Salut la compagniie !

Et oui ! Comme vous le voyez, je ne suis pas morte ! :D Juste en... vacances improvisée ~

Sincèrement désolée pour le délais, j'essaierais d'aller plus vite la prochaine fois ! (Oui, je sais, je dis ça à chaque fois...)

Bref. C'est le chapitre 6.

J'espère que vous aimerez et que ça va vous donner envie d'en lire encore plus, parce que les choses ne font que commencer ! :D

Bonne lectures ~ ;)

KaizokuNoYume.


Au milieu des quartiers marchands des Groves 40 à 49, Hachi déambulait, les yeux rouges, gorgés de larmes, à la recherche d'Heiki, en criant son nom. Ignorant cette fois-ci du mieux qu'il pouvait les cris provoqués par sa simple présence.
-« Heiki ! Heiki où es-tu ? Gnyuuuh… »

Il se frotta les yeux d'un revers de manche en reniflant.

-« Heiki… »

-« Hachi ? Qu'est-ce que tu fais là ? »

Une voix de femme s'était élevée derrière lui. Il se retourna presque aussitôt à l'entente de cette voix si familière, exposant aux yeux de la femme son visage noyé par ses larmes et… ses mucosités nasale.

-« Shakky ! », S'écria-t-il, « Je suis désolée, Shakky ! Gnyuuh ! »

Il se mit à pleurer de plus belle devant la gérante du bar, qui souligna son incompréhension.

-« Mais qu'est-ce qu'il se passe ? », demanda-t-elle. « Et… où est Heiki ? Elle n'est pas avec toi ? »

Il y eu un petit temps de silence, avant qu'Hachi ne passe littéralement en mode fontaine, n'arrivant même plus à articuler ses phrases.

-« C-Calme-toi, Hachi ! », S'exclama Shakky, s'efforçant de comprendre la situation.

L'homme-poulpe renifla bruyamment, puis tenta d'expliquer la situation. Il raconta qu'il avait emmené Heiki au Shabondy Park, mais qu'il l'avait perdu dans la foule, et qu'il s'était enfuit à cause de la peur des représailles de la Marine, mais qu'il avait fouillé du Grove 30 jusqu'ici pour la retrouvé.

-« C'était donc ça… Vite, partons d'ici, Hachi ! », S'écria-t-elle en lui attrapant le bras. « La Marine ne doit pas te trouver ici, et il faut retrouver ma fille ! »

Shakky se mit à courir, entrainant Hachi avec elle. Hachi, honteux, se laissa guider, regardant la brune avec un air surpris. Sa fille, hein… C'est vrai que ça lui échappait, des fois, à tel point elle s'était attachée à la petite blonde.

...


… Où suis-je ? J'ai mal au crâne…

J'ouvris les yeux avec difficulté. J'y voyais encore trouble, et mes oreilles bourdonnaient. Pourtant, je distinguais des voix.

-« J'en étais sure, c'est la marque des Dragons Célestes. »

-« Ça doit être l'un des esclaves qui s'est échappé lors de l'attaque d'il y a un mois et demi… »

C'était les deux hommes que j'avais vu avant de m'évanouir. Je retrouvais doucement mes sens. Il faisait assez sombre, et j'avais froid. J'étais allongée sur le sol glacé, mains et pieds liés. Il y avait aussi quelque chose autour de mon cou, qui émettait une petite lumière. J'avais vite remarqué que je n'avais plus mon t-shirt… ils avaient dû me le retirer pour voir cette fameuse marque. C'est quoi d'abord, les Dragons Célestes ? Et… esclave ? Moi ?

-« C'est peut-être même mieux que ça ! », S'écria-t-il, avant de rajouter en marmonnant. « Et si elle faisait partie de la collection personnelle de… ? »

Je n'avais pas pu entendre le nom de la personne dont ils parlaient. Le deuxième personnage le coupa.

-« Oi, la fille a repris conscience ! », Prévenait-il. « Tu l'as bien attachée ? »

-« Ne t'inquiètes pas pour ça. J'ai utilisé des menottes en granit marin, et je lui ai même offert un beau collier explosif. »

Les deux hommes se mirent à rire avant de s'approcher de moi. Je ne pouvais pas m'enfuir, je ne pouvais que remuer vainement sur le sol, impuissante.

-« Qu'est-ce que vous me voulez… ? », marmonnais-je.

L'un des deux hommes m'attrapa violemment par les cheveux pour me relever de force. J'avais beau me débattre, les deux m'ignoraient.

-« Vérifie la marchandise. », ordonna l'homme qui me tenait par les cheveux à son compère. « Regarde son œil droit, et on sera fixé. »

Il acquiesça. Puis, sans aucune précaution, ni aucune délicatesse, il arracha les bandages de mon œil droit. Œil qui s'ouvrit en grand instantanément une fois libéré de ce qui l'obstruait. Tout devint d'un coup blanc, le peu de lumière qui filtrait dans la pièce avait réussi à éblouir ce deuxième œil et à brouiller la vue de l'autre.

Ma respiration se coupa, en même temps que celle des deux hommes qui eurent un geste de recul à la vue de mon œil très… différent.

Un court silence s'installa, pourtant très pesant. Ca ne dura qu'une fraction de seconde, qui me parut être une éternité. Une douleur insoutenable se propageant depuis mon œil droit jusqu'au plus profond de ma pauvre tête. Je me mis à hurler et à me tordre de douleur.

-« Ça brûle… ! Ça brûle ! Eteignez cette lumière ! Eteignez là ! »

J'hurlais de toutes mes forces. J'avais mal, et je n'arrivais pas à fermer mon œil, ou plutôt cet œil droit, que je ne pouvais pas contrôler. Je le sentis pleurer. Les larmes salées qui s'en échappaient me brûlaient la peau, à tel point que j'eu l'impression qu'elles creusaient des crevasse dans mes joues.

Cette douleur était tellement violente que j'avais l'impression de mourir.

-« … M*rde, tu as vu ça ? », s'écria l'homme qui m'avait retiré les bandages. « C'est quoi cet œil ? »

-« Plus de doute possible. Elle fait bien partie de la collection de ce Dragon Céleste… »

L'homme lâcha enfin mes cheveux, me laissant tomber sur le sol. Mes cris de douleurs s'étaient amoindris, car j'avais beaucoup de mal à respirer. D'ailleurs, ma respiration ressemblait plus à des grognements. Je n'entendais plus rien à cause de mes oreilles qui sifflaient, mais la lumière blanche s'estompait pour laisser place à l'obscurité. Pourtant, la douleur était toujours aussi forte. Je continuais de gémir, comme à l'agonie. Je distinguais des formes de couleur dans l'obscurité. C'était la silhouette de ces hommes, mais il y avait des taches de couleurs vives qui se déplaçaient sur eux…

-« On a touché le jackpot, quelle chance ! Qu'est-ce qu'on fait ? »

-« On va la revendre. », Affirma l'homme. « Embarque-là, on va l'enfermer dans l'une des cellules pour les prochains jours. »

Le deuxième homme acquiesça, pendant que le premier se dirigea vers les cellules. Il s'approcha de moi pour me ramasser, mais s'arrêta net.

-« … O-Oi ! Y'a un problème ! », S'écria-t-il. « Elle saigne et elle marmonne des trucs bizarres ! … Je crois qu'elle est en train de mourir. »

Bien qu'exaspéré par les conclusions grotesques de son compère, l'homme revint tout de même vers lui pour s'assurait que son butin n'était pas vraiment en train de tourner de l'œil.

-« Hmm… C'est vrai qu'elle parle toute seule. Elle doit être en train de délirer, un peu comme tout à l'heure. Ne perds pas de temps, on l'enferme.»

L'un des hommes m'attrapa par les menottes que j'avais aux mains et me souleva.

Pendant qu'ils m'entrainaient vers les cellules, des images avaient de nouveau envahit mon esprit. Mais cette fois, c'était plus clair.

J'étais plaquée au sol par un homme gigantesque, dans une salle sombre. Je pleurais, j'avais peur, mais je n'arrivais pas à me défaire de son étreinte. Ses mains collantes me serraient, et je l'entendais s'excuser indéfiniment. Je vis une lueur rouge se rependre dans l'obscurité, puis une douleur me brûla le dos, m'arrachant un cri.

C'était cette marque, cette horrible marque… ça faisait tellement mal ! Ce souvenir était tellement clair que mon dos me brûlait de nouveau, comme ce jour-là. Je voulais appeler à l'aide, qu'on me sorte de là !

Soudain, dans l'obscurité de mon esprit, j'aperçu une silhouette, puis un visage.

Je voulais qu'il vienne, qu'il me sauve… Les larmes commencèrent à envahir rapidement mes yeux, et un mot, criant de détresse, s'échappa de ma gorge pour résonner dans la pièce.

-« PAPA ! »

Dans la seconde, un grand bruit, sourd, retentit. Une porte vola à travers la pièce, s'écrasant bruyamment contre le mur, et laissant entrer un grand jet de lumière, suivit d'une silhouette.

Des bruits de pas rapides se rapprochèrent de mes oreilles bourdonnantes. La silhouette apparue presque instantanément devant le premier homme, et dans un coup de pied qui fendit l'air, l'envoya s'écraser dans l'une des cellules. Ce même pied continua sa rotation, et s'enfonça dans le ventre de l'homme restant. Celui-ci lâcha prise, et s'envola jusqu'au fond de la pièce, rejoignant la porte dans le mur. Je tombais ensuite lourdement dans les bras brûlant de colère de la silhouette.

… Tout s'était passé tellement vite que j'en avais le souffle coupé. Il était si fort, et si rapide…

Je pouvais sentir son sang bouillonner, et son cœur battre rapidement. Je levais les yeux vers son visage. Quelques mèches de ses cheveux blonds lui retombaient sur le visage, et son souffle était encore fort. Ses lunettes brillaient, mais ne cachait pas son regard, intensément posé sur moi. Il me fixait avec la plus grande attention, au point de même sembler compter mes cheveux.

Les larmes se mirent à rouler sur mes jours, de plus en plus nombreuses. Je l'avais senti arriver, il m'avait entendu l'appeler, et était venu à mon secours…

J'avais honte de l'état dans lequel j'étais, mais qu'est-ce que j'étais heureuse de le voir….

-« R-Rayleigh… »

J'avais prononcé son nom, la gorge secouée par les sanglots, ce qui lui arracha une sorte de grimace. Il se saisit des menottes qui emprisonnaient mes pieds et mes mains, et les brisa simplement en les serrant. Puis il attrapa le collier métallique que j'avais autour du cou. Il me lança un regard rassurant. Quelque chose explosa à trois mètres de nous dans les airs… Le collier n'était plus là. Il l'avait enlevé si rapidement, et avec tellement de facilité… Je n'avais rien vu.

Tel deux aimants, il me serra soudainement dans ses bras, et je pu m'accrocher solidement à son cou, cachant mon visage sur l'une de ses larges épaules. J'arrivais enfin à fermer les yeux, la douleur avait disparue.

-« Idiote… Ne nous fait plus peur comme ça. », Gronda-t-il, faussement énervé.

-« Je suis désolée… », Dis-je en pleurant. « Et Hachi… où est Hachi ? Est-ce qu'il va bien ? »

-« Il va bien, ne t'inquiètes plus. », Dit-il en me caressant la tête.

Il me garda dans ses bras, et parti ramasser mon t-shirt avant de m'aider à l'enfiler.

-« Tu vas attraper froid… »

Je me blottis de nouveau contre lui dès qu'il eut finit. Je ne voulais plus le lâcher, je ne voulais plus qu'il parte.

-« Où est-ce que tu étais, tout ce temps ? », Lui dis-je en agrippant son t-shirt. « Tu ne rentrais même plus ! Ca fait presque une semaine, est-ce que tu te rends comptes ? »

Il ne me répondit pas. Il s'avança vers l'homme gisant au sol le plus proche et le retourna sur le dos d'un coup de pied. Il mit une main sur mes yeux, pour m'empêcher de regarder. J'étais tétanisée. Bien que ça ne me soit pas adressé, Rayleigh dégageait une telle aura meurtrière que j'en eu des frissons…

Quelque chose de glacial parcourra tout mon corps. Une grande force, qui s'était relâchée d'un seul coup, et qui avait dévorée la présence des deux hommes à terre. Je ne les ressentais plus… Est-ce qu'ils étaient morts… ?

Rayleigh sortit de la pièce. Il traversa un grand hall, puis atteint enfin l'extérieur. J'étais toujours blotti dans ses bras, et il retira sa main de mes yeux qu'une fois que le bâtiment d'où nous venions ait disparu derrière les arbres...

...

Il marcha dans le silence. Je n'osais pas parler, j'avais peur de dire une bêtise. Il marcha une dizaine de minutes encore, avant d'enfin ouvrir la bouche.

-« Je… Je suis désolé de t'avoir laissé seule. »

L'entendre s'excuser me fit sourire légèrement.

-« C'est bon… », Dis-je, avant de mâchonner le col de sa chemise. « Essaie juste d'être… mon père, maintenant. S'il te plait… »

J'avais marmonné, mais il m'avait très clairement entendu. J'avais les joues roses de honte, mais je me sentais mieux de l'avoir dit. Un sourire se dessina doucement sur son visage.

-« Promis, je ferais de mon mieux… »

Je fermais les yeux, sans pour autant dormir. Je ne faisais que me reposer sur l'épaule puissante de ce qui était, dès à présent, mon nouveau père.


J'espère que cela vous a plu !

Promis, plus de fun et d'eau de source dans les prochains chapitres ! :D

A très viiite ~ ! (traduction: A dans trois mois, jour pour jour, top chronos. */SHBAF*)