Le commanditaire de l'agression contre Don est un certain « Kain ».

Malgré la menace de se donner la mort si on touche à son partenaire, Don est contraint d'assister à la mutilation de Murphy.

Voici la suite !

Bonne lecture !

Partie 6 :

Un tumulte soudain, des cris de colère et de chagrin dans la camionnette et l'agitation de ses ravisseurs firent rouvrir les yeux à Don.

L'homme, qui menaçait Robocop, avait lâché sa hache et se convulsait de douleur. En dépit de la distance, le policier put voir que le corps de celui-ci fondait littéralement : Soumis à un agent bactérien inconnu, comme sous l'effet d'un acide puissant et corrosif, la peau, la chair et les cheveux se dissolvaient et se détachaient des os.

Ecoeuré par la scène, Don ne se résolut à détourner son regard. Inquiet pour Murphy, il se demandait pourquoi le policier cybernétique, toujours à terre, ne se relevait pas. Il tenta de déceler un signe d'activité chez son coéquipier, n'admettant pas la mort de Robocop.

« -On s'en va ! Ordonna le ravisseur qui avait libéra Don de sa poigne. Kain nous attend ! Notre priorité est d'amener ce gars vivant ! Tant pis pour Marvin ! »

Don, plaqué sur le plancher, essaya de desserrer ses liens. Mais le nœud était bien attaché. La camionnette s'ébranla et se mit en route. Les portes arrière du véhicule furent immédiatement refermées, au grand désespoir de Don.

La carcasse de la voiture de police se souleva et Robocop se dégagea aisément de la carrosserie défoncée. Il n'accorda aucune attention au malheureux qui continuait de hurler et de se dissoudre.

Il scanna l'air ambiant et l'environnement proche du lieu de l'accident et l'analyse de ses capteurs lui apporta une certitude. Confirmant ses soupçons.

L'air était saturé d'énergie formidable et les infimes résidus de cette énergie traçaient un faisceau immatériel vers une fenêtre sombre d'un bâtiment.

Une personne était intervenue et avait sauvé Murphy d'une mutilation.

Abandonnant Marvin à ses hurlements, Robocop scruta les devantures des boutiques et marcha vers l'une d'elles.

Sans hésitation, il fracassa la vitrine et se postant devant un ordinateur portable, il appela :

« -Diana ! J'ai besoin de ton aide. »

Le bruit des sirènes de police indiqua au policier cybernétique qu'une patrouille n'allait pas tarder à arriver sur les lieux.

« -Diana, s'il te plait. Les renforts vont être là. »

Aussitôt, un rayon d'énergie lumineuse jaillit de l'ordinateur portable et une jeune femme, dans un tourbillon de données holographique, se matérialisa aux côtés de Murphy.

Avec grâce et vêtue d'une robe de soirée noire, elle inclina son joli visage sur un côté et sourit.

« -Bonsoir, Alex. Fit-elle, en l'examinant. Tu as l'air d'avoir passé sous un train. Sois plus prudent. Ton armure de titane et d'acier n'est pas inusable. »

Elle vit la voiture accidentée et son expression devint soucieuse. La jeune femme interrogea du regard Murphy qui s'expliqua :

« -Une fusillade. Mon coéquipier a été enlevé à bord d'une camionnette. Peux-tu m'aider à la localiser, s'il te plait ? »

Les sirènes se rapprochant, Diana commença à se dématérialiser et dans un murmure, elle promit :

« -Je vais m'infiltrer aux caméras de sécurité pour repérer la camionnette des kidnappeurs et me connecter à tous les réseaux de ligne holographique. Sois prudent, Alex ! »

Robocop remercia et rejoignit ses collègues. Il vit Madigan, inquiète, qui venait dans sa direction.

La camionnette se gara dans un entrepôt désaffecté et les ravisseurs y emmenèrent Don à l'intérieur. L'humidité, conjuguée à l'obscurité de la nuit, rendait l'endroit peu propice à un séjour prolongé et sinistre.

Franchissant des couloirs, les kidnappeurs parvinrent dans une pièce aux dimensions immenses et bien éclairée. Un homme, en uniforme militaire, était affalé sur une chaise et les laissa venir à lui.

Une bande d'adolescents et d'adolescentes, armés, cessèrent de discuter et dévisagèrent Don. Celui-ci les observa, avec un sang-froid remarquable et déconcerté, reconnut de l'aversion et du dégout pour sa personne.

Un des ses gardiens le poussa, brutalement, en direction de l'homme qui paraissait être le chef. Le policier s'étala aux pieds de ce dernier qui eut un demi-sourire sarcastique.

« -Ainsi, te voici. Dit-il, en attrapant Don par les cheveux. Je suis Kain, garant de l'intégrité de l'espace-temps. Gardien et protecteur de l'ordre établi de l'Univers ! »

Don n'eut qu'un sourire méprisant et ironique et lança, s'esclaffant de rire :

«-En plus d'être un vulgaire criminel, vous êtes un mégalomane et un fou ! Gardien de l'ordre, rien que ça ! »

Un coup de pied dans les côtes n'eut pas raison du fou rire de Don qui défia des yeux Kain. Kain vrilla son regard à celui du policier et jeta, une expression trouble et malsaine dans ses yeux noirs :

« -Tais-toi ! Tu es une aberration et une anomalie ! Une erreur que je me dois de corriger ! Swen, amène-le ! »

Un homme blond apporta une mallette qu'il posa près de Kain. Celui-ci, avec des gestes solennels et théâtraux, extirpa une clé de sa poche et l'inséra dans la serrure de la mallette. Il l'ouvrit et extrait un objet étrange.

Don déglutit, en remarquant la ressemblance de l'objet avec une arme mortelle et toisa du regard, aussi dignement que possible, Kain.

Kain, souriant paisiblement, actionna une touche et l'objet s'illumina, avec un sifflement aigu.

« -Prépare-toi à retrouver tes proches ! Affirma l'homme qui pointa l'arme sur la poitrine de Don. Ta place n'est pas ici ! »

Don se tint droit et fièrement, ne baissa pas les yeux. Il toisa son futur assassin, résolu et calme. Kain appuya lentement sur la gâchette, un sourire s'affichant sur ses traits.

« -L'anomalie va être rectifié. » Annonça-t-il, triomphalement.

Subitement, l'arme lui sauta des mains et une voix, claire et décidé, s'éleva dans la pièce :

« -Il n'a plus sa place dans le passé. Tu le sais aussi bien que moi, Kain. »

A suivre.

Reivews ?