Coucou everybody,

Merci à ceux qui me donne un avis, vous me donnez envie de continuer à publier !

Je vois certain "lecteurs fantômes" qui passent lire, vous êtes environ quarante à chaque chapitre ;) Et oui je vous vois même si vous ne donner pas votre avis !

Bonne lecture

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Cherche la télécommande

Arthur entra dans l'appartement de Gaïus dans le fracas de la porte se claquant contre le mur. Le pauvre médecin en fit tomber quelques outils et serra sa main contre son cœur en retrouvant une respiration calme.

Sans aucun regard pour Gaïus, Arthur traversa la pièce en hurlant :

- Merlin ! Fainéant de valet incapable ! Sors de là espèce d'idiot !

Quelques secondes plus tard la tête hirsute d'un jeune homme brun passa par la porte, triée par une main au niveau du col de sa chemise.

- Il est déjà sept heures et tu es encore au lit ? Pour ta peine ça sera chasse ce matin et tir à l'arc cet après-midi. Les chevaliers ont besoin d'une cible mouvante pour s'entrainer.

Arthur lâcha son valet au centre de la pièce le faisant tomber au sol.

- Même pas capable de tenir sur tes jambes ? Tu étais encore à la taverne toute la nuit j'en suis certain, à chanter avec les autres ivrognes qui s'y trouvent. Dit-il avant de sortir en hurlant :

- On part dans dix minutes, sois-près !

Merlin regarda Gaïus, le nez encore collé au plancher. Les yeux des deux amis reflétaient la plus totale incompréhension. Arthur avait pourtant précisé à Merlin la veille qu'il n'aurait pas besoin de ses services avant neuf heure ce matin. Et il était rare que le prince choisisse d'avancer ses plans pour se lever aux aurores.

La promesse du prince fut tenue ce lundi : Merlin eut droit à toute sortes de remarques sur son incapacité à se tenir pendant une chasse. Les amis d'Arthur n'hésitaient pas à lui reprocher son pas trop lourd, ses multiples chutes – causées pour beaucoup par des bras le poussant dans les ronces les plus proches. Ils se moquèrent de sa lenteur, sur son petit âne alors que les seigneurs étaient sur leurs beaux chevaux. Sans compter qu'ils ne cessèrent pas à l'accuser – pas toujours à tort - dès qu'une bête leur passait sous le nez.

Merlin se moquait bien de l'avis de personnes stupides n'ayant aucun autre loisir que de tuer de pauvres animaux. Mais voir le prince Arthur rire des plaisanteries faites à ses dépens lui brisait le cœur, comme si chacun des éclats de rires du prince lui tailladait la chair. Le retour au palais fut une véritable épreuve pour le jeune homme couvert de boue, de ronces et de quelques maigres lapins tués par les nobles invités de son maitre.

L'après-midi fut aussi douloureux pour le jeune homme. Coincé entre deux planches épaisses reliées entre elles à l'aide de sangles en cuir, un casque trop grand pour lui sur la tête, et tremblant de la tête aux pieds de peur et d'épuisement. Merlin devait courir au milieu d'un champ, évitant de son mieux les flèches des chevaliers qui le visaient.

Chaque flèche qui se fichait dans le bois, le projetait vers l'avant. Parfois celles-ci le faisaient chuter, l'obligeant à soulever une fois de plus les deux planches et sa carcasse fatiguée.

Cette nuit-là Merlin dormit avant même d'avoir posé la tête sur l'oreiller.

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Lendemain Arthur attendit sagement que Merlin vienne de réveiller avant de râler.

Merlin venait de déposer le plateau et d'ouvrir les fenêtres quand il entendit.

- A quoi ça sert que je me lève Merlin ? Cette journée sera aussi nulle que les autres.

- Mais enfin Arthur, regardez dehors c'est une belle journée !

- La couleur du ciel n'y changera rien, c'est moi qui suis ombrageux.

- Ne vous inquiétez pas, je vais vous redonner le moral, promis Merlin.

Et le gentil brun passa la journée à tout faire pour voir son prince esquisser un sourire :

Il demanda aux cuisinières de lui faire une tarte pomme-fraise (la préférée d'Arthur), que le prince ne regarda même pas.

Il organisa un tournoi entre les chevaliers, Perceval s'ouvrit la cuisse et Gauvain finit avec un bleu énorme sur la joue alors que le blond ne prit même pas son épée en main.

Gwaine l'aida pour demander aux musiciens de jouer des musiques joyeuses et dansantes lors du repas, alors que le Uther détestait cela. Mais Arthur continua de regarder son assiette d'un air triste.

A la fin de la journée Merlin dû s'avouer vaincu, malgré toute sa bonne volonté le prince avait toujours son air déprimé. Il le coucha puis alla lui-même se mettre au lit en espérant que le lendemain soit plus heureux.

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Et ce fut le cas !

Le mercredi matin la première chose que vit Merlin fut le sourire resplendissant de son noble ami. Ce fut un soulagement pour celui qui avait lutté la veille pour tenter de le voir.

- Bon matin Arthur, ça fait plaisir de vous voir sourire.

- Bon matin à toi aussi Merlin, j'ai passé une superbe nuit et toi ?

- Heuu, hésité Merlin, j'ai bien dormi merci.

- Oh mais de rien mon ami, qu'avons-nous de prévu aujourd'hui ?

Merlin se tourna vers le bureau du blond, intrigué que celui-ci ne lui fasse pas de remarque sur son habituel retard :

- Vous avez une réunion avec les conseillers de votre père à neuf heure, après le repas vous devez accueillir la princesse Mohaïna et sa famille puis entrainement habituel des chevaliers. Ce soir un banquet est donné en l'honneur de la princesse.

- C'est excellent ! Merlin, nous allons passer une bonne journée ! Répondit le prince.

Passer une bonne journée quand la princesse Mohaïna était là ? Avec ses trois enfants insupportables ? Merlin doutait fortement de la véracité de cette affirmation. Lors de la dernière visite de la princesse le Roi lui-même avait presque mit les trois enfants dans les geôles du château. Les enfants avaient mis feu aux rideaux de la salle du trône, volé l'épée de Gauvain, cassé plusieurs bocaux de Gaïus et attaché la pauvre Gwen en haut du chemin de garde. Tout cela en deux jours à peine. Que réservait donc les trois monstres pour cette visite ?

La réunion du conseil se passa très bien, Arthur écouta ce que les hommes autour de lui rapportait et répondait calmement à chacun. Il ne s'énerva même pas quand Fernos Dipargue lui demanda d'interdire à ces chevaliers d'uriner sur les murs de Camelot.

Le repas aussi se passa à merveille, pour être exact Merlin ne se douta pas d'un éventuel problème avant l'arrivée de la princesse.

En effet dès que celle-ci sortit de sa voiture elle commença à critiquer le château, trop vieux, et les nouveaux serviteurs, trop jeunes, cela continua quand on lui présenta les chambres, trop froides, pourvues de grands tapis, trop épais.

Cela fit rire Arthur aux éclats.

Comme l'avait prédit Merlin les jeunes princes, fils de Mohaïna, ne perdirent pas de temps à faire bonne figure. Avant que la soirée ne débute ils réussir à faire tomber cinq serviteurs dans les escaliers dont un qui finit chez Gaïus car il s'était cassé la jambe.

Là encore Arthur avait ri en ajoutant qu'il fallait bien que jeunesse se fasse. Or malgré ses (nombreux) défauts, Arthur n'avait jamais accepté que l'on fasse du mal volontairement à quiconque au château. Noble ou simple serviteur. Sitôt le repas passé, les serviteurs malmenés envoyés chez eux se reposer, les nouveaux rideaux de la salle de banquet commandés et les enfants enfermés dans leur chambre pour éviter de nouveaux dégâts, Merlin se rendis chez Gaïus pour le sortir de ses draps.

Il entra doucement dans la chambre du vieux médecin et eut la chance de le trouver encore éveillé en cette heure tardive. Gaïus leva les yeux vers son protégé et l'invita à parler.

- Gaïus quelque chose ne va pas avec Arthur, je pense qu'il a reçu un sort ou un maléfice qui le modifie.

- Qui le modifie dis-tu ?

- Et bien lundi il était très moqueur envers-moi…

- C'est souvent le cas Merlin !

- Oui mais là c'était méchant, il se moquait de tout ce que je faisais et laissait les autres être blessant. Habituellement c'est un jeu entre nous, il me reproche ma maladresse et moi ses attitudes hautaines. Là il a passé la journée à inciter tout le monde à faire des remarques.

- En effet, tu as raison. Il était peut-être de mauvaise humeur ce jour-là ? Supposa tout d'abord le médecin.

- Désolé de vous détromper encore une fois, la mauvaise humeur c'était hier ! Je n'ai pas pu lui faire ne serait-ce qu'esquisser un sourire. J'ai pourtant tout fait pour lui faire apprécier la journée mais j'ai bien cru qu'il allait se jeter du haut des murs d'enceintes.

- Tu as raison, moi-même je l'ai trouvé maussade quand je l'ai croisé durant après-midi. Approuva Gaïus. Et aujourd'hui, comment était notre Prince ?

- Joyeux ! Je ne l'ai jamais vu aussi joyeux Gaïus, même le jour de son anniversaire. Il a passé la journée à aider tout le monde, à sourire et à passer les bêtises des petits princes de Mohaïna.

- Etrange en effet, cela me fait penser à un ancien sort tu as raison.

Merlin regarda avec attention son mentor attraper un vieux livre et en tourner les pages. Il espérait que Gaïus allait trouver un moyen d'arrêté cela avant que le prince ne devienne fou, ou qu'un habitant du château remarque son étrange comportement.

- Là ! J'ai trouvé ! Ce dont tu parles est le sort de Manusthia, c'était un chaman qui avait pour habitude de pousser à l'extrême chaque émotion de ses sujets pour les éliminer une à une. Aujourd'hui le sort n'élimine plus les émotions mais rend la personne touchée vulnérable par elle ne contrôle plus sa raison.

Gaïus regarda Merlin de ce regard transperçant qui voulait dire « Fais très attention Merlin, le sort de Camelot et celui de la magie est entre tes mains ».

- Faits très attention Merlin ! Lui-dit-il simplement.

- Vous savez comment stopper cela Gaïus ? Ou au moins comment le stabiliser sur une seule humeur ? Vous pourriez me construire une sorte de machine avec des boutons…

- Tu voudrais commander les humeurs d'Arthur à distance c'est cela ? Si une telle chose était possible ce serait très dangereux enfin !

- Oui vous avez raison je vais me débrouiller, merci Gaïus à demain ! Répondit Merlin avec tristesse.

Mais il continua de penser que si une telle machine existait il serait plus facile de travailler au service du prince. Et puis, on pourrait aussi s'en servir pour faire de la musique, allumer les torches le soir et pourquoi pas ouvrir des portes…

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Les jours suivants Merlin continua de composer avec les humeurs de son maitre, Arthur fut très inquiet le jeudi, au point qu'il se méfiait de tout. Son serviteur était miraculeusement le seul en qui le prince avait confiance. Il dû donc goûter tout ce que le prince ingurgitait, il vérifia à chaque couloir si celui-ci était vide, et retira tout objet tranchant de la chambre pour s'assurer qu'il ne se blesse pas.

Vendredi fut une journée plutôt intéressante, Arthur était d'humeur séductrice. Toute personne entrant dans son champ de vision lui semblait magnifique… et pour éviter que quelqu'un ne remarque d'état du prince, Gaïus proposa aux deux amis une promenade dans les bois. C'est ainsi que Merlin appris qu'il avait de très beaux yeux et des fossette « superbement craquantes ». Ce fut aussi gênant qu'intéressant.

Samedi Arthur arrêta ses compliments pour les remplacer par des « Pourquoi ? » et des « Comment ? ». Ce fut la journée de la curiosité. Après avoir appris comment laver le linge, Arthur voulu savoir comment on faisait du pain et comment les paysans faisaient pour se débarrasser des rats dans les greniers.

Dimanche Merlin était fatigué par le stress de connaitre l'humeur d'Arthur chaque matin. A chaque nouvelle journée il fallait trouver un programma adapté pour ne pas se faire voir tout en satisfaisant les envies du prince. Ce dimanche, Merlin ouvrit les volets et jeta un œil à la forme ensevellie sous les couvertures.

- Allez Arthur il est l'heure de vous lever. Le soleil brille sur Camelot.

- Grnoff dzbof nacdfff, lui répondit le tas de couvertures Puis une télé sortit. Merlin ?

- Oui Arthur ?

- J'ai l'impression d'avoir dormi une semaine complète, j'ai fait des rêves étranges…

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Un petit mot chers fantômes?

A jeudi pour "Cadeau mystère"... un de mes favoris !

Audelie