en moque. Elle se cherche. Se cherche sur l'arbre généalogique, qui remonte jusqu'à l'époque de la première des Black, Circée. Elle se trouve enfin, en bas de la tapisserie. Le fil qui la relie à Lucius a disparu alors que celui qui la lie à son fils, brille d'un reflet or. Narcissa reste perplexe. Elle sait que cette tapisserie reflète la réalité.

Elle reste là, à contempler sa famille. Peu d'entre eux sont encore vivants. Il ne reste plus qu'elle, son époux et son fils, Bellatrix ainsi que sa nièce, une certaine Nymphadora, qu'elle n'a jamais vue. Complètement, à gauche se trouvent les frères Lestranges, unis aux Black par les liens du mariage.

Soudain, elle entend un bruit de pas dans le couloir. Elle se retourne vivement et se retrouve face à une jeune femme qui s'est aussi stoppée sur le pas de la porte. Elle semble jeune, l'âge de Drago sûrement. Plutôt jolie, un visage ovale, encadré de boucles brunes tirant sur le clair. Sa peau est dorée, ses yeux en amandes. Une bouche fine, entrouverte par la surprise. Elle est vêtue d'un jean, vêtement moldu et d'un pull beige. Narcissa ne dit rien, se contente de la détailler. L'autre en fait de même, ses yeux chocolat allant de Narcissa à la tapisserie.

- Bonjour, finit-elle par dire.

Puis, elle s'installe sur une chaise, attrape un livre et sa plume et tout au long de sa lecture, prend des notes sur un parchemin. Le silence est de glace, seulement troublé par les crissements incessants de la plume.

- Pourquoi n'es-tu pas à Poudlard ?

La fille sursaute et lève les yeux de son livre.

- Pardon ?

Narcissa soupire.

- Pourquoi n'es-tu pas à Poudlard ? Répète-t-elle. Les vacances sont dans une semaine.

La jeune fille ne répond pas tout de suite. Elle semble éludée la question, et fixe Narcissa de ses grands yeux chocolat, ourlés de noir, où se reflète une profonde tristesse et une lassitude fatigante.

- Je ne vois pas en quoi cela vous regarde.

Narcissa écarquille les yeux et se redresse, furieuse. La fille la regarde toujours.

- Petite sotte ! Siffle Narcissa. Je t'interdis de me parler ainsi !

Ses yeux glacés la transpercent mais étrangement la jeune fille semble ne rien ressentir, du malaise qui s'empare d'habitude des victimes de Narcissa.

- Que cela soit clair, dit la fille calmement. Ici, vous n'êtes plus la grande et puissante Narcissa Malefoy, que tout le monde craint ou admire. Je ne vous dois aucun respect, pas plus de pitié, de compassion ou même de haine. Je hais votre mari et votre fils pour ce qu'ils font. Vous, je n'ai pas encore eu l'occasion de vous rencontrer, autre que chez mme Guipure. Alors, ne me menacez plus jamais.

Sur ce conseil, la fille retourne à son livre, ignorant superbement Narcissa, dont le cerveau s'est mis à marcher à vive allure. Soudain, elle réussit à mettre un nom sur le visage de la jeune fille. Elle se rappelle ses yeux, pleins de dégoût, l'été précédent, alors qu'elle faisait face à Drago, entourée de ses deux amis.

- Tu es Hermione Granger, la fidèle amie de Harry Potter, déclare Narcissa, rompant de nouveau le silence.

- Je sais.

La répartie de la jeune fille agace Narcissa. Elle comprend pourquoi Drago méprisait cette Gryffondor. Personne n'a jamais répondu ainsi à Narcissa.

- Ne peux-tu pas me regarder, quand tu me parles ? S'énerve Narcissa.

- A ce que j'ai entendu dire, quand vous-même, parlez, vous vous adressez plus à un mur qu'à votre interlocuteur, murmure Hermione, en inscrivant un mot sur son parchemin.

Narcissa est furieuse. Cela fait des années qu'elle n'a pas perdu son sang-froid. Elle se tourne vers la tapisserie et contemple l'image de son cousin, Sirius.

Un long silence s'en suit. Narcissa tourne le dos à Hermione qui écrit toujours. Puis, un raclement de chaise indique à Narcissa que Hermione se lève. Elle la sent venir derrière elle.

- Remus m'a dit que vous aimiez lire. Je me suis permise de vous choisir trois livres.

Elle les lui tend, attendant que Narcissa se retourne. Mais celle-ci l'ignore. Loin de s'en offusquer, Hermione continue d'attendre. Narcissa s'irrite de plus en plus de ne pas voir la jeune fille partir. D'habitude les gens sortent, une fois qu'ils ont compris, que Narcissa les congédie. Pour finir, elle se retourne, prend d'un geste sec les trois livres tendus et remarque le sourire en coin d'Hermione.

- Cette pièce est la bibliothèque de l'ordre, explique Hermione. Ce mur, indique-t-elle, en montrant sa droite, contient des livres basiques, moldus, romans, et autres. Celui-ci, ajoute-t-elle en montrant sa gauche, contient les livres de Albus Dumbledore. Il m'a léguée sa bibliothèque personnelle !

Narcissa la regarde et aperçoit de la fierté sur le visage d'Hermione.

- Il y a de tout ! Passant par la vie de Merlin à celles des veracrasses, de la magie de haut niveau à certains livres de magie noire. J'ai même trouvé un livre, traitant des différents bonbons moldus.

Narcissa la sent heureuse de lui parler, et elle ne peut s'empêcher de la couper, rien que pour la blesser, juste pour voir. Elle ne sais pas pourquoi, mais c'est plus fort qu'elle….

- Es-tu toujours aussi bavarde ? Coupe Narcissa, ennuyée.

Le sourire d'Hermione s'efface lentement. Elle pivote pour faire face à Narcissa.

- La première fois que j'ai rencontré votre fils, murmure-t-elle, il m'a dit la même chose, en ponctuant sa phrase d'un doux Sang-de-Bourbe…. Bien sur, il était mille fois plus méprisant que vous et avait une classe blessante que vous n'avez pas….

Hermione reprend ses plumes et ses parchemins et ouvre la porte.

- Bonne journée, Narcissa.

Elle sort sans un mot de plus, laissant Narcissa figée.


Alors, alors ?? Réactions ? Critiques ? Compliments ?? La suite, et ben, je sais pas, parce que pour moi, recommencent les cours... Sûrement demain soir ou mardi. Bisous, bisous !!