Merci aux reviewers : Felinness, zaika, li-san, Jamian, Stormtrooper2, LaLouisaBlack, Cleo McPhee, amachanx3, jindri et Dadzetos.
Si vous désirez discuter plus longuement avec moi, j'ai ouvert un forum autour du thème de la fanfiction. Vous trouverez l'adresse sur mon profil.
Date de postage : 29/05/09
Résumé :
Où l'on apprend qui est Mydhin
Où Dumby partage une partie de ses informations
Où Luna fait prendre une douche à Lupin et Bill
Où Narial et Hedwige se disputent.
Où Harry et Draco se sentent un peu à l'écart.
Fin du chapitre précédant : Ces derniers mots notés, il s'effondra.
Toute parole entre guillemet désigne des mots dit en fourchelangue « - Salut je suis Harry »
Chapitre 5 :
Celui qui se mouillait
Le lendemain matin, la plupart des adolescents, ayant été présent la veille, s'éveillèrent difficilement. Un mal de tête les assommait dès qu'ils ouvraient leurs paupières, symptôme d'une soirée qui avait trop duré et qui avait été le théâtre de quelques abus. Bien entendu, les sorciers étaient mieux armés que les moldus contre ce mal qui rongeaient les jeunes adultes. Quand les non sorciers devaient supporter la douleur, ne faisant que l'endormir par des médicaments, il leur suffisait d'un sort pour faire disparaitre cette dernière. Mais encore fallait-il avoir la force de le lancer…
Midi sonnait quand le survivant ouvrit doucement un œil. Une enclume sembla alors s'abattre sur son crane. Il fronça les sourcils. Il fallait qu'il trouve le courage d'anéantir ce mal de tête. Il rassembla donc toutes ses forces et, d'un coup de baguette – heureusement qu'il gardait toujours cette dernière sous son oreiller, il n'avait ainsi pas eu à aller la chercher – il se lança ce sort que tout sorcier un peu fêtard maîtrisait à la perfection. Il se sentait déjà mieux. Paresseusement, il s'étira, tout en baillant. La fatigue n'avait, elle, pas disparue. Mais le soleil caressait et chauffait son visage à travers les rideaux. Il devait donc être tard et il n'avait pas vraiment envie d'être réveillé de la même manière que la veille. Mieux valait donc se lever seul et garder ainsi sa dignité. Un frisson le parcouru alors, longeant son flanc.
« - Bonjour Maître. »
Harry avait complètement oublié son nouvel animal de compagnie. Il lui caressa tendrement la tête, ce à quoi Narial répondit par un sifflement de contentement.
« -Bonjour, je vais descendre, tu restes là ou tu viens avec moi ? »
L'animal sembla hésiter quelques instants, mais les couvertures refroidiraient vite sans la présence de son maître, il préférait le suivre, profitant ainsi du sang chaud coulant dans les veines de cet humain afin de réchauffer son sang froid. Il s'entortilla donc le long du bras que le survivant lui avait présenté.
Mais un être n'appréciait vraiment pas ce nouvel arrivant.
- Hu hu hu
Hedwige fusillait de son regard doré son rival, espérant le décourager et le faire fuir, ce qui était bien entendu vain.
Harry soupira, les animaux de compagnie sont souvent jaloux les uns des autres et ces deux là ne semblaient pas faire exception à la règle.
- Hedwige, je reviens tout à l'heure.
Voyant que cela ne suffisait pas à calmer la crise de jalousie de l'animal qui risquait de se mettre à bouder à tout instant, Harry utilisa son arme de manipulation de chouette la plus puissante.
- Tu auras du Miam Hiboux.
La demoiselle sembla reprendre un peu de contenance et finit par accepter de rester seule dans sa cage alors que son rival suivait leur maître. Ce dernier ne fit d'ailleurs rien pour arranger cette crise, puisque, alors qu'ils sortaient, il tira sa langue vers la chouette, la fixant de ses yeux émeraude.
Harry secoua la tête : il avait bien besoin de cela.
Il ramassa le médaillon offert par son parrain, le mit autour de son cou et descendit enfin vers la cuisine. Heureusement qu'il avait utilisé le sort d'efface lendemain de fête car la journée commençait en force.
Alors qu'il ouvrait la porte et passait le seuil, il se cogna à un adolescent pas plus réveillé que lui.
- Potter ! Tu peux pas faire attention !
Quelle injustice, comment aurait il pu savoir que le serpentard se trouvait derrière sa porte. Que faisait il derrière sa porte d'ailleurs…
- Qu'est ce que tu fais là ? Tu m'espionnes ?
Le blondinet le regarda, se frottant la tête. Mais qu'est ce qui lui prenait ?
- Je reviens de la salle de bain imbécile !
C'est vrai qu'à y regarder de plus près, les cheveux mi long du serpentard dégoulinaient encore, signe qu'il venait vraiment de prendre une douche. Le survivant resta d'ailleurs quelques instants scotché sur une goutte tombant doucement d'une de ses mèches. La fatigue et le lendemain fête devaient vraiment annihiler son jugement et ses capacités de réflexion…
- Tu ferais mieux de te dépêcher d'ailleurs, il est tard et tout le monde à l'air d'être levé. Je descends, à tout à l'heure.
Et il s'éloigna avec toute la grâce dont un Malfoy pouvait faire preuve. Il était vraiment magnifique comme ça… Un éclair frappa alors Harry. Qu'est ce qui lui prenait ? Depuis quand se faisait i ce genre de réflexion au sujet de son ancien ennemi ? Il se rappela alors un épisode de la veille qu'il avait oublié. Le baiser. Il avait embrassé Malfoy, au cours d'un jeu certes, mais Harry se connaissait, il savait qu'il était plus fleur bleu que n'importe qui et que ce simple geste avait certainement réveillé de drôles d'idées, auparavant bien enfouies en lui.
Afin de se changer les idées, il se dirigea vers la salle de bain, qui pour une fois était libre. Il se déshabilla et fit couler l'eau, un hurlement, plutôt un sifflement éclata alors.
« Maitre ! Mais qu'est ce que vous faites ? »
Ah oui, Narial était toujours autour de son cou, encore endormi quelques secondes auparavant, avant que l'eau brulante le réveille.
« Ah désolé, je t'ai oublié ! »
Mais le serpent avait sa fierté et décida donc que son maitre méritait bien une punition. Il partit bouder dans la chambre, c'est Hedwige qui allait être contente…
Harry soupira, ce n'était vraiment pas sa journée. D'abord cette dispute entre animaux de compagnie, puis Draco, puis Narial. Cela commençait mal. Il profita tout de même du calme apaisant de l'eau brulante coulant sur son corps pour se remettre un peu les idées en place. Il fallait qu'il se débarrasse de ce début de béguin pour Malfoy, au plus vite. Il savait que s'il ne le combattait pas, d'ici quelques jours il se trouverait dans l'incapacité de le regarder dans les yeux ou même de lui parler sans prendre une teinte écarlate…
Quelques minutes plus tard, il était prêt à descendre, même s'il n'avait pas trouvé encore le moyen de détruire ces drôles d'émotions qu'il commençait à ressentir pour le serpentard.
Tout le monde était déjà levé, comme toujours quand on ne donnait pas d'horaire de levé au jeune griffondor, il arrivait bon dernier. Il remarqua tout de suite les lourdes cernes siégeant sur le visage de Sirius et Narcissa. Etonné, il crut un instant que les deux adultes avaient passé une nuit agitée, … ensembles. Heureusement, son parrain dissipa bien vite ce malentendu en indiquant au survivant que des évènements assez étranges s'étaient déroulés durant la nuit et qu'après les avoir analysés durant une longue partie de la nuit, les adultes avaient décidé d'une réunion de crise. Cela ne changeait pas grand-chose puisqu'une réunion avait déjà été programmée la veille, suite à l'attaque des mangemorts.
Harry s'assit aux côtés de Ron, qui penché sur son assiette, dévorant son contenu, ne se contenta que d'un signe de main pour le saluer. En face de lui, Draco et Blaise chuchotaient entre eux. Le survivant remarqua bien vite que son ancien rival avait lui aussi de profondes cernes sur le visage. Était-il lié à ces évènements étranges dont avait parlé Sirius ? En tout cas, il ne semblait pas préoccupé par quoi que ce soit. Mais il détourna bien vite son regard du serpentard : il n'avait pas envie de se mette à rougir devant lui.
Narcissa servit une tasse de café au griffondor. Il n'avait pas beaucoup de temps pour déjeuner : la réunion commencerait dans un quart d'heure. Il englouti donc son petit déjeuné, se brulant un peu la langue à cause de la chaleur excessive du breuvage. Cela lui attira les moqueries, sans aucunes véritables méchancetés de Blaise qui faillit s'en étrangler avec son morceau de pain.
La fête de la veille n'avait pas effacé toutes les traces de cinq ans de rivalités et d'insultes permanentes, mais à présent, chacun savait que tout cela était derrière eux et qu'ils pouvaient, s'ils le désiraient, bien s'entendre.
Quand tout le monde eut finit, le groupe se dirigea vers la salle de réunion et chacun reprit la place qu'il avait occupé quelques semaines auparavant, lors de l'arrivée de Draco et Blaise. Dumbledore, en bout de table, signala l'ordre du jour. Ils parleraient tout d'abord de l'attaque de la veille puis des évènements de la nuit. Alors que les jeunes allaient demander ce qui s'était passé pendant qu'ils dormaient, ne respectant pas par de là même ce que Dumbledore venait d'indiquer, le vieil homme commença à questionner les principaux acteurs des combats de la veille. Oui, il avait beau être bien plus âgé que tous les autres, il n'en restait pas moins le plus vif et le plus malin. Il faut dire aussi, que pendant que ceux qu'il appelait encore « ses enfants » ingurgitaient de l'alcool, il s'était contenté de réglisse et de bonbons au citron.
- Harry, tout le monde ici est déjà au courent de comment la bataille s'est engagée, je voudrai cependant que tu me parles de la manière dont tu as vaincu tous ces mangemorts et sauvé ainsi Blaise et Draco.
Mais qu'est ce qu'il racontait ? Est-ce que, pour une fois dans sa vie (à la connaissance d'Harry) Dumbledore ne détiendrait pas toutes les informations ? Comment Sirius et Severus avaient ils pu oublier ce détail ?
- Je n'ai pas sauvé Blaise, c'est Luna qui s'est placée devant lui.
Un bref instant, Harry crut déceler dans le regard d'Albus Dumbledore quelque chose qui ressemblait à une lueur de triomphe. Comme si le fait que Luna soit elle aussi intervenue éclaircissait toute la situation.
- Mademoiselle Lovegood. C'est intéressant, très intéressant. De quoi d'autre te souviens tu ?
Harry chercha dans sa mémoire. Tout était encore très confus pour lui.
- De pas grand-chose en fait, je me souviens avoir vu un mangemort devant Draco.
A ces mots Malfoy rougit, rêvait il ou ce satané Potter venait de l'appeler par son prénom ? Personne ne s'aperçu de quoi que ce soit, tous ayant les yeux rivés sur celui qui parlait. Ainsi, personne ne remarqua, mis à part Dumbledore bien sûr à qui rien n'échappe, que le survivant venait d'appeler le serpentard par son prénom et non son nom, chose assez étonnante pour que le directeur de Poudlard la note dans un coin de sa mémoire.
- Ensuite ?
- Et bien, en fait, cela reste très vague. J'ai eu très peur, mon cœur s'est mis à battre plus fort. J'ai voulu intervenir. Alors, j'ai senti quelque chose de bizarre, comme si une barrière tombait, comme si toute ma magie se déversait soudain à travers tout mon corps. Je ne contrôlai plus vraiment ce que je faisais, j'agissais sans réfléchir, comme par instinct. Puis, je me souviens avoir touché les mains de Luna et tout était redevenu normal.
Un nouveau silence suivit ces propos. Les yeux de Dumbledore semblèrent, mais Harry se dit bien vite que cela ne devait être qu'une impression, étinceler d'une lueur victorieuse.
- Il faudra faire venir Luna Lovegood, si elle s'est vraiment opposée à un mangemort de cette manière, elle est danger.
Un jeune homme, habituellement calme et silencieux (en présence des adultes) réagit alors :
- Quoi ! Luna est en danger ? Mais il faut aller l'aider.
Le directeur se permit alors un sourire rassurant.
- Bien entendu Mr Zabini, ne vous inquiétez pas pour votre amie, Remus ? Bill ? Pouvez-vous aller chercher cette demoiselle.
Voyant que les deux hommes allaient refuser, désirant certainement assister à la réunion, il précisa :
- Je suis sûr que vos frères ou votre amie, vous raconteront tout ce qui se dira durant cette réunion.
Ils n'eurent donc pas vraiment le choix et partirent ramener la jeune fille.
- Très bien, maintenant, passons à un point un peu moins réjouissant : des mangemorts ont-ils été identifié ?
Personne ne voyait vraiment en quoi la conversation précédente pouvait avoir pu paraître « réjouissante » pour le chef de l'ordre, mais les témoins répondirent tout de même.
- Bellatrix. C'était Bellatrix qui m'attaquait, ma propre tante.
La voix du serpentard s'était faite et glaciale et Narcissa soupira.
- Elle semblait heureuse de me combattre.
La jeune femme explosa alors :
- Certainement pour me punir d'avoir quitté Lucius ! Petite garce, toucher à mon fils, à son propre neveu ! Elle me le paiera !
Tous compatissaient à la colère que ressentait l'ancienne espionne. Mais quelqu'un la comprenait encore mieux que tous les autres.
- Ne t'inquiète pas Narcissa, tu finiras par t'y habituer, elle m'attaque dès qu'elle en a l'occasion sous prétexte que comme j'ai du sang en commun avec elle, elle veut me punir de ma trahison à mon sang elle-même. Tu finiras par ne plus lui accorder grande importance. Cette femme est folle.
Cela ne sembla pas vraiment calmer la jeune femme, mais elle réussit tout de même à reprendre un souffle normal. Dumbledore intervint, désirant connaitre l'identité des autres attaquants.
- Quelqu'un d'autre ?
Un silence lui répondit. Oui, une autre personne avait reconnu son agresseur, mais ayant encore du mal à l'admettre, elle dut lutter pour le signaler. Blaise prit donc son courage à deux mains et révéla l'identité de celle qui avait voulu lui ravir son souffle de vie.
- Ma mère.
Dumbledore regarda l'adolescent avec tendresse et compassion. Rien n'était pire que d'affronter ses parents, rien ne faisait plus mal que de manquer de mourir par leurs mains. Narcissa éclata alors de nouveau :
- Ces mangemorts sont gouvernés par la folie ! Comment peuvent-ils oublier tout sentiment et combattre ainsi ceux qu'ils disaient aimer quelques temps auparavant !
Cette question était récurrente dans l'esprit de tous les membres de l'ordre qui ne comprenaient pas, et ne le pouvaient pas, ce comportement.
- La haine ma chère, la haine. Elle obscurcit leurs cœurs et leurs esprits jusqu'à étouffer toute part d'humanité en eux.
Cette réponse n'était bien entendu guère satisfaisante, mais elle eut le mérite de ne pas faire dériver la réunion sur une étude de comportement des mangemorts.
- Personne d'autres ?
Sirius et Snape répondirent négativement, ils n'avaient pas vraiment concentré leur attention sur l'identité de leurs adversaires, préférant en finir au plus vite afin d'aider ceux qu'ils devaient escorter. Seul Harry ne s'était pas exprimé et Dumbledore le questionna donc du regard. Le survivant hésitait, il n'avait aucune certitude, mais il savait qu'il devait partager cette information, qui pouvait avoir son importance.
- Mon adversaire m'était familier, je suis certain qu'il est étudiant à Poudlard.
Le directeur ferma les yeux quelques instants, enregistrant l'information. Quand Draco et Balise avaient signalé qu'ils devaient être intronisés prochainement auprès du mage noir, il avait comprit que toute une génération allait bientôt être soumise à ce choix. Il savait que certains feraient le mauvais. Mais il avait espéré que ses élèves seraient épargnés quelques années de plus. Mais la guerre semblait déjà toucher de plein fouet cette génération. Tout cela n'était qu'un rêve de vieil idéaliste. Cela posait cependant un grave problème. La majorité des nouveaux adeptes de Voldemort se situerait dans les rangs des serpentards, or, deux d'entre eux avaient officiellement rejoint l'ordre, ils ne seraient pas en sécurité dans leur dortoir. Même en tant que directeur, il ne pouvait pas tout contrôler. Seules deux solutions s'imposèrent à son esprit.
- Blaise, Draco, vous ne pourrez plus rester dans vos dortoirs, la maison serpentard sera certainement très touchée par le recrutement de Voldemort. Il n'y a que deux solutions. Soit vous ne retournez pas à Poudlard, soit vous rentrez dans la maison griffondor.
Les élèves restèrent ébahis par ces propositions. Une voix se fit alors entendre.
- Il est hors de question que je quitte les serpentards. Je ne suis pas un griffondor et je ne le serai jamais. Nous empêcher de retourner à Poudlard serait aussi une grave erreur, nous devons au contraire continuer notre formation. Nous serons des cibles de choix s'il en va autrement.
Draco Malfoy s'était certes rangé du côté du bien, mais il restait un serpentard, et se refusait à renier ainsi son appartenance à la maison de Salazar. Le choixpeau ne l'y avait pas placé par hasard.
Un lourd silence accueilli cette réplique du jeune homme. Peu de personnes osaient ainsi s'opposer au directeur. Aucune autre solution n'était envisageable, la situation semblait sans issue. Heureusement, une personne eut une idée, un choix que Dumbledore lui-même n'avait pas découvert. Harry Potter connaissait un moyen de résoudre ce problème.
- Il y a une autre solution professeur.
L'attention de l'assistance se dirigea vers lui. Draco s'étonna de ce désir de les aider, les griffondors étaient décidément bien étonnants.
- Il existe un endroit neutre dans Poudlard.
Le blond blêmit. C'était hors de question. C'était décidément bien une idée de griffondor, il devinait de quelle pièce il parlait et refuserait de dormir dans cette dernière.
- Je refuse de dormir dans la grande salle ! Il nous faut tout de même un endroit où nous pourrons avoir un semblant d'intimité. Tu n'imagines pas l'horreur que cela serait ! Il faudrait que nous attendions que tout le monde ait finit de manger, nous devrions nous lever aux aurores …
Un sourire un peu moqueur naquit alors sur le visage du survivant.
- Je ne parlais pas de la grande salle Malfoy. Je ne suis pas totalement idiot non plus ! En fait, je pensai plutôt à la salle sur demande. Il suffirait d'en sécuriser l'entrée et vous pourriez vous y installer.
Les adultes le regardèrent. Dumbledore jubila. Il était le seul d'entre eux à en connaitre l'existence depuis qu'il avait assisté à la dissolution de l'AD l'année d'auparavant. Les autres ne la connaissaient pas. Harry expliqua donc en quelques mots en quoi consistait cette salle qui leur offrait tant de possibilités. Sirius montra pour la première fois un signe de jalousie en vers son filleul. S'il avait découvert cette salle durant son adolescence, les maraudeurs n'auraient plus eu aucune limite…
Draco et Blaise semblèrent intéressés par la révélation de l'emplacement de la salle devenue en un an légendaire parmi les étudiants. Enfin son emplacement leur avait été révélé. L'année précédente, lorsqu'ils avaient attrapé les membres de l'AD, ils avaient bien tenté de découvrir l'emplacement du lieu où ils se réunissaient, et surtout, comment y accéder, mais leurs efforts s'étaient révélés vains. Ce choix leurs apparaissant comme le meilleur, il fut adopté. Les griffondors n'avaient bien entendu pas besoin de déménager : les sympathisants à la cause de l'ordre du phénix y étaient présents en majorité. De toute l'histoire de cette maison, le seul traitre à sa maison connu était Peter Pettigrow.
Maintenant que ce point était résolu, restait encore à éclaircir les évènements de la veille.
- Draco, te souviens tu de quelque chose après t'être couché.
Le serpentard regarda le directeur. Voulait il qu'il lui raconte ses rêves ? Il ne s'en souvenait jamais, il n'allait pas pouvoir les lui révéler.
- Bah non, je me suis couché et je ne me suis même pas réveillé durant la nuit. Ce matin, j'avais bien un mal de tête, mais il doit provenir des effets secondaires qu'une longue soirée peut créer.
Dumbledore soupira, non, il n'en avait aucun souvenir.
- Hier soir, alors que Sirius, Severus, Molly, Alexander et Narcissa allaient se coucher, ils t'ont vu revenir dans la salle de réception. Ils ont bien vite remarqué que tu n'étais pas vraiment là. D'un coup de baguette tu as écrit un message sur le mur puis tu es retombé, inconscient. Je pense qu'un esprit s'est servi de ton corps pour communiquer avec nous.
Les élèves frissonnèrent. Les cas de possession étaient très rares chez les sorciers. En effet, les fantômes n'en avaient aucune utilité puisque leurs apparitions n'effrayaient personne. Seuls les esprits emprisonnés ou coincés entre le monde des vivants et celui des mort l'utilisait. Draco, comme toute personne normale se trouvant en cette situation fut un peu apeuré par cette révélation. Le fait qu'il n'ait pas eu le contrôle de son corps durant une période, si mince soit elle, ne le rassurait pas du tout. Les autres l'observèrent avec inquiétude. Ce phénomène allait il se réitérer sous leurs yeux ?
- Je vais vous transmettre le message que tu nous as rapporté :
Depuis mille ans de ma prison je vous attends
Comme un lent flot pour moi ici coule le temps
Au fils des siècles suis devenu une légende
Enfermé dans la forêt de Brocéliande
Rassemblez vous venez vers moi mes chers enfants
L'heure de vous réveiller est venu à présent
Emprisonné d'une prison d'amour forgé
D'où j'attends que vous veniez me libérez.
Myrdhin
Des exclamations de surprise s'échappèrent de la bouche de ceux qui n'avaient pas été témoin de la scène. Tous les sorciers connaissaient Myrdhin, le respectant plus que tout autre être.
- C'est impossible ! Myrdhin doit être mort depuis plus de mille ans !
Hermione Granger connaissait bien entendu tout sur ce sorcier. En tant que fille de moldue, elle avait été émerveillé quand elle avait appris que le sorcier le plus célèbre de tous, connus même des moldus, avait véritablement existé. Celui que les moldus voyaient comme légendaire était historique chez les sorciers.
- Myrdhin est le nom que Merlin portait à sa naissance. Fils de celtes, il a anglicisé son nom lorsqu'il a été introduit auprès de Arthur. Et non, Merlin n'est pas mort. Il a été emprisonné dans une prison, porte sur une autre dimension que Viviane, poussée par Morgane, l'ennemie jurée de Merlin, à forgé. Viviane était une humaine, mortelle et sans pouvoir. Elle savait que son compagnon vivrait, de par sa condition de sorciers, plus longtemps qu'elle, manipulée par l'ennemi de celui qu'elle aimait, elle a finit par l'enfermer dans un cercle magique. Ce sanctuaire les retient depuis dans un univers hors du temps où ils doivent encore vivre, ensembles.
Comme lors d'un cours, les élèves restaient estomaqués, buvant chaque parole de leur professeur, le plus respecté de tous. Connaitre l'histoire du plus grand sorcier que leur monde ait porté les passionnait. Narcissa hochait la tête, elle semblait aussi réfléchir. Elle connaissait bien entendu cette histoire et beaucoup plus.
- Mais pourquoi Merlin prendrait possession de Draco ? Comment être sûr qu'il s'agit bien de lui ? Pourquoi s'il vit avec celle qu'il aime, Merlin nous demanderait il de venir le délivrer ? Et qui sont ces « enfants » dont il parle ?
Harry ne comprenait pas. Que leur voulait donc Merlin ? Etait ce bien lui qui leur avait laissé ce message par l'intermédiaire de Draco ? Après tout, Voldemort était tout à fait capable de les orienter à la recherche de chimères afin de les éparpiller à la recherche d'une possible aide. Dumbledore soupira. Il n'était pas au courent de tout, n'était pas omniscient comme semblaient quelques fois le croire ses élèves. Il devait en discuter en privé avec Narcissa, il ne pouvait leur donner de faux espoirs, mais la situation commençait à s'éclaircir pour lui. Après tout, voilà plus de vingt ans qu'il était sur cette piste. Mais avant toute chose, un petit cours d'histoire s'imposait. Les jeunes ne pouvaient pas affronter ce qui les attendait sans connaitre l'histoire de Merlin et de ceux qui l'avaient accompagné. C'est pourquoi, il fit taire le survivant d'un regard et se lança dans une explication détaillée.
- Nous savions que Merlin reviendrait. La mission de Narcissa était liée à cette attente. L'heure semble venue où les six élus vont réapparaitre. Seuls ces six élus ont la capacité de briser le cercle le retenant prisonnier. Une fois rassemblés, ils pourront le libérer. Narcissa et moi recherchons ces élus depuis vingt ans, depuis que nous avons reconnu les signes de ce retour. Tout cela est très compliqué et nous ne sommes encore surs de rien. Cependant, je ne pense pas beaucoup m'avancer en disant que Draco doit en faire partie. Les élus ont tous un lien inconscient avec celui qui deviendra leur professeur, leur guide. S'il a pu pénétrer son esprit malgré les barrières magiques du cercle, c'est que tu dois en faire partie. De plus, Harry et toi avez à plusieurs reprises parlés d'une force, d'une puissance qui vous guidait dans certain choix, cela doit être lui. Il veille et vous pousse dans la bonne direction. Enfin, d'après ce que vous m'avez raconté sur ce qui c'est déroulé durant votre combat d'hier, je pense que Luna Lovegood doit elle aussi en faire partie. La magie que vous avez utilisée est ancestrale d'après ce que j'ai pu en déduire de par vos récits. J'ai quelque doute sur l'un de vous, mais je ne suis sur de rien.
Un silence profond accueilli cette révélation. Harry soupira. Pourquoi fallait-il donc qu'il soit toujours mêlé à tout ? Une prophétie le concernait déjà et être concernée par une autre ne l'enchantait pas vraiment. Cependant, il se retint de rajouter quoi que ce soit. Dumbledore ne semblait pas décidé à leur en dire plus et rien n'y changerait rien. Les mots qui suivirent le confortèrent dans cette opinion quand le directeur reprit la parole.
- Nous sommes en réunion depuis déjà une bonne heure. Je propose de remettre le reste à plus tard, surtout que j'aimerai que Mlle Lovegood soit présente pour le reste. Elle ne devrait d'ailleurs plus tarder. Allez donc vous détendre et oublier un peu cela.
Quand Albus Dumbledore avait décidé quelque chose, il était vint de vouloir s'opposer à sa volonté. Ainsi, tout le monde, ou presque se leva et quitta la salle. Seuls Narcissa et Alexander ne bougèrent pas, comme souvent, ils désiraient s'entretenir avec leur mentor plus longuement.
Les adolescents tentaient vainement de digérer ce qu'ils venaient d'apprendre. Las de tous ces secrets que le directeur semblait encore avoir, ils se dirigèrent ensemble vers le salon, espérant se vider la tête. Mais une personne se moquait bien de tout cela, préoccupée par un autre sujet. Voilà près d'une demi heure que Remus et Bill avaient quitté la salle pour ramener Luna. Ils auraient du être revenu depuis longtemps, et quelqu'un s'inquiétait de ce retard. Alors que tous les autres s'étaient assis sur un des fauteuils moelleux, réfléchissant dans un silence complet, il faisait les cent pas, ce qui commençait à énerver la plupart d'entre eux. Blaise Zabini ne tenait plus en place et se faisait un sang d'encre pour la petite serdaigle. Elle semblait si fragile, si innocente, il craignait qu'elle ne soit tombée dans un piège des mangemorts, qu'elle ait été enlevé ou même pire tuée pour avoir osé les défier. L'autre serpentard de la pièce n'en pouvait déjà plus :
- Zabini, tu me fatigues ! Qu'est ce qu'il y a ?
Le métis regarda son ami de toujours. Il ne voulait pas avouer devant tout le monde les raisons de son énervement mais à cause des questions de son ami, il se devait de répondre.
- Et bien, vous ne trouvez pas étrange que Luna ne soit toujours pas là ?
Harry, Ron, Hermione, Ginny, qui se sentait désormais un peu seule depuis que Gabrielle était retournée avec Fleur en France, les jumeaux et Draco crurent défaillir. Le serpentard réussit à se contenir et fit remarquer à son ami à quel point sa réaction l'étonnait.
- Depuis quand t'inquiètes tu de ce qui pourrait lui arriver ?
Blaise explosa alors, aidé certainement par le stress qu'il ressentait et le fait qu'il avait vraiment l'impression que personne ici ne pourrait le comprendre.
- Comment ne pourrai-je pas m'inquiéter ? Luna m'a sauvé la vie, elle est forte, certes, mais face à trop d'ennemis, elle ne pourrait rien et pendant que nous sommes tous en sécurité à débattre bêtement, elle est peut être en danger. Je m'inquiète pour elle car elle est l'innocence incarnée et que même si c'est vraiment mignon et attachant, cela peut aussi être une faiblesse.
Mais, alors qu'il allait continuer sa tirade, Blaise remarqua que quelque chose clochait. Au lieu de le comprendre, ses amis semblaient se moquer de lui. En effet, tous affichaient un sourire qu'il interpréta comme moqueur et Draco lui-même, son ami de toujours, son seul soutient solide, se mordait la lèvre afin de ne pas rire. Une voix retentit alors, une voix qui faisait toujours naitre un sourire chez lui.
- C'est vrai ? Tu me trouves mignonne et attachante.
Un ange passa. Blaise blêmit, puis rougit fortement. Il maudissait ceux qui avaient été son publique et qui ne l'avaient pas arrêté avant. Doucement, avec appréhension, il se tourna et eut alors une vision qui le terrifia tant qu'elle le rassura.
Luna Lovegood se tenait dans l'encadrure de la porte, entortillant une mèche de sa blonde chevelure autour de son doigt. Elle lui offrait un sourire tendre. Sans prévenir, elle avança vers lui et le serra dans ses bras. Le cœur de Blaise manqua un mouvement, sautant dans sa poitrine. Doucement, comme avec un animal sauvage, il referma son étreinte sur elle. Il était bien, heureux, serrant cette jeune fille pour qui il éprouvait des sentiments confus dans ses bras. Mais il sentit alors que quelque chose ne tournait pas rond. Il n'était pas si bien. Quelque chose n'allait pas. En fait, il commençait même à avoir froid. Il se sentait … humide. Il entendit des commentaires et des rires autour de lui. De quoi se moquaient ils donc. Tendrement, il se dégagea de l'étreinte et comprit. Il ne l'avait pas remarqué tout de suite et pourtant, c'était assez voyant : Luna était trempée de la tête aux pieds et à présent, lui aussi.
- Mais que t'est il arrivé ?
La serdaigle sembla mettre quelques secondes avant de comprendre de quoi il parlait. Pas gênée le moins du monde, elle décida de tout leur expliquer. Mais auparavant, elle alla vers le canapé pour s'assoir, tirant son serpentard par la main. Il le rejoignit donc et s'installa à ses côtés. Harry nota d'ailleurs qu'il ne lui lâcha pas la main.
- J'étais tranquillement en train de lire le chicaneur dans ma chambre, quand j'ai entendu deux hommes qui demandaient à mon père où je me trouvai. J'ai tout de suite pensé qu'il s'agissait de mangemort alors je suis allée en direction du lac pour me cacher, je suis allée sous l'eau et j'ai attendu. Cela a du durer un bon quart d'heure avant qu'ils ne me trouvent.
Un bon quart d'heure ? Était-elle décidément vraiment folle. Hermione soupira, lasse de tant d'exagération.
- Luna, un être humain ne peut pas retenir sa respiration aussi longtemps sous l'eau ! Tu serais morte noyée bien avant !
La serdaigle la
regarda avec incompréhension.
- A bon ? Mais je le fais
tout le temps quand je joue à cache cache avec les fées.
N'ayant aucune envie de partir sur un débat concernant l'existence des fées, Hermione se contenta de rester sur ce sujet.
- Voyons Luna ! Pourquoi crois tu que la deuxième épreuve du tournois des trois sorciers concernait justement l'apnée !
Une lueur d'illumination passa dans les yeux de l'adolescente. Elle venait enfin de comprendre la difficulté de cette épreuve. Mais elle savait ce qu'elle disait. Elle n'avait cependant pas envie de se disputer avec Hermione et continua donc son explication.
- Quand ils m'ont trouvé, j'ai décidé de me battre et je leur envoyé plein d'eau. J'en avais plein à disposition. Heureusement, j'ai vite reconnu le professeur Lupin et je me suis dise qu'il ne devait pas être un mangemort parce que sinon, il aurait certainement tué Harry avant. Alors j'ai arrêté et ils m'ont ramené ici. Ils étaient assez énervés en fait.
D'un sort, Hermione sécha Luna et Blaise. Personne n'avait vraiment compris ce que la jeune fille avait raconté. Elle devait exagérer : qui pouvait rester tranquillement un quart d'heure sous l'eau ? Mais alors qu'ils allaient réinterroger leur amie, celle qui s'occupaient de tous ces adolescents, qu'ils soient ses enfants ou non les rejoignit. Elle leur signifia que le déjeuné était servi.
Les discutions furent donc remises à plus tard et ils se rendirent tous prendre leur repas, entre eux car les adultes s'étaient rassemblés afin de discuter de l'attitude à adopter, des mesures à prendre.
Le repas fut assez animé. En effet, laisser des adolescents affamés devant des assiettes sans surveillance n'était pas une très bonne idée. Les fils Weasley se jetèrent sur les plats dès que leur mère eut le dos tourné, ils se servirent de grandes louchées des divers mets présents sur la table et en mirent bien entendu plein à côté.
Les filles de leur côté se servait plus tranquillement et discutaient du dernier livre qu'elles avaient lu. En effet, depuis peu, elles s'intéressaient à la littérature moldue, depuis qu'elles avaient vu Harry ne plus se déplacer sans le fameux ouvrage Les Liaisons dangereuses, les deux jeunes filles avaient été intrigué et après avoir acheté un exemplaire, l'avait littéralement dévoré. Elles passaient à présent leur temps à en débattre : Valmont aimait il Tourvel ? Hermione soutenait que non et Ginny que oui, le débat pouvait durer des heures.
Luna regardait en l'air, la tête dans la lune et Blaise la regardait fixement, sans parler, se contentant de la dévorer des yeux.
Draco et Harry, seuls en bout de table mangeaient en silence, ils commençaient tout deux à en avoir assez de se retrouver ainsi mis à l'écart, même si cela avait l'air de ne pas être calculé, leurs amis les mettaient de côté, cela commençait à leur peser. Le repas se déroulait ainsi, quand une tornade à la chevelure rose apparue. Sans un mot, elle s'approcha de la serdaigle et lui hurla dessus, ce qui eu bien sûr pour effet de la faire revenir sur terre.
- Comment as-tu osé attaquer mon Remus ! Tu ne peux pas faire la différence entre un membre de l'ordre que tu as côtoyé plusieurs fois et un mangemort ?
Blaise se leva alors et s'interposa entre les deux femmes.
- Tonks je vous aime beaucoup, mais je vous interdis de lui parler ainsi. Luna a cru bien faire. Elle a cru que sa vie était en danger et n'a donc pas pris le temps de s'assurer de l'identité de ceux qu'elle croyait être ses agresseurs. Je comprends que vous ayez eu peur, mais ne vous en prenez pas à elle.
La jeune femme affronta du regard le jeune métis. La colère l'aveuglait, après tout, Remus avait failli y rester. Alors qu'il cherchait toujours son ancienne élève, il s'était vu soudain devant un mur d'eau immense, d'une hauteur de plus de dix mètres. La jeune fille était derrière, les bras en l'air, semblant contrôler cet élément. Il avait alors compris que l'eau allait s'abattre sur lui et que sa seule chance était de se faire reconnaitre par Luna. L'eau avait commencé à lui tomber dessus quand elle avait cessé son sort, visiblement soulagée, mais aussi épuisée. Lorsque Tonks avait entendu ce récit. Elle n'avait eu qu'une seule réaction : donner une leçon à celle qui avait failli tuer son loup garou d'amour comme elle l'appelait. Mais face à cette adolescente et à son défenseur, sa colère s'endormit peu à peu. La blonde se leva de table et prit les mains de celle qui lui avait crié dessus.
- Je comprends votre peur, je suis désolée, la prochaine fois, je regarderais bien pour voir qui est mon agresseur. J'irai présenter mes excuses à Bill et au professeur Lupin tout à l'heure.
- C'est moi qui dois m'excuser, je n'aurai pas du te hurler dessus comme cela. Dans ta situation, j'aurai certainement réagit de même.
- J'insiste, je dois faire plus attention en combat.
- Mais non, tu es déjà très puissante tu sais.
- Oui, mais je ne peux pas transformer mes cheveux et mon visage en ce que je veux.
- Peut être, mais moi je ne peux pas rester un quart d'heure sous l'eau, ton père nous a dit qu'il connaissait ce don, qu'il en était au courent mais qu'il croyait que c'était normal, vous êtes un peu bizarre quand même.
- Oui c'est sur, mais je préfère les crêpes.
Bientôt, la conversation ne fut plus compréhensible que par les initiés, c'est-à-dire Blaise qui avait passé assez de temps à observer la jeune fille pour comprendre ses raisonnements. Au grand malheur de tous, Tonks avait suivi la jeune fille dans un de ses délires. Mais le pire restait qu'elle ne semblait pas s'en rendre compte…
C'est ainsi que le repas s'acheva, sur une discussion incompréhensible des deux femmes.
Bientôt Remus vint chercher sa dulcinée pour qu'ils rentrent chez eux, car ils habitaient déjà ensembles.
Tout le monde vaqua
à ses occupations et dans la soirée, on pût retrouver Hermione et
Ginny endormies sur leurs livres, Blaise enlaçant Luna, tous deux
dormaient aussi, malgré le vacarme que faisaient Fred, Georges et
Ron qui s'affrontaient à la bataille explosive. Un peu plus loin,
Draco s'était endormi contre un confortable oreiller : Harry
s'était assoupi le premier depuis longtemps, lorsque Malfoy avait
commencé à lui raconter un rêve bizarre qu'il avait fait. Voyant
qu'il ne l'écoutait plus, le serpentard l'avait bientôt
suivit aux pays des rêves, se servant de son épaule comme
d'oreiller, ce qui était bien plus confortable que le froid mur de
pierre.
Quiconque aurait passé cette porte se serait certainement
dit que beaucoup de choses avaient changé en un peu plus de deux
semaines, mais pour ces adolescents, tout était vite devenu naturel.
A suivre
Et voilà, malgré les partielles qui arrivent, j'ai réussi à poster mon chapitre… au lieu de réviser…
Quelques réponses dans ce chapitre n'est ce pas ?
Les relations évoluent
Ne vous inquiétez pas, les prochains chapitres seront un peu plus centrés sur Harry et Draco
Une tite review ?
A Bientôt pour un prochain chapitre !
