Le cerveau humain est une chose étrange.

Humain. Hum. Pas tout à fait.

Son cerveau, tout du moins.

C'est bizarre, pas vrai ?

Comme on peut se décider à laisser une chose s'en aller, mais pourtant, quand quelqu'un essaye de nous l'arracher de force, on s'y accroche avec la plus forte détermination, on la défend envers et contre tout, alors que l'instant d'avant on était prêt à l'abandonner.

C'est étrange, oui. Comme on défend les choses qui nous appartiennent. Comme on déteste quand les autres décident pour nous. Comme on veut avoir le choix, tout le temps.

Alors qu'il finit toujours par prendre le mauvais.

Comme on veut se raccrocher à ce semblant de liberté qu'on pense avoir.

Alors que depuis le temps, il sait. Il sait.

Comme il ne laissera personne le tuer.

Alors que pourtant, depuis si longtemps, il ne rêve que de la fin.


Peut-être qu'au fond, c'est juste l'habitude.
La familiarité du poids d'une arme dans sa main.
Les réflexes de ses muscles endoloris, ceux de sauter, de bondir, de tirer, au moindre échauffement de ses sens.
Leur acuité maintenant qu'il y fait appel.

Peut-être qu'on arrête jamais vraiment d'être un guerrier. Peut-être que c'est juste dans sa nature. Peut-être juste que c'est la raison pour laquelle il existe dans ce monde.

Parce que pendant qu'il court dans le dédale de couloirs, il pourrait laisser ces humains le toucher à la tête. Au coeur. N'importe où pourvu qu'il meure.

Peut-être que c'est l'instinct, le destin, pour c'qu'il en sait après tout, mais c'est ps grave. C'est pas grave, parce que, tu vois, il a une mission, et tant qu'on aura besoin de lui, le chien sera un loup, un guerrier, un prédateur, un humain s'il le faut, parce qu'au fond, peut-être, au fond, tant qu'il aura cette mission, il pourra continuer à vivre, un peu moins mal, un peu moins tristement, car si le gris est toujours là, sans cesse, le rouge est présent aussi, plus vif qu'il ne l'a été depuis un bon moment, plus vif qu'il ne l'a jamais été peut-être, et l'odeur pâteuse lui prend le nez et il peut sentir son goût épais sur sa langue mais il ressent quelque chose et si le rouge doit être la seule couleur qu'il pourra jamais voir, alors il la désire ardemment, plus qu'il n'a désiré au cours de toute ces années, et il la veut partout, sur les murs, sur le sol, sur les corps, sur lui-même.

Et c'est merveilleux, vraiment, parce qu'il est comme hors de son corps, et soudain tout est si simple, maintenant qu'il n'a plus à penser, ni aux autres, ni à rien, à rien qu'à toutes les nuances qu'il peint - carmin, rubis, grenat, écarlate, sanglante - et même si son corps le tiraille, lui hurle de ralentir, de s'arrêter, même si il se déchire, peu à peu, même si la douleur devrait le faire se tordre par terre, il est en extase, parce que la douleur, il la connaît bien, si bien maintenant, mais que cette fois, cette fois, elle l'emmène loin, bien plus loin qu'elle ne l'a jamais fait, et si près du gouffre, de l'abîme, si près de la mort qu'il pourrait presque la caresser du bout des doigts, et quand il se rapproche assez il lui vole un baiser, ou deux, et le goût de décomposition qui serre sa gorge est merveilleux, et il lui parle, lui murmure, comme à une amante qu'il rêve de posséder depuis si longtemps que chaque toucher le brûle, et alors que les flammes lèchent le bout de ses doigts il rêve, il rêve qu'elles le consument en entier, comme le désir qu'il ressent, et sa tête tourne, l'hémoglobine comme un encens qui voile sa vision et alourdit ses paupières, et il est si près, si près, et il la désire si fort, désire ses courbes sensuelles, désire son corps, son goût, son parfum, sa chaleur contre la sienne, la désire tellement qu'en c'en est presque obscène, la désire sauvagement, violemment, si ardemment, et il valse sans effort au bord du précipice, toujours plus proche, toujours plus proche de la ligne de fracture, si proche qu'il peut sentir, sentir le vent froid qui le frôle, enjôleur, sentir la présence de l'abysse, là, lové contre son corps, n'attendant que lui, que son corps, que son saut, qu'une impulsion...

Coincé à mi-chemin des abîmes. Une impulsion pour le faire remonter, une autre pour le faire sombrer.

Ce jour-là, l'impulsion ne vient pas.

Ce jour-là, l'impulsion ne vient pas et il reste, incertain, fébrile, arraché de son délire et encore abasourdi d'y être tombé, et plus encore d'en être sorti.
Ce jour-là, il reste dans le purgatoire qu'il s'est lui-même forgé, sans savoir quelle direction est celle du Paradis, ou de l'Enfer.
Ce jour-là, il se tient debout, haletant, au milieu du bain de sang.
Ce jour-là, il contemple son oeuvre et y est indifférent, maintenant que la frénésie est retombée.

Ce jour-là, il reste vivant au milieu des morts.

Ce jour-là, au lieu de perdre sa vie, il en perd deux autres.


Il reste là, debout, figé, pendant un moment. Longtemps, sans doute. Il ne sait pas trop, sur le moment, parce qu'il n'est plus vraiment là, il est de retour au bord du précipice, pendant un instant, essayant de retenir les derniers filaments morbides qui glissent entre ses doigts.

Pendant un moment il y a juste lui et les souvenirs, lui et l'amertume, lui et les cadavres, lui et la mort, et il peut presque l'entendre murmurer à son oreille, frémissant de savoir qu'elle a pu s'offrir à tous ces hommes, là, sur le sol, mais pas à lui, jamais à lui, pas même après toutes ces années.

Pas même après la douleur qui fait chuinter ses muscles et gémir ses os.

Alors il pense, fébrile et résigné à la fois, seul, ensanglanté, pendant un moment.

Et peut-être que c'est l'habitude, peut-être que c'est de la résignation, parce que ça finit toujours comme ça, pas vrai, mais il sait.

Dès le moment où il entend les cris, il sait.
Avant même de pouvoir distinguer les mots, il sait.
Avant même de pouvoir apercevoir son visage, il sait.

Parce que pourquoi sa voix serait aussi paniquée, si ce n'était pour ça ?

" Putain viens, ça va pas, on a un problème ! Bouge ton cul putain d'bordel tu piges pas quand j'te parle ? Juste bouge toi, chope c'que tu peux, les premiers soins, c'que tu trouveras, mais bouge toi, bordel, ça va pas, ça va pas"

Et il sait bien, que ça va pas, ça fait longtemps que ça ne va pas, ça n'a même jamais allé, peut-être, mais le Renard dit ça comme s'il venait juste de le découvrir, comme s'il n'arrivait pas à le croire, et il ressent de la pitié, un peu, pour lui, parce qu'il va découvrir, bientôt, que tout ça n'est que le prélude, et que non, ça ne va pas, et ça n'ira probablement jamais bien, pas vrai.

Alors il se sent étrangement calme, tout à coup, parce que l'autre est tellement agité, en train de s'acharner pour une cause que lui sait perdue, et ça le calme, alors, ce constat, de savoir qu'il sait ce que le Renard ignore, que ça n'ira pas bien, après tout, et il fouille les corps tranquillement, plus stable qu'il ne l'a été depuis un bon moment, prenant presque son temps pour rejoindre l'autre de là où il gesticule, au bord de l'hystérie, parce que, hé, je connais déjà la fin.

Il sait déjà comment ça finira.

Et il n'est pas surpris, vraiment, lorsqu'il les découvre, adossés à un mur, leurs deux têtes appuyées l'une contre l'autre, le roux éclatant se mêlant au brun écorce.

Et il trouve ça ironique, aussi, parce qu'ils ont décidé d'attaquer ce jour-là, précisément, parce que le brouillard était particulièrement épais, avaient-ils prévu.
Et c'était vrai, après tout, mais c'est ironique parce que ce gris blanchâtre, à présent, recouvre tout, jusqu'au mur gris qui les supporte, jusqu'à l'uniforme terne des défunts, jusqu'aux toits d'ardoises noires, tout comme le tissu de leurs propre vêtements, et la terre sombre qui sèchent dans leurs cheveux, et que tout ce gris, terne et sale, fait ressortir les pétales rouges qui s'épanouissent sur leurs poitrines au soulèvement saccadé, et le rythme erratique de leur respiration est le seul bruit qu'on entend, à présent, avec les murmures du Renard, qui essaye de soigner, de rassurer, de réparer, tout en même temps, le pauvre, de recoller les morceaux, sans comprendre qu'il est déjà trop tard, maintenant, et que la vie des deux garçons coule avec leur sang sur le sol, et il dit garçons parce que c'est ce qu'ils sont, à cet instant, il le voit dans leurs yeux, car même si ils sont vieux de plusieurs siècles, maintenant, plusieurs millénaires, même, ils ont ce regard, lorsque leurs pupilles se posent sur leur renard, leur grand frère, ce regard apeuré, qui cherche le rassurement, parce qu'après tout, s'ils ont tant parlé de la mort, au cours de cette longue, longue vie, ça ne les empêche pas de la craindre, après tout, et il se demande si ça sera pareil pour lui, s'il aura la même lueur dans les yeux, cet éclat de bête traquée, avant de décider que non, non, parce qu'après tout il est différent, et il accueillera la mort avec joie, sans doute, parce que si les autres disaient la vouloir, parfois, aucun ne l'a jamais désirée comme lui, et finalement, il réalise, il a peu, si peu de points communs avec les pauvres gibiers saignés à blanc qui se tordent sur le sol, espérant, espérant encore, comme le Renard, que ça ira mieux, alors que eux, par dessus tout, devraient savoir, devraient sentir, que plus rien n'ira jamais bien à présent, n'est-ce pas, plutôt que de s'accrocher, de respirer, de retenir le flot ininterrompu de sang, de recoller le morceaux brisés de leurs êtres.
Et le Renard papillonne autour d'eux, presque intangible, car rien n'est plus concret à cet instant que leurs plaies béantes, et il soigne, caresse, rassure, chantonne, même, à quelques reprises, et il a totalement perdu sa façade calme et hautaine, mais il s'en fout, au fond, et seul le blond l'observe, presque fasciné, tandis qu'il reste debout, tranquille, sans aucun besoin de faire quoique ce soit, et sans aucune certitude que le Renard le laisserait faire quoique que soit même s'il le voulait.
Car il sait, lui, depuis un moment déjà, et il sait que les deux autres savent, et que le Renard aussi sait, au fond, et c'est pour ça qu'il s'acharne de plus belle, désespérément, sachant bien que ses efforts sont inutiles mais essayant quand même, ou juste de retarder s'il ne peut pas guérir, recoller les morceaux.

Et il prend le temps, alors, du carré de poussière dans lequel il se tient, de les regarder, tous les 4, puisqu'il n'en aura jamais plus l'occasion, et il se dit, au fond, que s'ils voulaient recoller les morceaux, ils auraient dû le faire bien avant.
Que peut-être tout ce qui arrive, là, à cet instant, que chacun de leur geste n'a peut-être rien à voir avec les blessures écarlates, et que recoller les morceaux n'a rien à voir avec des bouts de chair ensanglantés qu'on essaye de remettre en place, mais que c'est peut-être eux qu'il faut remettre en place, qu'il aurait fallu remettre en place, puisqu'il est trop tard, maintenant.
Peut-être que c'était leur famille, enfin, la pauvre imitation de famille qu'ils formaient, qui a volé en morceau, il y a longtemps, si longtemps, et peut-être que c'est ça qu'il aurait fallu réparer avant tout, et peut-être que c'est pour ça que le monde s'écroule, maintenant, à cause de cette famille qu'ils n'ont pas su sauver.

Peut-être qu'ils auraient pu se sauver eux-mêmes, après tout.

Et il y croit, soudainement, et tout paraît plus clair, quand on y pense, tout est plus logique sous cet angle là, parce qu'après tout ça semble évident, maintenant qu'o le dit.

Et c'est là la tragédie des Kirklands, parce qu'ils vont tous tomber, maintenant, un par un, et qu'ils entraînent le monde avec eux, mais il ne se sent pas coupable, non, même pas un peu, parce qu'après tout c'est ainsi qu'ils sont, fiers, égoïstes, puissants, et à eux quatre ils surpassent largement le monde, et ils auraient pu le tenir au creux de leur main, ensemble, il se rend compte, à présent qu'il se souvient de ce nom, Kirkland, comment a-t-il pu l'oublier, et ce simple nom pourrait, lui, recoller les morceaux, mais il est trop tard, déjà, parce que les deux garçons se meurent sur le sol, et il n'y a rien de plus triste au monde, parce qu'ils sont les Kirkland, et qu'ils sont magnifiques.

Et le gris est partout, la terre, leurs cheveux, leurs peaux, le brouillard, le monde, mais le rouge est bien là, aussi, fuyant sur le sol, et s'accrochant en reflets sauvages dans les mèches folles du Renard, et il sont magnifiques, et cette scène mourante est une œuvre d'art, et il n'en a jamais vu de plus sublime, ou de plus tragique.

1 nuance de rouge pour 50 nuances de gris.

Et c'est un gémissement qui le ramène à la réalité, lequel des deux l'aura laissé échapper, ça n'a pas d'importance, et il sait, alors, que c'est vraiment la fin, cette fois, et il ne peut pas rester indifférent après tout, parce qu'ils sont les Kirkland, après tout, les maudits qui n'ont pas su se sauver eux-mêmes, et qu'il assiste au début de la fin, maintenant, et que le monde tombera avec eux.

Alors il s'agenouille, délicatement, tandis que ses doigts se mêlent instinctivement aux mèches brunes et sales, et il les caresse doucement, sachant qu'il ne peut rien faire de plus, mais qu'il peut faire au moins ça, et il les regarde partir, et il voit en eux des fauves blessés, magnifiques et fiers, tandis que leur respiration se perd, et il écoute le Renard qui murmure, doucement, des paroles en celtique à leurs oreilles, des berceuses, des prières, et il leur chuchote à quel point ils sont forts, et à quel point il est fier, et il le laisse parler, sage, pendant que les deux autres s'éteignent.

Et il le dit, alors.

"Hé... vous vous souvenez ?"

Et bien sûr qu'ils se souviennent, et c'est ça le plus dur, parce qu'ils savent ce qui arrive, et ils n'ont pas envie de partir, pas plus qu'eux n'ont envie de les voir partir, mais les départ arrive, quand même, et le Renard continue, et sa lèvre tremble alors qu'il entonne, bas, si bas, comme une prière

"Super... C'est bien, les gars, vous êtes parfaits, c'est bien... je compte jusqu'à trois, alors."

Et ils glissent, peu à peu, de plus en plus loin, mais ils écoutent, toujours.

"D'accord ? Je compte jusqu'à trois, et tout s'arrête."

Comme quand ils étaient gosses, encore, et qu'il les rassurait lorsqu'ils avaient peur.
Sauf qu'il ne sont plus des gosses, et la blessure est réelle.

" Un..."

Et leurs yeux se ferment, et leurs muscles se détendent, et ils lâchent prise, entièrement, sous l'influence de la voix qui les caresse.

" Deux... "

Et ils dérivent, loin, si loin, toujours plus loin

" ... "

Et il hésite, alors.
Et le trois se prend dans sa gorge, et il trébuche sur le T, et il doit avaler sa salive, et répéter, et...

Et c'est trop tard, déjà.
Ils sont partis.

Ils sont partis, et la prière n'est pas finie, et ils n'entendront jamais le dernier mot, et ils sont morts, en l'attendant, en l'espérant, en priant pour qu'ils puissent l'entendre.
Et c'est trop tard.

Ils sont partis, sans la bénédiction, sans la paix tant attendue, et ça le Renard le sait, il le lit sur son visage, et dans ses poings serrés, et il se tait, alors, ses yeux plongés une dernière fois dans les émeraudes ternies, et pendant un instant, il se souvient, presque, de deux noms, de leur nom, qui brûle ses lèvres, et il les a sur le bout de la langue, et il... et il...

Et tout à coup, c'est fini. Envolés. Les noms sont partis, avec leur propriétaire, et ils ferments les yeux des défunts, en silence, et le Renard le repousse rudement sur le côté, et étreint les cadavres comme il ne l'a sans doute jamais fait de leur vivant, et comme il regrettera sans doute de ne pas l'avoir fait tant qu'ils pouvaient encore rendre l'étreinte, et il le laisse faire, imperturbable, affalé dans la boue et n'arrivant pas à s'en soucier tandis que les corps refroidissent lentement.

Ils restent ainsi un long, long moment, et puis le Renard se relève, et s'en va, sans même un dernier regard pour le deux cadavres, et il le suit, docile, dans le camp désert.
Car il n'y a plus personne, maintenant, et même s'ils ont tué tout le monde, et même s'ils ont gagné, ce jour n'a rien d'une victoire, et il se sent sombrer à nouveau, inexorablement.

Leur chute a commencé, et ils entraînent le monde dans leur décadence.

Et il sent son destin peser sur ses épaules, et la mort chuchotant à son oreille "bientôt, bientôt", tandis qu'il replonge dans son purgatoire, et que le chien remonte, doucement, à la surface de son esprit.

Alors ils rentrent, silencieux, et le nom Kirkland a depuis longtemps disparu de sa mémoire.


OUI. Oui. J'ai tué Wales et Ireland. Je ne regrette rien. Presque. Si ce n'est de les avoir travaillés un peu plus, parce que c'était censé être des persos importants, et les tuer en début d'histoire, comme ça, sans vraiment les présenter... Urgh. Mais pour le coup ai envie de passer à autre chose là. Vous imaginez même pas comment j'ai hâte de faire rentrer Francis.

Bref, il se passe pas mal de truc ici. C'était pas franchement évident, mais ai essayé de faire ressortir le côté malsain du rapport d'Arthur à la mort, à la limite du sexuel, ou du porno, m'voyez. Mais sans dire le mot, pasque j'voulais que ce soit un peu subtil, mais pas trop pour que les lecteurs puissent comprendre. Fin en gros voilà. C'est un peu comme deux ados qui se découvrent, à la fois y a la timidité, presque de la crainte, mais y aussi le désir, l'excitation, et... et bref. J'parle comme si j'en savais quelque chose mais en vrai non donc j'vais juste me taire.

Et Oui, le mot rassurement existe. Du moins il existait au XIIè siècle. Véridique, cf Wiktionnary *se cache*. Puis zut, tout le monde comprend ce que j'ai voulu dire, ai bien le droit de parler en néologisme un peu. Rooooh.

ET OUI, j'ai osé faire une phase de 13 lignes. 366 mots putain, v'là l'morceau.

Merci de suivre cette fic, franchement. J'upload pas souvent, je sais, alors à la limite si ça met trop de temps envoyez moi un p'tit message pour me dire de me bouger. Ca marche toujours mieux ensuite, alors ayez pas peur.