Ça y est, nous sommes mercredi, le jour du syndrome d'Horadus !!!!.

Un petit chapitre aujourd'hui (il en faut aussi) avec quelques nouveaux phénomènes étranges qui réhausseront l'intérêt de certains de nos héros... et un peu de guimauve pour ceux qui aiment ça !

Bonne lecture à tous et n'oubliez pas de laisser un commentaire ;-)


CHAPITRE 6 – Perceptions

Hermione, Ginny et Harry montèrent les escaliers quatre à quatre. Ils étaient tous impatients de retrouver Ron et ils espéraient qu'il était dans un état valide. Sans même frapper, Ginny ouvrit la porte et courut vers son frère. Mais c'est Hermione qui le serra le plus fort contre elle.

—– RON ! Tu nous as fait si peur, quand j'ai su…

—– Arrglll, ne me serre pas si fort, espèce de brute ! Ça fait mal, grommela–t–il. Fais attention, tu deviens comme maman !

Mais Harry avait bien remarqué qu'il n'était pas du tout fâché. Au contraire, il avait l'air touché de l'attention particulière dont il faisait l'objet de la part de Hermione. Harry hésita à le serrer aussi dans ses bras, comme un vieil ami qu'on n'a pas revu depuis vingt ans. Il faut dire qu'il fut particulièrement choqué de voir l'état de ses bras…

—– Hey ! Salut Harry ! Content que tu sois là aussi.

—– Salut Héros ! Alors comme ça, tu as pulvérisé trois Mangemorts à toi tout seul ?

—– Hem… ça n'a pas été sans mal… j'ai eu de la chance… Regarde un peu dans quel état je suis.

Ron avait un peu perdu de son sourire. Habituellement, le jeune Weasley se vantait de ses trop rares exploits. Combien de fois avait–il raconté ses magnifiques arrêts lors du match de Quidditch qui l'avait opposé à Serdaigle, plusieurs mois plus tôt. Et la fois où il avait participé à la deuxième épreuve du Tournoi des Trois Sorciers. Il avait été jusqu'à raconter qu'il avait dû affronter seul une dizaine de créatures aquatiques. Mais aujourd'hui qu'il avait accompli un véritable acte héroïque, il ne se vantait pas autant. Le souvenir des faits n'avait rien de drôle et ressasser ses aventures revenait à revivre le moment où il avait vu sa mère tomber et où il avait cru son père tué.

Ron remonta les longues manches de son pyjama. Sa peau avait un aspect assez repoussant, à moitié desquamée, pleines de coupures et de crevasses profondes, de brûlures à différents degrés. Ces brûlures étaient rouges–sang mais elles étaient parcourues de longs filaments dessinés d'une couleur chaire qui s'entrecroisaient et formaient des figures très étranges. L'ensemble des traces remontaient jusque dans le cou et certaines terminaient à l'arrière de son oreille gauche. Elles s'étendaient également en parti sur le dos de ses mains. On comprenait beaucoup mieux pourquoi il avait crié quand Hermione l'avait serré contre elle.

—– D'après la guérisseuse, les peaux mortes doivent sécher et tomber. Ça devrait être moins impressionnant dans quelques semaines, paraît–il. Mais je risque fort de conserver ça toute ma vie.

Il avait l'air vraiment abattu maintenant.

—– Le reste de mon corps, c'est pire ! Je suis encore couvert de bandages. C'est Parvati qui n'osera plus m'approcher, elle qui redoute tellement les momies ! Pfffft. C'est pas si drôle que ça d'être un héros, finalement.

—– Ron, tu sais bien que ce n'est pas pour tes bras qu'on t'aime, lui dit doucement Hermione.

Soudain le visage de Ron rayonna et il retrouva vite le sourire.

—– Je suis vraiment content de vous voir tous les trois… Oh ! J'avais oublié que tu avais raccourci tes cheveux, Ginny… Ça me fait tout drôle à chaque fois… hé hé hé….

Mais Ron avait soudain fixé les yeux de sa sœur. Il fronça les sourcils et soutint son regard un instant, sans rien dire. Puis, il regarda Harry, puis à nouveau sa sœur, encore Harry et il eut un petit sourire en coin quand il reposa les yeux sur sa sœur. Les trois autres se demandèrent ce qu'il avait en tête.

—– En fait, ça te va plutôt pas mal cette coupe ! Je te trouve particulièrement jolie, sœurette. Tu ne trouves pas Harry ? Elle est jolie, comme ça, hein ?

—– Hein, heu… Oui… oui, bien sûr !

Harry et Ginny avaient quelque peu rosi.

—– Et heu… Ginny ! Ça marche bien entre toi et ce cher Dean Thomas ?

—– Oh oui c'est parfait, répliqua Ginny qui n'avait pas l'air tout à fait à l'aise. Il est tout ce qu'il y a de plus prévenant… Pourquoi est–ce que tu parles de Dean ?

—– Ah bon ! Il a dû beaucoup s'inquiéter de ne plus avoir de tes nouvelles alors…

—– Oui, évidemment, coupa Ginny qui se demandait où il voulait en venir…

—– Ça doit être dur pour lui de ne pas pouvoir te parler pendant les vacances. Maintenant qu'on est ici, il ne pourra plus venir te courtiser…

Ron prit un gobelet d'eau et bu quelques gorgées en regardant toujours sa sœur dans les yeux.

—– Oh ça va, Ron. A peine réveillé et déjà des sarcasmes ! Si tu veux savoir, il est attentionné, lui. Il m'envoie souvent de magnifiques dessins accompagnés de poèmes. Et tu sais comme il est doué pour le dessin !

—– Ah bon, s'écria Hermione ? On peut les voir.

—– Heu… D'accord pour certains… Mais pas tous ! Ça fait parti de mon jardin secret !

—– Oui, enfin des dessins de fleurs ou de chats, merci ! Trop peu pour moi ce genre de mièvrerie, répliqua Ron qui rebut une gorgée.

Hermione le regarda d'un œil mauvais, comme s'il l'avait insultée.

—– Pas du tout, s'exclama Ginny. Figures–toi qu'il m'a dessinée plusieurs fois, rien que de mémoire. Et ses dessins sont très ressemblants !

—– Mouais… c'est ça… MAIS ! Pfffttrrrr

Ron venait de recracher l'eau qu'il était en train de boire et commença à s'étrangler. Il avait apparemment avalé de travers.

—– Ron, s'inquiéta Hermione, tu vas bien ?

—– Teuh teuh !! NUE !!! Teuh teuh… Ce salopard t'a dessinée nue !!!!! Rheuu Theuu.

—– ?!

Ginny ouvrit grands les yeux, complètement stupéfaite, et elle devint totalement écarlate.

—– Ah le rascal ! Ah le porc !!!! Si j'attrape cette espèce de petit vicelard, je le transforme en furoncle géant. Ah la crapule, j'en reviens pas. Ma sœur !!! Il ose fantasmer sur ma sœur. Ah le dégoûtant personnage !!! Il verra quand je le croiserai à Poudlard !!!! J'aurais bien deux ou trois bricoles à lui dire, moi ! Ah le petit…

—– Ses dessins sont ceux d'un artiste. Il n'y a rien de pervers là dedans. Ils sont d'un érotisme raffiné, ce n'est pas de la pornographie. Je trouve même qu'il a beaucoup de talent, et au besoin, je poserai volontiers pour lui. Et puis lui, au moins, il a remarqué que j'étais une femme…

Mais Ginny posa dans un réflexe sa main sur la bouche, comme si elle venait de dire une bêtise. Elle devint encore plus rouge, si toutefois ce fut encore possible. Harry ne savait pas comment réagir. Il se sentait très gêné mais certainement moins que Ginny.

—– Ah le petit pornographe, le satyre, le pervers ! Je vais lui faire bouffer ses crayons, sale traître ! Quand je pense qu'on partage le même dortoir ! Faux frère, assassin, judas !!! Espèce de…

Hermione tenta de calmer Ron.

—– Oh Ron, ça suffit ! Tu es agaçant. Je suis sûre qu'il n'y a rien de vulgaire là dedans. Si ça te gêne tant que ça que Dean soit un poète, alors tu es à plaindre. Je connais beaucoup de filles qui aimeraient qu'on leur envoie des dessins d'elles…

—– A poils !??!

—– Heu… Et pourquoi pas… hem…

—– Et puis d'abord, comment tu sais ça, toi, demanda Ginny avec colère. Tu as farfouillé dans mes affaires ?

Un silence s'installa. Ron s'était soudain calmé.

—– Heu… ben. J'en sais rien ! J'ai eu comme un flash. Je regardais Ginny et puis c'est comme si j'avais eu les dessins sous mes yeux.

Les autres se regardèrent effarés.

—– Comment ça ? Tu peux lire dans mes pensées, s'offusqua Ginny. Tu hurles que Dean est un pervers mais toi c'est bien pire, tu vas fouiller dans mes secrets les plus intimes !!! Et tu les dévoiles devant tout le monde en plus !

—– Heu… ben… je ne l'ai pas fait exprès, c'est venu comme ça !

—– Quoi, tu peux vraiment lire dans les pensées ? demanda Harry.

—– J'en sais rien. Pas vraiment lire. Enfin… Maintenant que tu le dis… J'ai comme des flashs. Je choisis pas vraiment ce que je veux savoir, ça vient comme ça, tout seul.

—– Et là, à quoi je pense, demanda Ginny, enragée.

—– Heu… je n'ai aucune vision… mais à ton regard, je devine que tu meurs d'envie de me voir pendu par les pieds à l'une des branches du saule cogneur.

—– C'est pas loin de ça, piqua Ginny, écumant de rage mais qui n'osait plus regarder Harry et restait toujours aussi rouge.

Hermione ne disait rien. Elle réfléchissait beaucoup en se grattant le menton.

—– Oui, c'est possible. C'est peut–être une séquelle de ton agression par les cerveaux, au Département des Mystères. On ne sait pas très bien à quoi ils servaient. Mais c'est possible qu'ils te permettent d'amplifier tes perceptions cérébrales. Il y a dû y avoir une espèce d'alchimie étrange entre tes cicatrices liées au ministère, et l'exposition de ton corps lors de la destruction du Terrier.

—– Heu… tu crois ?

—– Te voilà devenu un expert en légilimancie sans le vouloir, dit alors Harry pour alléger un peu l'atmosphère.

—– Encore faudrait–il que je maîtrise mon nouveau… heu… pouvoir !

—– Hé mais c'est génial ! Si tu y arrives, plus personne ne pourra te berner dans une feinte pendant les matches de Quidditch ! Avec un gardien comme toi, c'est la victoire assurée !

Tous se mirent à rire, sauf Ginny qui n'avaient toujours pas digéré la divulgation de ses secrets les plus compromettants. Pourquoi diable les nouvelles facultés de Ron s'étaient révélées avec cette histoire là. Pourquoi son benêt de frère avait–il dû raconter ça devant Harry.

—– A propos de victoire, continua Ron, d'un air intéressé. J'ai comme un écho dans ma tête qui me parle d'une… Victoria ou quelque chose comme ça ! Tu peux m'en dire plus ?

—– …

Les autres ne rirent plus du tout et certainement pas Ginny.

—– Il est temps qu'on t'explique deux ou trois trucs.

Harry et Hermione racontèrent alors tous ce qu'ils savaient, tandis que Ginny boudait dans un coin. Elle en voulait beaucoup à son frère, mais quand elle regardait ses blessures aux bras, elle ne pouvait s'empêcher d'avoir des remords de lui en vouloir de la sorte. Elle aimait profondément son frère et la simple pensée d'avoir pu le perdre l'avait vraiment choquée. Il était peut–être aussi délicat qu'un troll des cavernes en rut, mais il était généreux et bon, et elle savait que sa réaction avait été celle d'un grand frère qui s'inquiète pour elle. Et puis, il faut reconnaître que dans le fond, c'était peut–être une bonne chose que Harry ait entendu cela. C'était peut–être son imagination mais il lui avait semblé que Harry, sous son air indifférent, avait tressailli quand il avait tout entendu. Pendant un moment, il avait eu l'air ébranlé. Avait–il pu ressentir un petit soubresaut de jalousie ?

Au bout d'un moment, ils finirent leur récit et l'atmosphère redevint lourde.

—– Ça c'est vraiment du jamais vu. C'est terrible, ce que vous me dites là. Un monde sans magie ? Ce n'est pas vivable !

—– Ron, des millions de moldus vivent sans magie et ils s'en sortent très bien, s'offusqua Hermione.

—– Oui, mais nous, nous ne pourrions pas vivre comme eux ! C'est peut–être mieux que Dumbledore éloigne cette fille de nous, non ?

Les trois autres le fusillèrent du regard.

—– Est–ce que tu te rends comptes de ce que tu dis, s'énerva Hermione.

—– Oui, bon d'accord. Je regrette ce que j'ai dit, je ne le pensais pas vraiment. C'est vrai que c'est quand même injuste ce qu'elle doit subir.

Ron croisa le regard de Harry et parut presque gêné.

—– Oui, bon et ben je ne vais pas rester toute la vie dans ce lit ! Et si nous descendions ?

—– Bonne idée, s'exclama Ginny qui n'avait qu'une envie, quitter cette pièce.

—– Bon et bien, vous pouvez sortir, les filles, Harry va m'aider à m'habiller.

Ron attendit que les filles soient sorties et que, d'après les bruits de pas dans les escaliers, elles soient descendues d'au moins un étage.

—– Elle est si belle que ça ? Elle te plait vraiment à ce point ?

—– Hein ? Qui ça ?

—– Ne fait pas l'innocent Harry ! Je parle de cette Victoria. Je ne sais pas trop comment t'expliquer ce que je perçois mais il émane de toi des émotions comme un feu ardent. Il est clair que tu en es vachement épris.

—– Mais pas du tout ! Si c'était le cas, j'aurais eu des réactions stupides et mon estomac m'aurait joué des tours, comme avec Cho.

—– Arrêtes avec tes excuses bidons. Tu ne t'en es peut–être pas encore rendu compte, voilà tout ! Mais il ne fait aucun doute que tu es amoureux d'elle. Tu ne peux plus rien me cacher, maintenant, hé hé hé !

—– Tu te trompes !

Mais le ton troublé sur lequel Harry avait répondu ne faisait que confirmer les dires de Ron. Harry s'en aperçut.

—– Oh je ne te juge pas ! Libre à toi d'aimer qui tu veux… Mais ce qui m'inquiète, c'est que tu as les mêmes sentiments pour ma sœur.

—– Hein mais que mais quoi mais cépavrédabortudinimportekoa

—– Harry ! Pourquoi tu crois que je t'ai demandé si tu la trouvais jolie tout à l'heure ? Parce que je connaissais déjà la réponse, bien sûr ! Elle te plait beaucoup ma sœur, quoi que tu en dises…

—– Heu… je… enfin…

Harry était maintenant très embarrassé. Maintenant qu'il prenait le temps d'y réfléchir, c'était vrai qu'il n'était pas non plus indifférent aux charmes de Ginny. Elle avait grandit, cette petite rouquine. Ce n'était plus l'enfant qu'il avait vu courir en pleurant après le Poudlard Express parce qu'elle ne pouvait pas les accompagner. Elle était presque devenue une femme, maintenant ! Elle avait à présent de très belles courbes, une taille splendide, une frimousse ravissante et sa poitrine avait pris de très jolies formes. En y réfléchissant, Harry sentit soudain une certaine chaleur monter en lui, comme s'il venait de vider une bouteille entière de Bièraubeurre.

—– Mais, de toute façon elle est avec Dean, et comme tu l'as deviné, ça marche très bien entre les deux… Alors, la question ne se pose même pas.

—– Au contraire, Harry ! Dean est peut–être bien mordu par ma sœur, c'est possible, mais ce n'est pas vraiment réciproque. Elle l'apprécie beaucoup mais je sais bien que ça ne va pas plus loin. Elle t'aime toujours, Harry, et plus encore depuis qu'on a failli y passer, l'autre jour. Alors ne tarde pas trop et saisis ta chance.

Harry regardait son ami avec gravité. Ron n'avait jamais été très observateur en matière d'amour. Mais ses nouveaux dons de perception lui avait ouvert les yeux sur la réalité des sentiments qu'éprouvaient Harry et Ginny.

—– Je sais, tu as peur d'avoir une relation. C'est pas le moment, c'est la guerre et tout le bazard. Mais est–ce que ça à l'air de perturber Bill et Fleur ?

—– Non, c'est vrai mais…

—– Ecoute ! Tu es troublé par cette Victoria mais tu es amoureux aussi de Ginny. Tu as donc un dilemme important. Et tu devras choisir parce que tu ne peux pas les avoir toutes les deux. Et si tu attends trop longtemps, tu ne les auras, ni l'une, ni l'autre !

—– …

—– Alors fais vite ton choix, mais entre–nous, pour moi c'est tout trouvé. D'une part tu as une parfaite inconnue. Une famille bizarre et moldue, avec un frère louche. Elle est affublée d'un sérieux handicap avec ce syndrome d'orange dure ou je ne sais quoi. Elle peut te mettre en danger en te faisant perdre toute ta magie. Si tu la choisis, et pour autant que la guerre soit finie, vous serez obligés de vivre comme des parias, loin sur une île à des milliers de kilomètres de toute forme de sorcellerie. Si tu optes par contre pour Ginny, tu choisis une jeune fille géniale, que tu connais bien mieux, qui sait se défendre, qui t'aime –et ça j'en suis certain– et qui n'aura pas tous ces problèmes de magie. En plus tu entrerais dans la meilleure famille du monde… Oh, y a bien maman que tu aurais sur le dos tout le temps mais bon… Tu m'aurais comme beau–frère, ainsi que Fred, George, Bill et Charlie… et heu… aussi un peu Percy, mais lui, c'est pas obligé !

—– Oui, tu as peut–être raison…

Le doute semblait levé. C'est vrai que vu comme ça, Ginny avait tous les avantages sur Victoria mais au fond de lui, Harry ne pouvait pas justifier réellement tel ou tel choix. Maintenant qu'il était à côté de Ginny et que ses sentiments pour elle s'étaient révélés au grand jour, il éprouvait effectivement plus d'affection pour elle. Mais Vicky était maintenant si seule. Qu'allait–il donc lui arriver ? Harry ne pouvait pas se déclarer à Ginny et fermer égoïstement toutes ses pensées envers Vicky en sachant qu'elle était dans une horrible situation. C'était comme s'il la condamnait lui–même à une vie malheureuse. Et il se sentirait sale, honteux et ne pourrait profiter pleinement de sa relation avec Ginny.

Ron sentit une fois encore ses sentiments.

—– Je suis désolé de capter tes émotions comme ça. Je sais bien que tu aimerais garder ça pour toi. C'est difficile, n'est–ce pas ? J'avais jamais pensé que les relations entre les filles et les garçons soient aussi terribles à vivre… Je t'ai dit ce que j'en pensais… Maintenant, c'est toi qui vois.

—– Il faudrait peut–être qu'on descende. Les filles vont s'inquiéter.

Ils descendirent tous les deux en silence. Ron se demanda s'il avait bien fait de lui parler de tout ça. Il avait commencé par percevoir les sentiments que partageait Harry et sa sœur et il avait voulut leur donner un coup de pouce. Mais pendant la conversation, les choses s'étaient emmêlées dans le cerveau de Harry et Ron avait reçu ses informations en vrac. Tout ce qu'il avait réussi à faire, c'est jeter le trouble dans l'esprit de Harry et il commençait à s'en vouloir. Diable que cela peut être compliqué les histoires de cœur !

Quand ils arrivèrent en bas de l'escalier, ils croisèrent Lupin et Dumbledore qui s'apprêtaient à partir.

—– Bonjour Professeur Dumbledore ! Bonjour Remus, s'écria Ron qui s'arrêta net, comme frappé par quelque chose.

—– Aaaah ! Content de te voir débout, jeune homme, s'exclama Lupin qui avait l'air ravi.

—– Bonjour Ronald, dit Dumbledore. Mais son sourire s'effaça quelque peu puis redevint jovial. Je vois que vous avez acquis de nouvelles prédispositions ! C'est très bien. Vous pourrez vous entraîner à deux cette année. Vous Mr Weasley, vous tâcherez de contrôler vos nouveaux dons, tandis que vous, Mr Potter vous tâcherez de fermer votre esprit. Lord Voldemort peut toujours avoir un certain contrôle sur vous, ne l'oubliez pas !

Sur ce, il quitta la maison des Black.

—– Comment a t'il fait pour savoir que tu pouvais lire dans ses pensées ?

—– Heu… j'ai un peu capté ce qu'il avait dans la tête… Mais il s'en est très vite rendu compte et il a fermé complètement son esprit. Je n'ai plus reçu le moindre signal.

—– Oui, je crois qu'il est terriblement doué pour l'occlumentie, Dumbledore.

Harry se dirigea vers la cuisine où attendaient les deux filles, laissant Ron sur la dernière marche des escaliers.

—– Alors ? Qu'est–ce que tu attends ?

—– Harry… Vicky va être envoyée à Azkaban !