Auteur : Moua, Chaya Escanor
Fandom : Yu-Gi-Oh !
Disclamers : Rien à moi, tout à Kazuki Takahashi… Sauf Chaya!
Prairings: Seto/Chaya
Genre: Romance/Humour
Warning: Ahem. Il est fort probable que Seto et Chaya, euh… Se fasse des papouilles avancées et pas pour les petits enfants, là!
Rating : Euh... On va mettre M, c'est plus sûr !
Remerciements : A Melzart, qui a écrit « Apparences », à sans qui cette fic n'aurait pas vu le jour !
Résumé : Mais c'est quoi cette fille ? D'accord, elle m'a sauvé la vie, mais on dirait qu'elle est ivre ! Non, franchement...
MAIS C'EST QUOI CETTE FILLE ?
Seto termina sa troisième crêpe à l'orange amère. Repu, il se servit un grand verre d'eau pour faire passer le tout et constata avec tristesse que son assiette était vide. Il travaillait depuis le début de l'après-midi sur son ordinateur et Chaya, vers seize heures, l'avait prévenu qu'elle faisait des crêpes pour Mokuba, et elle voulait savoir s'il en voulait. Seto avait acquiescé et avait patienté jusqu'à l'arrivée de son assiette de crêpes ET du pot de confiture qu'il était seul à manger. Il enregistra son document, éteignit l'appareil et s'allongea sur le lit. Il regarda par la fenêtre, et observa Chaya qui faisait un herbier avec son frère. Il eut un maigre sourire lorsque ses yeux se posèrent sur les longs cheveux gris relevés en chignon. Il aimait bien leur odeur, sucrée...
Secoue-toi les puces, mon vieux ! Elle a dit non, c'est non !
Il maudit sa conscience et se laissa tomber sur son lit, malheureux. Sa première relation sexuelle remontait à ses quinze ans, lorsque, déjà, ses grands yeux bleu pâle et ses cheveux disciplinés faisaient geindre les femmes qu'il côtoyaient lors des galas. Elle se nommait Jessica, était américaine et possédait des attributs féminins que Seto soupçonnaient d'être gonflés de silicone. Et avait vingt-huit ans. Aussi loin qu'il s'en souvenait, les seules femmes avec qui il avait couché étaient plus âgées que lui. Quant à la dernière fois... Le dernier gala auquel il avait participé étant peu après ses seize ans... Donc, ça faisait...
« Très longtemps. Trop. »
Il ne s'était jamais adonné aux plaisir solitaire, et ne lisait aucun magasine pornographique. Il n'avait plus qu'une envie, c'était se vider, pour pouvoir rester tranquille après. Le seul bémol, c'était que la seule personne qui l'intéressait ne semblait pas vouloir se laisser faire. Et que ça devenait quelque peu urgent. Il geignit doucement et se recroquevilla en position fœtale pour compresser sa gêne, dans l'espoir qu'elle disparaisse.
Ca devient VRAIMENT urgent. Si je réagis comme ça rien qu'en pensant à elle, qu'est-ce que ça sera dans quelques jours ! Quelques jours... Argh ! La soirée avec tout le gratin de la société, demain !... Pauvre de moi... Quoique... Je peux toujours négocier !
Il sauta de son lit et descendit dans le jardin. Il n'avait plus envie de se faire draguer ouvertement et de sentir des mains froides se glisser contre ses reins. Ou alors, que se soient ses mains à elle. Il arriva devant Chaya qui, assise dans l'herbe, tressait une couronne de lierre. Elle tourna ses grands yeux vers lui :
« Un problème, monsieur ? »
« Non. Une requête. »
« Je vous écoute. Asseyez-vous, je vais choper un torticolis. »
Seto obéit et contempla la jeune fille qui penchait la tête sur le côté avec une moue qui, si Mokuba n'avait pas été là, l'aurait irrémédiablement poussé à la serrer contre lui et à lui arracher ses vêtements.
Je ne suis pas sûr qu'elle apprécie beaucoup. Enfin...
« En fait, il y a un léger problème : il y a une soirée où je dois aller, et euh... Si tu pouvais venir, ça m'arrangerait. »
« Pourquoi ? »
« Parce que... Euh... Disons que... »
Voyant que le brun se tortillait, gêné, Chaya posa la main sur son bras.
« Qu'est-ce qui vous tracasse ? »
« Ce qui me tracasse, c'est que je vais encore me faire draguer ! Et j'ai horreur de ça ! »
« Allons bon ! Vous n'aimez pas plaire aux femmes ? »
« Pas quand elles essayent de me tripoter. Si tu venais, peut-être que... »
« Je ne vous tripoterai pas ! »
« C'est pas se que je veux dire ! Si tu venais, peut-être qu'elle ne s'approcherai pas, en croyant que toi et moi... »
« Attendez un peu. Vous êtes en train de me demander de venir avec vous à une sauterie bourgeoise pour vous éviter de vous faire sauter dessus par des filles qui veulent coucher avec vous pour votre argent, c'est bien ça ? »
« En gros, oui. Mais n'accepte pas si tu ne veux pas... »
« Vous vous rendez compte que vous me demandez de jouer le petit caniche bien dressé, pour votre simple confort ? »
« Ne dis pas ça comme ça ! Je te laisse le choix ! Je... »
« Le choix ? Si je dis non, vous vous vengerez d'une manière ou d'une autre. En plus, j'ai rien de convenable à mettre. »
« Si je remédie à ce dernier problème, tu veux bien ? »
« Vous vous rappelez de ce que je vous ai dit ? »
« Ne pas te laisser boire ? »
« Où puis-je trouver une robe correcte ? »
« Tu... Tu dis oui ? »
« Si vous savez que vous devez faire gaffe à ça, je ne vois pas pourquoi je dirais non. »
« Je t'adore ! Merci ! »
Seto effleura la joue de la jeune fille de ses lèvres et remonta envoyer un mail à l'organisateur pour lui dire qu'il serait accompagné.
Chaya, sidérée, posa ses doigts sur sa joue. Personne ne l'embrassait jamais. Elle hésitait. Lui avoir dit non tout de suite était peut-être une mauvaise idée. Elle avait besoin de chaleur, et de soutien.
« Keskiya ? »
Elle sursauta et se tourna vers Mokuba qui revenait, les bras chargés de lys et de cosmos (nda : fleurs mauves toutes simples et très belles !). Elle rougit et prit les fleurs des bras du garçon.
« Rien. Ca va. On rentre ? J'ai froid. On continuera les couronnes à l'intérieur.»
« D'accord ! »
Chaya suivit le petit frère, un peu dans la lune. Elle redoutait l'épreuve de la robe. Allait-elle devoir se mettre dans ces immondes vêtements échancrés ?
« Chaya ? Tu peux venir une seconde ? »
« Mais Seto ! On doit faire des couronnes de fleurs ! »
« Ca attendra un peu. Viens donc avec nous, si tu veux. »
« Pourquoi pas ? »
Chaya monta les marches jusqu'au bureau du PDG, suivie de Mokuba qui trottinait derrière elle. Elle s'installa derrière Seto et regarda l'écran de l'ordinateur.
« C'est pour la robe que vous m'appelez ? »
« Exact. Tu veux quoi comme genre ? »
« Noire ! Pas trop courte ni trop sexy. »
« Faudra quand même qu'on voit un peu de ta peau »plaisanta Kaiba. « Et que ce soit QUAND MÊME un peu sexy. »
« Un robe dos-nu avec des manches longues, ça irait ? »
« Pas de problèmes. J'envoie la commande. Du mets du seize ans, en gros ? »
« Oui... Je pourrais pas venir en pantalon, tout bêtement ? »
« Tu crois que ça m'amuse de me mettre en smoking ? »
« Ca va, j'ai rien dit. C'est quand, au fait ? »
« Demain. »
« QUOI ? »
« Ne crie pas comme ça ! Oui, c'est demain, tu as le temps, c'est à dix-neuf heures ! »
« Youpi. Je reste tranquillement pendue à votre bras, c'est ça ? »
« Je t'ai dit que tu pouvais refuser ! Arrête de faire la tête ! »
« C'est bon, je viendrais à votre truc ! Pas la peine de vous mettre en boule. »
« La robe arrivera demain. Tes bottes iront très bien. »
« Je vous laisse. »
Elle partit en claquant la porte, avec Mokuba sur ses talons. Seto poussa un gros soupir et se mordilla la lèvre inférieure. En dos-nu...
Aïe. Mauvaise idée.
Sans un mot, il partit sous la douche.
Tadam ! Le rythme va ralentir un peu, parce que j'ai repris les cours... REVIEWS, please !
