Bonjour à tous ! Voilà enfin le chapitre 5 de cette fic, qui, je l'espère, continue de vous plaire !
Les choses vont commencer à bouger pour ce cher Arthur !
Et je tiens à dédicacer ce chapitre à Uranee, je l'ai écrit tout spécialement pour aujourd'hui, le jour de son anniversaire ! Je t'aime très très fort !
Bonne lecture !
Disclaimer : Hetalia appartient encore et toujours à Hidekaz Himaruya
Rappel :
Alister : Ecosse
Elwyn : Irlande
Cymru : Pays de Galles
Arthur soupira devant sa feuille double, faisant tourner son stylo Bic entre ses doigts. Le week-end était déjà derrière lui, avec le lot d'émotions qu'il lui avait apporté. Il avait commencé à revenir vers Francis et ses frères lui avaient fait oublier tous les tracas de son quotidien à la mer.
Mais dès à présent, le stress du lycée revenait. Il savait le gérer et faisait toujours sérieusement ses devoirs, en temps et en heure, mais étant studieux, l'anxiété pointait toujours un minimum le bout de son nez.
Et commencer les deux premières heures de cours du lundi par un contrôle de maths ne contribuait pas à le détendre. Il ne détestait pas les maths, mais ce n'était pas une discipline pour laquelle il avait de l'affection… l'anglais préférait de loin les matières littéraires. Seul Elwyn était un adepte des disciplines scientifiques, et encore, lui était en Biologie, pas en Maths.
Le jeune homme fronça les yeux devant son dernier calcul, puis décida de le laisser tel quel. Cela faisait la troisième fois qu'il le refaisait et il voulait passer à la suite. Quelle idée d'avoir pris cette matière au lieu de l'Anglais Approfondi… sa mère lui avait dit de ne pas choisir la facilité, et il regrettait un peu. Sa moyenne dans la matière était assez juste, et faisait baisser les autres dans lesquelles il avait d'excellentes notes.
Ses yeux glissèrent sur la question suivante. « À partir de la réponse à la question précédente, veuillez… bla bla bla. »
Bien. À quel moment devait-il donc aller se pendre ?
S'il avait été malhonnête, il aurait copié sur sa voisine de table, qui s'appelait Amandine lui semblait-il, et qui elle, était plutôt douée. Mais il était honnête. Tant pis pour lui.
Le moment où il rendit sa copie fut un réel soulagement, et il s'empressa de sortir tout en roulant sa cigarette, impatient de sentir l'air frais de l'extérieur sur son visage.
Il porta l'objet de son addiction à ses lèvres et fit barrière au vent en posant ses mains en coupe au-dessus du briquet. La flamme jaillit et il put inspirer la première bouffée de nicotine. L'effet agit bien vite et il se sentit soulagé.
Il s'adossa contre la grille de l'entrée du lycée. Le coin fumeur était désert étant donné que le prof avait permis à ceux qui avaient fini leur contrôle en avance de sortir dix minutes plus tôt. Un peu de solitude ne lui faisait pas de mal de temps en temps… il n'était jamais ou rarement seul chez lui ou bien à l'internat, aussi l'anglais appréciait d'avoir des petits moments rien qu'à lui. Par exemple, aller se balader en pleine nature, à pied ou à vélo, le week-end. Peut-être qu'ici il y avait moyen de se promener… un jour il irait repérer des coins et ferait le mur le soir.
Le blond avait fini sa cigarette lorsque la sonnerie annonçant la récréation du matin retentit. Bien vite, du monde afflua à la grille. Son aîné ne tarda pas à le rejoindre, un air furieux sur le visage.
-Problem ? questionna Arthur.
-Je me suis tapé un trois en Maths… marmonna-t-il.
Cymru était bien pire qu'Arthur dans cette matière. Il considérait que les chiffres n'étaient qu'une perte de temps, préférant largement avoir le nez dans ses bouquins en tout genre. C'était un grand rêveur, il n'appréciait que la Chimie parce qu'il trouvait les expériences marrantes, et la Biologie parce qu'Elwyn l'avait bien converti.
-Maman va râler, soupira le brun. En même temps c'est elle qui voulait que je continue ça… pff… j'aurais pas dû l'écouter… enfin bon, et toi ? You're alright ?
-Mouais… j'ai aussi eu Maths, mais pas en résultat, un contrôle surprise… je pense pas avoir la moyenne.
Son frère posa sa main sur sa tête et lui ébouriffa les cheveux avec un grand sourire amusé.
-T'es pas mon frangin pour rien ! Je suis fier de toi !
Arthur leva les yeux au ciel et rigolant. Son sourire se fana un peu en voyant le « Bad Touch Trio » s'approcher d'eux. Il était composé de Francis, Antonio Fernandez Carriedo et Gilbert Beilschmidt. Ils étaient connus pour leurs frasques et logeaient tous les trois ensemble dans l'autre dortoir du lycée, situé dans un autre bâtiment que celui où étaient Arthur et son frère. Ils aimaient beaucoup, tous trois, faire des bêtises dans le lycée et leur dortoir. Ils animaient beaucoup les lieux lorsqu'ils étaient ensemble, et tous les élèves connaissaient leur trio.
Cymru renifla lorsqu'ils approchèrent, il adorait Francis, mais les Kirkland n'aimaient pas trop Gilbert (sauf lorsqu'il avait de la bière) et encore moins Antonio.
-Bonjour ! les salua Francis avec un sourire.
-Hi ! répondit Cymru qui se contenta d'un simple signe de tête envers les deux autres.
Arthur soupira et commença à rouler une deuxième cigarette, sentant le stress venir à grands pas. Cymru fronça les sourcils à cette vue.
-C'est ta première depuis qu'on est arrivés au lycée ? l'interrogea-t-il.
-Non, la deuxième de la récré, précisa Arthur.
-Quoi ?!
L'exclamation ne venait pas de son frère qui commençait à peine à ouvrir la bouche pour le sermonner. Les deux anglais levèrent la tête sur le français qui avait les yeux froncés. Arthur se sentit un peu mal à l'aise, soudain, et pas à cause de ses sentiments. Il avait un peu l'impression de s'être fait prendre la main dans le sac comme un gamin alors que… zut, il avait bien le droit de se pourrir la santé s'il en avait envie, non ?
-Oh ça va, soupira Arthur. Je fais ce que je veux, non ?
Francis lui ôta la cigarette des doigts, s'attirant un regard presque choqué de l'anglais.
-Que tu fumes juste parce que ton idiot de frère le fait est déjà ridicule, pas la peine d'augmenter en plus ta consommation ! Tu comptes faire quoi quand tu auras des problèmes de santé ?
-Je suis assez grand pour décider de tout ça par moi-même ! râla Arthur.
Cependant, le regard sombre du Français fit naître une pointe de culpabilité en lui. Il n'avait même plus envie de la fumer, cette cigarette… même si l'intervention de Francis l'énervait. Il payait lui-même les filtres, le tabac et les feuilles, après tout. Et certes il avait commencé stupidement. Mais ce n'était pas une raison.
-Et puis t'es marrant toi ! Une addiction c'est une addiction. Tu crois qu'on s'en défait comme ça ? Même si on a commencé de façon illogique ?
Il claqua des doigts à sa première question pour appuyer son propos. Les deux autres qui ricanaient quand Francis avait commencé à faire la leçon s'étaient tus.
-Et puis j'ai pas commencé juste parce qu'Alister fume. Ça n'a putain de rien à voir. C'est juste que des fois on est assez con pour penser que c'est une solution pour…
Le regard bleu de l'homme qu'il aimait, mais également celui de Cymru, puis des amis de Francis le mirent soudainement mal à l'aise quant à la confession qu'il allait formuler. Il se sentit rougir.
-Pour… tenta-t-il.
-Pour quoi, Arthur ? demanda sobrement son voisin.
-Pour… pour rien ! Vous me faites chier, voilà, vous êtes contents ?
Sur ce il s'en alla, en colère contre lui même et particulièrement embarrassé. S'il avait commencé à fumer, c'était parce qu'il s'était rendu compte de son orientation sexuelle, de son amour pour son voisin, et puis aussi parce qu'Alister fumait souvent à proximité de lui, certes. Il n'avait aucune excuse valable, l'Anglais savait parfaitement qu'il avait été stupide, mais révéler que cela était issu d'une faiblesse était un peu trop pour sa propre fierté. Il marcha dans la rue adjacente au lycée pendant quelques temps, les mains dans les poches. Heureusement, il avait une heure d'étude après la récréation, ainsi que l'autorisation de sortir en ville pendant son temps libre.
Il y avait un parc auquel on accédait par un escalier ouvert sur la rue. Le parc surplombait le côté du lycée où il y avait le bâtiment du gymnase, on pouvait s'installer sur les murets qui l'entouraient. Ils étaient assez haut, on pouvait atterrir dans la rue si on en sautait. Atterrir et se casser la jambe, certes, mais atterrir tout de même.
Arthur y monta et s'assit sur le muret en soupirant. Il passa une main lasse dans sa chevelure blonde et posa un regard triste sur sa blague à tabac. Il s'en voulait de s'être énervé contre Francis et son frère. Ce dernier n'avait rien dit en plus… et Francis ne le méritait pas, d'autant plus qu'il avait raison dans ce qu'il avait dit.
Arthur sortit son portable et regarda l'écran sans trop savoir quoi faire. Sa fierté et aussi sa mauvaise foi lui donnait envie de continuer à faire comme si c'était lui qui avait raison, mais maintenant, le lycéen se rendait compte qu'il avait été un peu brutal.
Il hésita une bonne dizaine de minutes avant d'envoyer un message d'excuse à son grand frère, qui lui répondit que ce n'était pas grave et s'enquérait de son état. Cela mit encore plus mal à l'aise Arthur. Le jeune homme avait inquiété son frère. Est-ce que c'était aussi le cas de Francis ? Que devait-il faire, décidément ?
Il écrit précipitamment un « Je suis désolé. »
Puis, il l'envoya rapidement avant de changer d'avis. Soupirant, il rangea le portable dans sa poche. Francis avait une option à cette heure-ci, il ne lui répondrait pas tout de suite.
Le blond rangea sa blague à tabac, renonçant à fumer cette fameuse cigarette, et ouvrit son sac pour en sortir un paquet de feuilles et un stylo. Écrire pendant cette heure serait bien le seul moyen de se vider l'esprit et de se détendre un peu. Son ordinateur étant déchargé, des feuilles pour continuer à écrire son histoire policière suffiraient amplement.
Tranquillement, le lycéen remplit trois feuilles de son écriture avant que quelqu'un lui tapote l'épaule. Il se retourna pour contempler deux yeux bleus derrière une paire de lunette. Un lycéen aux cheveux blonds et à la mèche rebelle, qui affichait une mine soucieuse. Alfred, son petit frère de cœur. Arthur fut étonné de le voir ici, et son regard l'inquiéta. L'Américain était toujours très énergique et enjoué, le voir dans un état inquiet voire stressé n'avait rien de bon.
-Hello ! le salua son ami. Tu, euh… tu vas bien Arty ?
-Oh, yes. And you ? lui sourit-il en retour.
-Erm… fine.
Arthur fronça les sourcils alors qu'Alfred s'asseyait à ses côtés sur le mur. Ses jambes se mirent à se balancer et à percuter régulièrement les pierres.
-Ça n'a pas l'air, pourtant…
Le blond aux yeux bleus se tourna vers lui. Cette fois il en était sûr : Alfred n'allait vraiment pas bien. Arthur passa un bras réconfortant autour de ses épaules en l'encourageant du regard à se confier à lui.
-E-en fait c'est quelque chose que je n'ai encore dit à personne… sauf à Matthew, mais c'est pas pareil, c'est mon jumeau, ah ah…
Arthur resta silencieux, voyant qu'Alfred cherchait ses mots, mais il était content qu'Alfred lui fasse confiance au point de lui révéler un secret qui semblait si important pour lui, en deuxième en plus. Matthew était dans la même classe qu'Alfred, ils se ressemblaient physiquement beaucoup tous les deux, mais Matthew était beaucoup plus timide que son frère, plus doux et plus calme. Arthur l'appréciait beaucoup aussi.
-T-tu vois qui c'est, Ivan ?
-Ouais, il est en première S, c'est ça ? Le grand russe aux yeux violets ? Il me semble que vous vous parlez pas mal.
-C'est ça, acquiesça Alfred, prenant un peu confiance. On se dispute pas mal, mais c'est plus comme toi et Francis en fait… et… et en fait je crois que… s'il te plaît, ne me juge pas, je t'en prie… je crois que je l'aime…
Arthur resta silencieux face à cette révélation. Il ne s'y attendait pas, aussi il lui fallut quelques secondes pour comprendre l'information. Puis, il se dépêcha de répondre ce qui lui passait par la tête en voyant les yeux brillants d'Alfred, qui menaçaient d'être inondés.
-Je ne vais pas te juger pour ça ! T-tu… tu avais déjà été attiré par des hommes avant ? demanda-t-il.
-Je sais pas trop… je m'en suis peut-être jamais rendu compte… oh la la, je sais pas quoi faire ! Je devrais lui dire ? J'ai peur qu'on m'insulte ou qu'on se moque de moi ! Tu ne vas pas me repousser, penser que je vais essayer de te convertir ou ce genre de trucs, hein ? Hein Arty ?
Arthur rigola face au débit rapide de paroles du lycéen. Il avait toujours été très bavard et émotionnel…
-Déjà… pour la conversion, tu arrives trop tard, avoua-t-il, une boule au ventre.
Ça y'était. Il l'avait avoué à quelqu'un d'extérieur à sa famille proche. Son cœur battait plus vite sous l'effet de l'aveu. Arthur ne pouvait s'empêcher de stresser, même s'il savait qu'Alfred ne risquait pas de dévoiler ce genre de choses si lui-même avait peur de la réaction des gens.
Il n'avait pas envie que son ami subisse les mêmes dilemmes intérieurs que lui, la même peur ou le rejet, mais d'un autre côté, il ne pouvait s'empêcher de se sentir soulagé. Il ne se sentait plus… seul. Et ça lui faisait un bien fou, même si cela lui paraissait complètement égoïste.
-Whaaaaaaaaaaaat ? s'exclama Alfred. Sérieux, dude ? Je pensais pas ! Tu le sais depuis quand ? Tu aimes quelqu'un ? Pourquoi tu me l'as jamais dit ?
-Désolé… j'avais peur de le dire à qui que ce soit… y'a que mes frères et mes parents qui savent. Oui j'aime quelqu'un… et je le sais depuis la fin de ma troisième.
Alfred s'assit en tailleur sur le mur pour mieux regarder Arthur.
-Je comprends ! Mais quand même ! J'aurais rien dit tu sais ! C'est qui ? Ah, laisse-moi deviner… Francis, je parie ! Pour ça que tu lui parles quasiment plus ?
Arthur sa passa la main sur le visage. Il avait deviné en quelques secondes qu'il s'agissait de Francis… si jamais son secret venait à être ébruité, tout le monde finirait par apprendre le deuxième, visiblement.
-Oui c'est lui et oui c'est pour ça… soupira-t-il longuement.
-A-alors je… je peux te demander si c'est dur à vivre ? hésita Alfred.
-Pour moi ça l'est… ça me fait peur, même. Mais toi t'es pas comme moi, je suis sûr que tu l'assumeras plus facilement.
L'Anglais avait dit cela très sincèrement. Alfred était tellement extraverti qu'il était certain qu'il aurait moins de mal à sortir du placard et à l'assumer.
-Tu trouves ? C'est gentil ça ! Mais… ça me fait peur aussi, t'imagines pas à quel point… tu crois que je devrais le dire ? Lui dire ?
-Oulah, calme-toi ! Ne t'emballe pas ! Réfléchis-y bien avant. Prends-le temps toi-même de t'accepter, déjà… et puis aussi, pour ce qui est du garçon en question, ça dépend de ce que tu veux. Si tu veux avoir une chance, attends de savoir ses préférences à lui…
Ils parlèrent ainsi pendant tout le temps libre qu'il restait à Arthur. Parler de cela fit un bien incroyable à l'Anglais, ainsi qu'à Alfred d'ailleurs. Ils se sentaient compris, unis. Parler de cela à ses proches et être accepté était une chose, en parler avec quelqu'un qui comprenait et vivait les mêmes choses en était une autre. Cela aida Arthur à se sentir plus normal. S'être senti seul lui avait souvent donné la peur que quelque chose clochait chez lui alors que c'était faux.
Alfred le raccompagna jusqu'à l'entrée du lycée avant que la sonnerie ne retentisse, ils avaient changé de sujet en croisant un groupe de Terminales. Tous les deux riaient et souriaient.
-On pourra se reparler de tout ça, tu crois ? lui demanda timidement le blond aux yeux bleus.
-Bien sûr ! Merci de m'en avoir parlé. Ça m'a fait du bien à moi aussi… t'imagines même pas…
-Really ? Greaaaat ! sourit largement son petit frère de cœur.
Arthur ne put s'empêcher de lui rendre son sourire. Affronter le reste de la journée lui semblait bien moins insurmontable désormais.
La sonnerie fit entendre son bruit strident et l'Anglais se hâta d'aller attendre devant sa prochaine salle de classe. Il ouvrit son portable lorsqu'il le sentit vibrer dans sa poche. C'était un message de Francis.
« Je ne t'en veux pas. Moi aussi je suis désolé… je m'inquiétais juste de ta santé, pardon. »
Ce message réchauffa le cœur d'Arthur alors qu'il s'apprêtait à rentrer dans la salle. Il ne lui en voulait pas. Il s'inquiétait pour lui.
Cela lui faisait immensément plaisir.
Le reste de la journée s'était déroulé assez normalement et calmement. Arthur était venu dans la salle commune du dortoir à la fin des cours afin de faire ses devoirs, il avait quelques recherches à faire pour cela, sur son ordinateur. Assis à une table ronde, seul, il était concentré sur sa besogne. Il n'y avait que quelques élèves qui venaient de temps en temps, la plupart préféraient larver dans leurs chambres en attendant le repas du soir. Le blond préférait finir ses devoirs avant, comme ça il pourrait avoir tout le loisir d'enquiquiner son frère.
Ce dernier lui envoya d'ailleurs un message sur la discussion instantanée de Facebook.
Cymru Kirkland : Tiens, je suis tombé là-dessus dans mon fil d'actualité ! Je me suis dit que peut-être, ça t'intéresserait !
Il avait joint le lien d'un article de webzine où des jeunes d'à peu près son âge et plus parlaient de leur coming-out dans leurs établissements. Arthur décida d'y jeter un œil par curiosité, faisant ainsi une petite pause dans son travail.
Le titre de l'article était en gros plan et le texte commençait immédiatement après, aussi, il lut, concentré.
Cette concentration l'empêcha d'entendre les bruits de pas légers dans la salle. Il sursauta lorsqu'une main se posa sur son épaule et il ferma le plus rapidement possible la page qu'il était en train de lire avant de se retourner. Un garçon de Terminale se tenait devant lui, un étrange sourire aux lèvres. Un autre était juste derrière le premier, le même sourire ornant son visage. Arthur les avait déjà vus, ils avaient une assez mauvaise réputation. Cymru les avait dans sa classe et lui avait dit de se méfier de ce genre de types. Apparemment, ils avaient harcelé une fille l'année précédente.
-Salut Kirkland ! s'exclama, enjoué, le premier. Tu pourras dire à ton frangin que l'heure de son option de demain est décalée à l'heure suivante ?
Arthur déglutit. Il avait une très mauvaise impression. Qu'est-ce que ces deux-là avaient bien pu voir ? Et déduire ? Néanmoins, il se devait de continuer à faire bonne figure. Faire illusion. Rester droit et ne pas perdre la face.
-E-euh, ouais, pas de problème… je le lui dirai.
-Merci ! répondit l'autre en plissant ses yeux. T'as l'air cool comme gars, au fait, faudra qu'on parle ensemble, je suis sûr qu'on pourrait s'entendre !
Sur ce ils s'en allèrent, laissant le jeune anglais sur sa chaise, une horrible intuition commençant à lui dévorer l'intérieur du ventre.
C'est la fin de ce chapitre, et le début des problèmes pour Arthur ! Du coup, je préviens qu'à partir des prochains chapitres, le rating T va se justifier car le thème abordé va être assez lourd. Malgré ça j'espère que vous apprécierez toujours et que ce fut le cas de ce chapitre !
A la prochaine fois !
