Mot de l'auteur : Oui, ce chapitre est un gros n'importe quoi et je me suis défoulée xD et j'avais la flemme d'écrire plus, mais comme j'ai écrit, je le publie et tant pis s'il est pas vraiment terminé, vous subirez ça, toc ! Soyez heureux déjà que j'ai écrit !

Réponse aux reviews :

Gb88 : Je ne sais pas encore. En relisant, j'ai beaucoup hésité. De toute façon, tant que je ne l'ai pas écrit noir sur blanc, je fais ce que je veux, non ?

Sirius x severus : Ton Draco ? C'est le mien, d'abord ! Tu verras dans ce chapitre ce qu'il va lui faire huhu. Et oui, Seren est horripilante. Mais que veux-tu ? Je ne suis pas capable de rendre mes personnages principaux sympathiques.


Chapitre 6

Apprendre

Severus soupira en observant sa protégée ligotée par un sortilège, puis jeta un coup d'œil à Malfoy qui venait de réussir la première de ses deux missions à accomplir durant sa sixième année. Dumbledore n'avait pas eu vent de celle-ci. S'il l'avait su, il s'y serait opposé à tout prix.

Albus n'avait jamais eu confiance en Seren. Il ne l'aurait pas laissée partir. Quant à Seren, si elle avait appris qu'elle allait être libérée de Dumbledore, mais tomber sous la coupe d'un mage aussi puissant et bien pire, elle se serait échappée par n'importe quel moyen. Et tuer tous les élèves de Poudlard ne l'aurait pas arrêtée.

Malfoy arborait un sourire satisfait. Le Seigneur des Ténèbres allait être fier de lui. Il déposa son professeur de Défense Contre les Forces du Mal sur le divan de la Salle sur Demande et la laissa lentement se réveiller.

Lorsque Seren ouvrit les paupières, son regard tomba dans les yeux gris de Malfoy. Elle se débattit, avant de comprendre qu'elle était prisonnière d'un sort. Elle fronça les sourcils avec rage. Elle l'avait pas réussi à passer par-dessus un stupide sortilège de Désillusion tout à l'heure pour être sous l'emprise d'un stupide élève maintenant !

- Nous allons vous amener au Seigneur des Ténèbres, professeur ! clama fièrement le blond.

Seren le fixa avec horreur. Quoi ? Pourquoi elle ? Ce gamin prétentieux savait qui elle était ? À ce moment-là, elle ne trouva plus aucune qualité à Malfoy et le maudit encore plus furieusement que Potter. Les sorciers peuplant cette planète étaient-ils tous aussi abrutis et égocentriques ? Pourquoi personne ne l'oubliait-il, pour une fois ?

En se tournant, elle aperçut Severus. Il semblait étrangement mal à l'aise. Il avait intérêt d'ailleurs ! Qu'est-ce qui lui avait pris à cet idiot ? Il était son protecteur ! Pas celui qui devait l'enlever, enfin !

Et puis soudain, elle se souvint de ce qu'elle avait pensé quelques heures plus tôt. Voldemort ne serait-il pas préférable à ce bouffon d'Albus ? Restait à savoir s'il accepterait de lui offrir la liberté qu'elle désirait plus que tout.

Elle brisa ses liens magiques avec un sourire narquois tandis que Malfoy lui lançait un regard effaré.

- Ta puissance est assez basse, mon chou, lui dit-elle sarcastiquement.

- Mais... je..., tenta-t-il lamentablement.

- Chuuut ! Tu es nul, néanmoins ce n'est pas de ta faute !

Elle vit Severus réfréner un rire moqueur.

- Bon, on part quand ? s'enquit-elle avec impatience.

Malfoy ouvrit grand la bouche, stupéfait.

- Tu n'avais certainement pas besoin de me ligoter pour m'emmener chez ton maître, espèce de crétin ! Je t'aurais suivi si tu me l'avais demandé poliment !

Severus ne put empêcher ses lèvres de s'orner d'un sourire narquois. Il fixait à présent Malfoy avec un grand intérêt en attendant sa réaction.

- Mais... vous êtes du côté de Potter, enfin ! hurla-t-il, indigné.

- N'importe quoi ! rétorqua Seren avec énervement. C'est fou comme les gens me classent dans des catégories auxquelles je suis loin d'appartenir ! Bon, on ne va pas attendre dix ans non plus pour filer chez Voldemort ! D'ailleurs, comment on s'y rend ?

- Euh...

Malfoy jeta un regard mi-inquiet mi-incertain à Severus.

- Draco, tu ne vas pas me dire que tu n'as pas encore trouvé d'idée !

Le blond se mordit la lèvre en baissant la tête. Seren explosa de rire.

- Les Mangemorts ne sont plus ce qu'ils étaient ! ricana-t-elle lorsqu'elle se fut calmée.

Severus poussa un long soupir et songea que son filleul manquait indéniablement d'un cerveau et que ce serait le prochain cadeau d'anniversaire qu'il lui offrirait. Puis il décida de prendre les choses en main, car il connaissait les pouvoirs de Seren mieux que personne et même mieux qu'Albus qui avait pourtant soi-disant « élevé » la jeune femme.

- Seren, transplane-nous chez moi.

- Severus, tu plaisantes j'espère ! Albus ne m'a jamais appris à transplaner !

- Je n'entendais pas transplaner dans le sens sorcier du terme, mais dans le sens Crewneth !

Mais les yeux pétillants de Seren montraient qu'elle s'était jouée de lui et savait pertinemment ce qu'il sous-entendait. Severus pensa qu'elle allait le rendre chèvre et posa une main sur son épaule, invitant Draco à faire de même, malgré sa perplexité.

- Vous savez qu'on ne peut pas transplaner à Poudlard, hein ? les interrogea-t-il.

Seren, pour toute réponse, lui prouva le contraire et atterrit avec souplesse dans la chambre qu'elle habitait chez son protecteur. Severus et Draco, qui avait été violemment projetés à terre en arrivant, se relevèrent avec difficulté.

- Bien, maintenant, c'est moi qui vous transplane chez le Seigneur des Ténèbres ! déclara Severus. Accrochez-vous à moi !

Seren le fixa un moment avant de lui obéir. Plus puissante que Dumbledore, elle savait que ce ne serait cependant pas aisé avec Voldemort. Mais alors qu'elle songeait à cela, elle atterrit devant une immense grille qui ouvrait sur un large parc dans lequel se trouvaient des paons. Malfoy grimaça.

- C'était le manoir de mon père, marmonna-t-il.

Seren ne répondit pas, elle s'en tapait royalement. Peu importait à qui appartenait cette demeure, elle allait rencontrer Voldemort. Elle allait enfin connaître quelqu'un qui la traiterait avec soin et serait conscient de sa préciosité ! Peut-être pourrait-elle devenir un truc comme reine, même !

Et puis soudain, elle se souvint que Severus était censé être du côté de Dumbledore et qu'il lui avait déjà expliqué maintes fois pourquoi il avait préféré ce côté-là.

- Severus ? Pourquoi tu... ?

Le mouvement de sourcils que fit son protecteur l'entraîna à se taire. Tout de même, il devait reconnaître qu'il agissait bizarrement aujourd'hui ! Qu'y gagnait-il, lui, à trahir Dumbledore et à trahir également Lily ? Certes, elle était morte et on n'en avait plus rien à faire de cette pimbêche rousse, mais ce n'était pas une raison ! Peut-être avait-il enfin admis que rester dans le passé ne lui servait à rien.

- Dracooooo ! Mon neveu adoré ! clama une voix aigüe et insupportable selon Seren.

Bellatrix, surgie de nulle part, tendit ses bras vers le jeune blond qui, se retournant vers son professeur de Défense Contre les Forces du Mal et son parrain, les supplia du regard de le sauver des griffes de cette horrible folle. Ils lui offrirent tous deux un sourire moqueur et l'abandonnèrent à son sort en continuant jusqu'à la porte du manoir.

Celle-ci était grande ouverte et de la lumière s'en échappait. Lorsqu'ils entrèrent, des murmures s'élevèrent. Les Mangemorts présents scrutèrent Seren. Voldemort était là, assis sur un fauteuil au milieu de ses fidèles qui devaient se contenter de rester debout.

- Voici Seren Crewneth, maître.

Severus s'inclina bien bas et s'éloigna à reculons. Voldemort détailla lentement Seren qui affronta son regard avec insolence.

- Es-tu réellement une Crewneth ?

Seren prit une mine scandalisée. On osait remettre en cause son ascendance ?

- Bien sûr !

C'était une évidence, voyons ! Ses yeux bleu électrique parlaient d'eux-mêmes !

- Es-tu réellement une Amazone ? insista-t-il.

- OUI ! hurla Seren avec impatience. Et arrêtez de m'observer ainsi, je ne suis pas un monstre !

Dolorès Ombrage sortit des rangs avec un rictus triomphant et consulta des notes qu'elle tenait à la main.

- Les Amazones sont des...

- Vous, on ne vous a pas sonnée, tonna Seren.

Cette face de truie n'allait certainement pas lui donner des leçons !

- Oui, je sais, ça ne vous plaît pas qu'une soi-disant hybride possède des pouvoirs qui surclassent largement les vôtres ; malheureusement il faudra vous y faire, madame j'ai-un-balai-dans-le-cul-mais-je-ne-l'assume-pas ! C'est vexant, hein ? Que vous me soyez inférieure, je veux dire !

Voldemort ricana. Seren l'amusait, visiblement. Puis il fit un signe de la main à Ombrage qui afficha un air outré et se retira.

- Bien, ma chère Seren... pourrais-tu, en privé, m'entretenir plus explicitement sur tes pouvoirs ?

- Avec plaisir... euh... dois-je vous appeler maître, Seigneur des Ténèbres et tout le blabla ? Non parce que je ne suis pas vraiment au même niveau que vos sbires...

Voldemort éclata de rire pour la première fois depuis bien longtemps et ses suivants parurent s'étrangler. Le Seigneur des Ténèbres ? Rire ? La défaite était proche ! En les voyant inquiets, il les congédia avec fureur.

- Tu peux m'appeler comme tu le souhaites. Mais souviens-toi que cette règle ne s'appliquera qu'à toi. Je suppose que je ne peux pas te refuser grand-chose.

- En effet, rétorqua Seren avec un large sourire chaleureux.

- Donc, ces fameux pouvoirs ? J'avais entendu parler des Amazones il y a très longtemps, mais je ne pensais pas qu'il en restait quelques-uns sur notre terre !

- Je suis la dernière, murmura Seren, peinée. Mes pouvoirs n'ont que peu de limites. Je peux tuer qui je désire avec la seule force de ma volonté. Il suffit que je tende les mains en avant, que je demande à tuer et... hop ! C'est fait ! Je suis capable de réaliser des massacres.

Voldemort la saisit brusquement par les épaules.

- Où étais-tu il y a vingt ans ?

Les muscles du visage de Seren se crispèrent.

- C'était moi, ce jour-là, confirma-t-elle.

- Dumbledore t'a sérieusement ordonné d'assassiner une centaine de mangemorts alors que tu n'avais que six ans ?

- Oui.

Le cœur de Seren se serra à ce souvenir. À l'époque, elle n'avait que peu conscience de ses actes et, surtout, Dumbledore lui cachait les yeux lorsqu'il lui donnait des ordres. De plus, sa nature mauvaise l'emportait sur le reste et personne ne lui avait appris qu'elle faisait le « mal » ou bien que ces gens ne se relèveraient jamais.

Voldemort, qui semblait avide d'en savoir plus sur ce qu'elle pensait, tenta de pénétrer ses pensées, mais il fut violemment repoussé et se cogna avec force contre son fauteuil. Il comprit alors qu'il lui faudrait ruser avec la jeune femme. Elle possédait peut-être encore plus de pouvoirs que lui. Il ne devait pas la laisser y croire.