Bonzoir les z'amiiiis

Ce soir j'entame une nouvelle vie dans la catégorie Misc.

Après un peu trop de chaviravis à mon gout, j'ai préféré changer de cap

et faire vivre Latitudes dans cette jolie boite à malice.

J'ai lu quelques découvertes et j'ai adoré certain poemes, bref, je suis conquise !

Donc pour celles et ceux qui nous rejoignent, je vous présente

Mathis, Louison, Mary Ann et Noa,

les héros de mon roman Latitudes !

(bientôt en vente si j'arrive à mettre un point final sur mes mots...

trop bavarde la Lili)

Et en attendant de rencontrer le loup^^

laissez-moi vous parler d'une belle fan-page sur Facebook

accro au graouuumiaou Jensen Ackles

(un autre fantasme après Rob,Alex...)

http : / www . facebook . com / JensenAcklesFrance

(enlever les espaces)

Et toujours en vente le sublime livre de Kris T.L :

Romagnas du Mont Davis

http : / auteurkristl . blogspot . fr / p / presentation-des-livres. html ? zx = f6d3302623a927d9

(enlever les espaces)

Quant à moi, je vous retrouve en fin de lecture juste avant les reviews ;D

Enjoy !

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Chapitre 4 : Mathis et le loup.

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« Lisez-le Monsieur, je vous en prie, lisez-le.

- Mon jeune Monsieur Charles, je n'ai pas l'habitude de donner une deuxième chance à mes élèves même s'il s'agissait d'avoir en face de moi le nouveau Lelouch et encore moins le véritable Lelouch !

- Non, vous ne comprenez pas. Je ne vous demande pas de seconde chance.

Je sais que j'ai été en dessous de tout. Je n'ai pas réécrit sur le désert, je vous le jure. Mais-

- Mais quoi ? Je ne vous ai pas demandé de nouveau devoir, que voulez-vous montrer ? Du zèle ?

- Non Monsieur, je vous le jure. J'ai juste besoin que vous lisiez ceci. Pitié, écrire c'est toute ma vie.

- Cliché !

- Monsieur le professeur. Vous avez aimé Noa et Mary. Je le sais. Laissez-moi vous amuser, vous faire pleurer, vous donner des frissons, laissez-moi essayer, laissez-vous tenter.

Je vous en prie.

- Et au nom de quoi je le ferais ?

- Au nom de l'art monsieur.

- Ah AH Présomptueux et je suis sur mauvais scénariste mais vraiment vraiment casse-pied alors soit, laissez-moi votre « chef d'œuvre » monsieur Charles.

- Et vous serez impartiale ?

- Et je serais impitoyable.

- Oh MERCI ! »

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Joueras-tu avec moi ?

Manuscrit écrit par Mathis, NH Charles

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Synopsis :

Sur fond de Air et inspiré de Virgin Suicides, Noa et Mary sont ici de jeunes adolescents en manque de sensations, en manque de vie, en manque de risque et d'imagination.

La génération so 2009 aurait tant à gagner des vieux films des 90's et des chansons de U2 ou tout simplement de la vie trépidantes de leurs aînés aux gameboys grises et aux vinyles ou encore aux Cd hors de prix qu'ils sont blasés et visent toujours plus haut dans le trash...

C'est une histoire simple, de l'amour simple et des dialogues dignes de séries made in britain mais je crois que vous aimerez tout de même Mary Ann et Noa Wlde, car ils sont vous, moi, eux...

Ils sont juste prévisibles et tellement humains.

Alors à vous de voir et ne soyez pas trop critique, c'est une première fois, leur première fois.

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Mary...

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Aujourd'hui, j'ai huit ans.

Ma mère m'a offert ce matin en plus de tous mes cadeaux, une belle boîte blanche rehaussée d'un énorme nœud de satin pourpre.

A l'intérieur, une magnifique robe de jeune fille d'un grand couturier français.

Je ne suis pas aussi coquette que ma sœur Nina, mais j'aime cette robe !

C'est un cadeaux de maman alors...

La fête est merveilleuse et je ne me suis pas encore payée l'affiche en faisant ' ma Mary ' comme dit mon père, mais cela ne serait tarder.

Un échange de regard, mes joues brûlent et mes jambes tremblent.

Un vol plané suivi d'un grand BOUM sur le teck de la terrasse...

Aujourd'hui, huit ans et quelques heures, je viens de me vautrer comme jamais devant mon nouveau voisin.

Il est mort de rire à s'en faire péter les cotes et je jure que jamais plus, je ne lui adresserais la parole...

Sale con !

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Aujourd'hui, J'ai douze ans et comme pour me punir d'avoir écrasé un chat dans une autre vie, mon anniv tombe un jour d'école...

Life sucks !

Wonderland-girl est en pleur dans les toilettes...

Simon ne lui adresse plus la parole depuis la rentrée...

Va comprendre Charles !

Ah oui, Simon c'est le meilleur ami de Nina et le frère du mien.

J'essaye de la réconforter, mais impossible.

Même son premier soutien-gorge petit cœur rose ne lui remonte pas le moral

(à notre retour de vacances, maman lui en a acheté une collection...

Moi les miens de seins, ils doivent pousser à l'intérieur, je ne les vois jamais arriver).

Entre deux sanglots, j'entends des rires.

Je m'approche de la fenêtre et une fumée sèche et piquante manque de me provoquer une crise d'asthme.

Je récupère la princesse au petit pois et nous contournons le bâtiment.

Ah, le trio infernal : Simon, Martin et le voisin, alignés contre le mur, le cul posé sur la pelouse, clope à la main.

Nina, le lapin blanc aux yeux rouge commence à avoir les nerfs rien qu'en voyant son Simon baisser la tête.

Elle se rue à l'intérieur et me laisse en plan.

Et c'est là, que blaireau numéro 3 me provoque.

« Alors Mary Ann ? Tu viens voir les grands ? »

Mon air indigné le surprend et avec un sourire sadique, il me tend la cigarette.

Je ne me dégonfle pas et es frangins en sont sciés !

« Mary, fume pas s'teplait.

- Quoi, Martin' ? Tu ne m'en crois pas capable ou t'as peur pour la santé de ta meilleure amie?

- Nan, t'es un chat noir c'est tout, alors si tu restes là, on va se faire pincer ! »

Moi, Mary juste 12 ans, j'ai fumé ma première clope, sans presque m'étouffer !

Trop fière de ma connerie !

Rectification...

Moi, Mary, 12 ans aujourd'hui, je me suis fait choper en train de fumer une cigarette au bahut, et ça...ça fait mal !

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Today, j'ai 15 ans et je passe le plus beau jour de ma vie ! Pas de cours, les parents et Blanche Neige, out for all the day.

La meilleure idée de ma vie : les envoyer en ville avec une liste longue comme un jour sans les sex pistols pour ma fête de ce soir et la cerise sur le cheese cake ?

Mon voisin, devenu mon fantasme officiel depuis le jour où il a explosé le nez refait de 'Queen-bitch ' pour s'être moquée de moi une fois de trop

...Sur mon lit juste à côté de moi.

Il est beau même si il a un appareil dentaire !

Ses yeux bleus-vert me fixent et mon cœur s'emballe.

Ses bras sont croisés au dessus de sa tête et ses pieds battent la mesure sur le nouvel album de Mos Def qu'il vient de m'offrir.

Soudain, il se met sur le côté et me lance le défi du siècle.

« J'te parie que tu t'évanouirais si tu te faisais tatouer...

- Même pas peur !

- Ah ouais ? Ben allez on l'fait !

- Alors, comment on s'y prend, carte bleue ou chewing-gum ?

- Te moque pas et passe moi une aiguille et de l'encre.»

Une heure, trois bières et 1000 fou rires plus tard, j'ai réalisé un superbe M calligraphié sur sa fesse gauche.

Et moi ? J'ai un N sublime sur ma fesse droite.

A genoux sur le lit, il jette un coup d'œil à mon œuvre.

Le sourire qu'il me balance me donne alors mon tout premier frisson.

Peut être qu'il la senti..ou pas. En tout cas, il ne se soucie nullement du pot d'encre ouvert entre nous.

Il empoigne ma taille, me fait passer sous lui et me placarde contre le lit devenu une mer d'encre.

Ses mains tachées caressent ma peau et sans hésiter, il pose ses lèvres contre les miennes.

Une vague de désir...la toute première...m'envahit.

Quand il approfondit son baiser, mes hanches bougent déjà en rythme avec les siennes.

Sa langue joue avec la mienne un long et doux moment.

Il explore ma bouche et moi la sienne.

Mon corps contre le sien, mes lèvres contre les siennes.

Sa salive se mêle à la mienne et je voudrais aspirer son être.

Il recule un moment, m'observant, me souriant.

Un instant, il reprend un peu de son souffle et murmure contre mes lèvres

« Mary et Noa »

Je manque alors d'air et il en profite pour plonger littéralement sa langue dans ma bouche.

Rien à voir.

C'est comme si, il en valait de sa vie. Lui, avide de ma langue, moi, avide de lui, tout simplement.

J'ai 15 ans et à 15 ans, mon voisin m'a tatoué l'initiale de son prénom sur la fesse et m'a donné mon tout premier baiser.

Et là, le summum de l'extase, il passe sa main sous mon débardeur...

Manque de bol, c'est aussi à 15 ans et quelques minutes plus tard que mes parents ont découvert :

Leur fille, le voisin et au moins un litre d'encre sur le lit blanc, dans une chambre d'adolescente.

Tout a dérapé et ma vie s'est alors transformé en cauchemar :

La pension pour moi, une nouvelle ville pour Noa.

Bref, Enfer et Damnation !

Je passe deux ans dans le silence et mure mon chagrin derrière un sourire figé et hypocrite.

Mes nuits, je les passe à fantasmer sur lui, sa peau, son parfum...

Les rêves sont si réels que je me réveille en nage, le feu entre les jambes.

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Allé, c'est reparti ! Encore un anniversaire de merde !

J'ai 17 ans et parce que j'ai été une « gentille fille »

J'ai le droit de fêter mon anniversaire chez moi, avec mes amis. ...de la balle !

Et qu'est ce qu'on fait à 17 ans avec ses potes ?

On se DROGUE of course et on joue à cache-cache la nuit, dans la ville !

J'enfile alors un tee shirt-robe French connexion, un shorty, des bottes stylées moto noires montantes et de longues chaussettes rayées qui débordent juste ce qu'il faut des bottes.

Smoky eyes évidemment et mon sautoir fraises / tête de mort...un bon look de punkette en somme !

La musique à fond dans ma caisse et mon casque d'I pod autours du cou, je rejoins mes amis au Starbuck.

Ils sont déjà là et je sens que la soirée va être longue, mais longue...

Nina en plein roulage de pelle avec son Simon, Martin et sa Psp et la nouvelle recrue, une jolie blonde dont je ne me rappelle jamais le nom.

Après un immense Frappucino crème caramel dans lequel Simon verse l'intégralité de sa flasque de Jack Daniels, nous nous retrouvons devant l'entrée, fin prêts à jouer.

C'est alors, que Martin, tout sourire (qu'est ce qu'il a fait encore ce con ?) m'annonce une grande surprise...

Un bruit de skate sur l'asphalte, un bourdonnement musical tout droit sorti d'un casque de DJ.

Mon cœur vole en éclat...

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Noa...

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Ready for her, mec ? O putain OUI !

Deux ans, deux ans que je pense à elle, que je rêve d'elle et je peux vous dire que le parfum à la fraise versé sur l'oreiller tout les soirs ça commençait à faire flipper mes parents.

Je suis devenu le Dieu de la branlette et depuis que j'ai emménagé chez Simon et Martin, c'est encore pire. j'espère que Mary crie comme sa jumelle..

WOHO Rien qu'à cette pensée, je manque de me prendre le camion-benne juste devant moi...

Qui a dit que skater c'était facile?

Ça serait très con de me péter les dents alors que j'ai un putain de sourire de putain de bo goss maintenant !

Noa, porte un jeans stylé cheap monkeys, taillé à la perfection, taille basse.

Petit boxer qui dépasse. Chemise noire très cintrée, les manches retroussées et un logo Bam Margera dans le dos. Pompes de skate circa noire et rouge...branleur-sexy, adolescent parfait.

J'arrive enfin devant le café et je me sens limite au bord de l'explosion. Vite une clope !

C'est quoi ce canon à côté de Martin ? C'est pas ?

O Merci, merci, merci Dieu de la topississitude et des nibards...Ma Mary est bandante !

Petite figure avec ma board, Hop ! Trop la classe..

Je dis bonjour aux potes et je finis le tour par Mary.

« Joyeux anniversaire »

Allé mec montre bien tes dents et prie pour qu'elle t'ai pas oublié.

Yay elle me retourne mon sourire et mon cœur est en mode *beat box*

Je suis à deux doigts de lui sauter dessus là et si Martin n'arrête pas ses allusions, je risque fortement de lui faire goûter le trottoir façon 'American History X '.

Tout monde est sur le point de se séparer et j'imagine que les règles ont été établie, mais je n'ai rien écouté, m'en fou royal, moi, je suis en train d'ordonner à Rocco de rester dans mon fute right here !.

Bon concentre toi mec, alors qu'est ce qu'elle dit la bimbo ?

A oui, je m'en prends plein la gueule parce que j'ai ma board. Évidemment.

J'allais vraiment lui sortir un truc intelligent mais Mary m'interrompt et lance ...

« J'ai ma caisse...met la dedans »

Met la dedans ? Bonne idée.

Je pose donc la board dans le coffre et comme je suis un blaireau de catégorie 10, c'est à dire un mec qui peut pas parler à la fille de ses rêves sans jouir trop vite, j'allume une énième clope.

Elle prend un air de coquine-sadique, me pique ma cigarette et tire dessus.

Note pour moi : changer de boxer.

Je suis en chien devant ses lèvres et elle, tout ce qu'elle trouve à me dire c'est :

« J'te parie que t'arrivera pas à m' attraper.

A ouais ?

- t'inkiète, j'ai une carte bleue et des chewing-gum. »

Elle en soupirerait presque de plaisir et lorsqu'elle me rend ma clope, je frémis.

Un clin d'œil au passage et mes poumons refusent de faire leur job...m'aider à respirer.

Le temps que je reprenne mes esprits, elle s 'est déjà éloignée.

Ses jambes sont sublimes et ses fringues se soulèvent légèrement lorsqu'elle se déplace.

Petite dédicace au Dieu de la robe, du vent et de la petite culotte. Merci.

Je pourrais rester des heures comme ça à baver, mais ma mission et je l'ai accepté, est de l'attraper et ça, c'est un jeu que je vais adorer !

Yeah Noa ! Let's go to the hult !

Mon Skull Candy en place, les Chemical Brothers à fond et je commence à cavaler dans sa direction.

La nuit vient de tomber, mais les réverbères ne sont toujours pas allumés, du coup, je regrette d'avoir ' fumé ' avant de venir.

Je passe vite et tourne la tête à chaque rue que je croise.

Putain, elle a pris à droite ou à gauche ?

Je tire à pile ou face et m'enfonce dans une ruelle sordide.

Putain ! Je tourne en rond là !

Je commence à avoir chaud et les légères gouttes de pluie sont les bienvenues.

Sauf que au bout de cinq minutes c'est plus une chemise que j'ai, c'est un morceau de tissu trempé et plaqué contre ma peau.

Mes cheveux dégoulinent et je flotte presque dans mes pompes, oui c'est un Putain d'orage de fin d'été ! J'espère qu'elle est à l'abri.

Le tissu fin de sa robe doit mouler ses formes là, ça doit être sexe, elle doit...

Faut la trouver !

Soudain, illumination ! Je sors mon HTC et vite, putain, vite, décroche !

S: « Wop ?

Noa :- Ouais Bitch, le numéro de Mary , grouille !

S : - Tu triches là ...

Noa : - Fuck Simon, allé, je suis trempé !

S : - C'est envoyé, mais ne fais rien que je ne ferais pas !

Noa : - Merci ma poule »

Je les entendais tous derrières avec leurs sous-entendus et la musique en fond...Hide-and-seek ?

Pff, au pub ouais ! Ah les sauvages ! Pas très sympa de me laisser cavaler là.

' Do it again ' résonne en boucle dans le skull pendant que je tape le texto le plus chaud à envoyer...

Un indice contre un bisou

Un rire machiavélique me fait sursauter.

(note pour plus tard : ne plus jamais prêter mon téléphone à Martin qui s'amuse avec mes sonneries)

et sa réponse me donne un de ces frissons !

Rue, pavés, escaliers, fontaine. Ça fait 4 indices, donc...

Là, j'ai le smile, grave !

Je sais exactement où elle est.

Pourquoi n'y avais-je pas pensé ? Je me filerais des coups, moi parfois !

Je cavale, je fonce, je cours le plus vite possible vers la fontaine où deux ans plus tôt j'ai dû la laisser partir. Sans rien tenter...La pire connerie de toute ma vie !

Je manque de la rater et glisse sur les pavés mouillés.

Et c'est en drift que je fini ma course.

Elle est là, clope rose à la main, son casque bluetooth sur les oreilles, petit ange démoniaque trempée, adossée au mur de la ruelle...Et elle m'attend.

« J'suis un boulet, hein ? »

Un hochement de tête. Oï, elle est d'accord avec moi.

Je me rapproche dangereusement d'elle et lui annonce, sur de moi.

« Je compte bien me faire pardonner et je sais exactement quoi faire.. »

Mes lèvres retrouvent le chemin des siennes et notre baiser anime un véritable brasier dans mon fute.

Essoufflé, trop essoufflé, je me retire de ses lèvres avant même d'avoir joué avec sa langue.

Ses yeux me réclament et c'est en me mordillant la lèvre inférieure que je lui fait comprendre que moi aussi j'en meurs d'envie. Mais pas tout de suite.

Je sors mon I pod et le balance sur Invaders must die des Prodidgy...je veux que ce soit fort.

Je veux que ce soit bruyant, puissant, orgasmique...

Je lui montre la paylist et sans un mot, elle se penche et récupère dans un de ses bas, son mp3.

Elle cherche un instant et déjà je subis la pire des tortures.

Un sourire en coin qui me fait fondre et je capte qu'elle a trouvé la même musique...on est en phase !

Je la soude au mur dans un nouveau baiser sensuel et brutal.

Ma langue se délecte de la sienne et un choc électrique se propage dans tout mon corps.

Nos lèvres se séparent de temps à autre, mais nos langues se cherchent, se rejoignent hors de nos bouches et se lèchent.

C'est bestial et c'est TROP bon !

Mes mains parcourent frénétiquement ses épaules, ses bras, ses hanches, son dos, ses fesses...

C'est de la folie et la température monte de milliers de crans !

PUTAIN c'est bon !

Elle s'accroche à mes cheveux, et bouge son bassin au rythme du mien et de la zic qui pulse dans les casques.

Je voudrais la mordre tellement j'ai envie d'elle !

Mais pour l'heure, j'ai mieux à faire.

Une main au creux de ses reins, l'autre sous sa robe, empoignant et caressant l'un de ses seins.

Ils sont parfaits et ses tétons se durcissent à chaque caresse, à chaque gémissement qui s'échappe de ma gorge.

La ruelle est vide mais l'idée d'être en publique m'excite encore plus.

Elle quitte mes cheveux et s'empare de ma chemise...

En un rien de temps je me retrouve torse nu pour son plus grand bonheur et le mien.

O OUI ses mains douces et chaudes sur ma peau. J'ai du mal à rester concentré, je vais céder !

Je lui retire sa robe, ou son tee-shirt, peu importe...là, elle est en culotte et bottes et le spectacle qui s'offre à mes yeux me fait chavirer !

Je passe rapidement aux choses sérieuses, je veux que ça aille vite, pour recommencer encore et encore et encore.

La main sur son intimité, je la bloque un peu plus contre la pierre.

Elle voudrait basculer sa tête en arrière lorsque mon doigt joue, mais je l'oblige à me faire face. Je veux la voir, je veux qu'elle me voit l'aimer comme je l'aime.

Cette fille, je l'ai attendu toute ma vie.

Nos regards s'accrochent et je comprends enfin que c'est ELLE, et ce depuis le premier jour.

Elle sera ma première.

Mes doigts la chatouillent et la font vibrer.

Et comme pour intensifier les choses, elle défait mon jeans et tente de m'attraper.

Mais un truc bloque. Quelque chose en moi me file des crampes d'estomac.

Mon cœur bat de plus en plus vite comme si la crise cardiaque me guettait.

Je commence alors à paniquer et recule juste un peu.

Elle, toute transpirante réalise peu à peu et pose ses mains sur mon torse.

Son regard se veut rassurant, elle me comprend, je suis sure qu'elle me comprend car mon cœur est transparent pour elle et je ne peux pas la laisser comme ça, je ne peux pas laisser passer ça.

Je choppe alors les bords de son sous-vêtement et le fait glisser le long de ses magnifiques jambes.

Un obstacle : les bottes. Mary tente de m'aider et on s'emmêle les pinceaux. Mes rires nerveux se joignent aux siens et je rougis de ce putain de manque d'adresse.

Ce n'est pas bon signe et la situation semble sérieusement me filer entre les doigts.

Finalement je viens à bout des bottes et de la culotte, que je planque dans une de mes poches.

Et la contemple encore une fois là, je ne peux plus respirer, c'est sur !

Ma belle se jette sur mon fute et je me retrouve à poil dans la rue. Nos corps s'agitent l'un contre l'autre et comme par réflexe, je pose ma main sur sa fesse gauche et elle, la sienne sur ma fesse droite.

Je sais que je suis à elle et elle à moi, j'ai tant rêvé de retoucher ma lettre tatouée sur son cul !

Je vais mieux, tout va bien, je vais y arriver, je suis serin.

Je la soulève très vite et son dos frotte contre le mur.

J'essaye d'être le plus délicat possible, même si j'ai du mal.

La douleur lui arrache un autre gémissement puis un sourire...cette nana est folle ! J'ADORE !

Mes mains sous ses fesses, ses jambes autour de moi, elle m'attend encore une fois et je respire à fond.

Mais...

Je suis mort et c'est l'enfer.

Je la serre contre moi, et ma tête dans son cou, je respire son parfum; comme si j'allais la perdre à nouveau.

Le morceau vient de se terminer et presque en tremblant, elle me retire le casque des oreilles.

Sa voix est brisée, cassée et dans un murmure...« Je t'aime »

Elle m'a dit Je t'aime et c'est ma première fois et mes,yeux brillent mais je ne suis qu'un lâche.

Son regard s'assombrit.

Ses yeux se teintent d'une certaine tristesse.

Je lui souris mais ne dis rien...je peux pas...Je...

Tout ce que je réussis à faire c'est l'embrasser de toutes mes forces et quand je quitte ses douces lèvres, elle sourit elle aussi. Elle sait, elle comprend

...enfin j'espère.

Je la rhabille tendrement et la garde tout près de moi.

Nos fringues ressemblent à rien et c'est en longeant les murs que nous retournons à la voiture.

Je me sens divinement bien et affreusement mal à la fois. J'aurais dû le faire, j'aurais dû lui dire.

Je rentre avec elle en voiture et sur le chemin...

Je devrais lui dire.

Elle me dépose chez les mecs et notre baiser est d'une douceur sans pareil...

Dis lui.

Je me retourne et lui lance un baiser à la volée..

Putain.

Je suis sur mon lit, encore habillé, mon skate à côté. Je ressors sa culotte de ma poche...

J'ai merdé.

.

Mary...

.

Mary Ann, Mary Ann... Pauvre idiote !

J'ai ces putain de 17 ans et je me suis fait ridiculiser dans une ruelle.

Tout est allé très vite et c'était merveilleux, j'ai carrément adoré. Mais très vite aussi, tout a basculé.

J'ai tout fait pour le lui cacher mais ça fait mal.

Un mal de chien de se donner, de dire son premier je t'aime et lui ? Rien.

La villa est vide à mon retour.

Je fourre mes fringues dans la machine à laver.

Ma culotte. Il a gardé ma culotte.

J'en ai des larmes de rage.

- Résolution des 17 ans :

Effacer ce tatouage de mon cul et oublier cet espèce de fils de pute et ses mains douces, son regard intense, sa langue tendre et chaude et …

Connard, c'était définitivement pas assez fort comme mot.

La douche me calme un peu. Je pense à ce soir et à quel point il avait été merveilleux au début avec moi.

Je suis vraiment dans un état proche de l'Oahio et les montagnes russes à côté, c'est un toboggan pour enfant.

Je passe par toutes les émotions et le mal de tête me guette.

Alors, en nuisette, les cheveux mouillés, perlant sur le sol, je passe par le bureau de mon père et lui pique un somnifère.

Ce soir, c'est décidé, je dors avec prince Vallium, lui au moins il ne me mènera pas en bateau.

Mais une fois sur mon lit, j'y repense encore et encore.

Analyse le moindre fait et retourne le tout dans ma tête au moins vingt fois.

Finalement je m'auto-proclame « Sissi impératrice des connes » et m'enfonce sous l'oreiller.

Bien sur qu'il n'a pas pu, je ne le mérite pas.

Il est si wow et je suis si bof.

Soudain, un bruit impressionnant me sort de ma torpeur.

Noa dans ma chambre...Pardon ?

Je ferme et ouvre mes yeux plusieurs fois et au final, réalise que c'est bien lui.

« Mais qu'est ce que...Mais comment t'es rentré ?

- téléportation.

- Ah ah ah ! Sans déconner.

- Ben par la fenêtre ! ?

Alors là, j'y crois pas !

Il veut quoi d'autre, mes bas, mon tee-shirt ? Écraser mon cœur avec une petite cuillère émoussée ?

- J'ai oublié de t'offrir ton cadeau.

- Tu pouvais pas attendre demain ?

- C'est aujourd'hui ton anniversaire. »

Qu'est ce que tu veux répondre à ça toi ? Ben rien...

Il s'installe alors sur le lit à côté de moi.

Il sent bon, il est beau, tout propre, en pantalon noir et tee-shirt assorti. Et je me gifle intérieurement pour en pas craquer.

Il sort de sa poche un objet qu'il cache dans ses mains et me demande de fermer les yeux. J'obéis à contre-cœur.

Je le déteste, je le déteste, je le déteste.

Il vérifie que je ne triche pas. Putain, ça l'amuse en plus !

Puis, je ré ouvre les yeux et découvre une boite blanche avec un nœud pourpre.

La version mini du beau cadeau de mes huit ans...notre première rencontre.

Je le déteste, je le déteste, je le...

Dans, la boite, je trouve un jonc où sont accrochés deux lettres, un cœur et une tête de mort.

« Le N et le M c'est pour nos prénoms, vu que c'est chiant de passer son temps à se reluquer le cul dans un miroir pour voir le tatouage, fais moi confiance !

La tête de mort, c'est parce qu'elle était kiffante et puis t'aime bien ça, je crois.

Et le cœur, ben c'est le ….le...c'est le mien, pour toi.

Voilà. Si ça te plaît pas je...

- Je l'adore !...Mer-»

Son baiser me coupe le souffle. Il me prend dans ses bras et me berce.

Sa respiration est aussi saccadée que la mienne et le câlin se transforme vite en caresse.

« Pardon Marry, me dit-il à demi mot. J'ai pas pu. »

Il m'embrasse à nouveau, m'attire contre lui, puis sur lui et je sens son excitation contre mon entre-jambe.

Il fait rouler mes hanches et me frotte à lui.

Je me détache de sa bouche et fais voler ma nuisette.

Il me redécouvre et n'en perd pas une miette.

Il est bête, comme si j'étais la plus belle chose qu'il n'ai jamais vu...

Je souris et le pousse en arrière. J'en profite pour le mettre tout nu.

Il m'aide évidemment et prend le temps cette fois, de caresser mon visage, mes cheveux, ma clavicule, mes épaules...à chaque passage de ses mains, je frissonne un peu plus.

Il me regarde dans les yeux et je jurerais qu'il veut me dire quelque chose.

Mais moi, j'en veux plus maintenant et je le veux à moi !

Il capte mes désirs sans aucune difficulté, surtout quand je parcoure son corps, sa peau, chaque parcelle de ses muscles de mes baisers.

Ma langue se faufile sur son ventre et pénètre son nombril.

Il est scotché et n'ose plus bouger.

J'arrive au point de non retour, le regarde, attends et me crispe de peur.

Il me sourit et ses yeux brillent si fort que je me détends et y va tout doucement.

Des milliers de frissons le traversent et ses mains dans mes cheveux tremblent.

Il ne me laisse pas en finir avec lui et je me retrouve rapidement sur le matelas avec l'homme de mes rêves au dessus de moi.

Il m'embrasse avec force, comme pour se goûter lui même et retrouve le chemin de mon intimité.

Il me gouverne, me maîtrise et tout mon corps lui appartient.

Son bassin ondule contre le mien et ses mouvements, nos mouvements deviennent incontrôlés.

Nos noms résonnent, nos doigts s'entrecroisent et je suis la plus heureuse des femmes.

Quel âge j'ai déjà ?

.

FIN de l'histoire.

.

« Monsieur Charles ?

Vous viendrez me voir à la fin du cours. »

Le monsieur Charles en question acquiesça mais sans grande conviction.

Quelque chose de terrible allait se produire, il le sentait ou du moins Louison l'avait senti.

Cela faisait plus d'une semaine que le vieux professeur n'avait pas adressé la parole à Mathis et depuis plus d'une semaine, aucune nouvelle de son manuscrit sur la partie de cache-cache, manuscrit qu'il avait écrit en pensant à sa nouvelle amie Louison, Nina Morris.

Sa seule et sublime amie à l'école des artistes.

Il avait écrit ce manuscrit dans son lit un peu tous les soirs et très vite s'était emballé.

Il aurait voulu avoir lui aussi un skate, des potes et une jolie brune à chercher, le cœur battant dans les ruelles de Londres.

Peut être qu'il aurait voulu lui aussi la coincer contre un mur sale, aussi sale que celui de la haute tour de l'école un mardi matin pluvieux.

Peut être que Mathis aurait voulu faire le tour de la taille de Louison d'un seul bras. Louison...

Perdu dans ses pensées, il en oublia presque l'essentiel.

Le rendez-vous avec le professeur Frankestein comme l'appelait Louison pour se moquer.

Mais il n'avait qu'elle en tête un peu comme la veille...

« ça piqueeee !
- Oui ça pique. C'est normal que ça pique. Ça fait toujours ça la première fois. * sourire en coin *

Depuis ce fameux mardi matin, tous les matins de Novembre ressemblaient à des matins de Noël pour nos amis.

Louison courrait pour aller en cours et Mathis gardait ses appareils électroniques dans le sac pour ne pas perdre une seule miette de la première interclasse.

.
- Ah ah ! Mort de rire monsieur Charles !... Aieeeeeeee !
- Je te l'ai déjà dit...Don't Charles me, Morris !
- Mais c'était pour rire et toi tu m'as fait mal * se frotte les yeux tout en chouinant *
- Oo pardon petit bébé. Viens faire un câlin viens. * la berce dans ses grands bras musclés *
Tu vois, je t'avais dit de ne pas te jeter sur la rambarde comme ça.
- * entre deux larmes de crocodile * …..Oui... Mais … C'est comme ça... Qu'on fait … Toujours le matin.

Et comment ça se fait que tu te trimbale avec une trousse de premier secours d'abord ?
- Oui, mais tu n'es plus une petite fille et la pierre, c'est douloureux.

Et je dois désinfecter, tu le sais ça aussi.

- Oui mais ça fait mal quand même !
- Ne fais pas ta fille. Tu pisses le sang.

Soit tu me laisse faire, soit c'est mon père à l'hosto qui s'en charge...* mime une balance * ...Alors princesse ?
- Non pas le docteur !
- Et bé ! Tu l'aimes pas beaucoup mon père à ce que je vois !
- Je veux dire que je veux pas le déranger pour une égratignure et puis je veux que se soit toi.

Et j'aime pas les docteurs !
- Heureusement que j'ai tenu tête à ma mère alors.

Et que j'ai une trousse de premier secours toujours dans mon sac n'est-ce pas ?

Allé ramène moi ce coude qu'on en finisse, on va être à la bourre.
- * recule en position de défense *
- N'aie pas peur petite Louison. Tu ne sentiras rien, promis. * regard d'ange et moue qui va avec *

- Aieeeeeeeeeeeeeeeeeeee ! »

A partir de ce jour, Mathis et Louison passaient tout leurs temps libre ensemble, si bien qu'elle avait encouragé son ami à livrer ce deuxième manuscrit mystérieux dont elle même n'en connaissait pas la moindre idée, la moindre ligne mais lui tout bêtement, il l'avait écouté et nous voici ce vendredi, la peur au ventre à attendre la fin de ce satané cours.

Avant de quitter Mat pour aller rejoindre son cours d'estampes, petite sautilleuse avait fait un bisou sur sa joue juste après lui avoir dit de ne toucher à rien, un mauvais pressentiment l'avait barbouillé peu avant d'aller se doucher quelques heures plutôt et puis,

« Le vendredi les affaires se passent toujours mal alors pas touche ! »

Il avait un grand sourire en entrant dans l'amphi et la joue chaude et douce, un vrai délice...

Mais dans quelques minutes, la douce odeur du reste de parfum made in Louison allait disparaître pour laisser place au camphre et à la naphtaline du vieux dragon qui allait massacrer son manuscrit.

« Monsieur Charles, j'ai lu votre « manuscrit ».

- Oh.

- Oui, « oh, » vous pouvez le dire. Asseyez-vous, cela risque d'être long. »

Et ce fut long, oui très long.

Au fur et à mesure du monologue, Mathis s'enfonçait dans son siège, devenant de plus en plus blême.

Tout était passé au crible. Le temps de narration, les dialogues, le choix des vêtements, les lieux, la musique, le sexe et le message entre les lignes.

Mathis n'avait pas épaté son mentor, bien au contraire. Ce texte là valait un joli 9, 80/20.

9,80...Tsss mais pourquoi ces décimales aussi puantes ?

Le professeur avait été dur avec Mathis mais ce dernier s'y attendait.

Alors, avant même la fin du discours, le jeune homme se releva et prit son texte.

« Ne désespérez pas Mathis, vous avez du potentiel.

Mais lâchez-vous pour l'amour de Dieu, lâchez-vous, écrivez avec vos tripes et rendez moi Noa et Mary plus poignants, plus vrais, plus fous. Vivez ! »

Le vieil homme avait posé sa main sur celle de Mat et sa voix chevrotante et son regard cristallisé par un début de cataracte avaient eu un tel impact sur Mathis, qu'il en oublia la note, les critiques, ses envies de jeter tout à la mer, y comprit lui.

Les yeux rivés sur les taches de vie du vieillards et leurs tremblements mélangés firent tilt dans la tête du jeune scénariste.

Il ne dit mot mais leva les yeux en sa direction.

Leurs regards se croisèrent et un feu inhabituel habitat soudainement les tripes de Mathis.

Il reprit sa copie, salua, son professeur, désormais ami et monta quatre par quatre les marches de l'amphithéâtre.

Il n'avait qu'une idée en tête, il n'avait qu'un mot, qu'un nom au bout des lèvres et ce depuis des semaines.

Il aurait rêvé, être dans un film, il aurait rêvé être au ciné et il aurait rêvé l'avoir tout contre lui à ses côtés, jute là tout près de lui, juste là pour vivre quelque chose de tragique, de magique, pour vivre son film sur grand écran.

Elle et lui.

Mathis, Nicolas, Harry eu une vision. Un souhait, un désir flamboyant.

Celui d'un avenir nouveau, un avenir juste et concret.

Et, il devint fou.

De Louison.

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Et bien voilà les zamis, un des derniers chapitres de Latitudes en ligne ici.

J'espère qu'il vous aura plu, que vous serez des millions à reviewter^^ et je vous dis à la semaine prochaine pour la suite de l'aventure !

Pudding à tous !

Lili