Titre : Le pacte de la vengeance.
Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à J.K.R. L'histoire, par contre l'histoire est mon entière propriété.
Chapitre 6 : Un sortilège ?
J'étais enfin sortis de cette salle remplis de cinglés !
''Okay ils sont deux, et je ne me compte pas dans le lot ! ''
Je refermais avec précaution la porte. Quand elle fut close, je poussais un soupir et fermais momentanément les yeux. Je profitais d'être seul pour me remettre de cette journée indescriptible.
Une voix froide et moqueuse résonna à mon oreille, je sentis un souffle glacé sur ma joue.
- Monsieur Potter, peut on savoir ce que vous faites à dormir debout dans ce couloir au milieu de la nuit.
Je sursautais brusquement et basculais vers le sol.
Étrangement, je ne fit pas de rencontre avec ce dernier. J'étais sur un truc moelleux mais ferme et chaud. Je rouvris les yeux, que je n'avais pas eu conscience de fermer, et tomber sur des yeux gris-bleu magnifique vu d'ici.
- Potter, si tu pouvais te lever, prononça d'une voix sèche mais dénuée de toute émotion Malfoy.
''Quand était-il sortit ? Je m'étais vraiment endormi ?''
- Monsieur Potter, peut on savoir ce que vous faites à dormir sur Malfoy dans ce couloir au milieu de la nuit ?
Cette affreuse voix me fit reprendre mes esprits. Je me levais précipitamment et me mit à courir à en perdre haleine vers la tour des Gryffondors.
Je mis la moitié du temps habituel, pour parcourir la distance du bureau d'Ombrage jusqu'à ma très convoitée salle commune.
Je donnais rapidement le mot de passe et prit une inspiration pour reprendre contenance. À peine avais-je franchis le seuil que je fus intercepté par deux tornades rousses. Il me tirèrent vers un grand canapé devant la cheminée, où ils me firent asseoir.
Le début de l'interrogatoire, pardon de ''l'inquiétude'' des jumeaux commença.
Je répondais à chacune de leurs questions par des réponses laconiques, ne souhaitant pas m'étendre sur le sujet. Oh, non ! En parlant se s'étendre, le souvenir de Malfoy sous moi , me revint.
Rappel à moi-même : bannir certains mots et souvenirs pour garder un semblant de santé mentale.
On arriva finalement à la question qu'ils avaient voulu que je pose à Ombrage.
Je répondis avec hésitation, ce n'est pas une réponse que l'on donne tous les jours.
- Elle... a dit hésité entre... Dumbledore et Rusard !
J'avais débité la dernière partie à toute vitesse, ne souhaitant pas que le sujet s'attarde. C'était sans compter sur les Weasley.
Pour la discrétion on repassera. Ils s'étaient mis à rire tellement fort et joyeusement, que bientôt tous les Gryffondors étaient rassemblés dans la salle commune et plus précisément autour de nous.
Les jumeaux Weasley attendirent que tous soient présents avant de narrer ma retenue. Bien évidemment, tout le monde se marrait au dépend de l'inquisitrice. Tous demandèrent aux jumeaux la durée des effets.
Encore heureux que personne ne s'intéressent à la suite des événement, j'en profitais pour m'éclipser silencieusement dans mon dortoir vide. Je m'affalais sur mon lit en regardant le plafond. Je fermais les yeux et essayais de bannir de mon esprit ce qui s'était passé aujourd'hui.
Les jumeaux pénétrèrent dans le dortoir et se glissèrent doucement entre les rideaux entièrement rouge, qui étaient clos un instant plus tôt.
J'ouvris les yeux et me retrouvais face à mes ''associés'', ils souriaient avec satisfaction.
- Au fait c'est quoi cette histoire de personne extérieure qui savait que j'allais signer ?
- Bonne question ! Mais nous ne pouvons répondre...
- … secret professionnel !
Je poussais un énième soupir.
- Et... que pouvez-vous me dire alors ?
Leur sourire s'agrandit.
- Que tu as parfaitement remplis ton premier travail. Et que nous sommes impatient que tu accepte notre prochain projet !
- Vous avez déjà une nouvelle cible ?!
- Bien sûr !
- Nous en avons une liste entière !
Ils avaient une expressions du genre ''Pour qui tu nous prends ?!'' plaqué sur leur visage si similaire.
Je suppose que je viens de m'engager dans un projet dont je ne soupçonne pas l'ampleur et l'envergure. Heureusement que je peux choisir mes ''cibles''.
Les jumeaux s'excusèrent puis partirent aussi discrètement qu'ils étaient venus.
Je m'étirais et me dirigeais vers la salle de bain pour me préparer à aller me coucher.
En enlevant mon pantalon, un papier tomba d'une poche. Je me rappelais soudainement, que McGonagall m'avait donné ce parchemin et m'avait conseillé (ou plutôt ordonné) de l'ouvrir quand je serais seul dans mon dortoir.
Je finis de me changer et retournais dans mon lit avec le bout de parchemin. Je le posais dans le tiroir de ma table de nuit, me promettant de m'en occuper plus tard.
Mais la curiosité l'emporta.
Je repris le parchemin et parcourus rapidement les notes.
McGonagall me conseillait de me rappeler du passé, en insistant sur le fait que pour comprendre et combattre le présent, il était important de se souvenir du passé, le plus proche comme le plus lointain.
Elle était sérieuse là ?! Je devais réveillais des souvenirs désagréables et me plongeais dans des bouquins poussiéreux alors que je passais déjà une journée des plus... des plus... Raaahhh ! Je sais plus !
Elle avait pourtant bien commençait et puis tout s'était dégradé quand Brown avait balancé à Snape que...
Snape ! Je l'avais oublié celui-là.
Le moral à zéro ou encore moins si c'était possible... Je me couchais. À peine mes paupières fermées, Morphée me prit dans ses bras.
Je déambulais sans but précis dans les couloirs si familiers de Poudlard. Je n'avais aucune idée de l'heure ou du jour qu'il était. Cependant, on devait être l'après midi car les chauds et éclatants rayons du soleil brillaient à travers toutes les vitres.
J'errais couloir après couloir, sans rencontrer âme qui vive. Toutes les portes étaient fermées. Même celle de la salle commune ou même la porte de la Grande Salle. Je ne pouvais pas non plus sortir de l'enceinte de Poudlard. Ce n'était pas qu'il y avait un obstacle, mais plutôt une sorte de pressentiment qui m'incitais à penser que ce que je cherchais se trouvait quelque part dans l'école et non dans le parc ou la forêt interdite.
Je marchais sans vraiment faire attention où j'allais. Sans trop savoir comment j'étais arrivé devant la statue qui gardait l'entrée du bureau de Dumbledore. J'essayais de l'ouvrir en donnant le mot de passe, mais comme je m'y attendais un peu, rien ne se produisit. Je recommençais plusieurs fois, essayant différents mots qui me passaient par la tête.
Lassé, je me mit à parler à voix haute de tout et de rien. Les phrases s'enchaînaient, les unes après les autres, sans liens avec la précédente.
Il me semble que j'étais en train de parler de tante Pétunia et de fleurs, mais impossible de me rappeler avec précision mes propos. En tout cas, l'un de ces mots avait réussit à ouvrir le passage de la gargouille. Je grimpais avec précipitation les marches qui menait au bureau du directeur.
La pièce était exactement comme elle devait d'être. Pourtant, elle paraissait incomplète. L'absence du directeur, de Fumseck ainsi que du Choipeaux étaient sûrement la cause de ce vide apparent. Je portais mon regard sur tous les objets qui ornaient cette pièce. Je notais aussi l'absence des tableaux des précédents directeurs, en fait, je n'en avais pas vu un seul. Un objet attira mon attention, c'était une fleur. Un Iris. J'approchais avec confiance ma main vers cette fleur qui semblait déplacée dans cette pièce. Du bout des doigts, j'effleurais les pétales noires et bleues et dont de légers filaments argentés et dorés parcouraient la surface délicate. Un doux parfum se mit à émaner du mystérieux et envoûtant végétal.
Avant de comprendre ce qui m'arrivait, je me retrouvais en cours de... Potion ?!
Impossible, l'instant d'avant j'étais dans le bureau du directeur et maintenant je me retrouvais là ! Mais quelque chose n'allait pas. Certes, Snape donnait bien son cours, seulement il ne semblait pas me voir. Toutes les places étaient prises, donc je n'avais normalement pas ma place ici. Un coup d'œil me permit de remarquer une chevelure rousse reconnaissable entre toutes, c'était la marque de fabrique des Weasley.
À ses côtés une fille aux longs cheveux châtains ainsi qu'un garçon aux cheveux bruns en bataille, made in Potter. Donc je me voyais pendant un cours de potion, et je n'étais pas visible. Tout est normal ! Bien sûr, ça arrive tout les jours !
À l'autre extrémité de la salle se trouvait Malfoy, entouré de Zabini et Nott. Les Serpentards bien que discrètement, avaient une discussion animée. Je m'approchais ne faisant rien pour être discret, finalement ne pouvoir être vu avait un avantage.
Arrivé à leur niveau, des bribes de paroles me parvinrent. Je continuais de m'approcher jusqu'à faire face à Malfoy. Je voyais son visage aussi clairement que quand j'étais tombé sur lui... Ce n'est pas le moment de penser à ça !
Zabini avait un ton presque... comment le décrire... ? je ne suis pas habitué à ce que les Serpentards, des êtres au sang normalement froid, puissent éprouver de telles émotions. Sa voix était inquiète, à priori, il était soucieux pour Malfoy. Ce dernier et Nott l'écoutaient attentivement. Une phrase me fit reprendre conscience de la situation :
« - Que fait-on de Potter ? »
Avant qu'ils ne puissent donner une réponse, Snape qui s'était approchait, je ne sais à quel moment, leur annonça la fin du cours,puis se dirigea vers son bureau. Mu par un pressentiment, je le suivis. Dès qu'il fut à l'intérieur, il ferma la porte et une lumière verte reconnaissable entre toute se dégagea de la cheminée.
Lucius Malfoy en sortit avec grâce, s'épousseta bien qu'aucune trace de suie n'entacha ses vêtements. Un air soucieux apparut sur son visage d'habitude si fier et arrogant. Il ne prononça pas un mot. Il donna simplement un rouleau au professeur.
Snape le regarda et le posa sur son bureau sans l'ouvrir. Malfoy prit la parole, d'un ton résigné :
« - Tu sais ce qu'il te reste à faire ? »
Le professeur de potion allait répondre, quand une force invisible me tira en arrière.
Je me réveillais en sursaut, m'assis sur mon lit, la respiration haletante. Je pris une longue inspiration.
Ce n'était qu'un rêve. Pourtant cela paraissait si réel.
Je me passais la main sur les yeux puis dans les cheveux. J'avais bien besoin d'une douche pour me réveiller et tenter de comprendre ce qui venait de ce passer. En me levant, une tâche blanche attira mon attention. C'était le parchemin que McGonagall m'avait donné. Au dos, il y avait écrit une inscription.
« - Vous connaissant monsieur Potter, vous avez sûrement lu la formule avant les indications de l'enchantement. Je pouvais presque l'entendre soupirer de dépit. Vous devez vous demander ce qu'était le rêve étrange que vous venez de faire. Vous avez assisté à un genre de réminiscence. Ce sortilège se nomme : TempusCratie. Il vous permet de voyager dans votre passé, seulement si ce souvenir peut vous être utile. Ce que vous avez vu vous servira certainement plus tôt que vous ne le croyez monsieur Potter. »
Donc ce que je venais de voir s'était réellement produit. Malfoy junior, Zabini et Nott avait une idée derrière la tête. En me fixant sur les quelques détails que j'avais pu observer, ce cours avait eu lieu il n'y a guère de temps...
Alors le professeur Snape avait eu des contacts avec un mangemort dans l'enceinte même de Poudlard ?!
Qu'est-ce que tout cela signifie ?!
Fin du chapitre 6
