Titre : Draw me, I'll dream you
Auteur : Ipiu
Couple principal : ShikaNeji
Disclaimer : les personnages appartiennent depuis toujours et pour toujours à Masashi Kishimoto
Note : Voici enfin la suite et fin de cette fic, avec trois bon mois de retard au bas mot (sérieusement je suis désolée, inqualifiable et impardonnable, gomen gomen gomen). J'espère vraiment que ça vous plaira ! (*croise les doigts*) Surtout laissez pleins de reviews avec toutes les remarques que vous pouvez avoir à me faire (même si c'est parce que j'ai oublié une faute d'orthographe ce qui est fortement plus que probable -_-')
Note 2 : Sorry GothSevBlack, je devais publier vendredi soir mais j'ai pas eu le temps (à cause des problèmes que tu sais) -_-' J'espère que tu m'en veux pas trop =\
Sur ce, enjoy !
Chapitre 6 :
Je sors de ma chambre en titubant. Mon désir le plus cher : atteindre la salle de bain et le tube d'aspirine avec. Je me dirige au radar, totalement amorphe. Ce n'est qu'une fois au milieu du salon que je me rends compte que Shino et Kiba, dans une position relativement compromettante, sont en plein…acte d'accouplement. Je lève un sourcil…j'aurais jamais pensé à cette position…ce qu'ils sont farfelus mes amis parfois. Je m'apprête à continuer mon chemin, pas plus gêné que ça, mais Shino me fait une remarque très pertinente :
« -Heu Shikamaru…t'es tout nu… »
Je baisse les yeux. Ah oui, effectivement. Je devais être bien beurré moi hier soir.
« -Hum…vous aussi… »
Vu sa position il n'a rien me dire. Et puis de toute façon je vois pas ce que ça change de porter des vêtements ou pas. Sauf quand il fait froid. Et des chaussettes. J'aime bien les chaussettes…
Aspirine.
Je reste planté devant l'armoire à pharmacie au moins dix minutes. Je n'avais jamais remarqué à quel point le logo de la croix rouge est moche. On dirait presque les croix dans les cimetières…mais peinte en rouge pour faire plus gore. Ça ne donne pas du tout envie de l'ouvrir. Ils auraient dû choisir quelque chose de plus gay…euh…gai. Comme des canards volants en forme de nuage. C'est bien ça les nuages…
Je finis tout de même par entrouvrir le placard maudit. Ô joie ! Un tube d'aspirine effervescente. Effervescente… où est mon dico déjà ? Bon tant pis, de l'eau et j'y vais cul sec. Mais la pastille m'échappe des mains et tombe dans mon verre. Ça fait plein de bulles ! C'est joli, par contre c'est pas bon, mais alors pas bon du tout…
Direction la cuisine, histoire de manger un truc qui ferait passer le goût. Je repasse devant Shino et Kiba, qui n'ont toujours pas fini leurs galipettes (ou qui ont recommencé, allez savoir…), et je lâche un :
« -Ne vous occupez pas de moi, je ne fais que passer… »
Pas de réponse… Tant pis. Je me plante devant le réfrigérateur. De quoi je peux bien avoir faim ? Mon cerveau embrumé n'en a strictement aucune idée. Mon regard s'égare sur la fenêtre. Il pleut. Alors ce sera un chocolat chaud. Je pars en quête de Nesquik (que je trouve au fin fond du placard sous l'évier) et, dans un élan de bonté, je hurle :
« -Quelqu'un veux un chocolat chaud ? »
Je tends l'oreille. La voix étouffée de Shino (ainsi que les gémissements de Kiba) me parvient enfin.
« -Hey, on est un peu occupés là… »
Charmant. Moi qui, dans ma grande mansuétude, lui propose de lui faire la cuisine. Il peut aller se faire mettre. Enfin non…puisque que c'est lui qui… Bref.
« -Moi… je veux bien… s'teu-plait…aah Shino… »
D'accord…ça fait plaisir de voir que certaines personnes reconnaissent mes efforts (même si elles sont occupées).
Quelques minutes plus tard, la porte d'entrée claque, suivie de près par un cri outré :
« -Woooah les mecs ! Mais qu'est ce que vous faites ? Vous avez pas une chambre pour ça ?
-Naruto, fiche le camp… »
C'est moi ou Shino est irascible ce matin ? Des bruits de pas m'informent que le blond vient me rejoindre dans la cuisine.
« -Mais c'est pas possible ! Toi aussi Shika ? »
Moi aussi quoi ? Ah oui, je suis tout nu. J'avais oublié. Enfin bon, ce n'est pas si grave que ça. Si ?
« -Tu veux un chocolat chaud ?
-Ok, mais met au moins un boxer ! Bande d'obsédés ! »
L'aspirine commence à faire son effet et je me rends compte que, finalement, Naruto n'a pas totalement tort. Je file enfiler un jean et un vieux tee-shirt, en lui confiant la casserole et le Nesquick.
« -Au fait Naru, c'était comment la fin de ta soirée ? » Lui crie-je depuis ma chambre…sans obtenir de réponse. Je réitère ma question en entrant dans la cuisine. A ma grande surprise, il rougit en souriant comme un idiot (Ipiu : haha, pléonasme).
« -Alors ?
-Euh…c'était bien…je…j'ai fini chez Sasuke… »
Pourquoi ça ne m'étonne pas plus que ça ?
« -Alors vous êtes ensemble finalement ? »
Il rougit encore. Ça me rappelle… Kiba hier soir. Notre discussion au sujet des capacités sexuelles de Shino me revient en mémoire et…
« -Euh… ouais. Quand Temari et Tenten nous ont forcé à danser…on s'est embrassé. Et après, chez lui… »
Danser…discussion avec Kiba…et après…après…
« -Oh putain ! »
J'ai couché avec Neji ! (Et, accessoirement, c'était super bien…)
« -Quoi ? C'est si choquant que ça ? Ça fait un bout de temps que je craquais sur lui, tu sais.
-Non non, t'inquiètes pas, ce n'est pas pour toi que je disais ça, Naru. Je suis super content pour vous deux. »
Oh. Mon. Dieu. Toutes les images de la soirée me remontent en force : Neji qui me voit danser avec Kiba, le baiser dans la ruelle…et la fin de l'aventure, dans ma chambre. Mais est ce que ça veut dire que nous deux on serait…en couple ? Et puis, où est-il ? Il serait certainement encore là si…si lui et moi on était ensemble. Non ?
Je me rappelle bien qu'il était au moins aussi bourré que moi… mais il était consentant… et bourré. En plus, je crois que je ne lui ai pas trop trop laissé le choix. Est-ce qu'il m'en veut ? J'ai encore fait une bêtise là. Et pire que la première ! Mais dans quelle galère je me suis encore mis moi ? Pour le coup, il faut que j'en parle à Temari et Tenten. En plus elles sortent ensemble maintenant elles aussi ! Il s'en est passé des choses hier soir…comment j'ai pu oublier des trucs pareils ?
« -Shika ! Allo la lune, ici la Terre ! Pourquoi tu fais cette tête ? »
Naruto secoue sa main devant mes yeux. Il a l'air de s'inquiéter pour ma santé mentale (et il bien raison. Comment j'ai pu oublier tout ce qu'on a fait avec Neji ?).
« -Euh, je viens de me rappeler un truc, mais c'est pas très important. »
Enfin si c'est important. Mais je n'ai pas très envie de lui en parler. Il serait capable de filer à l'animalerie du coin pour m'acheter un poisson rouge. Très peu pour moi…
Je me lance dans un détournement de conversation :
« -Donc tu craques sur Sasuke ? Je suppose que c'est toi qui l'as embrassé du coup.
-Non, même pas. En fait, à la base, c'était pour me faire taire. Mais ça s'est transformé en… enfin tu vois ? »
Oui, je vois très bien. Ce n'est pas le genre de Sasuke d'embrasser les gens comme ça, pour les faire taire. A mon avis il cherchait juste un prétexte pour accélérer les choses avec Naruto, vu qu'il n'est pas très entreprenant (et ça a super bien marché). C'est trop mignon ça ! Mais je n'ai pas le temps de lui répondre car Kiba, qui a fini ses acrobaties et enfilé un boxer, fait irruption dans la cuisine.
« -Qui voit quoi ? De quoi vous parlez ? Au fait je me demandais, Shika, où tu es parti hier soir ? »
Gloups. Je ne vais tout de même pas lui dire que j'ai couché avec un mec que je connais depuis une semaine, que je ne sais pas où il est et qu'en plus c'est une relation extraconjugale vu que rien n'est officiel. Je vote pour un changement de sujet !
« -On parlait de le folle nuit d'amour de Naruto et Sasuke. »
Jackpot. Kiba ouvre de grands yeux et commence un véritable interrogatoire. J'en profite pour m'éclipser discrètement. Malheureusement, je croise Shino, qui sort de la salle de bain, alors que je pensais pouvoir atteindre la sortie sans être remarqué. Bizarrement je sens que je vais avoir droit à une question embarrassante.
« -Shika, j'ai vu un mec sortir de ta chambre ce matin. Il s'est passé quelque chose, n'est-ce pas ? »
Je reste bouche bée. C'est pire que ce que je croyais. Si il en a parlé à Kiba, Naruto ne tardera pas à être au courant, et tout le quartier avec. Et là je serais foutu…
« -Heu…Je te raconterais tout, c'est promis. Mais, par pitié, pas un mot à qui que ce soit. Ok ? »
Il fronce les sourcils. Je dois reconnaître que j'ai l'air suspect.
« -D'accord, je ne dirai rien.
-Merci Shino. »
Maintenant, il faut vraiment que j'y aille, avant qu'on ne me pose d'autres questions emmerdantes. Je claque la porte et dévale les escaliers. Direction l'appart de Temari (et étrangement je suis persuadé que Tenten sera là aussi).
Quand Temari m'ouvre la porte de son appart (un petit studio avec juste un matelas en plein milieu de la pièce), je suis persuadé que je viens de la réveiller et qu'elle aussi a une sacrée gueule de bois. J'avais vu juste en parlant de Tenten, qui me jette un regard interrogateur, une tisane à la main. Elles n'ont pas l'air très réceptif, j'en conclue qu'il est préférable de ne pas tourner autour du pot.
« -J'ai couché avec Neji. »
Cette phrase sonne super bien je trouve. Et elle fait sont effet : les filles ont tout de suite l'air plus réveillées.
« -Raconte nous ça tout de suite. »
M'ordonne Temari en me forçant à m'assoir sur son lit. J'obéis sans broncher.
«-Vous vous rappelez quand vous avez forcé tout le monde à danser ? D'ailleurs Naruto est maqué avec Sasuke du coup.
-Ah bon ? C'est vrai qu'ils sont partis juste après les slows… Alors t'avais raison Tema, Sasuke peut avoir des sentiments humains.
-Ouais, et d'après Naruto c'était chaud bouillant. Bref, avec Kiba on parlait de Shino, j'aurais des trucs à vous dire sur ça aussi, et Neji nous a vus. Il a cru que je draguais Kiba, et il est parti.
-Toi et Kiba ? Haha, ça faut le faire ! C'est pour ça que t'as disparu, du coup ?
-Oui, c'est pour ça. Je l'ai rattrapé, je l'ai embrassé et on a fini chez moi. Le truc c'est qu'il n'était plus là ce matin. »
Silence. Les filles réfléchissent. Moi je suis juste dépité. Temari me demande :
« -Il était consentant non ?
-Ouais totalement… mais il était bourré. On était bourré tout les deux. »
Je la sens mal toute cette histoire. En fait je sens mal toute les histoires que j'ai pu avoir (c'est-à-dire très peu). Pas étonnant qu'à force je me sois rabattu sur les coups d'un soir…
C'est pathétique : j'ai rêvé toute la semaine de finir au lit avec lui et maintenant que c'est fait je me sens stupide. Galère…
Malgré tout ce que peuvent dire les filles, je ne quitte pas mon air sombre de toute la journée. Et quand je finis par rentrer chez moi, c'est un aller simple pour mon lit. J'ai la certitude que, demain, Neji ne viendra pas au cours d'anatomie. Et je sais aussi que ce sera une très mauvaise journée…
Comme prévu c'est une journée POURRIE ! Je hais les lundis. Je hais les cours d'Ebisu-sensei. Je déteste courir sous la pluie pour ne pas être en retard à l'atelier. Et, par-dessus tout, je ne supporte pas les regards désolés que me jette Temari pendant tout le cours. Est-il besoin de préciser que Neji n'est pas là ? Et je ne tire aucun réconfort des autres éléments du cours : Hinata est tellement proche de Sai qu'elle va finir sur ses genoux, et Sasuke arbore un air absent et content pour rien (étant donné qu'un Sasuke content-tout-court c'est déjà insupportable)…Franchement je vais me tuer. La seule nouveauté, c'est l'absence de Jiraya (certainement en train de fricoter avec Orochimaru…Je les déteste eux aussi !) qui est remplacé par Deidara, un beau blond, professeur de poterie. Au niveau des poses ça ne change pas grand-chose, Deidara est aussi un gros pervers. Il me reluque avec des yeux bizarres, ça commence à me gêner… non en fait ça m'énerve. J'ai des envies de meurtre à chaque fois qu'il me frôle (et il s'arrange pour le faire souvent…trop souvent). Je ne sais pas ce que j'ai, mais dès que quelqu'un me touche ça me dégoute. Les seules mains que je veux sentir, ce sont celles de Neji. Et comme de bien entendu, je ne les reverrai probablement pas de sitôt. Je me repasse le film de notre unique nuit ensemble. Je sais que je ne devrais pas (vu que je suis nu) mais le cours est presque terminé alors…
La main de Deidara dans le bas de mon dos me fait sursauter. Je m'écarte illico presto et constate que, pendant que je rêvassais, tout le monde s'est fait la malle. Donc je me retrouve en tête à tête avec ce vicieux aux mains baladeuses. Il me susurre à l'oreille, d'une voix (supposée) sensuelle :
« -Hum, alors Shikamaru, envie de t'amuser un peu ? »
Mais il est pas bien lui ! Non seulement c'est un prof, mais en plus il beaucoup trop vieux pour moi (bon peut être pas beaucoup trop vieux … mais c'est une question de principes !). De toute façon, même si on n'était pas dans une université, je ne « m'amuserais » pas avec lui : c'est pas mon type de mec. Je préfère les beaux bruns ténébreux, alors qu'il joue plutôt dans la catégorie « beau surfeur blond californien ».
« -Je ne vois pas de quoi vous parlez. Je vais me rhabiller.
-Oh allons ! Je vois bien que tu as besoin de te décharger. »
Hein ? Mais de quoi il… Oh merde ! Érection. Je savais que j'aurais pas du penser à Neji. Pas étonnant qu'il se soit fait des idées (enfin c'est pas une raison pour être aussi cru... décharger non mais je rêve !).
« -Je…euh…
-Pas besoin d'être aussi timide, mon chou… »
Alors là je suis consterné. Je reste comme un con, la bouche ouverte. Il en profite pour se rapprocher de moi en me caressant les hanches. Je suis tellement choqué que je ne réagis même pas quand il commence à me suçoter le cou. Ce connard va me laisser un suçon ! Je tente de le repousser mais sa main s'attaque à mon érection. Je gémis au lieu de l'incendier comme le salaud profiteur qu'il est. C'est alors que je me rends compte que nous ne sommes pas seuls… et que justement celui qui nous regarde est la dernière personne qui devrait voir ça (mais la seule personne que j'ai envie de voir).
Putain, Neji, mais pourquoi tu débarques au moment précis où il faut pas ? Et avec cet air désespéré et écœuré…avant de repartir aussi soudainement que tu es arrivé.
Et ce crétin de Deidara n'a rien remarqué (non seulement c'est un véritable pervers opportuniste, mais en plus il est con !). Je le repousse de toutes mes forces. Devant cette faible protestation (la muscu' ça n'a jamais été mon fort... trop chiant), il me plaque contre le mur et essaie de m'embrasser. Je lui envoie un bon coup de boule au milieu du front, doublé d'un coup de genoux dans les burnes. Là il est K.O. J'en profite pour récupérer mes fringues (que j'enfile à la va-vite) et je pars (encore et toujours) à la poursuite de Neji. Ça devient légèrement lourd de lui courir après, à la fin…
Je le rattrape au bout de la rue et il me jette un regard noir.
« -Shikamaru, vas-t-en. »
Ça c'est chaleureux au possible. Malheureusement pour lui, je n'ai aucune intention de partir. Mais il n'a pas l'air de vouloir rester une seconde de plus. Je me plante devant lui pour lui barrer le passage.
« -Tu ne t'enfuiras pas comme ça ! J'en ai marre que tu disparaisses dès que…
- Oh, excuse-moi d'être parti. J'ai cru que je vous dérangeais ! Remarques, n'importe qui aurait fait l'erreur ! »
Mais dans quelle galère je me suis encore fourré moi ? Je suis le roi des imbéciles…
« -Cet espèce d'obsédé m'a sauté dessus à la fin du cours ! Tu crois sincèrement que je ferais quoi que ce soit avec lui alors qu'on a couché ensemble ?
-Bien sur, c'est évident, c'est tout à fait l'impression que ça donnait ! Sans parler de la dernière fois, quand tu dansais avec l'autre mec… »
Vu sous cet angle, il a raison de m'en vouloir. Sauf qu'en réalité il se fourre le doigt dans l'œil jusqu'au coude : il n'y a que lui qui compte…et ça il ne le sait pas.
Il ne sait pas à quel point j'ai besoin de lui, à quel point il me manque. Il ne sait pas non plus que je viens de passer une journée infernale et que j'ai failli me faire violer en prime ! Alors j'explose :
« -Merde mais ça n'a rien à voir Neji ! Je m'en contrefous de Kiba ! Et je me contrefous de tous les autres types sur cette terre ! C'est pourtant pas compliquer à comprendre ! Je suis amoureux de toi, bordel ! »
Bon bah voila, ça c'est dit… Je me demande comment il va réagir. Il fronce les sourcils (comme quand il dessine), et me dévisage (qu'est ce qu'il s'imagine ? Que je lui ai menti ? Que je vais me mettre à hurler « haha je t'ai bien eu ! Poisson d'avril ! »…bah non, c'est pas une blague (en plus elle serait pas drôle), c'est la vérité). En tout cas il est toujours aussi beau (rien à voir avec l'autre obsédé blond). Je voudrais passer ma main dans ses cheveux, l'embrasser…bon et puis, accessoirement, coucher avec lui… Il s'apprête à me répondre quand :
« -Hé Shikaamaaaruuuu ! »
Oh putain… Deidara m'a poursuivi ! Et il se rapproche dangereusement de moi (avec son insupportable voix mielleuse).
« -Tu sais que c'est très impoli de partir comme ça, mon chou ? Ton…ami pouvais bien attendre. »
Non mais je rêve. J'ai pas été assez clair tout à l'heure ? Je jette un regard désolé ("ulcéré" serait le mot juste) à Neji…
qui envoie valser son poing dans la figure de Deidara. Cette fois j'aurais tout vu.
« -Oh désolé. C'est parti tout seul. »
Lâche-t-il, avant de me prendre la main et de m'entrainer aussi loin que possible du gêneur récidiviste.
Quelques pâtés de maison plus loin, nous nous arrêtons pour reprendre notre souffle. Je prends appui contre le mur et regarde le brun frotter son poing endolori.
« -Tsss, il avait le nez en béton ou quoi ? »
Et j'explose de rire. Pourtant ce n'est pas franchement drôle. Il relève la tête, surpris.
« -Désolé c'est juste que… j'ai vraiment passé une journée de merde et là c'est… »
Je m'arrête. Quand il me sourit comme ça je perds tous mes moyens. Je rougis bêtement et baisse les yeux. Le silence s'installe entre nous. Il est le premier à le rompre.
« -Alors…tu as dit que tu …m'aimais… ? »
Bon résumé ! Si je pouvais mettre toutes mes gaffes de la semaine sur le dos de l'amour, peut être qu'il m'excuserait... Non c'est encore un plan fumeux ça...
« -…dit comme ça c'est un peu gênant, mais… oui, je t'aime. »
Je suis en dessous de tout… Je devrais participer aux jeux olympiques de la déclaration d'amour la plus vaseuse. Je m'abîme dans la contemplation de mes pieds (il faut que j'investisse dans une nouvelle paire de converse...les miennes sont passées trop souvent entre les mâchoires d'Akamaru...). Il ne répond rien, ce qui me met encore plus dans l'embarras. Avez-vous déjà eu envie de vous enfoncer tellement profondément dans le sol* que vous n'en ressortiriez que dans un siècle ou deux (si vous ressortez un jour) ? C'est exactement ce dont je rêve en ce moment. Je finis tout de même par lever les yeux. Il a l'air totalement perdu. J'ai brusquement envie de le prendre dans mes bras mais je me retiens (j'enchaine boulette sur boulette depuis le début alors je vais peut être me calmer). S'il ne répond pas, c'est qu'il ne doit pas ressentir la même chose que moi. Je soupire :
« -Je suis désolé pour tout ça… Je crois que... je vais y aller. »
Je fuis face à l'adversité, c'est lâche... Je m'éloigne en trainant la patte sans même lui jeter un dernier regard. Mais, une fois n'est pas coutume, Neji me retient.
« Shikamaru, attends… »
Je stoppe net. Je vois qu'il hésite. Serait-il possible que...
« Je...je ne veux pas que tu partes. »
Mon cœur fait un bond dans ma poitrine mais je ne dis rien (si je me prends un râteau parce que j'ai mal interprété ce qu'il vient de dire, je crois que j'en mourrais). Je profite de sa proximité. Je sens son parfum, ses mèches sombres caressent mon épaule et me cachent ses yeux magnifiques. Ses mains serrent toujours mon bras, de peur que je ne disparaisse. Il a les joues rouges, ce qui se remarque doublement vu la pâleur de sa peau. Il ne dit toujours rien. De ma main libre, j'écarte une mèche de son front, et je plonge dans son regard. J'y lis un désir presque aussi grand que le mien. Ma main glisse sur sa joue.
Ai je seulement le droit de l'embrasser ? J'hésite. Nous sommes tellement proches qu'il suffirait d'un rien pour que je le fasse. Raaah galère... Pourquoi les sentiments amoureux sont-ils toujours les plus compliqués et les plus dingues ? Ils vous nouent les entrailles aux pires moments et vous embrument le cerveau quand vous avez besoin de toutes vos capacités mentales. Et bien évidemment, votre cœur manque de lâcher à chaque instant, ou bien se met à danser la rumba et vous fait frôler la crise cardiaque foudroyante au moindre frôlement.
Par dessus tout ce sont aussi les plus exaspérants : ils vous font douter de tout, tout le temps. Que ce soit la couleur de vos chaussettes ou l'irrésistible envie de sauter sur la personne qui vous fait face, l'Amour est toujours la pour vos faire perdre vos moyens et vous rendre ridicule. C'est à vous dégoûter... Pas étonnant que certains fassent vœux de célibat. Mais ça ne m'aide pas plus que ça à résoudre mon problème. A tel point que je finis par faire un de ces trucs stupides qui me caractérisent :
"-Je peux t'embrasser ?"
Je ne m'étendrais pas sur le fait que c'est la question la plus indéfinissablement débile que j'ai jamais posée, que je suis l'être le plus insignifiant, risible et pathétique que la terre ait porté et que je ne mérite pas qu'un sex-symbole comme lui réponde oui à cette question. Je ne vous dirais pas non plus que je ne mérite pas de vivre... Mais sachez que c'est ce que je pense là, tout de suite. Neji en revanche, je ne sais fichtrement pas ce qu'il pense. Il rougit encore plus, si c'est possible, ce qui le rend encore plus sexy, si c'est possible, ce qui me fait me sentir encore plus insignifiant, et ça croyez moi c'est possible. Il me fixe intensément de ses yeux magnifiques et vu la distance qui nous sépare je pourrais difficilement éviter son regard. Après ce qui me paraît être une éternité, il finit par me répondre:
"-Ça se pose comme question ça ?"
Le simple fait de voir bouger ses lèvres me fait totalement déconnecter (déjà que même d'habitude c'est pas tout à fait ça). Je n'analyse même pas ce qu'il vient de dire et je l'embrasse passionnément. Je ne peux pas m'empêcher de sourire comme un crétin dans notre baiser, ce qui lui fait ouvrir les yeux. D'un commun accord nous éclatons de rire et il se serre contre moi (ce qui, au passage me fait rougir aussi). La tête dans mon cou, il me murmure :
"-Viens chez moi, s'il te plait..."
Ça me donne envie de hurler un truc du style "Kyyya t'es trop mignon", comme le ferait Temari mais j'arrive à me contenir.
"-C'est une invitation ?"
"-Non c'est un ordre."
Je ris une fois de plus. Ce type me rend dingue !
"-Dans ce cas, j'accepte."
Il relève la tête et me sourit, avant de m'embrasser de plus belle. Deidara pourrait bien revenir à la charge maintenant que ça ne pourrait pas me faire redescendre de mon nuage. Je suis le plus heureux des hommes.
"-Au fait Shika... Je t'aime aussi."
Rectification : maintenant je suis le plus heureux des hommes.
Fin
*j'imagine le nombre de perverses qui auraient voulu que j'écrive 'enfoncer tellement profondément en lui' (en tout cas moi j'aurais bien voulu ;P )
Voila ! La fic en elle même est finie ! Alors ? Pitié, laissez moi des reviews ! Je veux votre avis !
Je suis désolée pour toutes celles qui voulaient un lemon (surtout pour toi GothSevBlack) mais comme je n'ai pas encore eu le temps de plancher dessus et que je voulais quand même vous donner la suite de l'histoire, je ne l'ai pas mis. MAIS (parce que, rassurez vous, il y a un mais) je vais faire un épilogue POV de Neji AVEC ce foutu lemon, c'est PROMIS !
Donc on peut dire que cette Fic est terminée sans l'être totalement ;P
Ipiu
