Chapitre 6
- Patty Griffin - Not Alone -
- awolnation - sail -
- Band of horses - The Funerals -
Gibbs raccrocha rageusement le téléphone, " Vous l'avez McGee?"
"Oui patron", ils se levèrent tous en même temps, " il nous faut une équipe en renfort", Ils foncèrent directement dans l'ascenseur, mais Ziva n'était plus avec eux trop bouleversée. Mc gee, se retourna et la vit, désarmée, terrorisée, elle n'était plus aussi forte, et c'était certainement une bonne chose, Ziva avait retrouvé un peu d'humanité. Il s'approcha doucement d'elle et posa sa main sur son épaule " On va les retrouver, et tout ira bien..."
Elle se retourna et fondit dans le bras de Tim " Je suis désolé Tim" Il serra l'étreinte. " Ca va aller Ziva mais ils s'attendent sûrement à nous voir venir, tu dois leur montrer de quoi tu es capable." Elle sourit devant ses paroles réconfortantes et saisit ses affaires avant de courir à l'ascenseur que Gibbs tenait ouvert, le téléphone a la main, organisant la mission de secours..
Tony était sure que cette fois c'était finit, il aurait préféré que ce soit dans d'autre condition que de voir Abby s'acharner sur sa blessure." il faut appuyer Tony, je suis désolée" elle était en larme, épuisée " ne bouge plus et essaye de te détendre." Il voulut rire, mais se demanda si Abby ne serait pas capable de le frapper. Il se sentait léger, ça n'avait plus d'importance.
"Ou est passé le Tony plein de vie que je connais!" Il sourit elle était là, ziva, penchée au dessus de lui, pleine de détermination, si belle... "Il est resté sur la chaise là bas"
Abby s'énervait à côté " A non ce n'est pas le moment de dérailler Tony, reste avec moi! s'il te plaît!"
"Tu nous laisse tomber Tony?" Il voulut rire à nouveau. " Tu te moque de moi?" C'est elle qui était partie
Abby le regarda, elle ne savait pas quoi dire, il n'y avait plus qu'à espérer que Gibbs arrive très vite.
Ziva lui sourit tendrement. « Soyons clair Tony, en ce moment tu te parles a toi-même, ce n'est pas moi qui dit ça, il n'y a que toi ici… »
Il lui sourit tendrement. « Dans ce cas sache que je te déteste tellement de me hanter comme ça, et de disparaître à chaque fois, comme la première… »
Elle lui prit la main « c'est toi qui à quitter Israël. »
Il ferma les yeux « c'est ce que tu voulais. »
Elle se redressa et s'éloigna « C'est ce dont tu essayes de te convaincre chaque soir Tony, au bout d'un moment il faudra que tu sois d'accord avec tes choix, ou t'es obligations, d'accord avec toi même… »
Elle commença à disparaître encore, mais il ne broncha pas. Peut-être sombrait-il vraiment dans la folie. Il était trop faible. Elle était encore là, le regard doux, floue. " Si tu ne pars pas, je n'aurais pas à le faire..." Il la regarda vaguement, ses paroles était comme une lame, plus tranchante que celle qui lui faisait maintenant perdre tout son sang.
"Je t'aime..." Il sentait ses yeux s'humidifier, et n'en avait rien à faire. "Je t'aime Ziva!" Il voulut crier , mais cela se transforma en une sorte de grognement.
Abby posa sa tête sur ses mains, qui tenaient fermement un bout de tissu sur sa plaie. "Tony, s'il te plaît..."
Evidement tout ceci n'était qu'un piège, Ehoud ne se serait pas laisser avoir si facilement, mais il ne pouvait pas l'ignorer. Par contre il ne s'attendait sûrement pas à la voir aussi bien accompagnée. Son cœur battait trop fort, elle craignait que quelque chose n'aille pas, elle sentait que tout avait mal tourné et ces derniers mois, à se battre pour être enfin apaisée semblaient lui avoir enlevé un peu de ce qui faisait d'elle la guerrière qu'elle était.
Les choses avaient été difficiles, il y avait d'abord le doute, de mal faire, d'avoir fait les mauvais choix, qui perçait trop souvent pour finir engloutit, finalement, par la conviction que cela était nécessaire, quand elle se sentait légère, quand elle pouvait rire, dans ses voyages, face à la mer, face à l'émerveillement. Sa famille entière l'avait quitté, et Washington ne cessait de lui rappeler qu'elle avait tué son propre frère, un monstre malgré lui, plein de conviction qui ne correspondaient pas à ce monde, Washington qui la poussait aussi continuellement à se battre pour toutes les injustices qu'elle y trouvait, ce lieu était un lieu de guerre, et non de repos. Alors qu'Israël, ce pays la ramenait a quelque chose de plus simple, de plus commun, sa vie d'enfant qui la rassurait. Washington avait engloutit ses rêves de famille, ces rêves d'enfant…
Quand à Tony… Elle n'avait pas su ou placer leur histoire, pourtant elle était vrais, elle était tout, mais elle n'avait pas sa place, à ce moment-là elle savait qu'elle l'aurait gâchée. Mais maintenant qu'elle était proche de le perdre, elle avait l'impression d'avoir fait n'importe quoi, et que le seul endroit où elle aurait dut être était à ses côtés. Elle avait cette boule, dans son ventre, mélange de culpabilité et de craintes, qui lui rappelait étonnamment cette sorte d'humanité qu'elle était allé chercher en Israël.
Et maintenant elle était là, ses bras tendus, son arme pointée, Gibbs avançait rapidement devant elle, Mc Gee était juste derrière, ils étaient guidés par un agent qui observait les données satellites, et un sniper les avait aidée à immobiliser les gardiens extérieurs, ils ne pouvaient pas échouer, et pourtant elle ne se sentait pas mieux. Ils arrivèrent devant une porte, McGee frappa dessus et elle tomba dans un fracas, deux hommes sursautèrent et furent vite touchés, un coup par elle, un coup de Gibbs. Elle pensait qu'elle n'aurait plus à faire ça… Gibbs la regardait, il comprenait, mais ça n'avait plus d'importance. Elle passa devant lui et ils continuèrent leur chemin. Une autre porte, trois autres hommes, ils traversèrent un couloir, et au fond une porte, évidement.
Ils l'ouvrirent et tombèrent dans une salle vide, mais ils comprirent son usage, à la vue de la chaise au centre, des traces rouges sur le sol, une batterie, des lames, une batte, elle crut qu'elle allait s'effondrer, mais comme son entraînement le lui avait appris, ça n'aiderait en rien. McGee posa sa main sur son bras et elle se retourna vers lui, tous deux se soutenaient. Le regard de Gibbs était devenu froid, glaciale, leur patron avait beau être fort et droit, il ne pourrait cacher que ce qui avait pu arriver à Tony, le touchait, comme si on avait battu propre son fils. « Il faut se dépêcher » sa voix était trop dure…
Quand ils ouvrirent la porte ils tombèrent sur un petit SAS, derrière encore une porte et derrière celle-ci des pleurs, Abby…
