Hey Guys, here we are... Premièrement, je tenais vraiment à m'excuser pour cette longue attente. Ça ne m'arrive pas souvent d'avoir du retard mais disons que je manque de sommeil en ce moment. Je vous annonce donc que pour me faire pardonner je me suis « défoncée » pour ce chapitre, au programme : De l'amour, du Jisbon, du suspens et des rebondissements !

Je remercie une fois encore toutes les personnes qui ont laissé une review et je réponds aux anonymes :

Elisa : Merci à toi pour ta review, contente que tu aimes ma fiction, j'espère simplement que ça continuera et que ce chapitre te plaira ! Merci encore et bonne lecture !

CL : Merci pour ta review toi, je sais que je suis un peu cruelle de toujours vous laissez sur votre faim et ce chapitre ne fera pas exception, tu le verras par toi-même ! Merci encore et désolé pour ce retard ! Bonne lecture !

Jisbon2610 : Toujours une review sympathique, je te remercie de continuer à me suivre même après tout ce temps et tes compliments me font toujours beaucoup plaisir. Pour l'épisode 8 et RJ, en fait je suis juste contente que Jane en ait finit avec cette partie de sa vie, maintenant peu importe le temps que ça prendra je veux le voir avec Lisbon ! Merci encore à toi pour ta review et bonne lecture !

Hila : Merci beaucoup pour ta review, tes compliments me font toujours plaisir et que tu aimes ma façon d'écrire me rend juste heureuse, parce que c'est réellement une part importante de moi... Pour ce qui est de Lisbon, tu verras dans ce chapitre que même elle ne sait plus exactement où sont les limites, ça risque même de poser problème!Je te remercie une fois encore et je te dis Bonne lecture !

Cindy : Salut toi et merci pour ta review (la toute première que tu postes à ce que je vois). Pour les épisodes de mentaliste, je ne les regarde pas en streaming en fait, je veux bien t'aider mais le problème c'est que ton adresse e-mail ne s'affiche pas dans les reviews, donc envoies moi un MP et je t'aiderai volontiers. Merci encore et bonne lecture !

J'espère que vous aimerez ce chapitre, ENJOY !

Chapitre 5 : Here Without You

« Elle se sentait tomber dans un puit sans fond. L'espoir de s'échapper était la seule chose qui lui restait/permettait de s'accrocher à la vie, à cette vie nouvelle qui lui restait incompréhensible »

Tatiana de Rosnay – Elle s'appelait Sarah

Le blond pénétra dans l'appartement, semblable à ses souvenirs exceptés pour les quelques photos qui trônaient sur son étagère. L'une d'elle mettant en scène sa coéquipière et l'équipe, l'autre un homme encerclant la taille de la brune, un sourire aux lèvres alors que tout deux semblaient passer une excellente journée au bord de la mer. Le mentaliste eu un faible sourire mais n'émit aucun son alors que Lisbon le détaillait d'un œil inquiet.

-Pourquoi êtes-vous là, Jane ? S'enquit alors la brune, sa voix dénuée de toute animosité. Ses yeux en revanche refusant de se détacher de la silhouette de son vieil ami.

-Je savais que vous n'auriez pas mangé, alors je me suis dis que peut-être vous accepteriez de dîner en ma seule compagnie. - Expliqua le blond, plongeant son regard dans celui émeraude de l'agent aux cheveux ébènes. Celle-ci cependant ne semblait pas être très enthousiaste à l'idée de partager une soirée avec son infernal consultant. - En tout bien tout honneur bien sûr, comme deux vieux amis qui se retrouveraient. Insista-t-il tout en approchant d'elle en faisant cependant bien attention à ne pas franchir les nouvelles limites qu'elle avait redéfinit entre eux.

-Je crois que je peux bien faire ça... Soupira-t-elle son regard ne se détachant pour autant pas de celui du blond. - Comme de vieux amis, alors ?

Le blond acquiesça, un sourire malicieux étirant ses lèvres. Ce soir il n'y aurait ni disputes, ni larmes, seulement deux amis qui riraient comme si jamais l'un deux avait quitté l'autre. Lisbon lui fit signe de la suivre jusqu'au salon, Jane sourit, bien sûr elle savait déjà qu'il connaissait cet endroit comme sa poche. La petite pièce n'était que légèrement éclairée par la luminosité qui émanait du poste de télévision dans lequel défilait plusieurs images d'un film apparemment relativement récent. Le mentaliste déposa le pâque de bière sur la table tandis que la brune attrapait une boîte en carton renfermant ce qu'elle savait déjà être son met favori. Jane avait toujours été doué pour cela, il savait la faire sourire quand personne d'autre n'y arrivait, la faire rire lorsqu'elle souhaitait le détester mais surtout, il avait toujours su ce dont elle avait besoin et c'était peut être ce qui l'effrayait le plus. Car Jane était à la fois la meilleure chose qui ait pu lui arriver mais aussi la pire et bien qu'elle l'ait aidé à évoluer il avait lui aussi indubitablement changé quelque chose en elle, il était entré dans sa vie tel un météore, il l'avait défié, surprise mais plus important encore il l'avait fait remettre sa vie en question, ses croyances et jamais auparavant personne n'avait eu une telle influence sur elle.

-Je suis désolé pour notre dispute. Soupira-t-elle tout en s'asseyant sur le grand canapé gris, autre nouveauté, incontestablement apporté par Danny.-Je me suis emportée.

Le regard du blond accrocha alors celui de la brune et un léger sourire étira ses lèvres alors qu'elle croisait les jambes, tentant de se redonner une certaine contenance.

-Je m'en remettrai. Répondit-il dans un haussement d'épaule. - Et puis nous étions deux Lisbon. Fit-il remarquer son regard se faisant plus profond encore.

Ils furent durant un instant bien trop proche au goût de Lisbon et elle chassa le passé avec difficulté. Pourtant, les yeux de Jane avaient la même intensité que dans ses souvenirs et bien malgré elle les battements de son cœur se firent plus rapides et elle se sentie un peu étourdie. Ce fut un soulagement lorsque enfin il rétablit la distance de sécurité pour disparaître dans la cuisine.

Ils passèrent le reste de la soirée à regarder de vieux films sans intérêts, et comme ils avaient prit l'habitude de le faire désormais, ils parlèrent peu.

Le passé ne leur laisserait aucun répit cette nuit là.

Il avançait lentement dans le couloir silencieux, il jeta un regard rapide à sa montre : elle affichait vingt trois heures cinquante-six. L'homme soupira, il était tard mais un sourire radieux étirait ses lèvres. Il était plutôt grand, ses cheveux blond en bataille lui retombaient sur le front et il dépassait de sa veste une carte indiquant qu'il était consultant au Bureau Californien d'Investigation. La scène lui semblait étrangement familière, bien que les meubles, les pièces et mêmes les couleurs soient différents. Pourtant, rien ne semblait entacher le sourire du blond. Il fit quelques pas encore afin de rejoindre la chambre qu'il partageait avec son épouse, mais, alors qu'il posait sa main sur la pognée une feuille de papier qui était accrochée à la porte attira son attention. Étrangement ses mains se mirent à trembler, et ce sourire si radieux qu'il arborait quelques secondes plus tôt se ternit. Son visage si rayonnant et lumineux était devenu aussi obscur que la plus effrayante des nuits. D'une main tremblotante il vint arracher le petite bout de papier sur lequel avait été rédigé quelques mots de façon manuscrite. Son cœur s'emballa et il chiffonna le bout de parchemin sans même en lire les premières lignes alors qu'une étrange nausée qu'il n'avait plus ressentit depuis des années s'emparait de lui. Sa main toujours incertaine revint se poser sur la poignée de la porte et il la fit tourner. Tout cela semblait trop familier pour son propre bien alors que son cœur battait de plus en plus vite La pièce était déjà bercé d'une lumière tamiser et son regard se posa alors sur cet horrible smiley sanguinolent peint sur le mur, œuvre du tueur en série qui lui avait déjà tout prit. Puis, le regard océan du blond se posa sur le corps d'une femme étendue sur le lit, une main sur son ventre arrondie, ses cheveux bruns tâchés d'un épais et poisseux liquide, ses yeux verts émeraudes écarquillés ne reflétant plus aucune trace de vie. Il s'échappait des lèvres de l'agent un filet de sang encore chaud alors que sa gorge tout entière avait été sectionner d'une main experte. L'homme sentit son cœur s'arrêter de battre alors qu'il s'affaissait sur lui-même, des larmes lacérant déjà son visage. Par deux fois on lui avait tout prit.

Jane ouvrit brusquement les yeux, le souffle court, des perles de sueurs ruisselant sur son front et toujours ce goût amer sur le palais. Il lui fallut quelques minutes pour se calmer et retrouver une respiration régulière et quelques unes de plus avant de se rendre compte que le plafond qu'il contemplait n'était pas celui de la chambre qu'il occupait chez les Rigsby. Encore un peu étourdit il tenta de se relever mais en fut empêché par un poids relativement léger mais fermement accroché à son torse. Le blond sentit son cœur rater un ou deux battements lorsqu'il réalisa que ce n'était autre que Lisbon qui dormait avec lui, blottit au creux de son torse. Ils avaient du s'endormir durant la soirée et bouger jusqu'à trouver une positon confortable, qui par ailleurs compte tenu des événements récents était aussi une positon embarrassante pour chacun d'entre eux.

Le mentaliste n'osa d'abord pas bouger de peur de réveiller l'endormie, mais rapidement son regard se posa sur le décodeur dont l'horloge numérique affichait cinq heures vingts, lui indiquant que Lisbon ne tarderait pas à se réveiller et il doutait sincèrement que la brune eusse une réaction agréable. Il soupira silencieusement avant de venir passer une main lasse de fatigue sur son visage. Le mentaliste tenta par la suite de se dégager avec douceur, en vain.

A chaque tentative qu'il entreprenait pour se séparer de la jeune femme, la brune resserrait plus fermement encore son étreinte autour de la veste du mentaliste en protestant dans un langage incompréhensible, arrachant de temps à autre un sourire discret au consultant. Finalement Jane abandonna lorsqu'il la sentit se blottir contre lui. Alors dans un geste doux, propre à ceux d'un homme aimant et protecteur, il referma ses bras autour de la taille de sa coéquipière.

Jane ne pu s'empêcher d'admirer le spectacle qu'offrait une Lisbon endormie. Pour être honnête, il s'était attendu à ressentir cette horrible oppression au niveau du cœur, mais il n'en fut rien. Parce qu'à cet instant il n'était plus l'homme qu'il avait été quatre ans auparavant, il l'avait accepté et s'en trouvait plus apaisé. Car après tout, c'était pour elle qu'il était revenu. Certes il ne s'était pas imaginé loger chez Grâce et Rigsby, il n'avait pas non plus prévu Emily, ni Tommy, ni Anne et encore moins Danny. Pourtant il s'était adapté, il n'avait pas retrouvé cette place qu'il avait laissé quatre années plus tôt, mais il n'en avait pas l'envie non plus et la nouvelle place qu'il occupait lui convenait. Il avait retrouvé sa famille et l'avait même agrandie. Le blond était tout de même conscient des fondations plus que fragiles de cette nouvelle vie, il savait qu'il n'était qu'invité dans leurs existences, que chacun d'eux étaient persuadés qu'il finirait tôt ou tard par s'en aller, cependant la présence de Lisbon blottit tout contre lui le laissait entrevoir une toute autre histoire.

Une histoire dans laquelle il ne serait pas partit quatre ans plutôt, une histoire où il serait resté, une histoire où Anne n'aurait pas eu à sauver Lisbon d'un suicide, une histoire dans laquelle il habiterait dans cet appartement avec Lisbon, une histoire où Grâce n'aurait pas peur de le voir partir pour ne pas revenir à chaque porte qu'il franchirait. Une histoire où la bague qui brillerait au doigt de Lisbon serait une alliance, une histoire dans laquelle il porterait la même... Une histoire où il n'aurait pas eu peur, une histoire où il ne serait pas partit en réalisant qu'il tombait lentement mais sûrement amoureux de Teresa Lisbon.

Il ferma les yeux, tentant de bloqué l'afflux douloureux d'images. Désormais c'était le présent qui était devenu blessant. La vérité était qu'il était revenu à la case départ mais avec des regrets différents.

Il soupira comme pour chasser une fois pour toute ces pensées bien trop douloureuses de son esprit. Ses bras se resserrèrent un peu plus autour de la taille de la brune et le blond passa une main dans son dos alors que l'autre venait dégagé son visage endormi de quelques mèches rebelles. Le mentaliste eu l'espace d'un instant l'impression qu'elle était à lui, qu'elle ne lui avait pas échappé et qu'il ne l'avait pas fait souffrir. Il scruta son visage comme si elle était ce qu'il avait de plus précieux dans ce monde, puis de toute la délicatesse qui le caractérisait il vint déposer un doux et chaste baiser sur son front.

Lisbon émit un son entre le gémissement et le mécontentement qui arracha au blond un sourire radieux avant qu'elle n'attrape sa veste pour se glisser plus encore contre lui, comme pour chercher sa protection alors même qu'il était celui qui causait sa destruction.

Jane songea tristement que c'était leur histoire. Il la détruisait, la blessait mais elle le laissait toujours revenir, parfois même trouvait encore le moyen de s'excuser pour le ramener. Le mentaliste se demanda un moment comment elle faisait pour encore supporter cette relation. Et, avec un sourire il réalisa. Lisbon était une battante et jamais elle ne s'avouerait vaincu, malgré les coups durs et les blessures et c'était sans l'ombre d'un doute pour cette raison qu'elle l'avait toujours laissé revenir.

Lisbon fut réveillée par son portable qui vibrait dans la poche droite de son Jean. Elle pesta contre cette soudaine brutalité alors même qu'elle dormait si confortablement. Elle se contorsionna pour attraper le dit portable et jeta un regard noir à la fonction réveil de son téléphone qui l'a sommet de se lever.

Ce ne fut que lorsqu'elle remit le cellulaire dans sa poche qu'elle remarqua qu'elle était sur le canapé, et qu'elle ne s'y trouvait pas seule. La brune fronça les sourcils tentant de dissiper les dernières brumes de son sommeil, pour finalement se rappeler qu'elle s'était endormit en compagnie de Jane sur le sofa. L'agent lança un regard curieux au mentaliste qui dormait toujours profondément, nullement dérangé par la sonnerie de son téléphone.

Elle ne sut comment réagir encore partagé dans une guerre contre ses propres sentiments, ceux qu'elle croyait avoir détruit : elle l'aimait. Et ceux dont elle n'était plus vraiment certaine et qui pourtant bouillonnait en elle : elle le haïssait.

Jane s'étira finalement tout en ouvrant les yeux, dévoilant deux orbes semblables à l'océan. Il sembla un court moment perdu avant de finalement adresser à la brune un sourire embarrassé. Et, l'espace d'un instant elle oublia qu'elle le haïssait et plongea simplement son regard émeraude dans les prunelles bleutés du mentaliste, toujours étendue à ses côté. L'agent voulut bafouiller quelque chose, s'excuser , se dégager de cette sensation de bien être que lui procurait le sentiment d'être à ses côtés et qui la terrifiait tant, mais elle resta là, immobile.

-Bonjour. Murmura-t-il alors tout en adressant à la brune un sourire radieux.

Lisbon ne répondit pas immédiatement, plus par choc que par intention réel néanmoins et, durant quelques secondes encore son corps tout entier refusa de quitter la chaleur et la sécurité qu'il représentait. Les battements de son cœur s'étaient arrêtés et sa raison lui criait de fuir, de disparaître, de ne jamais plus le laissé l'atteindre comme il venait une fois encore de le faire. Pourtant, les seuls mots qui purent s'échapper de ses lèvres furent :

-Vous avez bien dormit ? C'était un peu ironique compte tenu de la situation dans laquelle tout deux se trouvaient, mais l'un comme l'autre préféraient incontestablement cette touche d'humour noir aux cris et aux larmes.

Lisbon se dégagea le plus délicatement possible du torse du blond, comme si elle avait peur de se brûler plus que ce n'était déjà le cas.

-Vous pouvez vous faire du thé, il m'en reste toujours un ou deux sachets dans...

-Le placard en haut à droite de la cuisinière. - Finit-il avec un sourire pour la brune, tentant de la mettre plus à l'aise – Je sais, ne vous en faites pas.

-Très bien, dans ce cas je vais prendre une douche. Expliqua l'agent tout en s'éloignant du consultant sans un regard en arrière. Pourtant dès lors qu'elle pénétra dans la salle de bain, elle sentit que la chaîne qui pendait à son cou se faisait plus lourde, et alors même qu'elle glissait lentement le long de la porte tentant tant bien que mal de retenir les larmes qui brûlait ses yeux, ses doigts vinrent trouver l'alliance du consultant, cruelle et silencieuse promesse qu'il lui avait faite. Signe que jamais elle n'avait renoncé.

Jane attendit quelques minutes, immobile, fixant toujours le plafond avant de se décider à rejoindre la cuisine pour se préparer un thé, il savait déjà par avance que c'était son préféré, celui à la camomille qui trônait fièrement dans le placard de Lisbon. Dans l'attente certaine d'un retour soudain du mentaliste, il eu un sourire à cette pensée, c'était entre autre une preuve qu'elle n'avait jamais complètement su tirer un trait sur lui malgré toutes ces années.

Lorsqu'il pénétra dans la petite pièce qui avait été le théâtre de nombre de leurs soirées Jane eu un léger pincement au cœur, parfois les souvenirs étaient beaucoup trop vivant pour son propre bien. Il était reconnaissant envers Lisbon de s'être éloigner aussi vite, il savait qu'elle l'éviterait, qu'elle se détesterait et lui par la même occasion pour ce qui venait d'arriver. Pourtant, il ne l'avait pas retenu, il n'en avait une fois de plus pas eu le courage. Il avait besoin de réfléchir à sa réaction, leurs réactions. Et plus encore il avait besoin de comprendre pourquoi Lisbon avait gardé son alliance autour de son cou.

Certes, Jane l'avait déjà remarqué le jour où il était revenu et qu'il avait serré la brune contre lui mais par la suite il n'y avait plus songé. Et puis, il l'avait à nouveau sentit lorsque durant la nuit Lisbon s'était pressée contre lui, mais aussi ce matin alors même qu'elle se redressait pour le gratifier d'un sourire contrit. Le mentaliste n'avait plus vu l'anneau depuis quatre ans déjà et il s'était rendu compte avec horreur que la proximité de celui-ci était toujours aussi douloureuse. Désormais, il se sentait mieux sans, moins coupable... Mais l'idée qu'il ait pu faire une promesse à sa coéquipière à travers l'anneau qui avait sceller un serment éternel avec une autre femme était douloureux et il se détestait pour cela. C'était comme s'il se rendait compte quatre ans trop tard de la gravité de ses actes et plus encore de leurs conséquences, il avait laissé Lisbon espérer.

Jane était partit pour s'éloigner d'elle, définitivement tirer un trait sur sa personne et tous les sentiments confus qu'il entretenait à son égard. Certes, au cours de cette période ses sentiments avaient changé et ce ne fut qu'alors que le mentaliste comprit qu'il était tombé éperdument amoureux de sa coéquipière. Mais jamais il n'avait songé à entretenir une réelle relation avec celle-ci, il n'avait rien à lui offrir et l'avait blessé si profondément qu'il s'était lui-même persuadé que jamais elle ne le pardonnerait pour ce qu'il avait fait.

Car oui, Jane l'avait vue le regarder différemment, il avait vue son regard se perdre et sa façon de rougir subtilement lorsqu'il l'interrompait dans le flot de ses pensées ou en la complimentant malicieusement. Le mentaliste aurait mentit s'il avait dit ne pas avoir apprécié ce jeu, c'était après tout ce qu'il avait eu de plus proche de la séduction en bien des années et Lisbon était la partenaire de jeu idéal.

Puis, le jeu avait cessé d'être jeu, et dans ce flot de sentiments malmenés et confus elle avait su sans réellement s'en rendre compte le toucher au plus profond de sa personne, et il avait été celui qui la regardait différemment. Il avait été celui qui l'avait embrassé, celui qui avait changé les règles mais aussi et surtout celui qui avait prononcé le nom d'une autre femme, celui qui avait brisé son cœur.

Jane attrapa le dossier d'une chaise, ses yeux se fermant brusquement à l'afflux de souvenirs douloureux. Il avait brisé cette femme extraordinaire, il l'avait abandonné et lui avait offert comme lot de consolation cruel son alliance. Le blond se sentit étouffer, accablé par les remords alors laissant sa tasse de thé encore chaude reposée sur la table, il s'empara de sa veste et décida de fuir une fois encore.

Lorsque quelques minutes plus tard Lisbon émergea de la salle de bain, les yeux encore rougit des larmes qu'elle avait versé, elle ne trouva dans la cuisine qu'une tasse de café délicatement déposé au centre de la table et une fois de plus la brune sentie son cœur se déchirer. Il était le seul homme qu'elle ait jamais réellement aimé et parfois c'était si douloureux qu'elle aurait voulu ne jamais faire sa connaissance.

Le mentaliste avait erré durant quelques heures dans la ville, il avait traversé les quartiers déserts de Sacramento et observé la ville s'éveiller à mesure que le soleil se levait au dessus de la capital. Ses pensées sans cesse focalisées sur sa coéquipière. Et puis au détour d'une ruelle, c'était un nouveau songe plus tourmenté cependant qui s'était emparé de lui, plus sombre. L'idée de partir l'avait effleuré à plusieurs reprises depuis son retour certes, mais jamais elle ne s'était ancrée de cette manière. Jane réalisait alors à quel point il pouvait être néfaste pour elle, pour tout ce qu'il avait fait mais aussi tout ce qu'il ferait. La place qu'il avait occupé jusqu'à présent n'était qu'éphémère car elle appartenait déjà à un autre. Un homme absent et probablement maladroit en amour mais un homme qui avait su maintenir Lisbon en vie, alors même qu'il l'avait abandonné sans prévenir en lui laissant l'espoir cruel d'un retour incertains. Ce flot de pensées ne fut interrompu que lorsque son téléphone retentit, affichant le numéro de Cho. L'asiatique lui avait simplement demandé de le retrouver au domicile d'une victime, Jane avait accepté d'aider l'agent sur son enquête car après tout c'était peut-être l'unique chose pour laquelle il était encore doué : décrypter.

L'appartement était plutôt petit et mal entretenu, quelques vêtements traînaient par terre alors que certains tiroirs avaient apparemment été ouvert sans être refermé, quant à la télévision il émanait d'elle ce grésillement infernal et dont la lueur éclairait faiblement la pièce qui sentait le renfermé et dont les volets avaient soigneusement été fermés.

-Tu penses que ce bazar est dû à une bagarre ? S'enquit l'asiatique en appuyant du bout des doigts sur un interrupteur à porté de sa main.

-Je pense plutôt que votre victime était casanière. Expliqua le blond tout en se dirigeant vers le canapé pour soulever quelques couvertures recouvertes de miettes de pain et d'autres aliments.

Durant quelques minutes les deux hommes ne parlèrent pas, se concentrant simplement l'un et l'autre sur ce qu'ils pouvaient observer. Ce silence pourtant, n'était pas dérangeant : il ne l'avait jamais été. C'était simplement la façon dont ils fonctionnaient.

-Quelque chose me dit que tu ne m'as pas uniquement appelé pour l'enquête, n'est-ce pas Cho ? Lança soudainement le blond, fidèle à lui même.

L'asiatique qui s'était agenouillé dans l'espoir de récolter quelques preuves se releva, droit comme un pic, le visage impassible, son regard froid verrouillé à celui de Jane.

-C'est à propos de Lisbon, je me trompe ? Continua le blond tout en faisant quelques pas pour s'approcher d'une commode.

Cho soupira, exaspéré de se rendre compte à quel point cet homme n'avait pas changé. Il s'était habitué aux jeux de Jane, et avait prit l'habitude de s'abstenir d'y jouer mais à ce moment précis tout deux savaient qu'il ne s'agissait plus d'un jeu.

-Bertram a prévu de te réintégrer à l'équipe. Lâcha le brun de but en blanc.

Le blond s'immobilisa, surprit de cet aveu soudain. Lorsqu'il était revenu jamais il ne s'était imaginé travailler de nouveau pour le CBI, il croyait avoir définitivement tourné la page sur celui-ci lorsqu'il était partit, lorsque John le Rouge était mort pourtant les faits été là.

-Je sais que Lisbon ne le souhaitait pas et qu'elle ne le souhaite toujours pas. Mais Bertram te réintégrera quand même, de toute évidence. Continua le brun, son regard froid étudiant chaque réaction de Jane.

-Donc, tu veux que je refuse l'offre pour ne pas lui faire de mal...Tenta le blond en plongeant de nouveau son regard océan dans celui froid et marbré de l'agent. Ils se testaient mutuellement l'un préparé à se battre alors que l'autre prévoyait déjà de fuir.

-Je ne m'attends pas à ce que tu refuses cette offre. De toute façon toi comme moi, savons que tu finiras par l'accepter. Reprit Cho, sans se défaire de son éternelle honnêteté.

Jane acquiesça, il était inutile de mentir à cet instant. L'asiatique le connaissait trop bien pour cela.

-Il n'y aura plus échappatoire, Jane.

-De quoi tu veux parler ? S'enquit le blond tout en fronçant les sourcils peu sûr de réellement saisir le sens profond de ce qu'avait voulut dire l'asiatique.

-Reconnais-le Jane, tu as déjà songé à repartir. Alors si tu dois le faire, fait le maintenant. Ne la laisse pas souffrir plus que ce n'est déjà le cas. Finit le brun, son visage impassible scrutant le blond, dont les mots pour la première fois depuis bien des années furent absents.

Alors, Cho se détourna simplement du consultant pour s'approcher d'une vieille armoire, détruite par endroit. Jane resta silencieux durant une longue période, se contentant simplement d'ouvrir et refermer les tiroirs de la commode face à lui. Les mots du brun l'avaient touché, plus qu'il n'aurait cru et il se sentait diviser, car le blond était conscient dans le fond que l'agent avait raison.

-Hé, Cho – L'appela-t-il finalement après plusieurs minutes d'un silence, cette fois pesant. - Regardes ce que j'ai trouvé. Sourit-il tout en désignant à l'asiatique un sachet dans lequel se trouvait une quantité phénoménale de poudre blanche. Un tiroir ouvert derrière lui.

-Toujours aussi doué. Murmura simplement l'asiatique en s'approchant du blond pour s'emparer de la pochette qui semblait à vue d'œil contenir de la cocaïne.

Jane eu un large sourire en se dirigeant vers la porte, alors que Cho sur ses talons arborait un sourire plus léger, presque inexistant et pourtant bien présent.

Il y avait à quelques kilomètres du CBI une petite église, dont les vitraux étaient colorés de mille et une couleurs chatoyantes, et c'était en général dans ce lieu que Teresa Lisbon aimait se retrouver les jours de pluies comme celui-ci. L'agent était assise depuis quelques heures maintenant, les mains liées, les cheveux encore humide de l'averse qui s'était abattue sur elle lorsqu'elle avait fait le chemin à pied de son lieux de travail jusqu'au vieux bâtiment. Elle ne cherchait pas réellement de réponses aux questions qu'elle se posait, elle avait cessé de les demander lorsque sa première dépression l'avait conduite à l'hôpital. Elle s'était même mise en tête à cette époque de sa vie que Dieu la haïssait alors elle n'était plus venu durant une longue période. Pourtant quelque chose avait poussé la brune à revenir après sa seconde dépression mais cette fois sa seule question fut « Pourquoi ? » et désormais chaque fois qu'elle s'assaillait sur l'un des bancs de cette église, c'était ce seul mot qui résonnait encore et encore sans que jamais personne ne lui donne une réponse.

-Je savais que je te trouverais ici. Fit alors une voix, raisonnant dans l'habitacle désert du bâtiment.

Lisbon se retourna un peu surprise que quelqu'un eu découvert ce lieu dont elle n'avait jamais parlé à personne, peut être même un peu irrité que ce fut le cas pourtant, son regard s'adoucit immédiatement lorsqu'elle remarqua que se trouvait à quelques mètres d'elle Anne, dont les prunelles bleutés étaient teintées d'une pointe d'inquiétude.

-Comment as-tu su que je me trouvais là ? S'enquit la brune, sans détacher son regard émeraude de la silhouette de son amie.

Anne eu un sourire discret et s'approcha de l'agent pour venir s'asseoir à côté d'elle.

-C'est toujours ici que tu viens lorsque quelque chose te tracasse ou que tu penses à Jane... En l'occurrence je pencherais plus pour la seconde option. Expliqua la blonde avec un sourire pour la brune.

Lisbon soupira, peu désireuse de tenir une conversation avec Anne, qui elle le savait déjà la pousserait de toute évidence dans ses retranchements et un flot de questions et de pensées qu'elle cherchait à tout prit à éviter.

-Qu'est-ce qui c'est passé ? Demanda la blonde, signant déjà l'échéance de ce que Lisbon savait déjà être l'une des conversations qu'elle avait si durement tenté d'éviter.

-Comment ça qu'est-ce qui c'est passé ? Fit mine de ne pas comprendre Lisbon, espérant secrètement que son amie comprendrait son refus de parler.

-Tu veux que je te rappel tout ce que tu as enduré à cause de Jane ces quatre dernières années ou tu te décide à m'expliquer. Répondit fermement la blonde, ne prenant aucunement compte du regard suppliant que la brune lui lançait.

L'agent lui adressa finalement un simple regard noir avant de se replonger dans son mutisme, jaugeant le pour et le contre, perdue encore une fois dans une bataille entre le pire et le mieux. La brune n'était plus réellement certaine de savoir pourquoi il lui était nécessaire d'oublier, et puis Anne était là, elle l'avait toujours été du moins dans les moments importants. Alors à cet instant il ne s'agissait plus de courir et se dissimuler mais simplement de se confier.

-Je me suis endormis sur le canapé. Commença la brune, tout en lançant un regard à la statut de la vierge marie tenant dans ses bras le petit Jésus, qui se trouvait au dessus de l'autel.

-Et ?

-Jane était avec moi, sur ce même canapé. Avoua Lisbon avec un soupir.

-Oh... Fut la seule réponse, que la blonde put lui donner dans l'immédiat, ce qui eu pour effet d'irriter la brune.

-Quoi oh ? Je te dis que j'ai passé la nuit sur le canapé avec Jane, et c'est tout ce que tu trouves à me dire ? S'énerva-t-elle un peu, alors que son ami la détaillait d'un regard mi-amusé mi-attristé de voir qu'elle se mettait dans de pareil état pour un homme qui à ses yeux n'en valait pas la peine.

-Tu préférerais que je te dise que si Danny l'apprend il aura le cœur brisé ? Que je savais que tu n'avais pas réussi à tirer un trait sur Jane ? Que bien sûr tu es toujours amoureuse de lui ? - Commença la blonde, son regard dur et perçant plongé dans celui émeraude de la brune – ça ne servirait à rien Teresa, de toute évidence tu le sais déjà...

Durant un court instant la brune ne répondit rien et se contenta de soupirer, une fois de plus perdue dans ses pensées, quelque part entre ici et un passé tragique et dont les souvenirs parfois, se faisaient trop vivant.

-Tu veux qu'il parte ? S'enquit finalement Anne, voyant que son amie dérivait lentement vers d'autres contrés, que la blonde ne connaîtrait assurément jamais et dont elle n'avait pas non plus envie de faire la découverte.

-Non, et c'est bien ça qui m'inquiète. Répondit la brune toujours pensive – Plus les jours passent et plus j'aimerais qu'il reste. Pourtant, je me prépare à le voir fuir à tout instant. Expliqua-t-elle quelques larmes brûlants ses prunelles, qu'assurément elle ne laisserait pas couler sous le regard pourtant rassurant de la blonde.

Un long et pesant silence s'en suivit, cette fois toutes deux étaient plongées dans leurs pensées. C'était après tout comme cela qu'elles fonctionnaient depuis le début, Anne la poussait, la guidait vers la lumière lorsqu'elle était perdue dans les ténèbres et sans une once d'espoir. Lisbon elle, se contentait simplement d'être là quand le besoin s'en faisait ressentir et l'une comme l'autre étaient satisfaites de cette relation, un peu chaotique parfois mais toute deux avaient déjà connu pire.

-Je ne comprends pas ce que tu trouves à cet homme, Teresa. Il te fait souffrir et il ne te rend même pas heureuse. Pourtant, tu restes désespérément accroché à lui. Reprit Anne, son regard bleuté rencontrant de nouveau celui émeraude de la jeune femme.

-C'est parce que tu ne le connais pas Anne, pas comme je le connais ou comme Grâce, Rigsby et même Kimball le connaissent. Tu n'as vu de lui que la souffrance qu'il a causé en partant, mais tu ne sais rien du bien qu'il a pu faire, qu'il a pu me faire. Expliqua Lisbon, les mots vinrent simplement dès cet instant. Elle n'était pas en paix avec elle-même, elle ne le serai probablement jamais et Jane était sûrement le fautif à blâmer pour cela. Pourtant dans des moments comme celui-ci il lui semblait entendre battre le cœur de Patrick Jane aussi clairement que battait le sien.

-Vraiment ? Répondit Anne, sarcastique mais néanmoins surprise par tant de sincérité dans la voix de son amie.

-Je me sens mieux depuis qu'il est revenu, je suis plus apaisée et ce n'est pas tant le fait d'avoir dormit avec lui qui me pose problème mais d'avoir apprécié. Avoua-t-elle, son cœur ratant un ou deux battements au souvenir des événements de la matinée.

-Oh, Oh... Cette fois nous avons réellement un problème. Qui êtes-vous et qu'avez-vous fait de Teresa Lisbon. Plaisanta la blonde, un sourire malicieux accrocher aux lèvres.

-Qu'est-ce que tu veux entendre Anne ? Commença la brune, sans se départir de son sérieux. - Je l'ai détesté plus que tout au monde et je déteste cette situation. Pourtant, il y a cette part de moi qui refuse de le laissé aller, cette partie de moi qui est irrévocablement attirée par lui. Crois-moi, si je le pouvais je tirais définitivement un trait sur lui, mais rien n'est jamais si simple avec Jane. Expliqua-t-elle, ses yeux se perdant de nouveau dans le néant. Parfois elle s'en voulait d'être aussi faible face à lui, face à tout ce qu'il représentait et tout ce qu'il avait été.

-Laisses moi tout de même te rappeler Teresa que tu as faillis te suicider à cause de lui, et que Danny finira bien par revenir. Tu ne vas pas juste le laissé tomber parce que Jane est revenu ? S'enquit la blonde, peu certaine que la réponse que lui donnerait son amie lui plairait.

-Non, je ne ferais pas ça à Danny... Mais si tu savais comme j'en ai marre de l'attendre -t-elle, son souffle se faisant plus court. Lisbon était déchirée comme jamais auparavant elle ne l'avait été entre son cœur et sa raison et à cet instant elle voulut tout simplement étriper Jane pour cela.

-Oui, mais au moins tu es sûre que Danny reviendra, il est toujours revenu. Alors que Jane lui, ne prévoit même pas de rester. Souffla la blonde, espérant ainsi que son amie se résonnerait parce qu'au fond peu lui importait son choix, elle espérait simplement qu'elle ne se détruirait pas une troisième fois.

Lisbon eu un regard noir pour la jeune femme, blessée et à la fois torturée car elle savait comme toujours qu'Anne avait raison et qu'elle était simplement en train de se perdre, une fois encore.

-Je suis désolée, Teresa. Je ne veux pas que tu rechutes, c'est tout. Peut importe ta décision, je veux juste t'éviter d'avoir le cœur brisé une seconde fois. S'excusa la blonde de toute la sincérité dont elle était capable.

-ça n'arrivera pas...

-Et pour Danny ?

-Je pense que son retour m'aidera à voir plus clair dans tout ça... Murmura simplement la brune, tout en repassant une mèche de cheveux derrière son oreille, tentant de se fait de reprendre une certaine contenance.

-Quand est-ce qu'il rentre ? S'enquit Anne avec un sourire contrit.

-Bientôt, enfin je crois... Il a repoussé son retour d'une semaine de plus. Répondit simplement Lisbon, ne dévoilant rien de la douleur qu'avait provoqué en elle cette soudaine annonce le matin même alors que Jane l'avait quitté sans un mot, une heure plus tôt.

-Je prévois donc quelques rires à l'horizon. Sourit la blonde en s'emparant de la main de la brune pour la serrer dans la sienne, comme pour lui donner un peu de courage. Peut être même l'illusion qu'elle pourrait s'en sortir sans s'écorcher le cœur, une fois de trop.

-C'est vrai qu'il a toujours su nous faire rire. Sourit Lisbon rêveusement, moins torturée, plus sereine.

-Et si tu le décides, il le fera encore longtemps. Souffla Anne, tout en exerçant une nouvelle pression sur sa main.

Et bien malgré elle, Teresa le savait et elle l'avait toujours su Danny savait la faire rire et elle aimait sa relation avec lui, c'était pourtant ce qui faisait toute la différence dans sa relation avec le mentaliste car aussi cruel que cela puisse sonné c'était Jane qu'elle aimait.

Le mentaliste ne revint au CBI qu'en début de soirée. Il était venu dans l'espoir de trouver Rigsby, il savait que Grâce était en congé maternité et voulait s'excuser de leur causer tant de trouble mais plus encore il avait besoin de quelqu'un à qui parler. Rigsby n'était pas vraiment doué en matière de conseil mais il était à l'écoute et c'était l'essentiel. Cependant, lorsqu'il franchit les portes du bâtiment qui avait été son unique foyer durant plus de dix ans de sa vie, il ne s'attendait certainement pas à ce qu'il adviendrait. Jane était venu afin d'alléger le fardeau qui pesait sur ses épaules mais ce soire là, il ne ferait que l'alourdir.

Le blond pénétra dans le vestibule ou se trouvaient les agents du service de l'investigation, les regards qui se posaient sur lui étaient certes, toujours surpris mais moins inquisiteurs et pour cela il aimait adresser à ses anciens collègues quelques honnêtes et véridiques sourires. Quelque poignées de mains aux hommes et un compliment subtile aux femmes. Jane avait toujours su ce faire aimer, et jamais cela n'avait changé. Lorsqu'il arriva au niveau des bureaux de l'équipe ceux-ci étaient désert, c'est alors qu'il aperçut Bertram. L'homme semblait encore en forme pour son âge, son crâne plus dégarnit en revanche et son visage marqué de rides plus profondes.

-Jane ! Salua-t-il avec un sourire tout en lui tendant une main qui se voulait amicale.

-Gale. Répondit simplement le blond, tout en serrant sa main avec fermeté, plus par politesse que par enthousiasme. - Vous savez où je pourrais trouver l'équipe ?

-Ils sont partis arrêter un tueur il y a une heure de cela, il ne devrait pas tarder à revenir. Expliqua simplement l'homme au visage fatigué.

Jane acquiesça d'un signe de tête, avant de s'éloigner peu désireux de poursuivre cette conversation avec celui qui fut autrefois son supérieur, mais celui-ci l'interpella avant même qu'il n'ait pu regagner l'ascenseur.

-Attendez Jane. J'ai une proposition à vous faire. Dit-il tout en s'approchant du mentaliste, un sourire encourageant, presque hypocrite accroché à ses lèvres. - Que diriez-vous de revenir travailler pour le CBI ?

Le blond fronça les sourcils, il était conscient que l'aveu de Cho quelques heures plutôt était on ne peut plus sérieux, mais le mentaliste ne s'était pas imaginé que la proposition se ferait aussi rapidement. Il avait besoin de temps pour réfléchir, pour penser à son avenir mais aussi à Lisbon.

-Je vais y réfléchir. Murmura simplement le blond avant de tourner les talons pour continuer son chemin jusqu'à l'ascenseur.

Son regard rencontra alors celui larmoyant de son ancienne coéquipière. Ce ne fut qu'un bref instant, presque insignifiant pour les agents autour d'eux, pourtant leurs mains se frôlèrent et l'un comme l'autre ressentirent cette électricité qui était caractéristique à leurs échanges. Ils ne prononcèrent pas un mot, ils n'en avaient plus besoin depuis bien longtemps. Mais dès lors, une question silencieuse s'était insinué dans leur esprit. Resterait-il pour elle ? Se damnerait-elle une fois de plus pour lui ?

C'est tout pour aujourd'hui, j'espère que ça vous a plu. Je remercie comme d'habitude toutes les personnes qui lisent et celles qui suivent et j'en profite pour vous posez une petite question : Que pensez-vous du retour de Jane au CBI ?

Je sais qu'habituellement je ne vous demande pas vraiment votre avis sur un point en particulier mais j'aimerais beaucoup avoir vos impressions pour celui-ci. Et j'ai par ailleurs une autre annonce à vous faire, je prévois une nouvelle fiction prochainement de trois chapitres je pense qui « Spoilera » un peu les épisodes 6x11 et 6x15. Ce sera mon cadeau de Noël, je pense.

Pour finir, je remercie une fois encore toutes les personnes qui prennent le temps de lire et d'apprécier cette fiction : vous êtes fantastiques.

A.W