Ecrire avec des mitaines...c'est chiant. Voilà, j'ai dit la mienne. Bienheureux êtes-vous si vous n'avez pas lu cette phrase sans intérêt. Enfin, si vous ne l'avez pas lue, vous ne savez pas à quoi vous avez échappé... Enfin, bref. Paradoxe.

Ce chapitre est publié le même jour que le précédent parce que...Lizbeth est un tyran de la fanfic...sob. Non, je rigole! Merci de me lire comme toujours, j'espère que ce chapitre ne vous plongera pas dans un océan d'angoisse... Ici, vous aurez le privilège de voir...(ne lisez pas si vous voulez la surprise!) Envy prendre l'avion!

Bonne lecture !

Chapitre 6 : Voyage

Il était assis derrière son bureau, les pieds croisés sur le bois laqué, et regardait d'un air condescendant son homme de main qui lui faisait son rapport.

-L'appareil a réapparu sur le radar, il s'est écrasé quelque part dans la Mer du Nord, au large de la France... par contre, on n'a reçu aucune communication de la part de nos hommes, ce qui signifie qu'ils sont sans doute morts. L'équipe technique a réussi à mettre la main sur des images filmées cet après-midi dans les petits villages côtiers. Voilà ce qu'on a trouvé.

L'homme plaça quelques photos sur le bureau et son patron se pencha sur elles.

La première montrait la fille blonde dont il avait fait kidnapper le fiancé. Elle était donc encore en vie... Sur la deuxième, on voyait, avec la jeune femme, un jeune homme assez grand, les cheveux noirs et les pupilles verticales. Il regardait autour de lui comme s'il découvrait le monde, ce qui était peut-être le cas. Enfin, la troisième image représentait le même type en train de marcher côte à côte avec un jeune homme blond...

-Les rumeurs étaient donc vraies...chuchota-t-il pour lui-même, les doigts courants sur les deux garçons.

-Monsieur ?

-Ce petit blond, là, c'est Edward Elric, le biologiste soi-disant mort et enterré. Or, comme même un imbécile tel que toi peut le voir, il est vivant. Et libre. Donc, il est plus que probable que ces aliens aient anéanti mes hommes et soient venus sur Terre avec la fille en utilisant ma navette. Pour libérer le frère d'Elric, sans aucun doute. Et ce garçon aux cheveux noirs que nous ne connaissions pas doit être venu avec eux...de la planète inconnue.

-Mais alors, ce serait...

-Un extraterrestre, oui. C'est lui qu'il nous faut pour accomplir notre but. J'enverrai une nouvelle escouade plus puissante sur cette foutue planète et ainsi, nous en aurons autant qu'il nous plaira...

-Attends, tu es en train de me dire que j'ai un frère ?

Envy fixa Edward sans y croire. Plus le temps passait, plus il paraissait évident que le jeune humain avait tout oublié de son passé, excepté le temps passé en compagnie d'Amestris et lui-même.

-Oui, répondit-il patiemment. Et tu viens de la Terre. Tu es né en Amérique et tu es officiellement porté disparu. Il y a deux ans, tu as participé à un programme de recherches sur une planète nommée Amestris. Tu m'as trouvé, réveillé et tu m'as ramené à ton vaisseau malgré ton ex-fiancée. Nous avons eu une fille et tu as décidé de rester avec moi alors que les autres humains revenaient sur Terre.

Envy avait volontairement laissé les scènes de carnage en suspens, histoire de ménager son amant.

-Hé ben, ça alors ! s'exclama Edward. Je croyais que j'étais né sur Amestris et que...heu...

-Ben non, en fait, tu as passé la majeure partie de ta vie sur Terre. Attends que je te présente à ton ex-fiancée...

-En plus j'avais une copine ?! Purée, je n'en ai aucun souvenir...

-A cause du choc, j'imagine... ça va te revenir, temporisa Envy en menant son époux vers l'hôtel où il logeait avec Winry.

-En même temps, je comprends pourquoi, en me réveillant, j'avais l'impression de connaître les endroits dont on me parlait... En tout cas, cette May était vachement sympa. Un peu obsédée sur les bords, mais...

Envy avala de travers et sembla s'intéresser de très près à ses nouvelles chaussures. Inutile de rappeler à Ed à quel point lui, Envy, était obsédé.

Il attendit un peu avant de frapper à la porte de la chambre. Winry, vêtue d'une serviette de bain, leur ouvrit la porte et poussa un cri en voyant Edward.

-Oh, mon Dieu ! Merci ! On te croyait mort !

-J'avais cru comprendre...

La blonde enlaça étroitement son ex-petit ami sans prêter attention au regard mauvais d'Envy.

Edward ne tarda pas à rougir en sentant les imposants...heu, poumons de la jeune fille à travers la fine serviette et essaya en vain de la repousser.

-Heu, Winry, c'est ça ? Je ne peux plus respirer...

Étonnée, la jolie blonde recula.

-Qu'est-ce que ça veut dire ?

Envy crut bon de s'incruster dans la conversation.

-Pour tout dire, Edward s'est cogné à la tête et a failli mourir noyé. Il a subi un grand choc et a perdu une partie de sa mémoire. Pour lui, il a toujours vécu avec moi...sur Amestris.

-Mais alors...

-Il a oublié qu'il était humain, qu'il avait un frère, une petite amie, qu'il était biologiste et était né ici.

Les yeux bleus de Winry s'emplirent de larmes. Elle tourna les talons en sanglotant et s'enferma dans la salle de bains.

-Winry !

-Laisse-la. Il lui faut du temps pour l'avaler, c'est tout, dit Envy.

La jeune fille ne ressortit qu'une demi-heure plus tard, les yeux rouges mais décidés. Entre-temps, elle s'était habillée. Encore heureux.

-Bon. Briefing pour tout le monde ! hurla-t-elle en faisant sursauter le petit couple qui s'embrassait passionnément sur un des deux lits.

-C'est vraiment le moment de faire ça ? se plaignit Envy en se recoiffant.

-Oui ! Notre avion part demain. Heureusement, j'ai demandé à mon employeur de nous réserver trois tickets au lieu de deux. Je n'arrivais toujours pas à croire qu'Edward était mort, alors...

La phrase mourut au fond de sa gorge et elle rougit comme une pivoine.

-Bref. Demain, nous serons aux Etats-Unis. C'est la dernière ligne droite. Mais il y a encore des choses que je n'ai pas comprises. Du genre, comment se fait-il qu'Edward soit toujours en vie après un aussi long séjour dans l'eau ?

-Pour la même raison qui fait que je suis quasiment éternel, répondit Envy d'un ton suffisant. Cela fait deux ans qu'Edward mange les plantes d'Amestris. Or, elles sont connues pour rallonger l'espérance de vie. Bon, ça n'a jamais été prouvé, mais maintenant, on tient notre preuve. Edward est devenu plus solide qu'avant. En même temps, quand on voit ce que mangent les humains, on se demande comment ils peuvent être aussi nombreux...

-Et pourquoi ne l'a-t-on pas retrouvé dans l'épave ?

-Il est peut-être resté un instant coincé sous l'appareil. Ça l'a empêché de remonter. En plus, je n'ai pas eu le temps de tout fouiller, donc...

-Un peu bizarre comme hypothèse mais bon. Passons. Comment allons-nous retrouver Alphonse et faire payer ses méfaits à ce type ?

-La police ? proposa Edward.

-Bof. Tuons-le nous-même ! déclara Envy.

-Je ne crois pas que ce soit une bonne idée.

-Et si on demandait l'aide de la presse ?

-Quoi ? Tu veux révéler à tous notre existence ? D'ici quelques mois, on va retrouver des touristes sur ma planète ! Je ne suis pas sûr d'apprécier !

-Qu'est-ce qu'on sait de lui, au juste ? demanda Edward.

-C'est un homme très riche. Il s'appelle Solf J. Kimbley et travaille dans le secteur des découvertes scientifiques et technologiques. C'est lui qui a payé la navette et les mercenaires qui vous ont envahis. J'ignore où il habite, mais son bureau se trouve à New York. On pourra toujours chercher des indices là-bas. En attendant, je veux vous voir levés demain à huit heures au plus tard.

Enfin elle dit ça, mais...

-Winry ! Winryyyyy ! Réveille-toi ! Il est huit heures !

-Hn ? Laisse-moi dormir...

Envy, excédé, bouscula le blondinet.

-Pousse-toi, Ed, je vais te montrer comment je réveille les gens !

Il empoigna la jeune femme et la secoua dans tous les sens, provocant l'ire de sa victime.

-Mais t'es malade, espèce de dégénéré ?!

-Il est l'heure, chérie, alors tu bouges ou je t'en colle une !

Winry finit par obtempérer en grommelant, mais quelques minutes plus tard elle retrouva son professionnalisme.

Ils prirent le taxi pour arriver à l'aéroport pour neuf heures et demie remplir les formalités de départ.

-Et pourquoi on n'a pas de jet privé ?! se lamenta Envy en enregistrant ses bagages avec force grognements.

-Parce que.

Il connut pour la première fois de sa vie la joie de passer au détecteur de métaux et se raidit quand les douaniers le regardèrent de travers.

-Tu veux ma photo ? beugla-t-il à l'encontre d'une gamine qui le matait d'un peu trop près.

-Calme-toi, tu vas finir par nous attirer des ennuis, l'apaisa Edward.

Envy se calma aussitôt et rongea son frein en silence, ne grondant qu'à peine lors de la longue attente qui le séparait du décollage, prévu pour midi.

Il fit tout un scandale pour aider Edward à ranger son sac dans le compartiment, attirant les regards courroucés des autres passagers.

-Envy, pour la dernière fois, pose tes jolies fesses sur ce siège et FERME-LA ! s'énerva Edward.

Le Roi protesta pour la forme et finit par s'asseoir sous les applaudissements des voyageurs excédés.

-Oh, ça va, ouais ?!

Il ne se calma que lorsque le blondinet prit place à ses côtés et commença à bouquiner. Il serra un peu les dents au décollage, mais quand on a déjà expérimenté la navette spatiale, rien ne vous fait vraiment peur. Au bout d'une demi-heure, il s'endormit sur l'épaule d'Ed, qui sourit sans interrompre sa lecture.

-Ah ! Enfin ! s'exclama l'alien en débarquant dans l'aéroport JFK, à New York. J'ai cru que ça ne s'arrêterait jamais !

-Tu parles, tu as dormi tout le long du trajet...ronchonna Winry.

-Quoi ?

-Non, rien.

Ils s'apprêtaient à sortir du hall d'arrivées quand une main se posa lourdement sur l'épaule dénudée d'Envy, qui se retourna vivement.

-T'as un problème ?

-Monsieur, si vous voulez bien me suivre...fit l'agent de sécurité deux fois plus grand que lui.

-Bah pourquoi ?

-Oh, rien d'important, juste une formalité.

Envy adressa un regard interrogatif à ses amis, qui haussèrent les épaules. Après tout, ils ne pouvaient pas faire grand-chose. L'agent montra un petit bureau fermé par ne porte en métal et l'y fit entrer, prenant bien soin de fermer derrière lui.

-Bon, ben, on n'a plus qu'à attendre, dit Winry pour se rassurer.

-Qu'est-ce que vous me voulez ? Vous croyez quoi ? Que j'ai une bombe dans mon sac ?

Trois hommes bâtis comme des armoires à glaces l'attendaient dans le bureau. Un autre, plus petit, arracha les lunettes de soleil d'Envy, découvrant ses yeux améthyste et ses pupilles de chat.

-C'est bien lui, attrapez-le, messieurs.

L'extraterrestre n'attendit pas qu'ils l'attaquent. Il recula jusqu'à la porte et constata qu'elle était verrouillée.

-Merde !

Entre-temps, les gorilles l'avaient empoigné chacun par un bras alors que le troisième sortait une seringue pleine d'un liquide transparent. Contraint à l'immobilité, Envy ne put que regarder, les iris réduits à deux liserés mauves, l'aiguille entrer dans son bras. Le monde disparut alors, le plongeant dans une noirceur qui lui rappela son long sommeil dans l'incubateur. La dernière chose qui lui vint à l'esprit fut le merveilleux visage de son Edward qu'il venait de retrouver et à qui on l'arrachait déjà.

Et il sombra dans l'inconscience.

To be continued...

Wow. Après Ed, c'est Envy qui trinque !

La vie est injuste, que voulez-vous...

...

Bon, d'accord, ne me regardez pas comme ça ! JE suis injuste, c'est mieux, là ?

Reviews ?

Vous remarquerez que ce deuxième livre est plus long que le précédent...et plus dur à écrire, aussi...Rhmmm.

Et Lizbeth, t'as intérêt d'être contente et de commenter, sinon je me venge, et tu sais de quelle manière...!

Bref, à plus.

PS : Je suis en train de devenir fétichiste des avions, vous avez remarqué ?