6. Dans nos larmes s'attarde l'espoir d'un amour naissant :
Point de vue Hermione
On ne peut pas vraiment dire que mon réveil fut très extatique. J'avais passé ma soirée à sangloter jusqu'à en inonder mon lit autant que la Fontaine de Trevi à Rome pouvait déverser ses pleurs en un rien de temps.
Si mes pensées allaient vers cette fontaine en cette matinée, c'est que la dernière fois que je m'étais trouvé face à elle, lors d'un voyage que j'avais fait à Rome en compagnie de mes parents, il m'était arrivé quelque chose d'absolument incompréhensible. C'était il y a deux ans de cela, nous étions sur la place de Trevi, et celle-ci était bondée de touristes, comme toujours. Et soudainement, je me souviens que le ciel s'était obscurcit. De longues trainées de poussières noires s'étaient mises à tourbillonner au dessus de nous et étonnamment je semblais être la seule à m'en être aperçu. Puis ce fut le trou noir complet. J'avais beau entreprendre, depuis, à tenter de me souvenir, mais ce n'était que folie et cela allait à l'encontre de mes forces. Une partie de ma mémoire avait été effacée, je ne voyais pas d'autres alternatives à celle-ci. Après une durée dans les abîmes que je ne saurais définir, je me revois assise pas terre dans un coin de la fontaine, abritée des regards. J'avais brusquement changé de place et ne savait comment cela s'était produit. Mes parents m'avaient cherché longtemps avant que nous ne nous rejoignîmes enfin. Mais eux semblaient des plus ordinaires et n'avaient apparemment pas eu de sensations de troubles. Et le seul indice que j'eus de ce qui s'était passé était des larmes qui affluaient. Pourquoi pleurais-je de nouveau ?
J'avais compris plus tardivement que les poussières occultes qui avaient tournoyé dans le ciel devait être des Mangemorts et que probablement j'avais été soumise au sortilèges d'amnésie. Mais en essayant d'en parler à quiconque, j'avais aussi pu admettre qu'un second sortilège m'avait été assujetti. En effet dès que je voulais y penser ou le raconter, soudainement j'oubliais ce que je voulais dire. Je n'avais jamais entendu parler d'une telle magie, mais elle était puissante de toute évidence, et ne faiblissait pas avec le temps. Et alors je garderai ce secret en moi à jamais. Mais qui était-ce qui m'avait lancé de tels sortilèges ? Encore des interrogations auxquelles aucune réponses ne me parvient. Je tenta de mettre un mot dessus, mais la seconde d'après je perdais le fil de ma pensée. À quoi songeais-je déjà ?
J'essuyai prestement les larmes sèches dont le contour se profilait encore sur mes joues. Cette fois je pouvais me souvenir de quoi celle-ci était la conséquence. Malfoy. Draco je veux dire. Oui Draco c'est plus jolie. Décidément il m'en fait voir de toute les couleurs. Qu'est-ce qu'il lui a prit de s'énerver comme ça ? Il était si gentil récemment. Bon il est vrai que depuis que je l'avais vu dans le lit, il avait semblé différent, mais toujours gentil néanmoins. Ou peut-être est-ce encore mon esprit qui me joue des tours ?
Après être passé par la case douche, et démêlage de cheveux intense, j'enfila enfin ma robe de sorcière par dessus mes vêtements moldus. Un léger débardeur rouge et une jupe de l'uniforme de Poudlard. Prête. Un dernier coup d'oeil dans le miroir et je me sentais un peu mieux. Il avait beau avoir bien chambouler l'intérieur de mon esprit, cela ne se voyait pas de l'extérieur.
Je sortis de ma chambre et vit qu'au même moment Draco sortait de la sienne. Je me souvenais bien de notre dispute de la veille et j'étais bien décidée à attendre ses excuses avant de lui reparler. J'avançais rapidement, la tête haute, vers le portrait de sortie, en l'ignorant du mieux que je pu. Il se précipita alors devant moi, un air narquois sur le visage. Je cru d'abord qu'il avait l'intention de me passer devant et que c'était la raison de son empressement. Eh bien, très bien s'il était pressé il pouvait bien sortir avant, mais pas la peine d'afficher un faciès si goguenard. Mais quelle ne fut pas ma surprise lorsqu'alors que j'attendais derrière lui qu'il ait franchit le passage, je le vis se mettre de côté en me tenant la porte. Il me laissait passer. Je fus tentée un moment de sourire et de le remercier, mais je craignais que son attitude fut un piège. Alors je continua de marcher sans lui accorder un seul regard. Des excuses je voulais, des excuses j'aurai.
Le petit déjeuner étaient tout ce qu'il y a de plus succulent. La table abondait d'onctuosités et de mets dont la plupart des élèves raffolaient. Je saluais mes amis tout en me servant généreusement en pancakes arrosés de sirop d'érable.
- Ça va ma Mione ? Me demanda Ron, avant d'enfourner une portion assez importante de bacon et d'oeufs dans sa bouche. La cohabitation avec la fouine n'est pas trop difficile ?
- Pas du tout. Il est très... euh discret pour l'instant.
Je vis la nourriture passer dans son gosier et il ajouta :
- Oui ba il a plutôt intérêt à le rester si il na veut pas qu'on intervienne ! N'est-ce pas Harry ?
Ce dernier commença à ouvrir la bouche, mais je l'interrompis :
- Mais enfin qu'est-ce que vous avez ? Vous avez réussit à vivre sous le même toit avec lui durant presque un mois, vous savez qu'il a changé non ? Alors arrêtez de jouer les gamins !
- Hééé parle à Ron uniquement ! Moi je n'ai rien dit ! Je trouve même que Draco s'est vraiment bien comporté au Terrier. Je ne lui ai quasiment pas adressé la parole, mais le peu de conversation que nous avons eu était toujours très correct et cordial.
- Ah parce que tu l'appelles Draco toi maintenant ? Demanda Ron, avec des yeux ronds.
- C'est son prénom... Répondit simplement Harry.
Ron s'apprêta à répliquer mais je le devança.
- Tu as tout à fait raison Harry ! Il est bon d'enterrer la hache de guerre et de vous considérer comme de bons camarades !
Je souris à Harry, heureuse de son comportement. Ron quant à lui préféra abandonner l'idée de discuter. Il avait toujours au travers de la gorge le fait que ses parents aient accepté de loger Draco. Il en avait honte je crois, honte que Draco ait vu les conditions dans lesquelles lui vivait par rapport au blond. Je jetai d'ailleurs un petit coup d'oeil vers la table des Serpentards mais retournai vivement la tête vers Harry. Bien sûr, il fallait que quand je veuille le regarder, il me regarde également. Même de loin, j'avais pu sentir ses yeux d'acier pénétrer les miens. Il avait semblé surpris et je crois qu'il avait aussi détourné son regard. Mais ce qui m'énerva le plus fut le regard amusé qu'eut Harry lorsque je m'étais précipitamment tourné vers lui. Il avait vu. Au mon Dieu ! Faite qu'il n'est pas vu qui j'ai relooké ! Je constatai alors qu'il regardait vers la table des Serpents juste derrière moi puis me regardait à nouveau et répétait ce geste plusieurs fois. Je lui imposai d'arrêter ces mouvements de tête d'un regard noir avant de regarder Ron. Lui par contre ne s'était aperçu de rien. Ouf. Et la discussion reprit normalement.
On se mit à parler avec enthousiasme des cours qu'on aurait aujourd'hui lorsque la voix du professeur McGonagall résonna dans toute la salle. Tout le monde reporta son attention sur la directrice qui s'apprêtait à faire un discours. Harry profita alors de ce moment de dissipation de Ron pour se rapprocher de moi au dessus de la table et dire :
- Ne t'inquiètes pas Hermione. Je ne dirai rien. Rien du tout. À toi de faire tes choix.
Et sur ce il me fit un clin d'oeil et me sourit malicieusement avant de regarder lui aussi notre professeur de métamorphose.
- ... Donc comme vous le savez il était prévu que l'annonce des équipes soit faite soir. Cependant, les tirages au sort on déjà été effectué devant la pressante exaltation dont vous avez fait preuve à l'égard de l'organisation de ces Olympics ! Aussi, je tiens à vous informer que des affiches sur lesquelles sont consignée la composition de chaque équipe ont été placardées à plusieurs endroits dans le château. Notamment sur les murs à droite en sortant de la grande salle. Voilà, sur ce je vous souhaite une très bonne première journée de cours à tous.
Un brusque mouvement de foule se propagea sur l'ensemble des quatre longues tables. Tous les élèves de septième année, et même ceux qui n'avaient visiblement pas finit de manger se précipitèrent à la sortie de la Grande salle. Je constatai qu'il y avait même des petits curieux de toutes les années confondues qui allaient voir. On se mit d'accord avec Harry et Ron à attendre que cette masse d'élève s'éparpille un peu avant d'y aller. En revanche, Dean Thomas et Seamus Finnigan s'étaient levés, la bouche encore pleine, et tentaient maintenant de se frayer un chemin au milieux des autres pour voir où leurs noms étaient inscrits. Leurs attitudes à tous me faisait bien rire.
Un petit coup d'oeil vers la gauche me permit de noter que mon co-préfet en chef ne s'était pas encore levé non plus, d'ailleurs il affichait un air totalement indifférent à l'engouement qui se dessinait chez les élèves de notre année. Mais Pansy quant à elle ne tenait plus en place et avait de toute évidence hâte de savoir avec qui elle serait !
- Bon ça vous dit qu'on aille voir ? Demanda Ron. Il y a moins de monde non ?
- Ouai, allons-y. Dit simplement Harry.
Il se leva et Ginny en fit de même tout en lui attrapant la main avec affection. Ils étaient vraiment beau. On marcha vers la sortie et je vis que Draco s'était aussi levé, tiré par une Pansy excitée. Je sens que je ne vais pas la supporter longtemps celle là ! Zabini Blaise suivait également d'un air las.
Alors qu'on passait le pas de la porte, George Weasley arrivait en face de nous. Il portait un très beau costume marron qui le mettait vraiment en valeur. Il alla à notre rencontre en souriant.
- Alors vous avez déjà vu les listes ?
- Non on y va justement ! Répondit Ron. Tu les a vu ?
- Oui, mais je vous laisse la surprise, pour en être une, ça en sera une sacrée !
En passant à mes côtés il murmura :
- Bonne nouvelle.
Ayant entendu son inopiné chuchotement, je me retournais pour lui répondre, mais il continuait déjà sa route vers la table des Gryffondor pour petit déjeuner. Que voulait-il dire par là. Bonne nouvelle pour qui ? J'étais avec Draco, ou bien avec lui peut-être ? Mais je doutais fort qu'il y participe. Peut-être étais-je tout bêtement avec Ron.
On s'approcha des nombreuses affiches et pût enfin lire les listes. Notre première surprise fut de constater qu'il n'y avait pas quatre équipes comme on s'y était attendu. Mais plutôt des équipes de deux. Plusieurs d'entres-elles retirèrent mon attention :
Justin Finch-Fletchley / Lisa Turpin
Pansy Parkinson / Harry Potter
Parvati Patil / Zabini Blaise
Ronald Weasley / Cormac McLaggen
Hannah Abbot / Neville
Padma Patil / Millicent Bulstrode
Lavande Brown / Ernie Macmillan
Draco Malfoy / Hermione Granger
...
Et là je m'arrêta. Ou plutôt mon cœur s'arrêta. Net.
- Oh nooon ! Entendis-je Ron râler. Tout sauf lui, pitié.
Bon c'est vrai qu'il était tombé avec un de ces bons ennemis.
- C'est pas vrai ! S'exclama Harry. Je dois être maudit.
- Oh mon pauvre... Disais Ginny à ses côtés.
D'accord il ne serait pas très bien accompagné lui non plus.
Mais... Et moi ! Il n'avait pas remarqué ou quoi ?
- Mais... Hermione ? Tu es avec Draco ! Dit-il d'un air interdit. Ça va être l'horreur pour toi !
Ah enfin quelqu'un qui s'en rend compte ! Ouai bon tu exagères Ronald, l'horreur peut-être pas non plus. Surtout pour moi, me dis-je en ricanant intérieurement.
- Ah oui, je viens de voir pour toi Hermione, ça va être difficile, bon courage, dit Neville, compatissant. Moi je suis avec Hannah donc c'est vraiment cool.
- Mais non, l'horreur quand même pas, intervint Harry, pour répondre à Ron. Il est devenu si gentil, Hermione est mieux lotie que nous pour le coup... Et bien alors Hermione, tu ne te remets pas de tes émotions on dirait, on ne t'entend pas, jouta-t'il, d'un ton plein de sous entendus.
- Si si, je suis juste surprise, dis-je d'un ton accusateur.
- Et lui surtout, comment va-t'il réagir, quand il va l'apprendre il sera sûrement énervé. Il va probablement t'en faire baver ma pauvre chérie, Dit Ron.
- Qui va faire baver ta pauvre chérie, Weasley ?
Je sursautai en entendant sa voix trainante. Draco était juste derrière nous et essayait visiblement de lire la note concernant les équipes.
- Oh c'est moi il semblerait ! Dit-il d'un timbre caustique. Ne t'en fais pas, ce sera d'amour qu'elle bavera !
J'eus un hoquet de stupeur. Non. Mais... Comment sait-il ? Il regarda vers moi et en voyant mon air si sérieux et effaré il se reprit rapidement et l'intonation de sa voix changea :
- Non mais c'était une blague hein !
- Dégage Malfoy ! Dit Ron, une pointe de jalousie naissant évidemment au sein de son esprit.
- Pff ils ne sont même pas drôles ces Gryffondors !
Et sur ce, il retourna ses talons. Blaise à ses côtés. Il se retourna néanmoins quelques secondes plus tard et dit d'une voix forte :
- Au fait Hermione, je ne veux pas nécessairement la jouer amitié avec toi, mais j'espère bien qu'on mettra nos antécédents de coté pour gagner n'est-ce pas ?
Je n'eus pas le temps de répondre qu'il était déjà partit.
- Nous allons faire équipe on dirait ! Dit Pansy en jetant un regard amusé à Harry. Mais je te rassure de suite, je le ferai pas trop baver. Ajouta-t'elle cette fois à l'intention de Ginny qui la fixait d'un œil mauvais.
- Oh ça je m'en doute, sinon tu sais bien que je te le ferai regretter très vite ! Répliqua la rouquine en conservant un ton posé, bien que ses joues rougeoyait d'irritation.
Et Pansy nous abandonna elle aussi sur ces mots pour rejoindre ces deux amis partit.
Et voilà. Encore une fois ce magnifique petit prétentieux avait réussit à semer le trouble dans mes esprits. Je pensais à lui toute la journée. Durant les deux premières heures de cours ou nous avions un cours de Sortilèges commun avec les Poufsouffles. Et aussi pendant le d'histoire de la magie. De même qu'à la pause de midi. Je n'étais d'ailleurs pas aidée puisqu'il avait fallut que je m'assoie face à leur table. Je ne manquais alors pas d'occasion de le regarder.
- Hermione, tu ne m'écoutes pas ! Disait Parvati.
J'entendis Lavande glousser comme une dinde et reporta mon attention sur elle.
- Oui ?
- Non mais tu es ailleurs depuis le début du repas ! Dit-le si on t'ennuie ? Mais c'est toi qui a commencé à nous parler de la nouvelle prof de potion je te rappelle !
- Oui oui, excuse moi. J'étais... euh... Dans mes pensées.
- Oui ba ça on avait remarqué ! Dit Lavande ironiquement.
- Donc je disais que Ernie Macmillan l'a eu juste avant, de 10heures à 12heures. Et comme tu sais, il fait équipe avec Lavande...
Et là un autre gloussement de cette dernière me fit lever les yeux au ciel. J'avais envie de l'étrangler celle là des fois. Mais je me retins. Et continuai à écouter Parvati.
- ... Enfin apparemment elle est vraiment géniale ! Elle est très gentille et encore toute jeune et il paraît même que Justin a essayé de la draguer un peu ! Mais on ne l'aura que demain ! J'ai vraiment hâte.
- Moi aussi ! On aura enfin un professeur juste dans cette matière, il était temps qu'on arrive à gagner des points en cours de potion. Dis-je laconiquement.
Le reste de la journée passa assez vite notamment grâce au cours d'arithmancie qui me passionnait. Puis, Ron passa me chercher à la fin du cours et on se dirigea vers le parc pour profiter du soleil encore très chaud en ce début septembre. Nous étions juste nous deux, en amoureux, mais mon petit roux avait l'air tendu et semblait mal à l'aise. Je l'étais aussi, j'en avais marre de ces faux-semblants. Cette hypocrisie ne pouvait plus durer.
- George m'a parlé... Commença Ron.
Point de vue Draco
Il ne devait pas être très loin de 21heures lorsque je me décidai à quitter la salle commune des Serpentards pour rejoindre celle des Préfets en Chef. Les couloirs étaient tranquilles, vides. Il faudrait qu'on s'organise avec Hermione pour faire les rondes de chaque soir. Mais telle que je la connaît elle y aura probablement déjà pensé. Elle n'était même pas là au dîner. Je me demande pourquoi... Ron avait l'air vraiment déconfit en plus. Il se sont sans doute disputer. De toute façon il n'est clairement pas fait pour elle. C'est un idiot et elle une jeune fille vraiment brillante. Ah ! Mais qu'est-ce qu'il me prend de penser encore ainsi !
Il faut que je me reprenne. Elle n'est rien pour moi pas vrai ? Après qu'elle m'est fichu un poing en troisième année, elle avait commencé à sérieusement m'impressionnée et j'en avais été très effrayé. J'avais alors ôté tous mes souvenirs d'elle au fur et à mesure pour oublier qu'elle me plaisait. Et depuis je l'avais toujours détesté, détesté de plus en plus, haïe de me faire découvrir des sentiments que je voulais refouler, que je ne voulais pas connaître. Car ç'aurait été afficher une marque de faiblesse. Mais voilà que tout changeait. J'avais décidé de récupérer tous mes souvenirs hier soir. Un grand nombre d'éléments que j'avais perdu m'ont soudainement assaillit. Et les recomposait ensemble dans mon cerveau ont recréé ce sentiment. Mais quel était-il ?
Je la découvrais, femme. Et très belle même. La vertu parfaite. Et voilà que j'étais heureux quand elle se fâchait avec Ron. Tout allait vraiment mal, je ne devais pas succomber ! J'avais vaguement décider de m'excuser de mon comportement de hier soir, mais je crois qu'il vaut mieux que je l'évite, pour me préserver. Or c'était trop tard. En ré-acceptant mes souvenirs, c'est elle que j'avais décidé d'enfin accepter. Toute la nuit j'avais remué ça dans mon esprit. Le fait d'être préfet en chef avec elle me donnait l'occasion de vraiment la connaître. C'est pour ça, sans doute que j'avais convenu d'accueillir finalement le sentiment de l'amour dans mon cœur. Et étrangement ça faisait mal. Je ne m'y attendais pas. Ne pas la voir au dîner m'avait inquiétait et ça me tuait de le dire. Pansy et Blaise avaient remarquaient que je n'étais pas bien d'ailleurs !
Ainsi c'est comme ça que je me suis fait tirer de force dans leur salle commune pour qu'il me remonte le moral. Enfin c'est ce qu'il disait. Car je ne voulais qu'une chose, la voir. Mais je du subir leur jeu habituels qui je l'avoue avait eu le bon de me faire rire. Toute la journée j'avais pensé à elle. Je me demandais comment elle avait interprété mon message du matin devant les listes. J'espérais qu'elle n'avait rien mal prit. Le fait qu'elle soit resté muette ne m'étonnait que très peu. Après tout elle était fâchée contre moi. Et quand je lui avait ouvert la porte, elle était restée si froide et hautaine. Aussi hautaine que peuvent l'être les serpentardes.
- Loutre. Dis-je au portrait.
Et il s'ouvrit. À peine entré je vis Hermione recroquevillée sur l'un des sofa devant la cheminée. Je crus d'abord qu'elle dormait mais en passant à ses côtés je vis que de grosses larmes perlaient de ses yeux. Ils étaient fermés et son corps s'agitait de spasmes tremblants. Un élan de compassion m'envahit mais je le refoula. À ce moment, elle ouvrit les yeux et se rendit compte que je la regardais. Je me retournai brusquement, gêné de l'avoir ainsi observé. Puis je me dépêcha de rejoindre ma chambe.
À peine avais-je refermé la porte que je m'énerva contre moi même ! Je me donnais plusieurs claques. Mais quel imbécile ! C'était le moment là. Le moment de redevenir le gentil Draco qu'elle a connut pendant que tu étais au Terrier. Ah quand je pense que tout ce temps chez les Weasley je n'ai pas pu en profiter ! J'aurais du retrouver mes souvenirs plus tôt ! Aaah et là je devrais aller la consoler, c'est ça qu'on fait en général ! Mais non, toi, comme un con, tu la regarde, puis quand elle a bien vu que tu t'émerveillais de la voir pleurer, tu te casses ! Oh mais c'est pas vrai ! Je me pris la tête entre les mains tout en faisant les cent pas dans la chambre.
Puis soudainement, je ré-ouvris ma porte à la volée et me dirigea vers elle. Elle s'était levée et se dirigeait vers sa chambre.
- Hermione ! Dis-je d'un ton plus abrupt que je ne l'aurais voulu.
Elle se retourna, le visage rouge. Et dit énervée :
- Qu'est-ce que tu me veux toi ? Si tu veux râler parce que j'ai bruyamment occupé notre salle commune pour pleurer, c'est pas la peine ! Si j'avais su que tu n'étais pas déjà dans ta chambre je ne serai pas resté là ! Tu veux te moquer ? Et bien vas-y ne te gêne pas ! Mais je préfèrerai ne pas être là si ça ne t'ennuie pas !
- C'est comme ça que tu ne me parles plus ?
- ... Oooh ! Espèce de... sale... petit... Vermine ! Dit elle en articulant bien chaque mot. Je te déteste.
Ses deniers mots me firent comme un coup de poing dans le cœur. Elle s'était retourné et avait déjà attrapé la poignet de sa porte lorsque je couru jusqu'à elle. Je l'attrapai par derrière, entourant ses épaules de mes bras et la serrait tendrement. Elle émit un hoquet de surprise et tenta de se dégager.
- Mais qu'est-ce que tu fais ?
- Je te console.
Elle ne sut que dire, mais cessa de remuer. Ses cheveux contre mon visage sentait si bon que je me permis de fermer les yeux tout en sentant cette parfaite effluve. Et ils étaient si doux aussi... Je lui chuchotai alors à l'oreille :
- Je suis vraiment désolé. Désolé pour ce que je t'ai dit hier soir. Et pour ce soir aussi. Et pour tout ce que j'ai pu te dire de mal depuis que je te connais, en réalité...
Mes dernières paroles se perdirent dans un murmure.
- Je peux savoir qu'est-ce qui t'arrive soudainement Draco ?
- J'ai compris certaine chose depuis... Depuis hier soir.
- Ah oui ? Comme ça ? D'un coup tu te rend compte que tu es le plus sournois des scélérats ?
- Avant je ne pouvais pas m'en rendre compte... Mais peu importe... Pourquoi pleurais-tu ? Dis-je en la relâchant pour lui permettre de se retourner.
J'essuyai ses joues bouffies pendant qu'elle articulait en bégayant :
- Je... Je me suis disputée avec Ron.
- Ah oui je m'en doutais ! Et à quel sujet ? Il t'a fait du mal ?
- Non... Nous avons juste... Enfin... je lui ai dit que je voulais faire une pause avec lui. Mais il a eu du mal à comprendre et il s'est un peu emporté...
- Ah quelle sale bouse de dragon ce type ! Tu as eu raison de le laisser !
- Quoi ? Mais non ! Enfin il n'y est pour rien... Je comprend qu'il se sente délaissé... J'ai peut-être fait le mauvais choix...
- Non c'était un bon choix.
Elle me regarda consternée.
- Je suis désolée si par moment je suis ingrat et que je remet ma peau de serpent. Je reste moi, tu comprends ? Mais ça ne veut pas dire...
J'hésitai à prononcer ces mots, je savais que je les regretterai.
- ... Ça ne veut pas dire que je ne peux pas éprouver de sentiments et de l'affection.
- Draco, je ne te comprend plus... Dit-elle d'un ton perdu. Qui es tu vraiment... ? Murmura-t'elle.
- Moi même je ne sais pas... Trop de secrets me rongent de l'intérieur. J'espère qu'un jour je sortirai de tout ça, que j'arriverai à affronter la réalité, toute la réalité...
- Tu veux dire par rapport à la personne que tu aimes ?
Sa voix s'était faite très douce et je pris peur soudainement.
- Qu'est-ce-qui te faire dire ça? Dis-je brutalement.
- Rien, je... Enfin par exemple, j'avais un ami qui était gay... Et il avait du mal à l'admettre et donc ça le faisait beaucoup souffrir...
je resta profondément choqué par ses paroles. Je plongea mes yeux dans les siens et elle tressaillit. Oh nom de Merlin ! C'était elle ! Elle qui m'avait vu à travers l'entrebâillement de la porte... Je percevais le mensonge dans son regard.
- Tu dis n'importe quoi ! Tu mens ! Tu n'as pas d'ami gay.
- Quoi ? Mais si !
Tu m'as vu Hermione !
- De quoi tu parles ? Bien sûr que non !
Je lui attrapa violemment le bras et la rapprocha de moi.
- Regarde moi dans les yeux et ose me dire que tu ne sais pas de quoi je parle !
Ses deux opales marron qui lui faisait office d'yeux fuirent rapidement les miens.
- Hermione, s'il te plait dis moi... l'implorais-je.
- Tu parles de ce qui c'est passé au Terrier ? Demanda-t'elle innocemment.
J'acquisais, encore plus apeuré qu'elle me confirme qu'elle m'avait bien surpris.
- Je... oui c'est vrai je t'ai vu avec un homme au Terrier, je ne voulais pas regarder, je t'assure ! Dit-elle précipitamment. J'avais juste entendu du bruit et j'étais curieuse... Alors... Oh excuse moi ! Et je ne savais pas que tu m'avais vu...
Je la lâchai, terrifié. Je reculai et m'assis sur le fauteuil. Je détournai mon regard d'elle, sentant cette fois les larmes affluer au coin de mes yeux. Je devais les retenir.
- Mais tu sais ça ne fait rien... Continua Hermione. Enfin, l'amour ça ne se contrôle pas ! On aime qui on aime, ça nous tombe dessus comme ça, sans qu'on s'y attende... Et je suis bien placée pour le savoir ! Je ne dirai rien si tu veux, je te le promet...
- Ce n'est pas ça Hermione... L'interrompis-je. Tu ne peux pas comprendre.
- Bien sûr que si !
- Je n'étais pas consentant...
Elle ne parut pas réaliser de suite ce que j'avais dit et quand elle comprit, elle laissa échapper un hoquet de stupeur.
- Quoi ? Qu'est-ce-que tu as dit ?
- J'aime les filles Hermione, désolé de te décevoir...
- Tu veux dire que quelqu'un t'a violé ? Ce n'est pas possible ! Tu avais l'air bien... Enfin je veux dire d'aimer ça... Dit-elle en rougissant.
- Oh c'est pas vrai ! Tu as plutôt bien regardé alors... Je ne veux pas en parler avec toi... Dis-je en me levant.
Elle me rattrapa.
- Si ! Dis-moi ! Je veux savoir.
- Ah la curiosité encore, c'est ça...
- Si quelqu'un t'a fait du mal, il faut le trouver. Raconte-moi.
- Mais tu ne comprend pas... J'ai honte ! Dis-je en fuyant son regard perçant. J'ai si peur que tu me voies mal maintenant.
- Non... Crois moi Draco, je ne t'ai jamais vu aussi bien que ce soir... Murmura-t'elle.
Je la regarda surpris. Je semblait l'intimider terriblement. Elle ne devait pas bien reconnaître le Malfoy de d'habitude... Je me sentais pathétique... Et elle... Elle si était belle. Elle n'avait pas l'air d'en avoir conscience...
Et alors je décida de me confier et de lui raconter tout mon souvenir.
- Oh par Merlin c'est horrible ! Dit-elle à la fin de mon récit.
- Oui... et tu sais ce n'est pas que j'y ais pris du plaisir... Enfin tu comprends, c'est un peu personnel de dire de telles choses, mais quand tu sens des frottements sur ces partis intimes, il est difficile de ne pas jouir de plaisir...
Oh la la voilà que je me mettais à parler de sexe avec Hermione. Ce n'est pas ce qui me gênait, par contre elle, elle avait l'air sacrément perturbé. Je me relevais subitement.
- Bon je ne voulais pas choquer la petite vierge Granger ! Dis-je en reprenant mon assurance. Mais t'inquiètes, ça ne fait rien du tout ! Cette histoire m'est égale !
Elle ne dit mot pendant quelques secondes et je me dirigeai vers la porte de ma chambre. Elle me suivit et dit d'une voix étonnamment autoritaire :
- Non c'est grave ! Alors tu vas rester là et m'écouter ! Tu te rend compte quand même qu'il y a quelqu'un au Terrier qui t'a violé ? Donc ça veut dire que c'est l'un de mes amis ! J'avais demandé suite à... Enfin tu vois ce que je veux dire... Si Arthur avait ôté les sortilèges de protection après que tu sois arrivé et ce n'était toujours pas le cas. Donc c'était forcément l'un d'entre nous qui a fait le coup ! Et d'après moi ce ne peut pas être...
- Oh oh ! La coupais-je. Je vois que tu as déjà fait ta petite enquête !
J'étais à la fois amusé et toujours confus que ce soit elle qui m'ait vu. Ça m'embarrassait d'autant plus qu'elle me plaisait de plus en plus.
- Et bien oui... C'est vrai, dit-elle embarrassée.
- C'est bon, je ne t'en veux pas ! Dis-je en riant.
- Peut-être que je pourrai t'aider à trouver qui c'est ?
- Vraiment ? Tu voudrais ? C'est assez gênant, il faudrait qu'on soit discret !
- Oui... Mais je veux réellement savoir qui a fait ce coup absolument ignoble !
- Très bien alors je t'accepte comme associée !
Ça me faisait vraiment étrange de parler de manière aussi naturelle avec elle. Mais je me sentais agréablement bien. Et depuis longtemps mon cœur n'avait pas été aussi apaisé.
- Bon en attendant on devrait peut-être se aller dormir non ? Ah moins que tu veuilles déjà épier si personne ne se cache dans ma chambre ?
- Ah oui il faudrait faire ça je pense ! Dit Hermione sérieusement.
- Haha, je plaisantais Hermione! Me moquais-je gentiment. Si ça te rassure je peux vérifier qu'aucun violeur n'attends dans la tienne mais je peux t'assurer que plus aucun ne viendra me surprendre dans la mienne maintenant !
Elle parut légèrement vexée, car elle avait apparemment prit très au sérieux ma proposition de vérifier les pièces. J'avançais jusqu'à ma porte et dit :
- Abjecte.
Un cliquetis au niveau de la serrure de la porte se fit entendre et elle s'ouvrit légèrement. Là je me rendis compte au même moment de mon erreur. À coup sûr elle ferait le lien. C'est une fille intelligente. Je me retourna vers elle doucement.
- Abjecte ? Dit-elle. Tu choisis étrangement tes mots de passe.
- Euh bien je n'étais pas très inspiré. Et comme tu l'as utilisé pour me décrire... Enfin je me suis dit que ça pouvait me correspondre pour le mot de passe... Dis-je troublé.
- Haha d'accord, je trouve juste ça... étonnant.
Elle se retourna et je la regardai marcher jusqu'à sa porte où elle se retourna.
- Je retire ce que j'ai dit. Ça ne te correspond pas du tout. Tu n'es pas abject Draco.
Et sur ce, elle murmura un mot contre le bois de la porte et pénétra dans sa chambre tandis que je restai là, à analyser ce qu'elle venait de dire. Et c'est le cœur chaud et plus palpitant que jamais que j'entrai à mon tour dans ma chambre pour me coucher. Je me sentais serein. Bien. Heureux. Béat. Heureusement qu'aucun des autres Serpentards n'avaient pu voir ou entendre notre scène... J'aurais eu l'air malin tout d'un coup ! Il allait falloir que je joue un rôle comme toujours et le masque du serpent commençait à me démanger grièvement...
Bonjour tout le monde ! Je crois que je n'ai jamais écrit de chapitre aussi long !
Et pourtant c'est celui dont je suis la moins satisfaite... Alors j'espère qu'il vous plaira néanmoins.
On apprend encore de nouvelles choses mais de nouveaux mystères naissent...
Qu'avez vous pensé de la discussion entre Hermione et Draco ?
Et des souvenirs perdus et caché de Hermione et de Draco ?
Des différentes équipes constituées ?
De l'association entre Hermione et Draco ?
Et qu'est-ce que George a dit à Ron qui l'a répété à Hermione ?
Je vous laisse avec ses interrogations et vous dis à la prochaine ! Bisous 3
