Voilà le dernier chapitre, à moins que j'ai beaucoup de demande pour continuer, mais j'aime bien la façon dont ça termine, vous serez libre d'imaginer la suite...


Précédemment : une ni deux, Jack était debout sur ses jambes encore un peu faible et se dirigea vers le bureau du général.


Chapitre 6 : Sur un pied d'égalité

Bureau du Général Hammond

Arrivé à son bureau, Jack frappa sur le chambranle de la porte et entra quand le général le lui autorisa après avoir raccroché avec la Dr. Frasier. Il était bien décidé à prendre sa retraite ou à démissionner de l'armée, selon la situation qui se présentera.

« Colonel O'Neill, asseyez-vous, je vous en prie. Comment allez-vous ?

- Mieux, merci mon général, grâce à Jacob.

- Vous souhaitiez me parler de quelque chose ?

- En effet, mon général, je viens vous présenter ma demande de départ en retraite.

- Pour quelle raison, colonel ? lui répondit-il à moitié surpris.

- Personnelle, monsieur.

- Alors demande refusée.

- Alors considérez que cette demande devient une démission, monsieur.

- Pour les mêmes raisons, je suppose ?

- Oui, mon général.

- Dans ce cas, toujours refusée.

- Mais pourquoi mon général, qu'est-ce qui vous permet de refuser mes deux demandes !

- Je crois connaitre votre "raison personnelle". Ne serait-ce pas une raison nommée Samantha Carter, par hasard ?

- Effectivement monsieur.

- Alors laissez-moi vous expliquer. Suite à votre suggestion juste après votre retour de mission, j'ai passé un moment à examiner les dossiers de tous les lieutenants-colonels, j'ai passé quelques coups de téléphone et au final, j'ai eu l'autorisation. Votre idée a été acceptée par tout le monde.

- Monsieur, que voulez-vous dire ?

- Le lieutenant-colonel Samantha Carter recevra sa nouvelle promotion dans moins d'une semaine.

- C'est formidable pour elle, mais je ne vois pas en quoi ça joue pour que vous me refusiez ma démission, monsieur.

- Et bien puisque vous aurez le même grade, il n'y aura plus lieu de considérer que vous êtes dans la même chaine de commandement. De plus, j'en ai parlé avec mon supérieur et nous avons trouvé un moyen pour que vous puissiez être ensemble sans que qu'aucun de vous ne soyez obligé de quitter l'armée. Enfin, si ça vous intéresse.

- Évidemment mon général, expliquez-moi. Je suis tout ouïe »

Alors le général lui résuma la conversation téléphonique avec ses supérieurs et lui présenta les différentes possibilités qui avait été envisagées et ils tombèrent d'accord sur une. Ils signèrent différents papiers que l'assistant du général leurs apporta. Quand tout fût terminé, Jack demanda l'autorisation de quitter la base ce qui lui fût accordé.

Sur la route

Quand il sortit du bureau du général, il prit la direction de ses quartiers. Il commanda un taxi pour qu'il arrive dans une demi-heure à la base. Il prit rapidement une douche, se changea en civil. Un jeans noir avec un polo blanc feront l'affaire. Simple mais efficace, pensa-t-il. Il fouilla dans ses affaires à la recherche d'un objet et finit pour tomber dessus, il le glissa dans la poche de son pantalon et jeta sa veste en cuir sur son épaule après avoir vérifié que son portefeuille était dans une des poche. Il monta à la surface et il constata que moins de vingt-cinq minutes étaient passées.

Il poussa un soupir comme pour se calmer. Il n'avait aucune idée de se qu'il allait dire ou faire une fois arrivé chez elle. Enfin, si, il avait une idée de se qu'il voulait mais ne savait pas comment y parvenir. Tant pis, ce sera une total improvisation. Il regarda encore une fois sa montre, nerveux et il s'aperçut que ses mains tremblaient.

Son taxi arriva un moment plus tard, à l'heure tout de fois. Il monta dedans et demanda de l'amener chez le fleuriste le plus proche. Il avait trouvé le moyen de parvenir à se qu'il voulait. Le trajet se fit en silence. Jack était perdu dans ses pensées. Le conducteur dut l'appeler plusieurs fois pour qu'il revienne sur Terre et l'informa d'un signe de tête qu'ils étaient arrivés.

Jack descendit de la voiture, entra dans le magasin, trouva les fleurs qu'il voulait et se dirigea vers le comptoir pour régler. La vendeuse surprise de voir autant de fleurs différentes le regarda avec étonnement.

« C'est pour offrir à une seule personne ? lui demanda-t-elle curieuse.

- Oui, j'ai besoin de lui dire plein de chose et c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour le faire.

- C'est vrai qu'en y regardant bien, ça raconte une histoire. C'est très joli en tout cas.

- Merci, vous pourriez les séparer les unes des autres, s'il vous plaît.

- Bien sûr. »

Elle passa pas moins de dix minutes à emballer les fleurs et les tendit à Jack après qu'il ait réglé la note. Il se dirigea ensuite vers son taxi qui l'avait attendu et indiqua au conducteur l'adresse de Sam. Il se sentait de plus en plus nerveux au fil des minutes. Une fois arrivé devant chez elle, il sortit du taxi, avança jusqu'à son perron, rechercha un coin discret où poser les fleurs et après une longue inspiration, frappa à la porte.

Chez Sam

Sam était rentrée chez elle depuis à peine dix minutes que quelqu'un frappa à sa porte. Elle déposa les quelques sacs de courses qu'elle venait de faire sur la table de sa cuisine et se dirigea vers son entrée puis ouvrit la porte.

Elle rencontra en premier deux yeux noisettes qu'elle reconnu tout de suite. Elle se recula du passage et autorisa son visiteur à entrer chez elle.

« Que faites-vous ici, mon colonel ?

- Charmant l'accueil !

- Pardonnez-moi, je suis toujours heureuse de vous accueillir chez moi, dit-elle cachant difficilement un sourire d'apparaitre sur ses lèvres, mais je croyais que vous étiez coincé à l'infirmerie pour encore quelques semaines.

- Non, la Doc ne voulait plus me voir. Il parait que je suis insupportable.

- Oh, vraiment, dit-elle d'un air taquin tout en se dirigeant vers la cuisine pour ranger ses affaires.

- Arrêtez de vous moquer Sam, ce n'est pas juste de s'en prendre à plus vieux que soi.

- Sam ? répéta-t-elle surprise par cette appellation.

- Oui. Maintenant que nous sommes sur un pied d'égalité, ce sera Sam !

- Sur un pied d'égalité ? Je ne comprends pas. Que voulez dire ? l'interrogea-t-elle alors qu'elle continuait à ranger des produits dans son frigo. »

Jack vint la prendre par les épaules pour l'obliger à se retrouver face à lui, n'ayant plus que quelques centimètres séparant leurs visages l'un de l'autre. La regardant droit dans ses yeux si bleus, il poursuivi :

« Et bien, j'ai l'honneur de t'informer, Sam, que grâce à tes récentes actions sur le terrain et les quelques autres encore avant celle-ci, comme sauver la Terre des envahisseurs, sauver les fesses grises de nos plus proches alliés et j'en passe, nos supérieurs ainsi que le Président, ont décidé de te promouvoir au rang de Colonel.

- Mais j'y suis déjà Colonel ! dit-elle ne réalisant pas vraiment la signification des paroles de Jack mais tiquant sur l'utilisation du "Sam" et du "tu". (Je sais en anglais ça n'existe pas, mais je m'en fiche)

- Non, tu es "Lieutenant-colonel", là je te parle du même rang que moi, celui qui rendra les choses possible entre nous.

- Hein ! » Elle venait de comprendre. « Je résume, tu m'arrêtes si je me trompe. Comme j'ai bien fait mon boulot, te sauver la vie, celles sur toutes la Terre, de nos alliés extraterrestres, j'ai droit à une promotion ?

- Yep, hocha de la tête Jack.

- Ce qui veux dire que comme on a le même grade, je ne suis plus ta subalterne mais ton égale, donc plus de problème avec une certaine loi.

- C'est bon, tu as tout compris et dire que c'est toi normalement le cerveau, il t'en a fallu du temps aujourd'hui.

- Oui, mais attends, il reste le fait que je sois toujours sous tes ordres, on fait toujours parti de la même équipe SG !

- Sauf que ça, c'est arrangé avec Hammond.

- Comment ?

- Officiellement, je ne fais plus parti de SG1. Je suis un électron libre, sans équipe SG de défini. Je serais là en renfort pour compléter celle où il manquerait quelqu'un, mettant à égalité les mêmes grades dans la même équipe. D'ailleurs en ce moment, SG1 est incomplète. Son chef, toi, a besoin de moi pour les prochaines missions.

- Alors maintenant, tu me dis qu'en plus de tout ça, je dirige SG1.

- Hum hum, acquiesça-t-il de la tête tout sourire.

- Donc tout est réglé ?

- Effectivement. »

Avant qu'elle ne s'en rende compte, Jack lui avait tourné le dos et était sorti de chez elle, laissant la porte ouverte. Curieuse, étonnée, stupéfaite, elle se dirigea, elle aussi vers la sortie et le vit revenir avec des fleurs dans ses mains. (voir le lien "/watch?v=GAYr9rH6m30" pour savoir de quelles fleurs il s'agit.)

Il lui tendit en premier une tulipe jaune, signification d'un amour impossible, lui dit-il. Elle prit la fleur entre ses mains et le regarde surprise. Il avance alors vers elle, arrache la tête de la fleur et l'écrasa dans son poing.

« Ça n'a plus lieu d'être, maintenant » dit-il en éparpillant les pétales sur le sol.

Il lui donna ensuite une aubépine :

« Il est permis d'espérer, continua-t-il en lui tenant un lilas mauve puis un œillet rose.

« Le lilas mauve pour te dire que mon cœur est à toi et l'œillet rose, je t'aime avec ardeur.

« Celle-ci, il lui donna une immortelle, pour te dire que je t'aime pour la vie. »

Sam le regarda droit dans les yeux et y vit tout l'amour qu'il éprouvait pour elle. Elle sentit une larme perler au coin de son œil.

« Tout est vrai, n'est-ce pas ? Je ne suis pas en train de rêver.

- Non madame.

- Mademoiselle, le reprit-elle machinalement.

- Madame, enfin si tu veux bien m'épouser… »

FIN


Voilà, j'espère que vous avez apprécié. A bientôt peut-être pour de nouvelles aventures.