Hey, hey!!

Cette fois je met le prochain chapitre plus tôt. J'essaye de me faire pardonner pour la dernière fois (héhé....ça marche?!). Enfin bref.

Merci à Misss Granger Weasley pour sa gentille review et à tous mes lecteurs. Je sais, je le répète à chaque fois, mais je ne vous dirais jamais assez de mercis pour pouvoir exprimer justement ma gratitude!!

Merci, merci, merci!!!!

And now enjoy!!


J'ai passé les dix jours suivants à essayer de tirer les vers du (parfait) nez de ce cher Scorpius. Sans succès.

Après la conversation que j'avais eue avec Alice, j'avais décidé de traiter le sujet avec délicatesse. (Je n'avais en effet aucune confiance en ma capacité de demander la chose subtilement.) Je devais donc prendre le sujet avec des pincettes.

Mais malgré tous mes efforts, il trouvait toujours le moyen de dévier le sujet discrètement avec des: « Tiens, mais c'est pas Al qui t'appelle, là-bas? »,ou des « Au mince, je suis très en retard, on se voit plus tard, hein! » ou encore des « C'est pas une araignée ce machin dans tes cheveux? » (mais comment avait-il deviné que j'avais la phobie des araignées?!?).

La seule chose que j'avais été capable d'en tirer était un pauvre rendez-vous pour faire notre devoirs de Métamorphose avec Harris et Spencer. Merveilleux…

Bref, c'était complètement désespérée que je me suis dirigée vers la bibliothèque pour retrouver mes partenaires.

Quand je suis arrivée, la grande salle d'étude de la bibliothèque était vide; aucun d'eux n'était encore arrivé. Je me suis donc assise à une table et j'ai sorti mes affaires. J'étais en train de feuilleter un livre quand j'ai entendu plusieurs personnes s'assoir.

J'ai levé les yeux de ce que je faisais avec un énorme sourire en pensant qu'il s'agissait de Scorpius, quand je me rendis compte qu'il s'agissait en fait de Brown et Parkinson, ainsi que quatre autres filles que je ne connaissais pas. Mon sourire enjoué s'est envolé aussitôt.

Brown et Parkinson étaient toutes les deux assises sur les chaises en face de moi et les quatre filles se tenaient derrière elles, comme des gardes du corps l'auraient fait dans un film de mafieux. Cela ne me disait rien qui vaille…

Mais il était hors de question que je leur laisse sentir la moindre peur. Mon orgueil n'aurait vraiment pas apprécié et puis, j'étais une Gryffondor après tout!

-Je peux vous aider?, j'ai dit d'une voix nonchalante.

-Il faut qu'on parle, Weasley, dit Parkinson menaçante.

-Je vous écoute

-Il y a des règles ici, dit Brown.

-Et tu passe ta vie à les enfreindre sous notre nez.

J'ai froncé les sourcils.

-Quoi?, j'ai demandé, plus perplexe qu'en colère.

-Ne fais pas l'innocente, Weasley. On t'a tous vu faire les yeux doux à Potter et sa bande!

-Tu crois que tu peux débarquer comme ça et chauffer tous ceux qui passent?!

-On sait pas comment ça se passait là où t'étais avant, mais ici, tu peux pas sauter sur tous ce qui bouge; alors j'te conseil de t'éloigner de Potter en vitesse!, m'a menacée Brown.

-Et de Zabbini aussi!, a ajouté une des quatre filles qui était à Serdaigle.

Ça m'a vraiment fait halluciner. Elles pensaient que je « chauffais » Al?!?!?

-Non mais vous vous rendez compte qu'Albus est mon cousin?!, j'ai demandé abasourdie.

-Ne cherches pas de fausses excuses, Weasley!, s'est exclamée Parkinson.

J'étais tellement choquée que je n'avais pas remarqué les quatre filles se déployer derrière moi.

L'une d'elles m'a saisie par les cheveux et plaquée contre la table, visage en avant. J'ai entendu le craquement qu'a fait mon nez en se cassant et crié de douleur.

-Mais vous êtes malades!!

J'ai commencé à me débattre, mais les trois filles restantes m'ont maitrisée facilement.

-Que les choses soient bien claires, m'a dit Parkinson d'une voix basse et menaçante, ne t'approche plus de Potter ou de sa bande sinon…

Elle a tiré sur une touffe de mes cheveux et ajouté:

-…ce sera bien plus que ton nez qu'on va casser, pigé?

Je n'ai rien pu répondre à moitié noyée dans mon propre sang qui s'étalait sur la table, mais ça a semblé lui suffire parce qu'elle a fait signe à ses petits chiens de garde de me lâcher. Elles se sont exécutées tout de suite, en petits toutous bien dressés et ont quitté la bibliothèque.

Je me suis redressée lentement en essayant d'éponger le sang avec ma manche. Ça faisait un mal de chien et j'avais la tête qui tournait à cause de l'odeur.

Tout à coup, une main s'est posée sur mon épaule, ce qui m'a fait sursauter.

-Rose, ça va?, a demandé Scorpius.

Ses fins sourcils blonds étaient froncés d'inquiétude. Je n'ai pas pu m'empêcher de sourire bêtement.

-Ça arrête pas de saigner, j'ai dit (toujours aussi bêtement).

Rien qu'en disant cette petite phrase de rien du tout, j'avais réussi à lui postillonner une multitude de gouttelettes de sang sur sa chemise blanche (bien joué Rosie, très classe!). Il a reculé brutalement et une ombre étrange est passée dans ses yeux givrés. Puis il s'est figé comme s'il réfléchissait à la bonne attitude à adopter.

-Attend…, a-t-il finalement dit en fouillant dans son sac.

Il en a sortit un mouchoir et s'est mis à éponger le sang qui coulait de mon nez en faisant attention à s'en mettre le moins possible sur les doigts (bien que s'était complètement impossible à cause de la chute du Niagara qui me tenait maintenant office de nez). J'ai pas pu m'empêcher de remarquer que ses doigts tremblaient légèrement

-Ton nez a une tête bizarre, je crois qu'il est cassé. Tu ferais mieux d'aller à l'infirmerie.

-Ouais t'as sûrement…aïe!

Malgré ses gestes délicats, Scorpius m'avait frotté le nez un peu trop fort et ranimé la douleur de ma blessure.

-Mince, déso…

Mais il n'eut pas le temps de finir sa phrase coupé par un coup de poing fulgurant sortit de nulle-part.

-Qu'est-ce que tu lui as fait?!, s'est écrié Spencer en plaquant Scorpius contre la table.

-Tout va bien, Rosie?,m'a demandé Harris, complètement affolé en passant une main sur les épaules.

Rosie? Mais qui lui avait permis de m'appeler Rosie!?! En plus je supporte pas d'être touchée par des étrangers…

Je lui ai donc envoyé une gifle mémorable.

Harris a ouvert de grands yeux et ouvert grand la bouche; je crois que c'était la dernière chose à laquelle il s'attendait.

-Je vais très bien, pov' débile!, me suis-je écriée en postillonnant toujours du sang un peu partout, Et toi là-bas lâche Scorpius tout de sui…

(C'est terrible, mais aucune phrase n'a pu être terminée ce jour-là!) Ma phrase a été stoppée net par le vol plané que venait de faire Spencer sur la table d'en face qui a carrément explosée sous son poids. (Ça m'avait bien coupé le sifflet!). En une fraction de seconde plus tard la chaussure de Scorpius se trouvait à appuyer sur la jugulaire du Gryffondor. Les yeux givrés du beau blond étaient d'un froid polaire et orageux, comme si la seule envie de leur propriétaire était de tout détruire sur son passage. J'ai compris pour la première fois pourquoi les gens trouvaient Scorpius effrayant.

-Ça suffit!, a crié une voix mi autoritaire, mi affolée dans mon dos.

Je me suis retournée en j'ai vu Maman s'avancer vers nous, la baguette en avant.

-Mr. Malefoy éloignez-vous de Mr. Spencer immédiatement!,a-t-elle continué un peu tremblante devant la teinte violette qu'avait pris le visage de ce dernier.

Scorpius la foudroyée avec les petits lacs complètement gelés qui lui servaient d'yeux. J'ai cru pendant une minute (qui m'a semblée durer des années) qu'il allait lui sauter à la gorge. Mais il a finalement retiré son pied et s'est éloigné de Spencer en silence.

Maman s'est précipitée sur le garçon à terre qui reprenait son souffle avec difficulté.

Scorpius, lui, m'a lancée un coup d'œil et je n'ai pas pu m'empêcher de frissonner. En me voyant faire, il a baissé les yeux, comme pris en faute, puis est parti sans demander son reste.

-Scorpius!,l'ai-je appelé sans succès.

La porte s'est refermée sur lui.

Je l'avais blessé, je le savais.

J'ai regardé la porte sans bouger, comme un zombie, et la seule chose que j'ai trouvé à faire c'est fondre en larmes.