Bonjour tout le monde ! J'ai le plaisir de vous dire que je suis officiellement diplômée de mon école. Si vous vous demandez ce que je faisais depuis tout ce temps = rolkhaleesi sur instagram

Désolé pour l'attente, j'avais écrit ce chapitre sans l'enregistré et ça m'avait tellement déprimée que j'ai boudé longtemps l'ordinateur. La lecture de vos Reviews a fini de me décider à reprendre l'écriture. J'espère que mon histoire vous intéressera toujours. Bonne lecture !

Ps : Conte intégré cette fois.

Résumé : « Quirell est vraiment un professeur médiocre » se disait-il. Et là, il le vit. Tom. Une apparition. Si beau. Si triste. Il faut l'aider !

Chapitre 5: La lettre noire

« L'hiver vient »

Harry était encore tout chamboulé lorsqu'il gravit les escaliers menant au bureau du directeur. Il frappa trois fois à la grande porte de bois qui s'entrouvrit pour laisser voir une partie la figure ravie d'Albus.

-Te voici ! Je viens de m'entretenir avec tes professeurs et je dois avouer que je suis très impressionné ! Ils sont tous très satisfaits de ta conduite et de tes capacités, même ce brave Séverus qui n'a d'habitude guère de sympathie pour les premières années.

-Bonsoir Mr Dumbledore.

Harry étudia scrupuleusement son visage. La joie qu'il affichait semblait réelle mais quel en était le motif ? Les pensées du directeur étaient toujours si insondables, il gardait prudemment ces secrets. Comment en découvrir plus sur lui sans entrer dans son jeu et devenir sa marionnette ? Sans la mise en garde de Fumesec, il aurait donné toute sa confiance à cet homme jovial et avenant. « Ses manipulations sont trop subtiles, il faut prendre garde à ne pas se laisser berner » se dit-il. Les projets les plus évidents du directeur semblent être de lui faire passer un maximum de temps en sa compagnie et en celle des griffons.. A défaut de savoir le but de cette manœuvre, il sera prudent et essayera de se soustraire à ces compagnies imposées. Il lança un regard appuyé au phœnix.

« Quelque chose de prévu ce soir ? J'ai besoin de te parler de quelqu'un.. »

« Haha je n'ai rien de mieux à faire ! Je te viendrai en rêve faiseur d'aurore. »

Harry tilta. Cette expression. Il l'avait entendu à son arrivée ici.

-J'ai, bien entendu, préparé ton emploi du temps. Le directeur poursuivit, inconscient de ce qui se passait dans la tête du garçon. Assieds-toi. Prends un bonbon au citron.

-Non merci Mr., répondit le brun en espérant qu'il ne les droguait pas.

-Que penses-tu de l'école ? Tu te sens bien ? J'ai vu ce matin que tu t'entendais très bien avec les jumeaux Weasley ? Ce sont des garçons exceptionnels.

Devait-il se méfier des jumeaux ? Ce n'était pourtant pas le genre à lécher les bottes, plutôt l'inverse. Pourquoi Dumbledore le poussait-il vers eux ?

-Je les trouve très drôles en effet ! L'école me convient bien, il est encore un peu tôt pour en dire plus.

-Tu t'es fait d'autres amis de ton âge ?

Question piège ? Cette discussion était très angoissante, il ne faillait pas trop en dire. Plus l'homme en face de lui serait de choses plus il aurait d'armes pour le contrôler. Toutefois il serait difficile de cacher ses amitiés récentes, il ne fallait pas prendre le directeur pour un imbécile..

-Je m'entends bien avec Luna et Draco.. avoua-t-il à moitié vaincu.

-Excellent !

La conversation se poursuivit. Harry continua à prendre soin d'être le plus neutre possible. Le directeur raconta quelques anecdotes rigolotes sur le château, lui parla brièvement de ses parents qui étaient exceptionnellement doués en charme et en transfiguration tout comme lui. Avec émotion il lui déclara qu'ils étaient de vrais Gryffondors.

oOo

-Miridiiiith ! Je viens d'avoir la conversation la plus oppressante de toute ma vie !

-Rebonjour Harry ! Tu m'as l'air bien fatigué pour ta première journée.

-Tu n'imagines même pas ! Les cours n'étaient pas difficiles en eux mêmes mais il m'est encore arrivé des choses impensables !

-Tu as l'air d'être un aimant à ennuis mon ami. Il réfléchit un instant. J'étais pareil à ton âge.

-Hier tu m'as dit que tu me raconterais ta vie, changes moi les idées s'il te plait mon crâne va exploser.

-Eh bien c'est une longue histoire. Je ne me souviens de rien avant mes sept ans..La première fois que j'ai ouvert les yeux je me trouvais chez un physicien. Un homme très aimable que j'ai de suite fort apprécié. A l'entendre mon réveil tenait du miracle. Il m'avait trouvé mort dans une clairière alors qu'il cueillait des herbes pour ses avait voulu me mettre en terre pour me donner une sépulture digne et mon cœur avait recommencé à battre. Il m'avait vite amené à son bureau et avait veillé sur moi toute la matinée. Gaius qu'il s'appelait. Un homme exceptionnel. Estomaqué par ma guérison, il s'était précipité à son échelle pour attraper un livre situé tout en haut de la bibliothèque. Mon cœur s'est arrêté de nouveau quand je l'ai vu tomber en ratant la dernière marche. J'ai fermé les yeux et j'ai souhaité très fort qu'il se pose doucement au sol. Je n'entendis pas le bruit de la chute. Fermement ancré sur ses deux pieds, Gaius me fixait avec ahurissement.

-Ne fais plus jamais de magie ici pauvre fou, c'est strictement interdit par les lois.

J'appris alors de sa bouche que je me trouvais à Camelot, un royaume qui prohibait toute magie. Il y avait même des exécutions publiques. Ce n'était pas un bon endroit pour les gens comme moi. Il me pressa de retourner chez mes parents mais je n'avais nulle part où aller. Il me prit alors sous son aille et je deviens son apprenti. Que j'étais doué pour trouver les plantes qu'il cherchait ! Et puis j'aimais les gens, je livrais ses commandes avec brio ! Il a été comme mon père. Quand j'ai reçu ma lettre pour Poudlard, il m'apprit qu'il était un sorcier lui aussi(bien que l'école n'ai pas existé de son temps). Un maître des potions. Mon meilleur ami,Mordredun jeune druide, s'y rendait aussi. Mes années à Yggdrasil on était bien douces…

A mon retour, j'appris la terrible prophétie dont je faisais l'objet : Je devais ramener la magie à Albion en dédiant ma vie au roi « qui fut et qui sera ». Moi. J'avais seulement 17 ans et des projets plein la tête. J'aimais Mordredpourtant j'étais destiné à un autre. Autant dire que mon amoureux de l'époque l'a très mal pris. Il a passé le reste de sa vie à tenter de le tuer pour que je lui revienne.

J'étais vraiment bel homme à l'époque. Je rendais fous tout le monde avec mon physique androgyne et élancé. Surtout le jeune prince et ses chevaliers. J'étais sans arrêts excité de sentir leurs regards brulants sur moi pendant que j'accomplissais mes corvées, leurs mains qui me frôlaient à n'importe quelle occasion, leurs bassins qui cherchaient le miens lors des soirées, leurs sexe durs et chauds qui dessinaient des bosses arrondies sur l'entrejambe de leurs braies quand leurs désirs les poussaient à s'imaginer entrain de m'infliger les pires je suis partie en cacahuète. Voyez ça comme un bonus. Par un concoursde circonstances je suis devenu le domestique personnel du prince destin était en marche. Je le trouvais détestable au début mais j'ai su voir le cœur d'or que ce cloportecachait très très bien.J'ai su que c'était lui mon roi (quel prince risquerait sa vie pour un valet ?). Il m'en a fait baver! A la mort de son père, c'est devenu un souverain la diplomatie, il est parvenu à unir toute les nations d'Albion sous sa bannière. Il m'a fallut quelques petites années supplémentaires pour lui faire accepter la magie qui lui avait fait tant de mal. Me voir frôler la mort a joué un rôle déterminant dans ce revirement… Nous étions deux faces d'une même pièce, la Magie et le Courage. Nous nous sommes aimés comme des fous pendant de longues années. Je ne me suis jamais senti aussi seul que quand je l'ai perdu, aussi froid. Il était devenu tout pour moi. Mon âme sœur. Je n'ai su que le venger avant de le rejoindre. Comme ces oiseaux inséparables je ne lui ai pas survécu…

-Alors vous êtes Merlin ? Incroyable souffla Harry, très ému par la souffrance dans la voix de son ami.

-Arthur m'appelait comme ça...On pouvait lire une grande douleur dans son regard.

oOo

Ce soir-là, Harry alla se coucher tôt, l'esprit encore tout embrouillé de sa journée. Si tôt les yeux fermés, la forme humaine de Fumesec lui apparût.

-Harry ? Tu n'as pas l'air en forme.

-Beaucoup d'informations d'un coup ne t'inquiètes pas. Je me fais du souci pour toi d'ailleurs… Côtoyer quelqu'un comme Dumbledore ne doit pas être reposant.

-Ne le juge pas si vite. Albus s'est éloigné de sa voie, c'est vrai, mais il continue à désirer le bien commun. Si ses méthodes sont discutables, ses intentions, elles, sont bonnes. Je suis à ses côtés pour le guider. Un sorcier aussi puissant ne peut pas être laissé sans supervision.

-Qui t'as envoyé pour lui ?

-Ce n'est pas un « qui ». Ce que je voulais te dire, c'est qu'un homme malheureux fait les mauvais choix. Albus a commis des erreurs qu'il ne se pardonnera jamais. Son aura ne cesse de s'assombrir. Tu as bien remarqué que pour un leader de la lumière son âme n'a une couleur éclatante…

-Effectivement, je me suis déjà fait la remarque. Je ferai mon possible pour l'aider si l'occasion ce pré t'y connais en aura ? Je suis arrivé à quelques conclusions mais je ne suis pas sûr d'avoir vu juste : l'intensité correspond à la puissance magique et la couleur au caractère ?

-C'est presque ça. L'intensité de la lumière c'est la force magique, le khi. La couleur est plutôt liée à la nature de l'âme, ce n'est pas une histoire de caractère. La nuance de gris indique si ton interlocuteur est malheureux. Comme je te le disais, un homme malheureux est plus enclin à faire de mauvaises actions. Avises toi d'être heureux Harry. Nous autre t'attendons depuis si longtemps.

Sans laisser à Harry le temps répondre, l'oiseau de feu continua :

-Tu voulais me voir pour tout autre chose non ?

Harry se promis de reprendre cette conversation fort intéressante dès que possible. Quelque chose d'autre le pressait, il n'avait jamais ressenti un tel sentiment d'urgence.

-Quirell a deux auras.

-Tu as remarqué ?

-J'imagine que c'est une sorte de schizophrénie. Une d'elle est si jeune… Si belle… Mais si malheureuse ! Je ne sais pas comment l'approcher et lui parler sans l'offenser ! Il est mon professeur tout de même.

-Il y a bien un moyen… Mais même pour toi ça sera extrêmement compliqué !

-Je suis déterminé. On pouvait lire une résolution sans faille à son expression guerrière.

-Il s'agit de stade le plus élaboré du sortilège du patronus. L'objectif n'est pas de matérialiser un souvenir protecteur mais bien de projeter ton âme et ta conscience hors de ton corps.

-Expliques-moi comment m'y prendre.

Leur discussion continua ainsi une bonne partie de la nuit.

oOo

Chaque nuit, Harry s'appliqua à suivre les conseils avisés du Phoenix. Ses minces progrès le frustraient énormément, lui qui n'avait jamais eu le moindre problème à maîtriser n'importe quelle magie. Fumsec le rassurait pourtant, il semblait gagner de plus en plus son respect et il en tirait une grande fierté. Il était après tout une créature de légende ayant vécu bien des siècles, ayant connu bien des hommes.

Il passait beaucoup de temps avec ses nouveaux camarades, en cours, en pause, à la bibliothèque. Le soir il retrouvait Merlin et Athéna au coin du feu et discourait longuement sur la magie, ses fondements et ses limites. Les cours se passaient bien, il continuait de travailler sa magie sans baguette dans l'ignorance la plus totale de ses professeurs qui ne cessaient de s'extasier devant lui. Si sa maison avait possédé un sablier, nul doute qu'il serait en tête en termes de points !

Il se rapprochait particulièrement de Draco. Le garçon l'adorait, c'était évident. Pour Harry pas de doutes, c'était quelqu'un de très intelligent et de dévoué. L'unique problème était qu'il se confiait très peut. Lui qui au début était capable de monologuer des heures sur son père et la puissance de sa famille était incapable de parler de lui et de ses propres réflexions. Comme si il n'avait été qu'une coquille vide tout ce temps. Sans passion, sans émois, sans intérêts pour autre chose que ce qu'on attendait de lui. Au contact d'Harry, petit à petit, il dévoilait se véritable personnalité ou plutôt la construisait. Son aura s'éclaircissait, il était moins malheureux. En effet, le regard que l'on porte sur monde dépend de notre état esprit. L'âme se projette dans ce qu'elle voit et en déforme l'aspect et les couleurs. Quelqu'un qui n'est pas en paix avec lui-même lui ne verra que la laideur chez les autres et dans les paysages. Draco n'était plus de ceux-là. Ces derniers jours, il commençait même à tolérer Weasley (brrrrr ce psychopathe). Seulement voilà. En sortant de cours ce jour-là il amena Harry au lac. Pour la première fois, Harry le vit en pleurs. Le motif de ces lames ? Une lettre noire comme de l'encre contenant un billet menaçant :

Tu as un sale petit secret Malfoy.

Je sais tout. Il va falloir payer.

oOo

Qui s'en prend à Malfoy ?

Pourquoi ?

Harry va-t-il finalement pouvoir rencontrer Tom ?

Quand apprendra-t-il qui il est vraiment ?

J'éditerai à un rythme peu soutenu mais la suite est déjà en préparation ! Vos commentaires me motivent énormément, sans eux je n'aurai pas eu la force de reprendre cette histoire. N'hésitez pas à me donner vos avis, vos idées et vos pronostiques pour la suite. Bonne soirée.