Au fil du temps, Royaume céleste
Chapitre 6 : Alcool
Tenpô n'avait jamais grand-chose à faire. Ou plutôt, les choses qu'il avait à faire ne l'intéressaient jamais vraiment. Apprendre des choses à Gokû, fumer et boire avec Kenren, ça c'était intéressant.
Mais ce jour-là, Gokû jouait Dieu sait où dans le palais et Kenren avait été envoyé par Goujun (1) en mission.
En Tenpô s'ennuyait.
Il y avait bien ce tas de papiers à classer, cette centaine de livre à ranger et touts ces objets en provenances de la Terre à trier, mais sans sa femme de ménage attitrée ( à savoir Kenren (2)), c'était laborieux et… Inintéressant.
Tenpô n'avait plus qu'à se reporter sur son ami Konzen pour passer le temps. Certes, il appréciait Konzen (peut-être même plus…) mais ce n'était pas le genre de personne très rigolote avec qui passer le temps, entendons-nous sur ce sujet.
Mais après tout.
C'est ainsi que le maréchal se présentait à la porte du bureaucrate, une bouteille de saké et deux coupes à la main.
« Konzen ? Tu es là ?
-Oui. »
Le blond leva les yeux et les plissa légèrement en voyant l'alcool qu'avait ramené le brun.
« Je voulais te proposer de te détendre un peu. » Sourit le militaire en penchant la tête sur le côté. Konzen émit un « Humpf » désapprobateur et retourna à ses papiers…
… Sans pouvoir ignorer que son ami posait son attirail sur le bureau et ses fesses sur une chaise juste à côté.
« J'ai du travail. » Grogna-t-il. Tenpô sentit son sourire s'élargir et il observa : « Un peu de détente ne te ferait vraiment pas de mal. Surtout avec le travail supplémentaire que te donne Gokû. »
Touché.
Konzen releva lentement la tête en s'appuya en arrière dans son dossier. Il soupira et poussa ses liasses de papiers sur le côté. Tenpô lui tendit une coupe avec un immense sourire et la remplit de saké. Puis il s'en versa pour lui et reposa la bouteille.
« Alors… À quoi devons-nous trinquer ? Demanda le brun en levant sa coupe. Konzen la leva brièvement à son tour et grommela :
-À nous-même.
-Très bon choix » Ria le maréchal en portant sa coupe à ses lèvres. Ils burent en silence.
Puis le temps passa, minutes coulantes dans l'air chaud de cette après-midi d'été. Minutes coulantes dans les coupes pour se vider dans leurs estomacs avant de se remplir de nouveau.
Une heure, une bouteille passèrent…
Deux heures, deux bouteilles…
Trois heures, deux bouteilles et demie…
Tenpô savait qu'il avait une bonne endurance à l'alcool, mais il ne pouvait nier qu'à cet instant, il était saoul. (3) Et Konzen n'était pas dans un meilleur état, voire pire, peu habitué au liquide de feu.
Il oscillait sur son fauteuil d'avant en arrière, la tête dodelinant sur ses épaules, ses cheveux dorés en pagaille. Tenpô sourit à la vue.
Il se pencha en avant, coudes appuyés sur le bois du bureau et dit : « Tu n'es plus très frais, Konzen.
-La ferma. C'est ta faute.
Tenpô eut un petit rire.
-Effectivement. »
Konzen roula des yeux et se mit dans la même position que son ami, penché en avant et perché en équilibre précaire (vu son état) sur ses coudes. (4)
Il marmonna quelque chose d'incompréhensible et fixa d'un air brumeux le militaire. Celui-ci hocha la tête, comme s'il avait parfaitement bien compris ce que venais de marmotter le bureaucrate. (5)
Soudain, les coudes du blond lâchèrent, et il s'écroula sur sa table (6), sous le rire cristallin du brun. Celui-ci tapota la tête ébouriffée de son ami et dit : « Tu ferais mieux d'aller t'allonger, Konzen, sinon tu vas t'endormir sur ton bureau et Gokû te dessinera sur le visage, comme avec Kenren il y a deux semaines. »
L'idée de se retrouver avec des moustaches de barons à la manière du général déplut apparemment à Konzen qui releva avec difficulté la tête.
Il se leva en titubant, et Tenpô l'aida à aller s'écrouler sur le sofa du bureau. Konzen posa en soupira une main sur son front et ferma les yeux. Tenpô, assis à côté de lui, regardait distraitement les rayonnages de la petite bibliothèque en face.
Il sursauta lorsqu'il sentit une main chaude se glisser le long de sa cuisse. Il baissa les yeux pour voir Konzen lui sourire, ce qui n'était absolument pas Konzenien.
Le maréchal le regarda un moment avec de grands yeux, ce qui laissa le temps au blond se faire remonter sa main vers le nord. Tenpô eut juste le temps de réagir avant que le pôle nord soit atteint. Il bondit du canapé en criant le nom de son ami. Celui-ci le regarda avec une lueur à la fois étonnée et joueuse dans ses iris violets. Tenpô resta là, les bras ballants, à fixer le bureaucrate. Finalement sa gorge fut en état de marche et il bafouilla : « Ce… C'é… C'était quoi, ça ? » (7)
Konzen haussa les épaules et se redressa en position assisse sur les coussins. Il saisit la taille du militaire pour l'empêcher de battre en retraite et un demi-sourire ourla ses lèvres minces. Tenpô tenta de se dégager mais peine perdue. Konzen débouclait déjà sa ceinture.
« Ko-ko-ko… (Profonde respiration) Konzen ! Tu es saoul, tu vas regretter demain ce que tu fais aujourd'hui ne tente pas…Oh mon Dieu. » Haleta-t-il au moment même où le blond avait sorti sa virilité à moitié en érection pour la prendre dans sa bouche.
Tenpô du faire un immense effort pour ne pas tomber à genoux et il gémit en rejetant la tête en arrière, les sensations sexuelles et l'alcool lui faisant tourner la tête.
Konzen plissa les paupières en levant et yeux et le coin de ses lèvres occupées se souleva en un ricanement de triomphe : Tenpô était complètement en érection dans sa bouche. Il lâcha la virilité et se pencha en arrière, attirant le brun avec lui, jusqu'à ce que son bassin s'appuie contre sa joue droite.
Là, il leva le bras et fit glisser sa main entre les fesses du militaire, le faisant bondir en arrière.
« Konzen ! Je crois, je crois vraiment qu'il faudrait s'arrêter là. » S'exclama-t-il en baissant les yeux sur son ami. Celui-ci le regarda d'un air calme, pas du tout désorienté par le saké. Tenpo grimaça et voulut reculer d'un pas mais Konzen le retint par la blouse (8)
Le blond sourit et leva la tête, ses cheveux dorés coulants le long de ses épaules. Il les avait détachés pendant leur buverie et ils se parsemaient sauvagement autour de sa tête et sur le sofa derrière. Cela le rendait plus jeune, plus joyeux. Tenpo déglutit.
Le bureaucrate tira son ami jusqu'à lui et ses longs doigts blancs se refermèrent autour du sexe toujours tendu du maréchal. Ce dernier gémit de nouveau, fermant les yeux.
« Konzen… »
L'interpellé ne répondit pas, il se contenta de donner quelques mouvements du poignet au brun, lui tirant ainsi de nouvelles exclamations de plaisir.
Soudain, Tenpo se sentit tiré allongé sur le canapé, dominé par la masse du blond qui le fixait. Le brun le fixa en retour et vit le flou qui flottait dans le regard améthyste de son vis-à-vis.
« Konzen, tu es saoul, tu devrais…
-Tenpo, Coupa le blond, c'était la première fois qu'il parlait depuis qu'il avait commencé ses avances au brun. Ce dernier se tut et regarda longuement son ami. Celui-ci avait certes le regard flou, mais si vrai, si sincère.
Il ferma les yeux.
Konzen se pencha et mordilla le lobe de son oreille, tout en le caressant avec empressement. Tenpo se cambra et poussa un léger cri lorsqu'il sentit les doigts du blond masser son entrée. Il rouvrit brutalement les yeux et jeta un coup d'œil à son ami-presque-amant-et-peut-être-amoureux-qui-sait-?.
Konzen lui renvoya langoureusement son regard et avec un sourire, poussa son index en Tenpo. Le brun poussa un cri, plus fort que le précédent et se mordit le poing. Konzen sourit et se pencha pour lécher avidement le cou du maréchal qui referma les yeux. Après tout, si Konzen voulait prendre le volant, pourquoi pas ?
« Konzen… » Grinça-t-il. Respiration. Respiration. « Konzen, prend de quoi -Ah !- faciliter la pénétration… Oh ! »
Les deux améthystes se levèrent vers lui, lui faisant comprendre que ça l'ennuyait de se décoller de sa si intéressante activité. Tenpo secoua la tête : « Ca ne me gêne absolument pas que tu sois au-dessus, mais je ne tiens pas à souffrir des reins tout le lendemain. S'il te plait. »
Konzen fronça les sourcils et grogna, se levant du sofa. Il traversa la pièce et prit la bouteille d'alcool à moitié vide qui traînait sur le bureau et revint vers le militaire qui le regardait avec des yeux ronds (9)
« Konzen…Tu n'es pas sérieux, enfin… » Mais avant qu'il ne puisse poursuivre ses protestations, il se retrouvait de nouveau sous le poids du blond, jambes écartées et dénudées de son pantalon. Le militaire, redressé sur ses coudes, regardait le bureaucrate verser une abondante quantité de liquide translucide dans sa main.
Puis il suivit du regard cette main qui s'abaissa entre ses cuisses, effleura son érection (qui réagit favorablement à ce faible contact) et ses doigts trempés caressa de nouveau l'entrée du brun. Celui-ci grinça des dents et ferma fort les paupières en sentant le premier doigt s'infiltrer en lui.
Il s'allongea en arrière, haletant, agrippant le coussin le plus proche pour le positionner derrière sa tête. « Nom de Dieu » Jura-t-il lorsque le second doigt le pénétra.
Konzen leva les yeux vers lui et un nouveau sourire moqueur recourba ses lèvres. Il enfonça un peu plus ses doigts et Tenpo se cambra avec un « Ngh ! » sonore.
Finalement, il commença à bouger lentement des doigts, commençant de long va et viens profond, et au moment où Tenpo cria de nouveau quelque chose qui ressemblait fort à un juron, le blond su qu'il venait de toucher un point sensible. Il s'amusa à le torturer, caressant, appuyant, cajolant ce point, tirant ainsi des exclamations ravies et des grognements sourds à son futur amant (10)
Puis, lassé de ce petit jeu, il retira ses doigts et Tenpo poussa un faible gémissement de protestation.
« Konzen… ! »
Mais le blond l'ignora et ses yeux tombants se levèrent encore une fois sur le militaire, dont les propres yeux marron étaient brouillés de plaisir.
« Tenpo. » Répéta simplement Konzen en se penchant, appuyé sur ses deux mains posées de chaque côté de sa tête du maréchal. Celui-ci jeta un coup d'œil sur le côté, sa poitrine se soulevant irrégulièrement.
Il sentit les mains rêches de son ami se glisser le long de ses cuisses jusqu'à l'arrière de ses genoux et les poser sur ses épaules, facilitant l'accès et les mouvements (Qu'il n'avait pas du tout désordonnés, comme ils devraient l'être, bourré comme il l'était)
Tenpo ferma les yeux. Ça y était, c'était le point de non-retour. Il leva soudainement les bras et pris la nuque de Konzen entre ses mains, l'attirant front contre front avec lui.
« Konzen. Je te le répète encore une fois… Tu es sûr de…
-Tenpo. Grogna le blond, Je suis assez grand pour savoir ce que je fais, et ce que je veux faire. Et tu devrais savoir que je ne fais jamais ce que je n'ai pas envie de faire, quelque soit l'état dans lequel je suis. »
Tenpo écarquilla légèrement les yeux et voulut parler mais la bouche du bureaucrate l'en empêcha. Il l'embrassa sensuellement, profondément, avec la langue et les lèvres. Tenpo soupira dans la bouche de son partenaire et referma les yeux.
Et puis flûte.
Il serra des dents contre la douleur qui le traversa lorsque le blond commença à se glisser en lui. Il se cambra et prit de grandes bouffées d'air afin de rester sur Terre (11)
Et soudain, Konzen était entièrement en lui, bougeant, grognant et soupirant dans son cou. Tenpo se détendit et se mit à exprimer son plaisir à son tour.
La main du bureaucrate se glissa le long du ventre du militaire, remonta sur sa poitrine jusqu'à son cou, défaisant sur son chemin les boutons de sa chemise et sa cravate, exposant le torse musclé à ses baisers et ses morsures.
Il enroula ses jambes autour de la taille osseuse de son amant et le pressa d'aller plus loin, ses doigts entortillés dans les fines mèches d'or. Ses propres cheveux bruns se collaient à sa nuque et à son cou en raison de la sueur qui perlait sur sa peau et il se mordait les lèvres si fort que ça laissait des marques sur la chair rosée.
Konzen enfonça à son tour ses mains dans la chevelure chocolat du maréchal et lui embrassa les joues et le front, faisant preuve d'une tendresse inhabituelle chez lui. (12)
Tenpo se sentit fondre contre son ami, amour et murmura : « Konzen…C'est trop… je vais jouir ! »
Et au moment même où il achevait sa phrase, Konzen poussait un long gémissement guttural et se retirait juste avant de venir sur le ventre et les cuisses du brun. Celui-ci se plaqua une main sur la bouche pour empêcher ses cris de sortir en sentant la main de son homologue s'enrouler autour de son sexe et commencer à le caresser vigoureusement.
Il vint quelques secondes plus tard, étouffant un long cri entre ses doigts, dos cambré au maximum.
Il se détendit sur le canapé. Son dos lui faisait mal à cause de la surface peu confortable où ils venaient de s'agiter et ses fesses le tuaient, comme quoi l'alcool comme lubrifiant n'était pas si efficace que ça…(13)
Il se redressa avec un gémissement. Konzen était appuyé en arrière sur l'autre accoudoir, tête renversée et respiration irrégulière. Tenpo se rapprocha et fit glisser le bout de ses doigts brunis de tabac sur la joue pâle.
Le blond ouvrit les yeux et le fixa, sa respiration se calmant peur à peu. Il plissa les paupières mais ne dit rien. Tenpo sourit et se mit à califourchon sur le bassin du blond et lui chuchota : « Maintenant, je crois que tu devrais vraiment te reposer. Tous ces exercices… »
Konzen lui jeta un coup d'œil, mais encore une fois, resta silencieux. Il se contenta de hocher la tête en de glisser sur le dos pour reposer sur le sofa. Tenpo se leva et rhabilla son ami avant d'en faire de même avec lui.
Konzen se noyait déjà dans le sommeil quand Tenpo allait franchir la porte lorsque la voix raque du blond le retint.
« Tenpo. »
Le brun se retourna, une main sur la poignée de la porte.
« Je n'étais pas aussi saoul que tu ne le crois. Ne t'attends pas à ce que demain je n'ai plus aucun souvenir. »
C'était presque un ordre. Le militaire sourit et hocha la tête, bien que son ami ne puisse pas le voir depuis là où il était installé.
« Oui, Konzen. »
Et sur ce, il sortit.
Fin
(1) Hakuryu ! Et oui, Goujun, Roi dragon de l'armée de l'Ouest, type pas très rigolo et en mauvais terme avec Kenren, fut réincarné en une bestiole de 50 centimètres. Mouarf, morte de rire !
(2) Et oui, hahahahaha ! Kenren c'est celui qui range tout et Tenpô le négligeant !
(3) Contrairement à sa réincarnation qui tient l'alcool envers et contre tout.
(4) Et là, BLAOUM ! XD
(5) Entre gens bourrés…
(6) HAHAHAHAHAHAHA ! L'idée me fait tordre de rire !
(7) Un pot de yaourt déguisé en Sailor Moon, ça ne se voit pas ?
(8) Et là, Tenpo pense : « Merde, Nota Bene : ne plus jamais mettre ces fichues blouses ! »
(9) Je fais d'ailleurs la même geule. Mais c'est quoi cette idée bizarre que j'ai eu ? Bien sûr que l'alcool, c'est PAS UN BON LUBRIFIANT (ne refaites pas ça chez vous !). ça doit piquer à mort, EEEERGH, tais-toi cerveau !
(10) Tiens, ça faisait longtemps que je l'avais pas utilisé, cette expression-là…
(11) Façon de parler…
(12) Saké talk…
(13) Je l'avais dit !
Les lecteurs : Ta geule !
HAHAHAHAHAHAHA ! FINI ! Enfin !
De Dieu, je déteste ce couple ! Encore plus que le Kenren/Konzen (bizarre, hein…Je hais le Gojyo/Sanzo, pourtant…)
Mais j'ai vaincu ! Et j'ai décidé de mettre Konzen au-dessus, parce que déjà que j'écrivais sur un couple qui puait, j'allais pas en plus mettre un seme dont j'avais pas envie ! Tenpo et Hakkai uke au pouvoir !
Et voilà, c'est la fin d'une autre fic. Tant mieux, ça m'en fait moins à écrire.
Allez, taïaut, 'faut finir Janis, maintenant !
