Voici le nouveau chapitre ! J'espère qu'il vous plaira malgré le fait qu'il est un peu plus court que les 5000 mots habituels ^^ Mais c'est pour un soucis de bon découpage que je le termine avec 4600 mots...


Sherlock tourna la tête en direction du mouvement, sa vision périphérique ne lui offrant pas tout les détails quand à la nature de ce dernier. Mais le détective n'avait pas vraiment besoin de ces informations pour reconnaître l'homme qui venait de faire son arrivé. Sherlock l'aurait reconnu entre milles, à sa démarche, à sa façon de soupirer, à l'odeur discrète pourtant présente d'après-rasage qui lui chatouillait déjà les narines, à la lueur blonde entrecoupés de mèches grises qui flattait sa vision. Sherlock aurait reconnu John Watson à des milliers de millions de kilomètres. Il eut donc un sourire mince en avisant l'air surpris de John. Car la surprise était forcément au rendez-vous dans l'esprit naïf et facilement surprit du médecin militaire qui devait certainement s'interroger sur sa raison à Buckingham Palace avec un Sherlock Holmes quasi nu assit sur un des sofas chics du petit salon principal. Alors lorsque John écarta les mains d'incompréhension, Sherlock ne fit qu'hausser les épaules pour faire remarquer à son ami que son questionnement était complètement désuète.

John s'assit à ses côtés, l'endroit certainement le plus sur pour être certain de ne pas risquer l'incident diplomatique. Sherlock essaya de rester de marbre alors qu'il sentait le regard de John se diriger vers son draps qui recouvrait son corps. Il aurait quasiment pu décrire la moue mi-amusé, mi-incrédule de son ami alors qu'il lui demandait si il portait des sous-vêtements en dessous de son draps.

- Hmm… Non.

- Ok.

John fit un petit signe de tête vers le haut montrant son amusement au plus haut point alors que son éducation de militaire le rappelait à l'ordre, l'incitant à réprimander le rire qui ne tarda pas à fuser dès que Sherlock le regarda dans les yeux. Le rire était étouffé, montrant leur nervosité – même si Sherlock ne l'avouerait jamais – ainsi que l'incrédulité de la situation.

- Buckingham Palace.

John s'éclaircit sa gorge pour retrouver son sérieux alors que Sherlock fixait un point devant lui.

- Je prends sur moi pour ne pas voler un cendrier.

« J'en connais un qui n'aurais pas dû me mettre au défi inconsciemment »

Cela fit rire Sherlock de nouveau, secouant sa tête brune pour en retirer toutes les idées plus ridicules les unes que les autres qui l'assaillait.

- Pourquoi est-on ici ? Sérieusement, Sherlock, pourquoi ?

- Je l'ignore.

- Pour voir la reine ?

Lorsque Sherlock reconnu avant de voir la démarche fière et impérial de son aîné, il ne put se retenir de blaguer.

- Il semblerait.

Cela ne manqua pas, John ne put s'empêcher de repartir dans un rire incontrôlable, emportant avec lui Sherlock qui du se mordre la joue en voyant l'air effronté de Mycroft. Il adorait voir cette expression de colère mesuré sur le visage de son frère, de son cher frère.

- Pour une fois, pourriez vous agir en adultes ?

- On résout des affaires, j'ai un blog et il a oublié ses sous-vêtements, je ne compterais pas là dessus, annonça John avec l'air le plus sérieux qu'il pouvait offrir.

- J'étais sur une affaire, compléta Sherlock impassible.

- Le randonneur et la pétarade ? J'ai lu le rapport de police.

- Évident, non ?

- Limpide.

« Il a forcément trouvé avant moi, il trouve toujours avant moi. Heureusement l'incompréhension qui ravage le visage de ce pauvre John me réconforte sur mon intelligence supérieure, merci John d'être toujours aussi stupide. »

Mycroft entreprit la tâche de faire en sorte que Sherlock s'habille. Mais le détective n'en avait tout simplement pas envie. Il était plus qu'excédé qu'on vienne le kidnapper dans son salon et qu'on le force à agir en fonction des convenances. Lorsqu'on était si avide des convenances, le client venait au détective, lui parlait de son affaire, si elle était jugé intéressante le détective décidait de s'en occuper et aucun kidnapping n'était effectué ! Mais évidemment les convenances ne sont qu'à sens unique. Le Gouvernement Britannique peut kidnapper des honnêtes citoyens mais Sherlock Holmes ne pouvait pas rester nu pendant son enquête. Sherlock s'apprêtait à expliquer son point de vue lorsque son frère rouvrit la bouche.

- Nous sommes à Buckingham Palace, le cœur de la nation britannique, Sherlock Holmes, habille toi.

- Pourquoi ?

- Ton client.

Sherlock se leva pour apporter plus de force à son discours.

- Et mon client est ?

- Illustre au plus haut point, rétorqua un homme en costume qui venait d'entrer dans le petit salon qui semblait être de plus en plus petit et de plus en plus suffoquant. Et dois rester absolument anonyme. Mycroft…

Sherlock se retint de lever les yeux au ciel. Si cet homme avait du respect pour son aîné, alors l'homme était sans aucune importance. Il écouta à peine le fait que son frère contredise encore une fois son choix de tenue.

- Et cela doit être le docteur John Watson, je présume. De la 5e division d'infanterie. Mon employeur apprécie grandement votre blog.

- Votre employeur ?

- Particulièrement l'affaire de la béquille.

Sherlock crispa sa mâchoire en avisant le regard je-te-l-avais-bien-dis-qu-on-avait-des-clients-seulement-grace-à-mon-blog que John lui lança.

- Et M. Holmes, le cadet. Vous semblez plus grand sur les photos.

- L'effet manteau et ami court sur pattes.

« Bien fait ! Mon blog est aussi intéressant que le tien, Watson. »

- Mycroft, continua Sherlock, je ne prends pas de clients anonymes. Une seule inconnue par affaire, il y a trop à faire avec deux. Bonne journée.

Sherlock savoura le goût de sa sortie dramatique jusqu'à ce qu'il sente le pied de Mycroft retenir le draps qui le recouvrait, rattrapant de justesse ce dernier alors qu'il sentit la caresse de l'air frais courir sur le haut de ses fesses – la fesse droite ayant été plus largement découverte. Sherlock se crispa.

« Est-ce que John a vu ça ? »

- C'est une affaire crucial, grandis !

- Vire ton pied !

- Ou quoi ?

- Ou je m'en irai.

- Fais donc.

- Les gars, s'il vous plaît, pas ici, les ramena à la réalité John de sa voix douce.

- Qui est mon client ? Articula difficilement Sherlock sous la rage.

- Observe et réfléchis. Tu es employé par les plus hautes instances de ce pays, bon dieu ! Habille-toi !

Sherlock hésita pendant quelques secondes, allait-il mettre sa menace à exécution et marcher et partir de la pièce complètement nu ? John l'avait déjà vu recouvert d'un draps mais jamais complètement nu et il ne se sentait pas à l'aise avec l'idée que ce soit le cas ce jour là, dans ces conditions. Alors il inspira fortement et se retourna, les lèvres pincés en direction de son frère qui lui tendit ses vêtements. Sherlock fusilla du regard les trois personnes présentes jusqu'à ce qu'elles se retourne et qu'il puisse s'habiller, revenant s'asseoir aux côtés de John lorsqu'il en eut fini.

Sherlock étudia le dossier que son frère lui tendait, Irène Adler, La Femme, La Dominatrice.

- Il s'agit de sexe, lui dit son frère le ramenant à la réalité.

- Le sexe ne me choque pas.

- Comment pourrais-tu le savoir ?

Les sourcils de Sherlock qui était jusque là froncés, se détendirent sous le choc et la fragilité qu'il ressentit face à la pique et à l'air amusé de son frère. Ce n'était pas juste de le confronter à son absence de sexualité, encore moins face à John. L'inconnu ne le dérangeait pas, ils ne se verraient certainement jamais. Mais devant John s'était injuste, un terrible coup bas. Et depuis quand fallait-il avoir une expérience pratique pour ne pas être effrayé par la théorie ?

- Elle fournit, pourrait-on dire, des punitions récréatives à ceux qui les apprécient et sont prêts à en payer le prix. Ça vient de son site.

Les images étaient plus qu'équivoque, son talent et son intelligence évidente. On ne pouvait tout simplement pas gagner contre ce genre de femme, Sherlock ne pouvait s'empêcher de l'admirer.

- Je suppose que cette Adler a des photos compromettantes.

- Vous êtes vif.

« Non, juste plus intelligent »

- Déduction évidente, se contenta de dire Sherlock. Des photos de qui ?

La discussion dévia vers la princesse – Sherlock n'eut besoin que de quelques secondes et qu'un sourire narquois pour le comprendre – puis évidemment sur l'importance que l'affaire ne s'ébruite pas. Il décida de rentrer à Baker Street avec John en attendant de recevoir les coordonnées de Miss Adler, souriant d'avance à la petite farce qu'il avait eu le temps de faire.

- Comment t'as deviné que son employeur fumait ?

- C'était pourtant sous ton nez, John. Tu regardes mais tu n'observes pas.

- Qu'ais-je raté ?

Sherlock entrouvrit son manteau où il glissa ses doigts vers le cendrier qu'il avait pu subtiliser d'une main alors qu'il rendait son briquet à l'homme en costume. Faire diversion était la leçon numéro un que les « magiciens » apprenaient à leur apprentis, Sherlock avait toujours été fasciné par le fait que les être humains moyens étaient tellement obnubilés par l'envie de voir sans observer, qu'on pouvait les voler au nez et à la barbe sans qu'ils ne se rendent compte de rien.

- Le cendrier, répliqua t-il avec un sourire en le faisant sauter adroitement dans sa main.

Arrivé à Baker, Sherlock avait beaucoup hésité sur son costume, sa façon de procéder. La Femme était une dominatrice, rien ne pouvait avoir plus d'attrait qu'un homme naturellement soumis. Alors Sherlock eut un plan qu'il n'hésita pas à mettre à l'œuvre, sortant du taxi avec John, à quelques mètres de l'adresse d'Irène.

- Frappe moi au visage.

- Te frapper.

- Oui, au visage. Tu es sourd ?

Oui cela n'était pas sympathique de sa part, mais Sherlock avait besoin d'énerver le sang chaud de John pour que celui-ci coopère. Il ne souhaitait qu'intérieurement que John épargne son nez et ses dents, qui sont des zones assez sensibles et qui ne marquent pas forcément.

- Tu le cherches souvent, mais c'est jamais clairement dit.

Sherlock soupira en priant le bon dieu de lui venir en aide alors qu'il frappe la joue de John avait suffisamment de force pour l'énerver mais avec suffisamment peu de force pour le blesser. Le but n'était pas qu'ils soient tout les deux ouvertement blessés, on trouverait ça étrange et suspect.

Sherlock s'ébroua les bras pour détendre ses muscles crispés et souffla un bon coup en sentant le coup de John s'abattre sur sa pommette. John avait épargné ses zones sensibles, il ne devait pas être si énervé que ça. Sherlock se releva en se touchant le visage plutôt satisfait de la sensation poisseuse sur sa joue, justifiant le fait que John lui avait donné un bon coup, parfaitement dosé. Il ouvrit la bouche pour le remercier, mais son ami lui fonça dessus en le plaquant à moitié contre son corps. A ce moment là, Sherlock eut à peine le temps de se dire que c'était la première fois qu'ils étaient si proches physiquement avant de sentir le bras de John enserrer son cou. Ce n'était pas avec puissante et force pour l'empêcher de respirer ou le blesser, seulement un moyen de le tenir contre lui, incapable de riposter à son tour, comme si il avait eu la moindre envie de frapper John à son tour.

- Ça suffit, John.

- N'oublie pas que j'ai été soldat, j'ai tué des hommes.

John serrait un peu plus contre sa trachée, le rendant inconfortable, mais toujours pas d'asphyxie. Son côté médecin emportait sur sa colère et son sang chaud, s'en était affolant.

- Tu étais médecin !

- J'avais mes mauvais jours !

John appuya sur l'arrière du genou de Sherlock, le faisant se plier pour que l'homme tombe à genou. Il s'écarta alors du corps de son ami qui le rattrapa par le poignet, essayant de retrouver son équilibre, faisant tomber John sur lui. Sherlock regarda John dans les yeux, alors qu'il était étendu le dos contre le sol froid, John allongé sur son corps. Le médecin était encore en colère, la veine au niveau de son front battait encore furieusement. Sherlock eut un léger sourire qui désarçonna John qui se leva d'un coup avant de lui tendre la main pour l'aider à se relever à son tour.

- C'est à deux rues d'ici, c'est ça ? L'interrogea le militaire en s'éclaircissant la gorge.

Sherlock opina avant de mettre en place la bande blanche sur le col de sa chemise pour créer le col romain qui l'identifierait comme prêtre. Il s'avança jusqu'à la porte d'Irène, sonna, et parla à l'interphone, étant conscient de la caméra qui le jugeait de son œil mécanique. Il essaya de faire paraître toute sa détresse et son incompréhension, n'étant pas certain de bien jouer son rôle – il n'avait pas été sensible lui-même à ce genre de détresse.

Sherlock attendit patiemment que quelqu'un le rejoigne dans le salon jusqu'à ce qu'Irène n'arrive. Sherlock laissa son regard descendre et remonter le long du corps de la femme, épousant ses formes de ses yeux encore vierges de vision de nudité. Le regard gris remplit d'incompréhension s'accrocha aux yeux enflammés d'Irène qui lui crocheta son col romain afin de glisser la bande blanche entre ses dents.

- Ca devrait faire l'affaire.

John était revenu de la cuisine, visiblement estomaqué par la vision que leur offrait Sherlock assit sur le sofa, Irène nu entre ses jambes, la bande du col romain serrée entre ses dents blanches contrastant avec la couleur ensanglantée de ses lèvres.

- J'ai raté un truc, n'est-ce pas ?

Sherlock eut un regard désabusée alors qu'Irène proposait du thé et demandait à John de s'asseoir.

- J'en ai bu à Buckingham, répliqua Sherlock avec dédains.

- Je sais.

- Visiblement.

- J'en ai bu aussi à Buckingham, si ça vous intéresse.

« Aucun intérêt, c'est évident. Elle sait que j'y étais, hors je ne me déplace jamais sans mon blogueur »

Sherlock observa la Femme plus intensément. Il était contrarié par le fait qu'il n'arrivait pas à la cerner. Non pas qu'elle ne montrait rien d'elle, évidemment qu'elle le faisait, car tout le monde le faisait. Mais un détail chez elle l'empêchait d'aller au travers et de la comprendre, de la scanner et déceler son fonctionnement. Sherlock reporta son attention sur John pour voir si son sens de l'observation avait complètement disparu : vêtements portées de la veille, rasage électrique, rencard ce soir, pas eu sa sœur au téléphone, nouvelle brosse à dents, nuit passée avec Stamford. Puis il retourna son regard vers la Femme et ne vit rien. Il accordait beaucoup d'importance sur le maintien, la façon de s'habiller… était-ce cela ? Le fait qu'elle soit nue ? Que pour la première fois de sa vie il voit un corps nu puisse le déstabiliser à ce point ? Hors il ne ressentait aucun désir pour ce corps.

- Savez-vous le problème avec le déguisement, Monsieur Holmes ? Malgré vos efforts, ça reste un autoportrait.

- Je suis un vicaire amoché ?

- Une âme souffrante, perturbée et égocentrique. Vous tout craché.

« Mmh… vraiment intelligente. »

- Quelqu'un vous aime.

Sherlock se retint de voir la réaction de John. Il l'imaginait avec une moue pincée remplis d'incompréhension. Car John ne devait certainement pas suivre le fils des pensées d'Irène, alors que lui y était déjà depuis longtemps.

- Si j'avais dû frapper ce visage, j'aurais moi aussi évité le nez et les dents.

Le rire faux de John fit crisper Sherlock.

- Enfilez quelque chose, répliqua le médecin mal à l'aise. Cette serviette de table ?

- Pourquoi ? Mal à l'aise ?

- Il ne sait pas où regarder, cru bon de répliquer Sherlock.

- Oh non je crois qu'il sait exactement où les poser.

Irène s'avança jusqu'à se tenir face à John qui avait l'air de se concentrer pour garder les yeux levés vers le regard de la Femme, sa moue traduisant tout les efforts qu'il mettait à accomplir sa tâche.

- Contrairement à vous, soupira Irène par dessus son épaule en attrapant la veste de Sherlock.

- Si je voulais voir des femmes nus, je prendrais le PC de John.

- Tu le prends.

« Oui mais je ne vais pas voir tes pornos »

- Je te le confisque.

« Tu passes trop de temps sur tes pornos. »

- Peu importe, les interrompit Irène. Passons à plus intéressant. Racontez-moi tout. Comment ça s'est passé ? Le randonneur frappé à la tête. Comment il a été tué ?

- Je ne suis pas là pour ça.

- Non, non, vous êtes ici pour les photographies, mais je ne vous les donnerai pas.

- Comment êtes-vous au courant ?

- Grâce à un policier, je connais ses goûts.

- Vous aimez les policiers ? L'interrogea John.

Sherlock se demanda où est-ce que son ami voulait en venir exactement, alors qu'il s'asseyait aux côtés d'Irène, visiblement plus déranger par leur proximité depuis qu'elle avait le manteau de Sherlock sur ses épaules.

- J'aime les histoires de détectives et les détectives. L'intello est le nouveau sexy.

Sherlock remarqua le léger sourire en coin de John, quasi confident, comme si il venait de partager une opinion, quelque chose avec Irène. Cela le mit mal à l'aise, il décida de parler de nouveau du randonneur.

- La position de la voiture par rapport au randonneur, le coup mortel porté à l'arrière de la tête sont révélateurs.

Sherlock commença à expliquer quelques unes de ses déductions, piégeant Irène en lui demandant tout d'un coup si les photographies sont dans la pièce. Lorsqu'il en eut la confirmation, il demanda à John de fermer la porte et de ne laisser personne entrer. Le militaire connaissait très bien le code qu'ils avaient instaurés entre eux. Alors Sherlock ne fut pas surpris d'entendre l'alarme incendie l'aidant à déterminer la cachette. Mais il fut interrompit dans sa découverte par des américains armés. Sherlock ne comprenait plus, l'adrénaline court-circuitant son cerveau. Irène avait dit qu'elle lui avait déjà donné le code, quand ça ? Comment ? Il essayait de se refaire la scène détaillant chaque paroles pour en détenir la clé.

- Mr Atcher, à trois, tuez le Dr Watson.

- Quoi ?

- Je n'ai pas le code.

La phrase était sortie seule de la bouche de Sherlock, ses yeux essayant d'être impassible alors qu'il se rendait compte qu'il avait encore mis John en danger, toujours en danger, toujours.

- Un.

- Je ne le connais pas.

- Deux.

- Elle ne me l'a pas donné.

Sa voix se faisait de plus en plus tendu alors qu'il voyait dans sa vision périphérique le canon de l'arme de ce Atcher presser contre la peau tendre de la nuque de John.

- Je vous croirai dans un instant.

Sherlock regarda la Femme qui baissa ses yeux vers son corps. Alors que le « trois » raisonnait dans la pièce, Sherlock le fit taire en lui disant qu'il connaissait le code. Il fallait qu'il essaie. Qu'il sauve John. « 32, 24, 34 »

Sherlock l'ouvrit en laissant son regard descendre jusqu'à Irène qui lui fit signe de baisser la tête. Il lança « camé du Vatican » à John qui comprit le code et se recroquevilla alors que le pistolet qui protégeait le code tira des balles qui tuèrent un américain, leur laissant la possibilité de sonner les autres. Sherlock prit le portable d'Irène et le mit dans sa poche avec rapidité avant de sortir de la pièce pour appeler la police à sa façon – en tirant plusieurs coups dans le ciel. Il revint dans la pièce mais fut appeler par John car il venait de trouver l'assistante d'Irène – Kate – évanouis sur le sol. Irène intima à John de vérifier les portes arrières et ce fut le léger coup de tête assuré de Sherlock qui le persuada de suivre l'ordre. Ainsi il ne fut pas présent lorsque Irène décida de droguer le détective pour récupérer son téléphone.

La dernière chose consciente que Sherlock se souvint fut le visage inquiet de John penché sur lui. Après il fut comme téléporté sur la scène de crime du randonneur où Irène pu expliquer que l'homme était mort à cause d'un boomerang. Sherlock se réveilla la langue pâteuse, incertain de contrôler l'entièreté de sa mâchoire. Il laissa échapper un « John » ensommeillé avant d'appeler son ami avec plus de force, essayant de se lever.

- Ça va ?

- Comment suis-je rentré ?

- Tu dois pas te rappeler grand-chose, tu étais confus. Je dois t'avertir, Lestrade t'a filmé.

- Où est-elle ?

- Qui ?

- La femme, cette femme.

- Laquelle ?

Sherlock tournait en rond, complètement déboussolé. Il détestait lorsqu'il se réveillait d'un trip alors qu'il était sur une enquête.

- La femme !

- Irène Adler ? On ne l'a pas revue. Elle n'est pas venue ici.

Sherlock était pourtant certain qu'elle était venu. Elle lui avait dit qu'elle lui rapporterait son manteau. Il regardait par la fenêtre, se retournait avec force pour regarder de l'autre côté de la chambre mais tomba sur le sol où il essaya de ramper. Il n'écoutait même plus John qui l'appelait pas son prénom. Cependant il sentit les bras puissants l'attraper sous les aisselles, les mains posés sur son torse qui le poussait jusqu'à ce qu'il tombe sur son lit.

- Tu seras en forme, demain. Dors.

Sherlock leva les yeux au ciel alors qu'il sentait son ami le recouvrir d'un draps avant de tapoter gentiment sa hanche ou sa fesse, Sherlock n'en était pas sûr.

- C'est évident. Je vais très bien.

- D'accord mais si tu as besoin, je suis à côté.

- Pourquoi j'aurais besoin de toi ?

- Pour rien.

Sherlock s'apprêtait à se rendormir en boudant lorsqu'un gémissement le fit se retourner. Là, derrière la porte se trouvait son manteau, où dans sa poche se trouvait son téléphone portable qui affichait un nouveau message.

« A la prochaine, Monsieur Holmes »

Sherlock se réveilla le lendemain avec un mal de crâne horrible. Il n'avait pas prit de drogue depuis l'arrivée de John… depuis neuf mois donc. La rechute n'en était que plus douloureuse. Il eut un regard quasiment attendrit lorsqu'il avisa une aspirine et de l'eau sur sa table de chevet. Il avala le tout goulûment avant de se lever, drapé de son peignoir rouge pour rejoindre John et boire un thé avec lui. Malheureusement, quelques minutes plus tard son frère était là, à se plaindre du fait que Irène avait disparu avec les photographies.

- Elle ne compte pas faire de chantage, rappela Sherlock en ne fermant pas son journal pour montrer à son interlocuteur tout l'intérêt limité que leur conversation lui apportait. Elle veut se protéger. Tu as écarté la police, je suppose ?

- Que faire tant qu'elle a les photos ? On a les mains liées.

- Elle applaudirait cette formulation, accorda Sherlock en un mouvement de tête amusé. Ce téléphone est sa carte 'sortie de prison'. Laisse-la tranquille. Traite-la comme une princesse.

- Pas comme elle, elle traite les princesses.

Les frères Holmes eut un sourire sous la réplique de John. L'aîné en était excédé tandis que le cadet en était clairement amusé. Mais le gémissement que le portable de Sherlock émit fut suffisant pour détourner l'attention de la blague du militaire, les regards se posant sur Sherlock qui demeurait impassible.

- C'était quoi ?

- Un SMS.

- Oui, mais le bruit ?

« Vraiment, John si tu n'as jamais entendu de femmes gémir, je suis bien attristé pour tes conquêtes »

- Il y avait d'autres types sur ses talons, fit remarquer Sherlock en voyant le message qu'Irène qui avait envoyé.

« Bonjour, Monsieur Holmes »

- Des tueurs de la CIA.

- Merci Mycroft, fit remarquer John en avalant une cuillère d'oeufs.

- C'est une honte, de mettre votre frère en danger, les interrompit Madame Hudson en servant l'assiette de Sherlock devant le détective. La famille est tout ce qu'on a, Mycroft Holmes.

- Oh, la ferme, Madame Hudson !

- Mycroft ! Crièrent John et Sherlock choqués par l'attitude du politicien.

Mycroft s'excusa et Madame Hudson retourna à ses fourneaux sans omettre son désaccord sur la sonnerie du téléphone de Sherlock. Mais ce dernier appréciait de voir la moue contrite de John à chaque fois que le gémissement se faisant entendre.

« Vous vous sentez mieux ? »

Mycroft du répondre à un coup de téléphone qui permit de ramener le calme dans la maisonnette alors que John interrogeait Sherlock au sujet de la sonnerie.

- Pourquoi ça fait ce bruit ?

- Lequel ?

Sherlock dut se mordre la langue pour ne pas rire devant le regard ne-me-prends-pas-pour-un-con-Sherlock-Holmes que John lui lança.

- Celui que ton téléphone a fait.

- C'est la sonnerie SMS.

- Ta sonnerie ne faisait pas ce bruit.

- Apparemment, quelqu'un m'a fait une blague, en personnalisant ma sonnerie.

- Donc à chaque fois qu'elle t'envoie un SMS…

John fut interrompu par le gémissement caractérisant la nouvelle sonnerie de Sherlock.

- Il semblerait.

« Je vais bien, merci »

- Qui aurait pu prendre ton téléphone dans ton manteau ?

- Je te laisse le déduire, répondit platement Sherlock en levant son journal pour cacher son visage souriant.

- Je ne suis pas stupide, tu sais.

- D'où vient cette idée ?

Mycroft revint les coupant dans leur conversation en parlant de « Bond Air », ce que Sherlock analysa comme une donnée utile à durée éphémère. Il serait capable de se le remémorer pour une période courte et si aux bouts de quelques semaines voire mois, la donnée n'était pas utilisée, elle serait effacée.

Mycroft semblait ennuyé, plus que d'habitude. Sherlock n'eut pas de mal à en déduire qu'Irène possédait plus que ce que son aîné lui disait. Il le fit donc fuir à coup de archer bien placé sur les cordes de son violon, attisant le sourire amusé de John qui dardait sur ses lèvres fines.

Lorsque Mycroft fut définitivement parti et que Madame Hudson était retourné à son appartement, John fixa Sherlock avec suffisamment d'attention pour que ce dernier arrête de jouer.

- Nous sommes le 15 septembre aujourd'hui.

- Et ? Ce n'est pas ton anniversaire.

John eut un sourire amusé. Sherlock remarqua qu'il n'avait pas posé de question, certain de ne pas avoir raté l'anniversaire de son ami. Il tapota son arc de cupidon de son index et de son majeur, inquisiteur quand à la suite de la conversation.

- Ce sera notre premier Noël ensemble, soupira John en jouant avec le col de son pull, je me demandais si tu avais des habitudes spéciales avant que je n'arrive… à propos de Noël.

Sherlock eut un petit ricanement étouffé.

- Je ne fête pas Noël habituellement. Tu aimerais le fêter avec ta sœur ?

- Non.

La réponse avait fusé à une vitesse affolante.

- J'aimerais le fêter ici, avec toi, confessa le médecin avant de s'éclaircir la gorge, avec Madame Hudson, Lestrade et éventuellement Molly ?

Sherlock dévisagea John et remarqua que cela lui tenait à cœur, étrangement. Alors il opina et accepta le fait de passer son Noël comme toute personne normale, avec la personne à qui il tenait.


Est-ce que cela vous a plu ?

Je l'espère !

TJSC