HarrDisclaimer : Bla, Bla, Bla, rien ne m'appartient, tous est à la merveilleuse, formidable, sublime J.K. Rowling (malheureusement).

Note de l'auteur :désolé pour le retard, oui, je sais, je suis impardonnable, mais j'ai fêté mes 15 ans avec la famille (je ne l'ai est pas encore…, c'est pour le 9 Septembre, mais quand même, et je n'ai pas eu le temps de tous corriger- merci à ma maman pour le coup de main…-).

« Pensée »

Chapitre 6 : la lettre.

- attendez, j'aurais besoin d'envoyer une lettre, je pourrais avoir un hibou et du papier ?, et de l'encre aussi, je payerais.

- heu, oui monsieur, j'arrive tout de suite. Répondit le Barman, surpris par ce brusque changement d'humeur avant de filer un peu précipitamment.

Harry acquiesça et le regarda partir, une lueur de soulagement dans les yeux terne de l'homme.

Le jeune sorcier se dévêtit rapidement de sa cape et la déposa sur le lit, observant du coin de l'œil ses habits en loque et couverts de sang, cela faisait près de deux semaines qu'il portait les mêmes vêtements et ces derniers dégageaient une forte odeur de sueur et de fumée, le sac de son amie avait beau contenir de nombreux vêtement, il avait dû abandonner une partit de son contenu durant un combat afin de l'alléger, ne gardant que le strict néscessaire et d'autres objets chers à son cœur comme son Eclair de Feu, cadeau de son parrain.

- Il va falloir que j'aille acheter de nouveaux vêtements… songea Harry, inquiet,L'idée de devoir sortir ne le réjouissait pas trop, et si Voldemort le retrouvait ?, mais il ne pouvait pas non plus aller voir son ancien directeur avec des habits en petits morceaux.

Harry se dirigea vers la salle de bain, retira ses vêtements et lança un rapide sortilège de nettoyage dessus, puis se glissa avec délectation sous l'eau chaude, songeant que pouvoir se servir de la Magie était extrêmement pratique même s'il lui faudrait faire attention une fois à Poudlard.

- Si je suis pris, bien sûr… Pensa Harry, soucieux. Et si je suis refusé ?

Harry secoua la tête pour chasser cette idée, Albus était certes mesquin et manipulateur à l'extrême, il avait tout de même la fâcheuse habitude de toujours donner une seconde chance à tous ceux qui le méritaient, mais le méritait-il vraiment ?

Après tout, il avait tué, il avait torturé, et il en avait ressenti un certain plaisir, une joie sadique, morbide, une joie qui le rapprochait encore plus de son pire ennemi : Lord Voldemort, mais il avait aussi sauvé des vies, Pourquoi ?, il ne savait pas, mais il l'avait fait, et il en était fier.

Une fois que l'eau eut prit une couleur noire et que toute la crasse fut enlevée de son corps musclé, Harry sortit de la salle d'eau et réenfila ses vêtements avec une pointe de dégout, puis il entreprit de les sécher, et lui aussi par la même occasion.

Quand soudain, trois petits coups se firent entendre contre la porte, Harry alla ouvrir, surpris, sa baguette à la main, prêt à se défendre, mais il se retrouva nez à nez avec un jeune garçon d'une dizaine d'année, tremblotant sous le poids d'une lourde caisse en bois, Harry s'écarta et laissa le jeune garçon poser son fardeau sur le bureau, puis il se retourna, évitant de regarder Harry dans les yeux, mais non sans jeter de rapide coup d'œil sur son bras gauche, tentant d'entr'apercevoir la Marque maudite de Lord Voldemort, Harry soupira, regarda rapidement dans la boite, puis la referma, satisfait de son contenu et se retourna vers le jeune garçon qui continuait de jeter de fréquents coup d'œils à son bras:

- Pour le hibou vous devrez descendre monsieur, nous n'avons pas le droit de monter des animaux dans les chambres.

-Merci, je descendrais dans quelques minutes…, attends trente secondes petit.

Le petit garçon le regarda avec des yeux emplis d'horreur et recula d'un pas, Harry s'agenouilla pour se mettre à sa hauteur.

- Je suppose qu'on t'a demandé de voir si j'étais un Mangemort ?!

Le garçonnet hocha la tête, tremblant légèrement, Harry tenta un sourire pour le rassurer mais ses zygomatiques avaient été hors-service pendant trop longtemps et l'effet obtenu ne fut pas le bon, le garçonnet recula d'effroi devant la grimace sadique que lui offrit le Survivant.

Harry regarda le petit garçon terrifié en face de lui, ce dernier avait reculé jusqu'à la porte, ses genoux s'entrechoquant sans retenue, il était habitué à combattre Voldemort, pas à rassurer un petit garçon apeuré, il soupira d'agacement et d'un geste ample, remonta la manche de son bras gauche et exhiba son bras vierge de toute marque ténébreuse, seule une profonde cicatrice, dernier vestige d'un sortilège de Magie noire particulièrement violent, se dessinait de son épaule à son poignet créant une boursouflure noirâtre.

- alors ?, soulagé ?

Le jeune garçon murmura un rapide « oui » et sortit de la chambre en trottinant rapidement, nullement soulagé, Harry devina avec satisfaction que le garçonnet était allé informer les clients et le régent du bar que l'étrange jeune homme inconnu à la ville n'était pas un des sbires du soit disant seigneur des ténèbres, ou du moins, qu'il n'était pas (encore) marqué.

-ils sont idiots tous de même, si j'avais vraiment été un mangemort je l'aurais tué, il aurait pu envoyer quelqu'un capable de se défendre…

Harry ouvrit la boite et observa ce qu'elle contenait, la pendule indiquait neuf heure et le soleil créait une lueur rougeâtre au-dessus de Londres, il trempa la magnifique plume d'oie dans l'encrier et commença sa lettre à l'adresse de Dumbledore, cela lui faisait étrange de devoir écrire une lettre à une personne supposée être morte :

Cher Professeur Dumbledore.

Je me doute bien que ma demande va vous paraitre étrange, mais je souhaiterais vous rencontrer afin d'intégrer votre prestigieuse école en septième année.

Je sais que cette lettre pourrait être écrite par un mangemort mais je vous prie d'avoir foi en l'être humain et vous demande de m'accorder le bénéfice du doute.

Je vous donnerai de plus amples explications quant à ma situation à notre rencontre.

Harry MacMillan.

Harry avait volontairement laissé le mystère planer autours de sa lettre, il savait que son ancien professeur serait intrigué et souhaiterait en savoir plus sur lui, quant au nom de famille il avait pris la décision de garder le même que pour le Magicobus, malgré l'effet qu'il avait produit.

A présent Harry Potter régnerait sur la nuit, et Harry MacMillan sur le jour.

Satisfait de sa lettre, le jeune sorcier réenfila rapidement sa cape et finit par sortir de sa chambre, sa lettre scellée dans la main, le bar était toujours aussi rempli et tous les yeux étaient fixés sur lui, dans un coin de la salle deux gobelins semblaient se disputer silencieusement à propos d'un tas d'or étalé sur la table, non sans jeter des regards inquiets autours d'eux, plusieurs tableaux bancals accrochés aux murs ocres interpelaient les clients et leurs lançaient des ignominies diverses et variées , c'était ici, dans ce cadre miteux mais tellement chaleureux, que le Survivant avait appris que Sirius Black, son parrain maintenant disparu, était à sa recherche, c'était aussi cette année-là que les Weasley étaient parti en Égypte avec l'argent qu'ils avaient gagné à la loterie, ils se rappelaient encore Ginny lui avouer qu'elle et Ron avait tentés d'enfermer leur grand frère, Percy, dans une des chambres funéraires des pyramides qu'ils avaient visités, mais à leur plus grande surprise leur mère les avaient vus et n'avait pas complètement aimé la plaisanterie…

Harry sourit tristement à ce souvenir, Percy avait été le premier de la famille Weasley à subir la Guerre Noir, lorsque Lord Voldemort avait pris le pouvoir du Ministère, il avait été un des rares à refuser de devenir Mangemort ou de servir le nouveau régime de quelque façon, il avait quitté le Ministère à cause de cela, le Lord Noir l'avait très mal pris…, et s'était attaqué au Terrier peu de temps après, seul Mr Weasley avait réussi à s'enfuir, le corps inerte de sa femme dans les bras.

Le jeune sorcier repéra Tom au fond du bar et ce dernier l'invita à le rejoindre, sous les yeux inquisiteurs des clients, Harry traversa donc la salle, plus personne ne parlait et tous le regardaient passer, tentant de deviner la nature de sa présence, il fut donc soulagé en pénétrant dans le cagibi qui servait de volière au miteux établissement, Tom l'attendait, beaucoup plus chaleureux mais toujours un peu distant, Harry lui tendit sa lettre, le Barman hocha la tête et siffla, une magnifique chouette grand-duc vint ce poser devant eux.

- Courrier long ou court. Demanda Tom d'une voix qu'il voulut neutre mais où perçait une certaine forme d'appréhension.

- court…

Tom hocha la tête pour signifier qu'il avait compris et sortit de la pièce, laissant Harry envoyer sa lettre en toute intimité.

Le jeune sorcier à la cicatrice en forme d'éclair s'approcha de la chouette, son plumage roux lui créant un halo de feu de toute beauté, il lui attacha la lettre destinée à Albus et lui murmura ou elle devait livrer :

- Bureau directorial de Poudlard, Albus Dumbledore.

La chouette hulula doucement pour lui faire comprendre qu'elle avait compris puis s'envola par la fenêtre entre-ouverte.

Pendant quelques instants, Harry observa la chouette s'élever dans le ciel, jusqu'à ce qu'elle ne forme plus qu'un petit point noir à l'horizon, Hedwige lui manquait, pendant les interminables vacances qu'Harry était forcé de prendre chez les Dursley, elle avait été la seule chose qui le rapprochait de son monde, de Poudlard, elle avait été bien plus que qu'un animal de compagnie, elle avait été un soutien moral des plus importants pour la santé mentale du jeune garçon.

- Monsieur…. ?!

Harry secoua la tête pour sortir de sa rêverie, Tom se trouvait dans l'encadrement de la porte, le jeune homme sortit sans un mot, récupéra rapidement son sac et se dirigea tout droit vers le chemin de Travers pour y faire quelques achats.

Harry se rappelait encore de la première fois qu'il avait mis les pieds dans le quartier sorciers de Londres, il était alors accompagné de Hagrid, le demi-géant, il n'était qu'un enfant à cet époque et avait été émerveillé par cet endroit où il régnait une atmosphère étouffante mais tellement magique, dans les boutiques, toutes sortes d'objets étranges et insolites étaient vendus, mais en l'espace de dix ans, c'était un espace totalement diffèrent qui s'était alors offert à lui: la rue avait entièrement été rasée par des Mangemorts en même temps que Londres, Paris et New York avaient suivi, puis toutes les autres villes et leur côté sorcier.

D'immense chasse au Moldus étaient organisées, jeux dans lesquels des centaines de Moldus étaient lâché dans un espace clos, deux équipes de sorciers étaient alors crées, la victoire revenait à l'équipe qui comptabilisait le plus de points, un point représentant un Moldu tué.

Mais aujourd'hui la rue était déserte, seuls quelques commerçants étaient ouverts, Harry ne put s'empêcher de jeter un coup d'œil à l'endroit où ,dans quelques années, les jumeaux Weasley, Fred et George, installeraient leur boutique de farces et attrapes, pour l'instant seul un bâtiment à l'air lugubre trônait en maître, ses vitres noires et sales empêchant tous les coups d'œil indiscrets, plus loin se trouvait Gringotts, la banque des sorciers.

Tout de marbre vêtu, l'imposant bâtiment avait des allures de forteresse avec ses deux lourdes portes en bois massif et les gardes, autant sorciers que gobelins, qui gardaient l'entrée avec un grand intérêt, dissuadant tous les voleurs de produire un quelconque méfait en ces lieux.

Et pourtant, cette banque avait déjà été cambriolée, par Harry lui-même, accompagné de ses deux plus fidèles acolytes et meilleurs amis, Ronald Weasley et Hermione Granger, mais tout ne s'était pas passé comme prévu et ils avaient dû repartir à dos d'un dragon aveugle qui n'avait jamais volé de sa vie et qui avait détruit une partie de la banque en voulant s'échapper.

Une sortie plus que spectaculaire, mais même si le Trio D'or -comme les appelaient leurs amis- avait réussi à détruire tous les horcruxes, objets dans lesquels Voldemort avait enfermé une partie de son âme afin de ne pas mourir, le Seigneur Noir était resté tout aussi puissant, et toujours aussi immortel.

Harry détourna la tête et repris son chemin en direction d'un magasin en particulier : le magasin de prêt à porter Sorcier de Madame Guipure, c'était là qu'il avait rencontré Drago Malfoy pour la première fois, un garçon pas plus grand que lui, des cheveux blonds presque blancs collés sur son crâne aux idées exigus, la noblesse se lisait sur tout son être, suintant par tous les pores de sa peau blafarde, plus tard, lorsqu'il eu grandi, il devint un Mangemort assidu, tentant de redonner leur honneur perdu au sien, déshonneur dû à son père : Lucius, qui avait compris, trop tard qu'on ne peut pas échapper aux griffes du Grand Serpent.

Le jeune sorcier entra silencieusement dans la boutique, plusieurs patrons de veste étaient posés sur un atelier en bois clair, plusieurs étagère renfermaient des petits tas de tissus et autres textiles en tout genre, la pièce était éclairée par le soleil matinal qui rentrait sans retenu par les immenses baies vitrées.

Harry continua à détailler chaque partie de la boutique, elle n'avait pas énormément changée en vingt ans, quand soudain il ressentit une présence inconnue derrière lui, inquiet, il se retourna vivement et pointa la nouvelle venue de sa baguette…, et la rabaissa quand il se rendit compte qu'elle n'était autre que la gérante en personne, habillée d'une longue robe mauve à froufrou ou tintaient des grelots de différentes tailles.

- Vous désirez jeune homme ?

Sa voix était légèrement rocailleuse mais sans aucune mauvaise intension, Harry s'excusa rapidement pour ses réflexes un peu trop hâtifs et entrepris de faire son choix dans la large gamme possédait le magasin.

Il ressortit deux heures plus tard une tenue de combat noire en cuir de dragon ultra résistant, il l'avait plus achetée par réflexe que pour autre chose, elle lui allait bien, son cuir souple mettait en relief ses muscles saillants et ses bordures rouges adoucissaient son regard froid et dur, sa traine descendait jusqu'à ses chevilles et était fendue en son centre ce qui facilitait la marche, le vêtement permettait des mouvements amples et précis ce qui n'était pas du luxe en ces temps sombres ainsi que deux porte baguettes assorties chacun d'une ceinture noire à la boucle d'argent.

Il paya rapidement le tout et, sa nouvelle tenue toujours sur le dos, repartit en direction du Chaudron baveur, laissant ses vieux habits dans une poubelle non loin.

Dans sa chambres, une petite chouette rousse l'attendait de pied- ou plutôt de patte- ferme, tenant dans son bec une lettre à l'écriture fine et penchée qu'il connaissait fort bien : la réponse d'Albus.

Harry se saisit avec délicatesse de l'enveloppe, même si sa légèreté et sa fragilité était évidente, elle semblait peser une tonne, dans ce petit bout de papier résidait tous les espoirs du jeune sorcier, et du Monde magique par extension.

Harry souffla un bon coup, il n'y avait aucune raison pour que mon ancien directeur refuse de me rencontrer tenta-t-il de se rassurer, mais au plus profond de lui-même, Harry savait qu'il y avait des centaines de raisons pour qu'Albus se méfie de lui, il n'était plus le petit garçon sage et fragile qu'il était autrefois, il était devenu un guerrier, un tueur, et il se battrait jusqu'à son dernier souffle pour ses amis et ses idées, de plus, il savait que le vieil homme était un puissant Legilimens, et bien que Harry se débrouillait maintenant assez bien en Occlumancie, il ne pourrait pas empêcher le Professeur Dumbledore d'apercevoir des fragments de sa vie, et Harry était certain qu'il ne serait pas déçu du voyage.

De ses doigts agiles, le jeune homme entrepris de découper soigneusement l'enveloppe afin d'en extirper la lettre tant attendue…, enfin, attendue depuis quelques heures à peine :

Cher Mr MacMillan.

Comme vous l'avez fait remarquer dans votre lettre, votre demande est des plus inhabituelle, vous devez savoir qu'habituellement, les élèves rentrent à Poudlard à leur onze ans et cela grâce à une liste fournie par le Ministère de la Magie, mais il n'est pas impossible que des élèves changent d'école durant leur scolarité.

Cependant ce n'est pas votre cas car votre nom n'est sur aucune liste connue…

Harry jura, il était vraiment trop près du but pour se laisser avoir pas une foutue liste, mais il continua sa lecture, sûr d'une chose : avoir touché l'intérêt du Directeur.

, De plus, comme vous l'avez fait remarquer, vous pourriez très bien être un Mangemort non-marqué, j'avoue que votre entrée au Chaudron baveur était des plus surprenante et à effrayé plus d'une personne…

-Non mais ce n'est pas vrai, s'indigna le jeune homme, il est vraiment toujours au courant de tous ce vieux fou, et la vie privée, il connaît ?!

Mais comme votre lettre m'intrique, je vous donne rendez-vous dans mon bureau, demain à 9h précise.

Le garde-chasse vous conduira jusqu'à mon bureau où nous pourrons amplement discuter de votre cas.

Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore

Président du Magenmagot, Manitou suprême de la Confédération internationale des mages, Ordre de Merlin : première classe, Enchanteur-en-chef et directeur de Poudlard

Harry soupira de soulagement et se laissa tomber sur son lit, les bras en croix : tout n'était pas perdu, même si la lettre était emplie de sous-entendus, Albus désirait le rencontrer pour « discuter de son cas », ce qui était à traduire par : « Voir si vous soutenez les idées de Lord Voldemort ou si je peux vous manipuler à mon aise».

L'ombre d'un sourire passa sur le visage du Survivant, et il ressentit une émotion forte qui lui serra le cœur : un immense soulagement.

Mais le plus dur restait à faire pour lui : il devait retrouver Remus (où qu'il soit), mettre la main sur les horcruxes de Voldemort avant qu'il ne soit trop tard, éviter de tuer tous les futurs Mangemort afin de ne pas se faire remarquer, mais surtout, surtout, il devait réapprendre à être heureux, à aimer, et à pardonner…, se pardonner.

Fin de ce chapitre

Pour mes 15 ans, lâche- vous.

A vos Reviews…

La suite viendra sans seulement trois semaines, désoler, mais j'entre au lycée…