Hello ! Me voici de retour pour vous jouez de mauvais tours ! (si ces mauvais tours s'appellent un nouveau chapitre... mmh... sujet à réflexion...) Bref ! Voici la suite tant attendue ! (même si je ne sais pas si elle est tant attendu que cela...) en tout cas, pour ceux qui se demandent, la suite des Numbers arrive ! Maintenant que je suis en vacances, je vais avoir tout le temps pour bosser mes chapitres ! (même jusqu'à début mai, j'ai des cosplay à faire)

Je vais peut-être arrêter de parler, cela fera des vacances pour tout le monde ! Mais avant de vous laissez au chapitre, je voudrais remercier Biscotine, Enelica, Kinitori Natsumi, Lesmeal, Liske, Nympha-san, Walarisse, Zeaphir, kedy ichyo, mirty love, misa2, night dark angel, tamarahc, Coton-de-Loup, SkySora-R27, Syt the Evil Angel, rosa2003felicity et zorchide pour suivre et favoriser mon histoire !

Et aussi un gros merci à Zeaphir pour ses corrections ! (c'est grâce à elle que vous ne croisez plus de fautes !)

Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture !

Disclaimers : KHR ne m'appartient pas (il semblerait que la Varia ne soit plus là... ouf !)


Parler : japonais

Parler : italien

"Parler" : pensées (je ne sais même pas si cela sert à quelque chose ^-^')

Parler : souvenir

Chapitre 5

Un œillet rougeâtre et un tournesol jaunâtre

Kyoko sifflotait gaiement sur le chemin de l'école, ne se souciant pas d'attirer les regards sur elle. Avec un grand sourire aux lèvres, elle repensa au fait qu'il y avait trois jours, elle retrouvait son ancien compagnon avec deux de ses gardiens, Asari et Alaude. Et dire que jusqu'à présent, elle pensait n'être que la seule avec son désormais frère, Knuckle. Mais maintenant, ils n'étaient plus les seuls. D'ailleurs, sa présence avait rassuré les garçons. Cela voudrait dire que les Fiore seront de la partie aussi. Ils pourraient revoir celles qui avaient partagé leur vie.

Au passage, revoir Giotto lui faisait tout drôle. Elle ne l'avait connu qu'à partir de dix-sept ans et à ce moment, il en avait déjà dix-huit, mais il était très beau. Alors en version enfant, il n'y avait qu'un mot pour le décrire : mignon. Même lorsqu'il se mettait en colère, il était trop adorable pour être pris au sérieux. Seuls ses gardiens se tenaient à carreau dans ces moments.

Enfin, une tâche venait obscurcir ce magnifique tableau. Les rôles qu'ils devaient jouer. Tsuna leur avait expliqué qu'il fallait à tout prix éviter que des personnes non désirées remarquent leurs comportements suspects. Cela prenait en compte autant les alliés que les ennemis. Il était donc impératif qu'ils soient de simples enfants.

Seulement, cela se révélait beaucoup plus compliqué que prévu. Après tout, personne n'avait vraiment connu ce qui s'appelle une véritable enfance. La vie était beaucoup plus dure il y a quatre cents ans. Chacun devait survivre à sa façon par rapport à son milieu. Enfant des rue et élevé dans un orphelinat (Giotto), suivre les règles dictées par sa famille pour bien se comporter dans la société aristocrate (Neiva), se battre pour se faire respecter (Alaude), gagner de l'argent à travers des combats de boxe illégaux (Knuckle), apprendre sans relâche ce qui faisait la fierté de la famille toujours en souriant (Asari).

Et leurs rôles ne plaisaient pas à la jeune fille. Jouer l'idole scolaire naïve n'allait pas dans son caractère. Elle préférait nettement dire les quatre vérités avec un joli sourire. Cependant, celui de son ancien époux la navrait. Il n'avait pas le plus facile. Être l'élève maladroit avec aucun talent tant en sport qu'au niveau académique, quitte à se faire maltraiter par ses camarades.

Pourtant, il valait mieux que cela ! Grâce à lui, c'était sur le modèle des Vongola créé par lui que les Fiore avaient vu le jour, que les générations suivantes avaient trouvé un endroit qu'ils pouvaient appeler famille, que Neiva s'était senti véritablement aimée par quelqu'un…

« Kyoko ? Est-ce que ça va à l'extrême ? » L'appela son frère en s'arrêtant à ses côtés, légèrement essoufflé.

Le ciel posa son regard sur lui avec un petit sourire. Pour sa part, il devait jouer le rôle du sportif qui ne pensait qu'à la boxe. Ce qui n'était pas totalement faux, sachant qu'avant de devenir prêtre, il passait des heures à s'entraîner. Alors pour revenir à son niveau, il allait lui falloir un sacré paquet de temps, chose qui le mettait de bonne humeur.

« Ne t'inquiète pas, Onii-chan. » Le rassura-t-elle.

Avant de pouvoir rajouter quoi que ce soit, une voix les interrompit.

« Herbivores, vous encombrez le passage. » Grogna Kyoya à côté d'eux.

Sans s'en rendre compte, les frère et sœur Sasagawa s'étaient arrêtés juste à l'entrée de l'école primaire. Les autres élèves venaient de se précipiter dans leurs salles de classe, ne voulant pas subir les coups de celui surnommé le démon de Namimori. Même les plus âgés évitaient cet enfant de neuf ans, armé de tonfas.

Pour lui, Tsuna lui avait seulement dit de faire comme avant et de se charger de ceux qui ne respectaient pas les règles. Rien de vraiment différent.

« Yo Kyoya ! » Le salua le soleil très familièrement. « Comment ça va à l'extrême ?!

– Tu bloques le passage, herbivore bruyant. » Répliqua le nuage en fronçant les sourcils. « Pour faire obstruction, je vais te mordre à mort.

– À l'extrême ! Un espar !

– Bonjour, Kyoya-kun. » Fit le ciel laissé de côté.

Elle reçut un petit signe de tête de ce dernier sans qu'il ne lâche du regard le boxeur. Une intention de tuer commença à se dégager d'eux.

« Je vais en cours, on se retrouve à midi Onii-chan, Kyoya-kun. » Annonça-t-elle en tournant les talons. « À toute à l'heure ! »

Derrière elle, les éclats de tonfas rencontrant des poings se firent entendre, effrayant les élèves. Mais elle continua son chemin avec un grand sourire, sifflotant joyeusement.


Le début de la journée se déroula sans aucun incident à noter. Peut-être seulement un ennui mortel en entendant les professeurs déblatérer leurs cours. Mais la réincarnation connaissait pratiquement tous les sujets. Même la littérature japonaise n'avait aucun secret pour elle grâce à l'enseignement de Sakura, sa pluie. Alors, quand l'enseignant d'histoire de l'Europe expliqua les seizième et dix-septième siècle, elle dût se retenir pour ne pas pouffer de rire. Non, elle n'avait absolument pas vécu à cette période et ne connaissait pas tous les faits historiques évoquer. Du moins, ceux avant sa mort et ceux retranscris, car la vérité sur certains événements demeurerait inconnue pour la majorité de la population. Seule une poignée la connaissait et encore, quelques détails restant à l'abri avec les morts. Notamment différents marchés qu'avaient faits quelques souverains avec les Vongola. Rien que cela.

Mais à y entendre, l'Italie semblait en guerre constamment.

Arriva alors le cours de sport, le plus attendu pour la jeune fille. Elle avait grandement besoin de former son corps au combat. Elle ne possédait peut-être pas l'Hyper Intuition de Giotto, mais quelque chose lui disait que cela pourra toujours lui servir. En jetant un coup d'œil à ses pieds, elle ne put que soupirer. Ses bottes lui manquaient. Avec elles, elle se sentait en sécurité et quiconque osait l'attaquer recevait un puissant coup.

Toutefois, ce n'était pas le moment de partir dans ses pensées. Pour se remettre en forme, une série d'étirements ne lui ferait que le plus grand bien. Et tandis que ses camarades affluaient dans leur tenue de sport en compagnie d'une autre classe, elle venait d'en finir une partie. Ses mains ne parvenaient toujours pas à toucher ses pieds, mais ce n'était que le début.

Se moquant de ce que penseraient ses camarades en la voyant s'étirer, elle se concentra uniquement sur ce qu'elle faisait.

Cependant, alors que les professeurs arrivaient les uns après les autres, Kyoko capta deux voix. Leur conversation ne ressemblait en rien à ce que des enfants se diraient, mais plutôt des adultes dans de jeunes corps…

« Tu penses que c'est elle ? » Voulut savoir la première connue pour la patronne, la faisant froncer les sourcils. Pourtant, ça n'avait jamais été son style de traîner avec autant de singes.

« Mais oui ! » S'exclama la seconde. « Oh, allez ! Il faut aller lui parler si on veut être fixées ! Tu ne vas quand même pas me dire que tu es timide ? Ce ne serait pas ton genre.

– Ce n'est pas ça, » contredit l'autre, « tu te rends compte que si ce n'est pas elle, tu vas être de mauvaise humeur pendant toute la journée ?

– Hahi ! Absolument pas ! Mais regarde ! C'est exactement la même personne à part que ses cheveux sont bruns et coupés courts ! Hahi ! Tu n'arrives même pas à reconnaître ton propre ciel ?! »

Désormais certaine que les deux parlaient d'elle, le ciel se releva, cherchant d'où provenaient les voix. Après les avoir localisées, elle s'approcha doucement. Elle savait à qui elles appartenaient. Même si cela la surprenait qu'elles soient là et qu'elle ne les ait pas vu avant. Remarque, elle n'avait pas non plus reconnu Giotto, Asari et Alaude alors qu'ils fréquentaient la même école, jusqu'à il y a trois jours.

« Et si vous veniez à moi plutôt que de bavarder dans mon dos, non ? » Les interrompit Kyoko, dont les yeux brillaient maintenant d'orange. « Amy ? Celestia ? »

Les deux interpellées sursautèrent en même temps avant de fixer la nouvelle venue. Deux paires d'orbes, l'une jaune et l'autre rouge, s'illuminèrent d'un éclat propre aux réincarnations.

Un silence s'installa entre les trois tandis qu'autour d'elles, personne n'avait relevé, continuant de bavarder gaiement. Un sourire apparut sur les lèvres de la rose. Devant elle se trouvait bien deux de ses gardiennes. Sa tempête et son soleil. Celestia et Amy. Les larmes montaient. Elles étaient l'exact réplique d'il y a quatre cents ans.

La première arborait des cheveux bruns remontés en queue de cheval haute. Mais un simple élastique venait les tenir et non un ruban rouge que G lui avait offert. Une mèche retombait sur le côté gauche de son visage, décalé derrière son oreille. À la place d'être de la même teinte que ses cheveux, ses yeux avaient pris une couleur rouge.

La seconde, pour sa part, avait relâché ses longs cheveux noirs qui descendaient jusqu'à sa poitrine, légèrement bouclés, contrairement à précédemment où ils étaient coupés au carré. D'après ses souvenirs, son soleil détestait les avoir longs, cela la gênait dans son travail et les combats. Et comme sa flamme, ses orbes s'éclairaient jaune.

Seulement, il s'agissait bien de ses gardiennes vivantes et en forme en face d'elle. Avant même que Kyoko ait pu dire quelque chose, Celestia la coupa.

« Neiva ! » S'exclama-t-elle en lui sautant dans les bras. « Je savais que c'était toi ! Tu ne pouvais qu'être là, desu… »

Le ciel eut un faible sourire en la serrant contre elle. Quelques secondes plus tard, des soubresauts prirent la tempête tandis que la patronne sentait son t-shirt se mouiller. Son soleil se contentait de rester à une certaine distance, ne voulant pas les interrompre.

Après tout, le jour de sa mort, seul Giotto en avait été témoin et à ce moment, il ne restait plus grand monde encore vivant. Seuls Mei, G, Celestia et Alaude. Alors elle savait très bien ce que sa gardienne avait ressenti en apprenant son décès. Amy était déjà morte à ce moment, partie dans les premiers.

« Je suis là maintenant…, ne t'inquiète pas… ma tempête… » murmura la jeune fille en faisant augmenter les pleurs de l'œillet.

Elle darda ses yeux sur sa gardienne restante et, avec un petit sourire, lui fit signe de s'approcher. Mal à l'aise, le soleil hésita quelques secondes avant de s'avancer. Et, sans lui laisser le temps de faire quoi que ce soit, la patronne l'attrapa.

Surprise dans un premier moment, l'autre ne put s'empêcher de pleurer, rejoignant sa camarade. Neiva sentit une larme rouler le long de sa joue tandis que ses orbes s'illuminèrent plus que jamais d'orange.

« Ma famille… »


La jeune femme poussa un profond soupir en regardant autour d'elle. Pourquoi sa mère insistait-elle toujours autant pour qu'elle l'accompagne à des bals sans intérêt ? Peut-être espérait-elle que sa fille trouve enfin celui qui sera considéré comme son futur mari. Aucune chance pour le moment et dans de pareils endroits.

Alors que Neiva repoussait les bords de sa robe bleue, ses yeux tombèrent sur une fille qui semblait avoir le même âge qu'elle et qui, aux vues de sa tête, ne se plaisait pas à la fête. Sa moue renfrognée fit sourire le ciel lorsqu'un homme plutôt charmant lui proposa une danse. Chose qu'elle refusa avec un petit geste, l'envoyant balader.

Clairement, elle eut envie d'aller vers elle. Profitant du temps qu'elle mit à la rejoindre, Neiva la détailla. Ses longs cheveux bruns retombaient sur son épaule gauche, noués ensemble par une ficelle noire. Pour l'occasion, elle portait un corset de même couleur mettant en avant ses jolies formes, le tout accompagné d'une jupe aux motifs floraux pourpre et sombre lui allant jusqu'aux pieds. Ses orbes marrons aux teintes rouges déviaient d'un endroit à un autre dans la salle.

« Excuse-moi, tu t'ennuies ? » Lui demanda le ciel.

L'autre sursauta avant de poser ses yeux sur la rose, le choc se lisant que son visage.

« Hahi ! » S'exclama-t-elle. « Qui te dit que je m'ennuie ? Et d'abord, qui es-tu ? Je ne t'ai jamais vue auparavant !

Je suis Neiva di Piuma. » Se présenta-t-elle avec un large sourire. « Et toi ?

Oh ! La célèbre famille d'aristocrate, je ne pensais pas que j'en verrai un jour. Sinon, enchantée ! Je suis Celestia Scatola, petite-fille de Diego Scatola, chef des armées de Ferdinand Ier de Médicis. » Enchaîna la future tempête Fiore.


« Où suis-je ? » Demanda à voix haute Neiva en regardant autour d'elle, cherchant à se repérer. « Je dois rejoindre Elena, mais à première vue, j'ai réussi à me perdre. »

L'une des choses pour lesquelles elle se révélait être très peu douée était l'orientation. D'habitude, une ou plusieurs personnes l'accompagnaient pour lui éviter de se tromper de chemin. Seulement, quand elle se retrouvait toute seule dans un lieu inconnu, se rendre au bon endroit était tout simplement impossible. Elle n'avait aucun sens de l'orientation et à cet instant précis, cela se confirmait tandis qu'elle tournait au coin de la rue.

Des éclats de voix venaient d'attirer son attention. Cela ressemblait à une dispute. S'arrêtant au bon moment, elle s'évita de se prendre un homme plutôt âgé dedans. Son nez saignait abondement tandis que ses yeux ne quittaient à aucun moment la responsable de cela.

Les yeux de Neiva s'agrandirent. Une jeune femme dont l'âge semblait tourner autour de vingt ans se tenait devant un groupe de jeunes enfants. D'après leurs habits sales et déchirés, elle en conclut qu'il s'agissait d'orphelins. Mais celle qui les protégeait l'intéressait plus. Habillée d'une simple tunique noire lui arrivant un peu au-dessus des chevilles avec attachée autour de sa taille une ficelle blanche, elle portait en plus une guimpe, une coiffe de même couleur entourant sa tête et descendant sur les épaules, couvrant le cou et la poitrine. Pour compléter le tout, un crucifix sur une chaîne lui servait de collier. Aucune mèche de cheveux ne venait dépasser sur son visage fin. Ses yeux verts tirant sur le jaune brillaient de rage en fixant les deux brutes devant elle. Et bien que ses habits cachassent son corps, il n'en restait pas moins qu'elle avait de très jolies formes pour une religieuse. Même si la Fiore n'avait jamais vu de sœur user de la violence.

Au lieu de la dévisager, la nouvelle venue tenta de comprendre la situation pendant que la moniale assénait un puissant coup de poing dans la mâchoire du deuxième homme, l'envoyant rejoindre le premier, non loin de la future patronne. À première vue, les deux avaient voulu s'en prendre aux enfants, mais la religieuse n'avait pas laissé passer, les attaquant. Et ses coups se révélaient être extrêmement puissants puisqu'un crac s'était fait entendre.

La première brute se releva tant bien que mal pendant que son compagnon essayait de ne pas hurler de douleur.

« Dommage pour toi que je connaisse quelqu'un qui m'ait appris la boxe. » Leur apprit-elle avec un regard noir. « Maintenant, va voir ailleurs si j'y suis, le singe. »

Le plus jeune hocha vigoureusement la tête tandis que l'autre la fusillait des yeux. Pourtant, aucun des deux ne bougea de l'endroit où la jeune femme les avait envoyés.

Voyant qu'ils ne comptaient plus rien faire, la sœur poussa un soupir avant de leur tourner le dos pour se diriger vers les enfants, dont la plupart pleuraient. À ce moment, le premier, à peu près valide, se précipita pour se venger, le poing tendu. La jeune femme se retourna trop tard.

Toutefois, un rideau de cheveux roux lui bloqua la vue, la forçant à s'arrêter. Neiva, la jambe levée, avait renvoyé l'homme dans le mur dans un puissant coup de pied. Comme cela, il ne viendra pas l'assaut une nouvelle fois.

« Désolée d'interrompre la fête, mais un gentleman ne s'abaisserait pas à attaquer une femme dans le dos, lâche. »

Après avoir vérifié que les deux bandits étaient bien partis, la rose se tourna vers la sœur qui réconfortait les enfants tant bien que mal. Un sourire se dessina sur son visage tandis qu'elle s'approchait. S'abaissant au niveau d'une petite fille dont les larmes ne se tarissaient pas, elle lui caressa la tête.

« Chut, ne t'inquiète pas, ils sont partis maintenant, ils ne pourront plus te faire de mal. Sèche tes larmes, tu es une grande fille. »

La plus jeune releva la tête

« Tu vois ? Tu ne te sens pas mieux maintenant ? »

Elle hocha vigoureusement la tête, un sourire apparaissant sur son visage. Elle se frotta les yeux, voulant effacer toutes traces de ses pleurs.

« Oui ! » S'exclama-t-elle. « Merci, madame l'inconnue !

Mais de rien. » Lui sourit le ciel. « Mais je n'ai que seize ans… »

Ne lui laissant pas le temps de finir, la jeune s'enfuit vers les autres enfants dont les larmes s'arrêtaient de couler. Voyant qu'elle les réconfortait comme une grande sœur, Neiva se releva. Ses yeux tombèrent sur la nonne qui venait vers elle.

« Merci beaucoup mademoiselle, vous n'aviez pas à nous aider mais…

Ne t'inquiète pas, ces hommes n'ont pas respecté l'une des bases d'un combat à la loyale, aucune attaque dans le dos. Et puis, je n'aime pas ceux qui s'en prennent aux plus faibles. »

Un petit rire se fit entendre de la part de la religieuse, faisant relever un sourcil à la nouvelle venue.

« Si seulement tout le monde pensait comme vous, on pourrait enfin vivre tranquillement. Sinon, je suis Amy, une sœur dans cette petite église. » Se présenta-t-elle.

« Et je suis Neiva Pi… di Fiore. » Dit à son tour la rose utilisant le nom de sa nouvelle famille.


« Venez ! Dépêchez-vous ! » Les pressa Kyoko.

Dès que le cours de sport s'était terminé, la rose avait sprinté pour se changer, insistant pour que ses amies fassent de même. Et une fois prêtes, elle les traîna en direction du toit où l'attendaient toutes les autres réincarnations. Elle rit doucement en imaginant la tête qu'elles feraient en les voyant.

D'ailleurs, elle ne perdit pas son temps quand les deux l'eurent rejointe, se demandant pourquoi leur patronne voulait à ce point se dépêcher.

Et d'un coup de pied, elle ouvrit la porte violemment. Pourtant, ce geste ne surprit pas les personnes déjà présentes, occupées soit à se battre, soit à regarder. En apercevant son ancien mari, elle l'appela avec un grand sourire tout en s'avançant.

« Giotto ! Regarde qui j'ai trouvé ! »

L'interpellé se retourna vers elle, laissant Ryohei et Kyoya se battre alors que précédemment, il tentait de les calmer du mieux qu'il pouvait. Son regard s'adoucit quand ses yeux devenus orange se posèrent sur les deux filles. Ceux des gardiennes s'illuminèrent à leur tour de rouge et de jaune. Un sourire apparut sur ses lèvres tandis qu'elles ne revenaient pas de leurs présences, la bouche ouverte.

« Salut, Amy et Celestia ! Comment ça va ? » Leur demanda-t-il quand il fut près d'elles.

Derrière lui, les bruits de bagarre résonnèrent à ne plus s'arrêter, ne semblant pas gêner le ciel. Takeshi essayait d'arrêter les deux autres, sans succès. L'affrontement commençait à devenir de plus en plus violent.

De son côté, la Fiore irradiait d'une telle joie que le combat ne la dérangeait pas. À la place, elle fit de grand geste vers son frère, un sourire toujours collé sur son visage.

« Onii-chan ! Kyoya-kun ! Takeshi-kun ! Regardez qui j'ai trouvé ! »

Ses cris se perdirent entre les coups des adversaires. Aucun des garçons ne releva la présence de trois nouvelles personnes.

Seulement, alors que Kyoya revenait à la charge pour asséner un coup à Ryohei, il sentit une intention de tuer qui le fit se stopper dans son élan. Ce ne fut pas le cas du soleil qui continua sa course. Le nuage, s'apercevant enfin des deux réincarnations, se décala légèrement.

Soudain, surprenant Knuckle qui ne s'y attendait pas, il se prit un coup de poing. Il eut juste le temps de reculer légèrement pour ne pas avoir la mâchoire brisée. Mais, cela lui rappela un souvenir. Une sœur qui lui avait donné exactement le même coup et avec qui il…

« AMY ?! » S'écria-t-il quand ses yeux se posèrent sur ceux de son ancienne petite-amie.

Sans se soucier des larmes qui commençaient à monter, elle le frappa une nouvelle fois, au sommet de la tête, le faisant se rétracter sous la douleur. Ses compagnons se contentèrent de regarder la scène, sachant très bien ce qu'il s'était passé entre les deux.

Le prêtre finit par relever ses orbes de même couleur que ceux de la sœur, jaunes. Les larmes perlaient le long de ses joues. Toutefois, elle ne fit aucun geste pour les arrêter.

« Ne meure pas en même temps que moi la prochaine fois. » Marmonna Amy en boudant.

« J'essayerai de m'en rappeler à l'extrême. » Lui sourit Knuckle en se frottant la tête où elle l'avait frappé.

Un petit silence s'installa entre toutes les réincarnations, toutes se rappelant leur mort et celle de l'être aimé. Certains avaient eu la chance de ne pas la voir, tandis que d'autres serraient le poing, se souvenant de leur faiblesse à ce moment-là. Seule une personne ne semblait pas concernée par cela.

« Moi, c'était plus simple, on est mort ensemble avec G… » Leur apprit Celestia sur le côté, avant de regarder autour d'elle. « D'ailleurs, quelqu'un sait s'il s'est réincarné ? »

Sa question fut accueillie pas des visages sombres. Il ne fallait pas oublier que la moitié des familles manquait toujours à l'appel. Enfin, seulement quelques jours s'étaient écoulés depuis que Tsuna avait croisé Kyoya.

« G, Mei, Lampo, Sakura, Elena, Lola et… Daemon ne sont toujours pas là. » Énonça Giotto en comptant sur ses doigts. « Soit quatre Fiore et trois Vongola des premières générations. Mais mon Hyper Intuition me dit qu'ils se sont aussi réincarnés.

– Y a plutôt intérêt ! » S'exclama Haru.


Comment fini en beauté ! Oui, j'ai fait du deux en un ! Soit deux perso en un chapitre ! (c'est surtout mon excuse pour les chapitres à venir...) mais chut ! Ce sera la surprise ! Pour le moment, essayer de deviner qui sera le prochain ! Un indice : ... en fait, c'est tellement logique que je me demande pourquoi il y aurait besoin d'indice ! Je peux juste dire qu'on va enfin le voir ! ;-)

En tout cas, c'est tout pour aujourd'hui, le chapitre suivant arrive la semaine prochaine (même si je pense qu'il sera publier en fin de semaine...) Bref ! J'ai ma couture à faire et des chapitres à écrire (les Numbers...), donc, n'hésitez pas à suivre, à favoriser ou même à me laissez une review ! Je sais que c'est redondant à force, mais avec ces petites actions, vous me donnez l'envie de continuer !

Je vous dis à une prochaine mes chers petits bonbons !

Sylosse