Salut ! ^^
Le dialogue de Rosalie et Edward…
Dîtes-moi ce que vous en pensez, svp… :)
PS : aucun des personnages ne m'appartient (oui je sais que vous savez… :p )
RePS : merci à « Loulou » à qui je ne peux répondre par MP ! ^^
A bientôt, j'espère !
CloudeGirofle
CHAPITRE V : Edward
La même journée.
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- Alors, première question : tu as quel âge ?
- Dix-sept ans, maugréais-je. Et toi ?
- Dix-neuf.
Je fronçais les sourcils.
- Tu…Hésitais-je. Tu as redoublé ?
- Oui. Tu as sauté une classe ?
- Oui.
On resta silencieux un moment. Rosalie recrachait la fumée de sa cigarette en prenant garde à bien détourner la tête. Je la trouvais jolie.
- Pourquoi tu as redoublé ?
Elle leva rapidement les yeux sur moi, avant de les rabaisser.
- Joker…finit-elle par murmurer.
J'acquiesçais en signe de compréhension, et elle enchaîna avec la question suivante.
- Tu as toujours vécu à Forks ?
- Non, je suis arrivé l'année dernière de Chicago.
- Et pourquoi tu as déménagé ? demanda-t-elle en fronçant curieusement les sourcils.
- Hum…joker…
Elle leva les yeux au ciel et écrasa sa cigarette sur le bitume avant de recroiser ses jambes en tailleur sur le banc.
- Ok, reprit-elle. Tes deux matières préférées ?
- La musique et la littérature. Ton roman préféré ?
- J'en ai plusieurs. Mais le premier qui me vient à l'esprit… Gatsby le Magnifique, je dirais… Ta couleur préférée ?
Ma réponse fusa.
- Mauve !
Je rougis, mais Hale ne sembla pas comprendre pourquoi.
- Si tu pouvais être un animal ? Poursuivis-je.
- Une panthère. Si tu pouvais être un morceau de musique ?
- Maintenant ? Le Clair de Lune de Debussy.
Une fois encore, je rougis, et une fois encore, elle ne comprit pas.
- Le nom de ta première petite amie ?
- Joker.
En vérité, j'avais trop honte pour lui avouer que je n'en avais encore jamais eue.
- Allez, insista-t-elle en me donnant un coup dans l'épaule, c'est bon, t'es à Forks maintenant…
Mais je résistais en secouant silencieusement la tête.
- Bon, alors… Le nom de tes deux parents ? Demanda-t-elle à la place.
- Carlisle et Esmée. Le métier que tu voudrais faire plus tard ?
- Ingénieur automobile, peut-être…
- C'est un métier, ça ? Relevais-je d'une voix incrédule.
Elle me fusilla parfaitement du regard.
- Parfaitement, monsieur-je-sais-tout !
Je pâlis à ce nom qu'on m'avait trop souvent donné.
Mais cette fois, Hale avait compris. Elle posa une main sur mon épaule et je la devinais aussi gênée que moi.
- Et, souffla-t-elle doucement, je vais te promettre un truc gamin, quand j'en aurais fini avec toi, à la fin de l'année…tu seras la star de ce foutu lycée !
Gamin ?
Je relevais la tête, à la fois ému et dubitatif.
- Désolé, Hale, mais je ne te suis pas trop sur ce point là, reniflais-je.
- Tu devrais, fit-elle posément, je n'abandonne jamais…même si je dois finir en prison…
Je lui jetais un coup d'œil à la dérobée : sa dernière phrase n'était pas vraiment faite pour me rassurer…
- Euh…Commençais-je en me grattant la tête, toujours sonné par la parfaite indolence qui avait accompagné sa déclaration. Tu…tu es déjà allée en prison ?
Je n'étais pas certain de vouloir connaître la réponse, mais je m'attendais à un joker…qui ne vint pas.
- Oui.
- Oh, soufflais-je.
J'étais doublement surpris. D'une part, par sa propre réponse, de l'autre, qu'elle me le confie. Je lui en étais donc à la fois reconnaissant et aussi…un peu effrayé, je dois l'admettre.
- Tu sais, gamin, je suis contente que tu me poses la question, fit-elle en sortant une autre cigarette de sa poche, si on doit être amis, on doit pouvoir tout se confier…ou presque…admit-elle en penchant la tête sur le côté.
Je toussotais, mal à l'aise. Je n'avais jamais partagé autant d'intimité avec quelqu'un, et j'étais aussi déconcerté que terrifié. Et en observant mon amie rejeter sa tête en arrière pour recracher une longue bouffée blanchâtre, je ne pouvais m'empêcher de me demander ce qu'elle avait bien pu faire pour finir en prison, mais aussi les raisons qui l'avaient poussé à agir de la sorte…
- A quoi tu penses ? Demanda-t-elle.
- Euh…Joker.
- Hum, fit-elle avec un sourire carnassier, il ne t'en reste plus qu'un…
Je déglutis devant la petite étincelle qui s'était allumée dans son regard. Je ne la connaissais peut-être que depuis vingt-quatre heures, mais je savais déjà qu'elle avait une idée très précise en tête. Je n'abandonne jamais…même si je dois finir en prison…
Clairement, je préférais oublier la fin de sa phrase.
- A moi, fis-je pour dissiper ma gêne. La pire chose que t'ais faite ?
Elle esquissa un sourire appréciateur, et je sus qu'elle avait mis à jour ma stratégie.
Et merde !
- Joker, fit-elle posément.
Et elle recracha sa fumée droite sur mon visage, me faisant toussoter, la faisant exploser de rires.
- Eh ! Protestais-je, les larmes aux yeux.
- Désolée gamin, mais c'était trop tentant…
Elle repartit dans un fou rire incontrôlable.
- En tout cas, fis-je en tendant vers elle un doigt menaçant, il ne te reste plus qu'un joker toi aussi !
- Exact, concéda-t-elle – mais son sourire était…victorieux ? – mais c'est à moi de poser ma question.
Je me crispais, inconsciemment.
- Est-ce-que je t'attire ?
Ma mâchoire se décrocha littéralement. Je m'étais vraiment attendu à tout…sauf à ça.
Et je donnais un coup de pied dans le banc : j'étais frustré. Je n'avais pas le choix.
- Joker ! Aboyais-je de mauvaise grâce.
- Oh-oh, chantonna-t-elle d'un air satisfait, on a des choses à cacher Eddy ?
- Très drôle.
J'avais un air boudeur…qui se dissipa quand je réalisais que c'était mon tour de poser une question.
- Mais c'est à moi, souris-je, satisfait. Dis-moi, Hale… Le nom de ton premier copain ?
Une expression indignée se peignit sur son visage : bouche entrouverte, yeux écarquillés, sourcils froncés… Je m'en délectais, savourant ma (toute) petite victoire.
- Joker. D'accord, tu m'as eu gamin, admit-elle en reprenant une bouffée de sa cigarette. Mais tu n'as plus de joker non plus, et c'est à moi de te poser une question.
J'acquiesçais : j'étais prêt à souffrir l'espace de quelques secondes, pour avoir ensuite ma réponse à ma question.
- Edward, tu as déjà embrassé une fille ?
Je me décomposais. Je n'avais pas le choix de toute façon. Elle ne m'avait pas menti. Je n'allais pas mentir.
- Non, soufflais-je en baissant les yeux.
Elle m'attrapa le menton, et me força à mettre mes yeux dans les siens, puis elle s'approcha très lentement de mon visage. Mon cœur battait à tout rompre entre mes côtes. Ses lèvres s'étirèrent…en un sourire. Très doux.
- Tu n'as pas à avoir honte, gamin. Tu sais, c'est à dix-sept ans que j'ai rencontré mon premier…mon premier copain…
Une grimace amère déforma ses traits, et à cet instant précis, je me demandais lequel de nous deux était le plus malheureux.
- N'essaie pas de m'amadouer, Hale, dis-je la voix encore tremblotante dans une vaine tentative pour alléger l'atmosphère.
Notre instant s'était envolé, comme les bouffées de fumée qu'elle renvoyait dans le ciel gris de Forks.
- C'est mon tour de poser ma question… Alors…
Driiing !
La sonnerie du lycée résonna avec force dans le parking désert.
Hale éclata de rire. Un son de clochettes dans le vent. Moi, je crus m'arracher les cheveux.
- Désolée, gamin… Triompha-t-elle. Mais le jeu vient de finir…
- Non ! Rageais-je en me relevant brusquement du banc. Non, non et NON !
- Mais SI, si et si ! Chantonna-t-elle en ramassant son sac par la bandoulière. Allez, viens gamin ! Faut que j'aille dire deux mots au prof de sport !
Au bord de la crise de nerf, je m'élançais à sa suite, en jurant toutes les pires insultes de toutes les langues que je connaissais. Mais je ne m'avouais pas vaincu pour autant.
Elle n'abandonnait jamais ? Moi non plus.
Et quand je la vis ouvrir les portes du gymnase d'un coup de pieds, je me promis d'obtenir un jour, par tous les moyens, la réponse à ma question.
- Edward ? Tu m'as l'air bien grognon… M'accueillit Bella en descendant des gradins.
- Et toi, tu m'as l'air bien extatique pour quelqu'un qui vient de se fouler la cheville… Répliquais-je avec un rictus.
- Foulé la chev… S'étonna-elle. Ah, oui… - elle avait baissé les yeux sur la bande blanche qu'elle avait à la main– j'avais oublié…
Elle souriait en contemplant fixement un point imaginaire. Je ne l'avais encore jamais vu dans cet état.
- Bells, ne pus-je m'empêcher de sourire, t'as fumé quoi ?
- Hum ? Rien… J'avais un peu mal à la tête, alors Emmett m'a donné sa serviette pour que je la mette sur mon front avec un peu d'eau dans les gradins…
Je faillis m'étouffer avec ma propre salive.
- Attends, Emmett… Emmett comme le nouveau prof de sport ?
Elle releva les yeux vers les miens, souriante.
- Mais oui.
Je me tapais le front du plat de la main.
Et merde.
- Bells, soupirais-je, par pitié…dis moi que c'est une blague et que tu n'es pas en train de t'amaroucher du prof…
- Quoi, mais qu'est-ce-que tu rac…
- Par pitié, la coupais-je en levant les yeux au ciel.
Son expression extatique se froissa subitement d'un rictus mauvais. Je sursautais.
- Bon, d'accord, concédais-je, un peu intimidé, ne le dis pas, mais au moins, pense le sincèrem…
- Mais qu'est-ce-que fous la nouvelle ? Siffla-t-elle.
- Hein…de-de quoi ?
D'autorité, elle attrapa mon menton pour me coller la tête en direction du terrain de sport.
Je reconnus Hale, dans son sempiternel T-shirt trop large, qui, une main posée sur le bras du prof, semblait s'excuser de façon très, très…persuasive…
Je me figeais.
- Non, mais t'as vu la façon dont elle lui parle ? Je rêve ! Qu'elle lui saute dessus directement, pendant qu'elle y est !
Les joues rouges de colère et d'indignation, elle avait presque remonté ses manches sur les bras, et semblait sur le point de descendre régler son compte à Hale (à sa place, je me serais abstenu…).
Waouh.
Bella in Wonderland était bel et bien fini.
- Nan, mais t'attends quoi, là, Edward ? Attaqua-t-elle en me secouant par les épaules. Tu pourrais au moins surveiller ta copine ! T'attends quoi pour aller la rechercher ?
- Wow, tempérais-je en levant les deux mains. Hale et moi, on n'est qu'amis ! Si elle veut se taper le prof de sport, c'est pas mon probl…
J'aurais mieux fait de me taire.
- Comment ça pas ton problème ? Aboya-t-elle. C'est notre devoir de citoyen américain de veiller au respect de la morale, et…
- Bella, la rassurais-je en retenant mon fou rire – le patriotisme, vraiment ? Il fallait qu'elle soit désespérée… - Hale n'est qu'une élève qui vient s'excuser de son retard à son professeur, il n'y a pas de quoi en faire une montagne…
A ma grande surprise, mes mots eurent l'effet escompté. Elle me sourit et baissa les yeux en rougissant.
- Euh… Ed ? Je suis désolée, je me suis laissée un peu emportée… Je m'imaginais qu'elle lui demandait son numéro ou je ne sais quoi…comme ils avaient l'air proche…mais bon, je dois avouer que je suis un peu parano…
- T'inquiète, m'amusais-je, ce n'est pas grave. Je mettrais ça sur l'effet…euh…de ta migraine! Et non, ajoutais-je quand je la vis rouvrir la bouche, je ne dirais rien de tout ça à qui que ce soit !
- Merci Ed, sourit-elle, t'es un vrai ami. A demain, je vais me changer !
Elle m'embrassa sur la joue – je crus bien défaillir – et dévala les quelques marches restantes en sifflotant.
Quand à moi, mon estomac se tordit. J'étais à peu près certain d'avoir vu le prof glisser un papier à Hale.
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Au rapport ! ^^
(Je plaisante bien sûr…)
