Hello les miraculers !
J'espère que vous allez bien ! Oui je sais j'ai énormément de retard pour cette fic et je m'en excuse ! Pour me faire pardonner, je vous ai préparé un long chapitre et le suivant est quasiment fini !
Au passage, vous avez vu les épisodes finaux de la S2 ! Enorme ! Mais je ne vais pas m'éterniser sur ça. Mais sachez que je pourrais reprendre des éléments de la série et notamment des derniers épisodes.
Aussi je ne sais plus si je l'ai indiqué, mais prenez en compte qu'Alya, Nino et Chloé ont déjà eu leurs miraculous une fois. Ca peut être important pour suivre plus tard.
Réponses aux reviews :
DeadlyFury : Salut Princesse ! J'espère que tu es prête car ton chat-valier servant est de retour avec du bon drama :) Alors oui je suis une auteure indigne, mais balaie devant ta porte avant :p
Compte sur moi. A la fin tous mes lecteurs seront akumatisés par la noirceur de leur coeur ;) Bye ! Ton chaton adoré!
SayoriHime : Hé coucou Sayo ! Como esta ? :) Oui j'avoue que tu n'as pas eu la meilleure des idées XD Du Happy dans ce chapitre ? Oui et non XD Je te laisse découvrir ! Bonne lecture :)
Stridou : Désolé pour l'attente ! :)
Lia9749 : Hé salut :) Bien vu et tu as une explication dans ce chapitre ;) Merci de me suivre et me soutenir ! Bonne lecture !
Faeyrr : Hé coucou ma folle dingue ! Ca fait un bail ! Ahah merci ! Oui je maitrise bien les combats même si la chose qui me prend le plus de temps XD
Oula tu as une de ces images en tête c'est bizarre. Chacun ces fantasmes écoute XD
PTDR bientot tu vas dire que je recycle XD
Alors non j'ai bien mis drama, car oui CETTE FIC EST DRAMA ! Là c'est encore le monde des bisounours crois moi. Tu connais mon coté dramaturge :p Bonne lecture la folle XD
Alors j'ai vraiment galéré pour celui là, donc j'espère qu'il vous plaira quand même. Je tiens à préciser que la suite de cette fic sera bien drama. Préparez vous XD
Je vous remercie toujours pour me suivre, vos reviews et votre patience XD
Bonne lecture mes chatons x)
Chapitre 6 : Le désespoir d'Adrien
La pièce obscure dans laquelle se trouvait Adrien était le reflet de son âme. Plus il serrait le corps de Marinette contre lui, plus de sombres pensées envahissaient son esprit. Il ne pouvait pas croire que cela arrivait. Encore une fois. Il ne voulait pas revivre ça. Être Chat noir aurait dû tout changer, être différent. Pourtant, il avait encore échoué. Non seulement il s'était fait avoir bêtement plus tôt lorsqu'il était Chat noir face aux akumatisés, puis il avait laissé le Papillon découvrir leurs identités, mais en plus il n'avait pas pu empêcher celui-ci de frapper violemment la seule fille qu'il n'avait jamais aimé. Car oui maintenant il en était sûr. Au-delà de savoir que c'était sa Lady de ses rêves, voir le corps de Marinette inerte l'avait secoué. Plus qu'il n'aurait jamais imaginé. Il était éperdument amoureux de Marinette. Il avait été tellement aveugle, obnubilé par la présence de Ladybug, qu'il avait placé sur un piédestal. Lui qui se disait amoureux de la fille derrière le masque, n'avait pas fait plus attention que ça à sa camarade de classe, qui était cette dite personne. Il était vrai qu'il avait toujours été attiré par Marinette, d'une certaine façon, mais il n'y faisait pas gaffe, jusqu'à maintenant.
Mais l'avoir là, dans ses bras et inerte, sans avoir pu lui dire ce qu'il avait sur le cœur, le déchirait. Il se sentait tellement stupide et aveugle de ne pas avoir fait plus attention à elle. Il aurait dû la protéger. C'était son rôle après tout. Et il avait échoué.
- Je suis désolé. Je suis tellement désolé Marinette. J'ai été tellement aveugle que je ne voyais même pas que je t'ai toujours aimé. Pardonne-moi, j'aurais dû le voir plus tôt et … Et maintenant … Marinette … Pardonne moi …
Alors que Tikki s'était réfugiée contre la poitrine de la jeune fille, Plagg regarda son porteur avec grande peine, toujours ses oreilles plaquées en arrière. Il ne pouvait rien faire pour atténuer sa douleur. Il n'avait pas ce pouvoir. Il ne savait que détruire.
La situation était vraiment dramatique. Le Papillon avait remporté une victoire. Sans Ladybug, il n'y avait plus d'espoir. Au-delà de ça, Adrien avait perdu son âme sœur. C'était la pire chose au monde. Et c'était irréversible.
La situation ne pouvait pas être plus désastreuse.
- Je t'aime aussi Adrien.
Mais l'espoir arrivait toujours à tracer son chemin.
A ce murmure, tout le monde écarquilla les yeux de surprise, avant de se retourner vers le son de cette voix. Alors qu'Adrien releva la tête pour voir son visage, les kwamis, eux, se rapprochèrent à toute vitesse de la tête de la jeune fille, croyant rêver. Le jeune homme regarda avec stupéfaction, les paupières de Marinette bouger doucement. Au fur et à mesure que celles-ci s'ouvrirent, les yeux d'Adrien s'élargirent. Une fois, qu'elle put voir distinctivement le jeune homme, un sourire se dessina sur ses lèvres. Un sourire heureux.
- Hé salut …
Adrien ne savait pas comment réagir face à ça. Il était bloqué dans la surprise. Il fixa ses yeux bleus ouverts et soudain, la réalité le frappa. Au fur et à mesure, qu'il réalisa ce qu'il se passait, son sourire s'agrandit, avant de serrer Marinette fort contre lui.
- MARINETTE ! TU ES VIVANTE !
Il l'étreignit si fort qu'elle manqua de s'étouffer, mais comprenant qu'il avait eu extrêmement peur, elle le laissa faire, et doucement mais surement, elle lui rendit son étreinte. Elle sentit ses sanglots, et sourit doucement avant de masser doucement son cuir chevelu, pour l'apaiser.
- Je suis là. Je suis là.
S'assurant qu'il ne rêvait pas, il se sépara doucement d'elle, avant de prendre son visage entre ses mains et d'admirer son visage. Elle rougit au regard intense que lui lançait le jeune homme, mais continua à le laisser faire, ne se doutant pas de l'angoisse qu'il venait de subir.
Adrien continuait à contempler son visage, en passant par ses beaux yeux bleus, jusqu'à descendre jusqu'à ses lèvres. Il n'était pas sûr s'il pouvait le faire ou non. Mais sachant qu'il venait d'avoir la peur de sa vie, il n'y réfléchit pas plus longtemps, et posa ses lèvres sur les siennes, avec désespoir et amour. Marinette écarquilla les yeux de surprise, mais prit vite part au baiser, en fermant les yeux. Elle agrippa sa nuque pour approfondir celui-ci, auquel Adrien y réagit en la rapprochant encore plus de lui.
Au bout de quelques minutes, ils finirent par rompre le baiser, en se regardant les yeux dans les yeux s'y perdant volontiers. Ils restèrent à quelques centimètres de l'un et de l'autre, ne voulant pas briser cet échange, ce moment de pur bonheur et de soulagement. Se souvenant qu'il avait cru la perdre pour toujours, Adrien n'y tenant plus, la rapprocha de lui, avant de la serrer dans ses bras, dans un câlin, presque désespéré, voulant être sûr qu'il ne rêvait pas.
- Tu … Tu m'as tellement fait peur …
Sentant son désespoir et sa peine, Marinette comprit qu'il avait encore besoin d'être réconforté, d'être rassuré qu'elle était bien là avec lui. Alors, elle lui rendit son câlin, en le serrant fort à son tour. Elle le sentit trembler, alors, elle resserra son emprise, tout en lui murmurant des mots doux et rassurants.
Au bout de quelques minutes, ils se séparèrent non sans se regarder avec amour.
Mais Adrien finit par briser ce contact magique, en prenant un air plus sérieux.
- Ne me refais jamais un truc pareil ! J'ai eu la peur de ma vie !
Marinette sourit tendrement avant de venir l'embrasser sur la joue, comme pour un réconfort. Puis, elle s'éloigna de lui et posa sa main sur sa joue encore humide par ses larmes.
- Je suis désolée.
Adrien la regarda avec amour et tendresse – même si des larmes perlaient encore au coin de ses yeux. Et à son tour, il posa une main sur sa joue.
- Tu es là. C'est tout ce qui compte maintenant.
Marinette lui sourit, qu'il rendit aussitôt, avant qu'ils ne se perdent encore une fois dans les yeux de l'autre. Mais c'est sans compter, sur un élément extérieur, qui allait les réveiller de leur transe.
- MARINETTE !
La jeune fille sentit une boule rouge se blottir contre son cou, en pleurant toutes les larmes de son corps. Elle sourit d'affection pour cette petite créature. Mais elle n'eut même pas le temps de la réconforter, que celle-ci se redressa pour être au niveau de ses yeux.
- J'ai eu extrêmement peur ! Tu n'as pas intérêt à me refaire ça, tu m'entends ! J'ai cru que je t'avais perdu !
Bien que quelque peu surprise par le ton de sa kwami, Marinette sourit en caressant doucement la tête de la petite déesse.
- Je suis aussi désolée de t'avoir inquiété, Tikki.
Toute colère semblait partir de la petite déesse, qui vint se blottir dans son cou, pour s'assurer qu'elle était bien là, la chaleur corporelle du corps de son humain le prouvant.
Plagg, quant à lui, regarda la scène, soulagé et satisfait. Puis, il toisa d'un air moqueur son porteur, en croisant ses petites pattes. Sentant un regard dans sa direction, le jeune mannequin tourna la tête dans sa direction, encore les larmes aux yeux. Voyant l'air de son kwami, Adrien leva un sourcil d'incompréhension. Il sentait que Plagg avait quelque chose à lui dire, mais qu'il voulait aussi garder le suspense, ce que l'adolescent ne supportait pas.
- Quoi ? Pourquoi me regardes-tu comme ça ?
- Oh rien, commença Plagg en regardant ailleurs, toujours avec ce même sourire moqueur, avant de regarder de nouveau Adrien. Tu n'avais juste pas vérifié si elle respirait, n'est-ce pas Lovebird ?
Adrien ne répondit pas, mais le regarda avec contrariété, tout en rougissant. Son kwami disait vrai. Il était tellement en panique, qu'il n'avait même pas pensé à vérifier son pouls. Il avait juste vu sa Lady, au sol, inconsciente, avec du sang sur sa tête et son esprit avait fait le reste. Il s'était fait des tas de films irrationnels, sans même s'assurer si la vie émanait encore de la jeune fille. Honteux, il détourna le regard.
- Tais toi Plagg. Toi non plus.
- Je suis un kwami, Adrien. Je ne ressens pas les choses comme ça. Je ne peux pas savoir si un pouls existe ou non. Alors toi, un humain, avec un peu de rationalité, si.
Le jeune héros fronça les sourcils, contrarié, surtout en observant cet air moqueur sur le petit chat noir, avant de regarder ailleurs, sachant que son kwami avait raison. Il avait totalement été irrationnel sur ce coup-là. L'amour rendait aveugle, c'était une certitude. Et Adrien avait l'impression que cette expression s'appliquait surtout à lui.
- Oh tais toi. J'ai paniqué, ok ?
Plagg ricana de la naïveté de son porteur. Il était si jeune et avait beaucoup de choses à apprendre. Surtout au niveau de l'amour. Plagg pourrait lui faire des cours, mais il n'avait pas la patience, et surtout la flemme. Il faudrait des millénaires pour que les humains comprennent quoique ce soit à l'amour. Or, un humain ne vivait à peine qu'un siècle. C'était décidément peine perdue. Pourtant Ladybug et Chat noir étaient l'exception à la règle. Ils avaient toujours réussi à se retrouver et à s'aimer. On ne pouvait pas échapper au destin d'une rencontre. Et vu ce que son porteur avait subi et subissait encore aujourd'hui, le Dieu de la destruction était heureux qu'il ait fait cette rencontre. Cet humain méritait de trouver le bonheur.
A cette pensée – pouvant être inhabituelle pour Plagg – le kwami sourit avant de se diriger vers la tête de son porteur et de se poser dans sa chevelure blonde. Adrien le regarda sceptique, surtout en sentant le petit chat ronronner de bonheur.
- Plagg ?
- Je suis heureux pour toi, Gamin. Tu es le meilleur Chat noir que j'ai eu, et tu mérites d'être heureux avec ta Lady. Garde-la. Elle est précieuse. Plus que tu ne le penses. Un Chat noir a toujours eu besoin de Ladybug, autant que Ladybug a besoin de Chat noir. Tu comprendras un jour.
- Plagg qu'est ce que …
Adrien ne comprenait pas vraiment où il voulait en venir. Surtout que cette attitude était très inhabituelle. Cela ne ressemblait pas à son kwami gourmand, fainéant et raide dingue du camembert.
- Plagg je ne suis pas sûr d'avoir tout compris.
- Ce n'est pas grave. Je serais là pour te guider. Après tout, je suis là avec toi, dit-il en se positionnant dans le champ de vision de son humain, d'un air fier.
Adrien comprenait de moins en moins l'attitude de son kwami. Il agissait vraiment d'une manière très étrange. Mais étant dans l'émotion, il n'y prêta pas plus attention et sourit en haussant les épaules.
- Ouais. Mon partenaire, fit l'adolescent, en tendant son poing, auquel le kwami répondit.
- Partenaire.
Les deux amis finirent par se retourner vers Marinette, qui essayait toujours de rassurer sa kwami, qu'elle allait bien. La pauvre coccinelle était dans tous ses états. Plagg la comprenait bien, ayant vécu cet enfer plusieurs fois. Mais cette fois, quelque chose était différent. Adrien était le meilleur Chat noir qu'il n'avait jamais eu, et il savait que c'était pareil pour sa sucrette favorite. La séparation pourrait être trop douloureuse cette fois ci, même pour un Dieu qui avait plusieurs millénaires d'expérience. Alors il comprenait la réaction de Tikki et de son inquiétude. Ce n'était pas passé loin cette fois ci. La jeune fille n'avait pas le pouvoir de la Déesse pour la protéger des mauvais coups. Cela aurait pu être très grave, si elle n'était pas aussi résistante.
Pourtant Plagg avait senti quelque chose d'étrange lorsque la jeune humaine s'était réveillée. Très vite, il comprit la raison de cette sensation. Elle avait beaucoup de chance.
Pour autant, elle n'était pas tirée d'affaires, pas plus que son porteur, qu'ainsi que lui-même et la déesse de la création. Ils étaient toujours dans un endroit dangereux, avec un homme dangereux. Et il ne semblait qu'aucune des personnes ici présentes ne se souvenaient des derniers événements graves dans lesquels ils se trouvaient tous.
- Je suis aussi ravi de te savoir parmi nous, Ladybug, mais on devrait peut-être se mettre à bouger.
Tout le monde se retourna vers lui, avec surprise, avant qu'Adrien ne fronça les sourcils, mécontent par son comportement.
- Plagg ! Tu …
- Non il dit vrai, lui coupa Marinette, reprenant son sérieux.
Adrien et Tikki se regardèrent avant de l'observer, inquiets de son état. Ne faisant pas attention à leurs regards, Marinette essaya de se redresser. Mais prise de vertige, elle échoua lamentablement et retomba dans les bras d'Adrien. Le jeune homme la regarda inquiet, et resserra son emprise sur elle, ne voulant pas la laisser partir, malgré les réticences de la jeune fille.
- Doucement Marinette. Tu es blessée.
- Ce n'est rien. Il faut qu'on y aille et qu'on sorte d'ici.
- Mais …
Cependant le regard déterminé de Marinette suffit à faire taire le jeune homme. Ne cherchant pas à débattre avec elle (il savait à quel point elle pouvait être têtue), il l'aida à s'asseoir avant de prendre le bas de sa chemise, et de l'arracher soudainement, avec une force que ne soupçonnait pas Marinette – et qui la fit rougir. Puis, avec ce morceau de tissu arraché, il en arracha un bout et s'approcha de la plaie sur la tête de Marinette. Celle-ci recula en gémissant de douleur.
- Ne bouge pas. Je vais au moins nettoyer ta blessure et y faire un bandage.
- Mais …
Cette fois ci, ce fut au tour de Marinette de se taire, sous le regard d'Adrien. Alors comprenant, qu'elle le laissera faire, il commença à nettoyer le sang sur sa tête et visage, et de nettoyer au mieux, avec ce qu'il avait sous la main. Une fois, cela fait, avec le morceau de tissu, qui lui restait, il fit un bandage autour de la tête de Marinette, pour éviter d'autres saignements. Pendant toute la manœuvre d'Adrien, celle-ci rougit, mais le laissa faire. De plus, elle savait qu'il avait besoin de le faire, pour se rassurer encore qu'elle était belle et bien en vie. Alors elle resta silencieuse tout du long.
Pendant ce temps, Tikki avait rejoint Plagg pour laisser les deux jeunes amoureux tranquilles et qu'ils puissent avoir un semblant d'intimité. La petite coccinelle trouva cette scène adorable, ce qui n'était pas au goût de son ami le chat noir. Il y avait trop d'amour dans l'air, même s'il avait été sincère plus tôt sur ses paroles dites à Adrien.
Et lorsque le Dieu de la destruction vit Marinette gênée d'avoir autant d'attention, surtout du beau blond, il se souvint de la sensation qu'il avait ressenti.
Ne voulant pas avertir les humains, il parla dans un murmure imperceptible pour leurs porteurs.
- Tu l'as fait.
La coccinelle ne dit rien quelques secondes, n'effaçant pas son sourire de son petit visage. Elle était vraiment ravie pour son humaine et son âme sœur.
- De quoi est-ce que tu parles ? murmura-t-elle sous le même ton.
- Ne joue pas ça avec moi. Depuis combien de temps on se connait ?
- Trop longtemps.
- Tu l'as fait. C'est toi qui l'as guéri.
- Je n'ai pas ce pouvoir Plagg.
- Non c'est vrai. Mais tu as le pouvoir de création. Et tu peux réparer des choses. Même sur des humains.
Tikki perdit le sourire malgré elle, et resta silencieuse. Elle regarda leurs porteurs avec bienveillance.
- Tu as guéri sa blessure pour qu'elle se réveille.
- Peut-être.
- Tikki tu es inconsciente !
- Qu'est ce que je pouvais faire ? Je ne pouvais pas laisser Ladybug dans cet état ! On a le Papillon à vaincre et on a besoin d'elle pour ça !
- Es-tu sûr que c'est vraiment pour ça que tu l'as fait ?
La petite coccinelle mit un temps à répondre, avant de regarder son alter égo dans un air accusateur.
- Ose me dire qu'à ma place, tu n'aurais pas fait la même chose.
- Là n'est pas la question. Je n'ai pas ce pouvoir.
- Je ne peux pas perdre Marinette. C'est ça que tu veux entendre ?
Plagg ne répondit pas. Les deux petits dieux continuaient à regarder leurs porteurs, même si le sujet était tout autre à présent.
- C'est vrai j'ai utilisé mon pouvoir pour réduire sa blessure et la réveiller. Tu ne peux pas m'en vouloir. Je … Je ne veux pas la perdre. C'est la meilleure Ladybug que je n'ai jamais eu. La perdre serait trop douloureux, Plagg. Même si nous avons des millénaires d'existence et d'expérience.
Le petit Dieu de la destruction ne disait toujours rien, ce qui inquiéta Tikki, puisqu'il avait toujours quelque chose à dire. Ce sérieux ne lui ressemblait guère. Elle soupira résignée.
- Tu sais ce qui va se passer si jamais tu perds conscience. Si tu disparais, dit Plagg après quelques secondes de silence tendu.
- Je sais les conséquences Plagg. Si quelque chose m'arrive, sa blessure reviendra et elle pourra définitivement en mourir. Mais Marinette est résistante. Je sais que jusqu'à là, elle pourra tenir.
- J'espère que tu sais ce que tu fais Tikki. Tu as utilisé la moitié de ton pouvoir pour ce rituel. Les choses risquent de se compliquer, en cas de problème.
- Mais tu me protégeras ? N'est-ce pas ?
Plagg resta silencieux quelques secondes avant de se retourner vers la coccinelle, d'un air malicieux.
- Toujours ma sucrette.
Tikki le regarda blasée face à ce surnom qu'elle n'aimait pas. Pourtant cela correspondait déjà plus au Plagg qu'elle connaissait. Alors elle ne pouvait s'empêcher d'esquisser un sourire.
- Tu es incorrigible Petit Chat noir.
- Toi aussi Petite Coccinelle.
Les deux kwamis se regardèrent en souriant, avant de reporter leur entière attention sur leurs humains.
Une fois, les soins improvisés finis, Adrien sourit à la jeune styliste, auquel elle y répondit, avec une petite gêne. Voulant casser son embarras, elle reprit la parole.
- Mais Adrien, ta chemise … Elle devait coûter cher, non ? Que va dire ton père ?
- Ne t'inquiète pas pour ça j'en ai d'autres. Et puis, je trouverais une excuse à mon père. Ne te fais pas de soucis pour moi, Marinette, dit-il en terminant par un clin d'œil, digne de Chat noir, auquel la jeune fille rougit.
Ils restèrent là encore une fois à se contempler les yeux dans les yeux, oubliant leur monde, oubliant tout le reste. Pensant qu'ils étaient juste eux deux, dans leur propre univers.
Mais cette fois, une petite créature les avait interrompus plus vite.
- Désolé de gâcher ce moment, mais on ferait mieux d'y aller.
Rougissant de gêne, les deux adolescents détournèrent les yeux, alors que Tikki réprimanda Plagg d'avoir gâcher ce moment magique entre eux, auquel celui-ci hocha nonchalamment les épaules, ne s'en souciant pas vraiment.
Admettant que le petit Dieu de la destruction avait raison, Marinette reprit un air sérieux et essaya de se relever. Adrien l'y aida grandement et une fois qu'elle fut sur pieds et en équilibre – ce qui avait pris un moment – il la relâcha, mais prêt à intervenir si besoin. Puis, elle regarda autour d'elle, en essayant de se remémorer ce qu'il venait de se passer.
- Au fait, qu'est-ce qu'il s'est passé ? Après avoir retrouvé Tikki, je ne m'en souviens plus.
Les kwamis et Adrien se regardèrent avec peine et inquiétude, avant que ce ne fut le jeune homme qui décida à lui répondre.
- La Papillon t'a attaqué par derrière et t'a frappé avec une canne. Tu as dû perdre connaissance tout de suite.
- Puis, il s'est emparé aussitôt de Tikki, enchaîna Plagg
- Mais Adrien m'a sauvé et a battu dans un combat le Papillon, termina Tikki en s'exclamant de fierté envers Chat noir.
Marinette les regarda tour à tour, n'en revenant pas, avant de porter son attention sur Adrien, qui rougissait en se grattant l'arrière de la tête, signe qu'il était gêné.
- C'est … C'est vrai ?
- Ce n'était rien …
Marinette lui sourit juste, fière de lui, ce qui accentua la rougeur sur les joues d'Adrien, bien qu'il ne sût pas trop pourquoi.
- Et ? Du coup, il est où ?
Adrien et les kwamis se retournèrent en parfaite synchronisation, prêts à montrer du doigt le Papillon, qui avait été propulsé contre l'ascenseur. Mais à leur plus grande stupéfaction, celui-ci ne s'y retrouvait plus. Ils écarquillèrent les yeux de surprise, avec une légère inquiétude, qui commençait à émaner dans leurs estomacs.
- Il a dû se faire la malle lorsqu'on avait le dos tourné, commenta Plagg, sous l'affirmation des autres.
- Ok, on y va alors, ordonna Marinette, d'un air très sérieux, en commençant à avancer.
Mais Adrien la retint, en saisissant son bras, inquiet pour elle. Elle se retourna vers lui surprise, avant de voir son air inquiet.
- Tu es sûre que ça va ?
Voulant le rassurer, elle posa une main sur sa joue, en lui souriant.
- Tu es avec moi, non ? Alors qu'est-ce qui pourrait bien m'arriver ?
Touché et ému par ses propos, il la lâcha en rougissant, avant de la laisser partir. Elle lui sourit une dernière fois avant de lui saisir la main. Adrien regarda leurs mains enlacées, avant de reporter son attention sur ses yeux, qui exprimaient une confiance et une détermination absolue. Il sourit face à ça, et resserra son emprise sur sa main.
- D'accord mais reste derrière moi alors, dit-il avant de passer devant, toujours leurs mains enlacées.
Bien qu'elle n'aimait pas qu'on la maternait, elle sentit qu'il avait besoin de la protéger de cette façon, après l'angoisse qu'il venait de subir. Donc elle le laissa faire et l'autorisa à la guider, vers la cage d'ascenseur, accompagnés de leurs kwamis, qui les suivaient de très près. Ils y entrèrent avec prudence et méfiance. Vérifiant que celui-ci était encore en état de marche – normalement oui puisque le Papillon avait pu s'échapper – Adrien chercha un moyen de descendre à l'étage inférieur. Il finit par trouver le bouton et les portes se refermèrent. Pour Adrien, cela signifiait la fin d'un cauchemar, auquel, il avait cru perdre quelque chose de trop précieux à ses yeux pour qu'il s'en remette.
Pourtant, les deux adolescents, ainsi que leurs kwamis, sentirent une angoisse montée en eux, car ils ne savaient pas ce qui les attendaient. Le Papillon leur tendait peut-être un piège – surement d'ailleurs – et leurs chemins allaient peut-être s'arrêter là. Alors les kwamis se tenaient prêts à les transformer en cas de besoin.
Puis l'ascenseur finit par s'arrêter et les portes s'ouvrirent. Prudemment, ils avancèrent dans cette nouvelle pièce, sur leurs gardes. Mais ni le Papillon, ni un supervilain ne les attendait. Pour autant, ils restèrent méfiants et prudents, en observant minutieusement leur environnement. Et ce qu'ils virent les étonna grandement. Ils avaient atterri dans une immense salle ovale. Celle-ci ressemblait presque à un bunker de plusieurs dizaines de mètres de hauteur, de largeur et de longueur. C'était immense ! La pièce était faite que de métal, exceptée au fond de la pièce, où ils aperçurent une grande fenêtre avec le symbole du Papillon. Celle-ci éclairait quelque chose, dont ils ne parvenaient pas à distinguer. Mais ils purent voir qu'une végétation abondante était disposée sur une grande estrade, autour d'une chose blanche. Cela les intriguait beaucoup. Cette chose semblait vraiment importante, vu comment elle était exposée. Leur curiosité les poussa à explorer. Ils virent que pour y accéder, il y avait une grande allée en métal. Tout autour d'eux, des barres de fer aussi grosses que des fondations remplissaient la salle. C'était totalement vide et sinistre. S'il n'y avait pas cette estrade étrange et intrigante, ils auraient fui cet endroit. Mais il y avait un certain apaisement – sans doute grâce à cette fenêtre gigantesque qui éclairait la mystérieuse chose blanche. Pourtant, Adrien, pour une raison qu'il ignorait, avait un mauvais pressentiment. Ce lieu lui donnait une boule à l'estomac inexplicable. Au fond de ses tripes, il sentit que quelque chose de plus sinistre que le décor émanait de cette pièce. Pourtant, en y regardant, il n'y avait rien de sombre et d'obscur. Au contraire, c'était assez lumineux, avec le vitrail d'une taille impressionnante, qui éclairait toute la pièce. En observant avec plus de détails, Adrien vit qu'une forme de cercueil était posait, au fond de l'allée, qui traversait la pièce. Ce cercueil était sur la fameuse estrade dominant toute la pièce. Avec Marinette, il finit par comprendre que c'était une sorte de chapelle, sauf qu'au lieu d'être fait de bois comme une église, c'était en métal, avec un autel au bout du chemin. Aussi, plus ils s'approchaient, plus la végétation et la luminosité semblaient plus impressionnantes. Comme ils le soupçonnaient cet autel devait être la chose la plus importante dans ce lieu. Adrien était partagé entre deux sentiments : celui de découvrir ce que c'était, et la peur de découvrir ce que c'était. Plus il y pensait, plus sa boule à l'estomac s'intensifier.
Mais il n'eut pas le choix d'avancer, lorsqu'il sentit l'impatience de Marinette, ainsi que des kwamis derrière lui, qui voulaient sortir de cet endroit. Et il les comprenait. Lui aussi voulait en finir. Mais il fallait traverser cette allée et rejoindre ce cercueil. Il se sentait mal à l'aise. Il avait peur d'approcher, mais encore une fois, il ne savait pas pourquoi.
Alors prudemment, mais surement, Adrien guida Marinette et les kwamis, et ils traversèrent l'allée. L'adolescente et les deux petites créatures observèrent leur environnement métallique et lugubre – personne ne pouvait le nier – avec fascination et perplexité. Ils se demandaient comment un tel endroit pouvait exister dans le repaire du Papillon – certainement. C'était déroutant. Pris par leur exploration, ils ne remarquèrent pas le stress qui émanait d'Adrien, qui ne fixait que le cercueil. Et plus ils avançaient, plus il se sentait stressé, si bien que par réflexe, il resserra l'emprise sur la main de Marinette. La jeune fille finit par remarquer sa tension et s'inquiéta de son état.
- Adrien, tout va bien ?
La douce voix de la jeune fille le réveilla de son angoisse. Il écarquilla légèrement les yeux, n'ayant pas remarqué qu'il avait froncé les sourcils. Voulant prendre un air sûr et digne de Chat noir, il lui fit un sourire rassurant, avant de se concentrer de nouveau sur le chemin.
Bien qu'il n'avait pas prononcé un mot, Marinette avait remarqué que son sourire était faux. Elle l'avait déjà vu quand il était Chat noir. Elle comprenait son angoisse, mais elle sentait que quelque chose le tracassait. Cependant, elle n'en fit rien. Elle savait que s'il voulait en parler, il le ferait. Ils s'étaient toujours tout dit (à part leurs identités secrètes). Elle avait confiance en lui, comme lui en elle. Alors elle ne fit pas de commentaires.
Quant à Plagg, lui, il connaissait très bien Adrien. Et il avait tout de suite remarqué l'angoisse de son porteur, ainsi que le besoin de se rassurer en serrant la main de la jeune fille. Quelque chose le mettait mal à l'aise dans cet endroit, et il ne comprenait pas pourquoi. Rien de sinistre ne ressortait ici. Enfin il admettait que cet endroit lui faisait hérisser les poils, mais l'angoisse de son porteur était bizarre. Adrien réagissait comme si un monstre pouvait les égorger à tout moment. Non Plagg savait qu'il y avait autre chose. Quelque chose qui rendait particulièrement nerveux son porteur. Et contrairement à Marinette, il voulait découvrir tout de suite, ce qui en découlait. Car étant son kwami, rien ne pouvait lui échapper, car il était aussi son confident. Certes, lorsque le jeune homme se confiait, il faisait l'indifférent et l'ennuyé, mais il l'écoutait tout de même. Ce n'était peut-être pas le bon moment pour une confession, mais Adrien ne pourra pas se concentrer, si quelque chose le perturbait.
Alors qu'il avançait pour s'approcher de son porteur, une petite patte rouge l'en empêcha. Le Dieu de la destruction se retourna pour y voir Tikki le retenir en secouant la tête. Il comprit qu'elle avait aussi remarqué, qu'Adrien était tracassé. Mais contrairement à la déesse, il n'avait pas envie de rien faire. Alors sans vouloir la vexer, il se dégagea de sa patte et continua son avancée.
Cependant, pendant ce temps, Adrien avait fini par les emmener jusqu'au cercueil. Et lorsque Plagg allait se diriger vers son humain pour obtenir des informations sur son état, celui-ci se stoppa net, ce qui fit que Marinette, ainsi que leurs kwamis lui rentrèrent dedans.
- Adrien, pourquoi tu t'arrêtes !? râla Plagg en se frottant le museau, en plus d'être irrité par le comportement bizarre de son porteur.
Mais le jeune homme ne répondit pas. Non à la place, Marinette le sentit trembler de plus en plus, ce qui l'inquiéta. Elle se déplaça pour regarder son visage, et elle vit qu'il était horrifié, choqué, en panique. Dans une totale confusion, elle tourna la tête vers le cercueil – ce qu'Adrien regardait avec effroi – et y vit une belle femme aux cheveux blonds. Celle-ci avait les yeux fermés, comme si elle était dans un profond sommeil. Mais vu l'endroit, Marinette comprit vite qu'elle était loin d'être endormie. Surtout en voyant sa position, et le bouquet de fleurs. Marinette regarda plus attentivement cette femme. Pourquoi était-elle ici ? Et surtout pourquoi avait-elle un air de déjà vu ? En effet, cette femme ne lui était pas inconnue, mais elle ne savait pas où elle l'avait vu. Tikki et Plagg finirent par avancer également vers le cercueil, essayant de comprendre le trouble d'Adrien. Et lorsque Plagg vit la femme en question, il se tendit et n'osa plus prononcer le moindre mot. Tikki avait remarqué son changement d'attitude et elle le regarda avec incompréhension. Ce n'était pas dans les habitudes de Plagg de se comporter ainsi. Sa perplexité se doubla. Quant à Marinette, elle se retourna vers Adrien, inquiète de son état.
- Adrien ?
Le jeune homme ne dit rien, mais il trembla de plus en plus, complètement sous le choc. Il ouvrit la bouche, mais aucun son ne pouvait en sortir. Sauf quelques mots dans un murmure qui finirent par s'échapper.
- Ma … Maman ?
Marinette n'en croyait pas ses oreilles. Avait il dit ce qu'elle croyait ce qu'il avait dit ? Elle avait peut-être rêvé. Ou alors elle avait mal entendu. Pourtant, elle ne pouvait pas nier l'attitude d'Adrien. Le garçon était totalement sous le choc et semblait avoir des tremblements incontrôlables. Marinette regarda le cercueil et le jeune homme à tour de rôle, essayant de comprendre au mieux la situation.
- Adrien ?
Mais le jeune mannequin ne lui répondit pas. Son choc était hors norme. Il avait complètement oublié son environnement, ainsi que la présence de la jeune fille. Tout ce qu'il voyait maintenant était le corps inerte de sa mère dans un cercueil de marbre blanc, telle une capsule de l'espace. Mille questions défilaient dans sa tête. Mais le pire pour Adrien c'était de revoir sa mère. Après sa mort, les choses avaient été différentes pour lui. C'était un véritable choc. Qu'est ce qu'elle faisait ici, dans un endroit pareil ? Qu'est ce que le Papillon faisait avec sa mère ?
Complètement anéanti, il s'avança vers le cercueil en lâchant la main de Marinette. Celle-ci bien que déçue et attristée de ne plus sentir la main réconfortante du jeune homme, le laissa faire, comprenant qu'il devait être seul. Maintenant qu'il avait dit que c'était sa mère, elle s'en souvenait enfin. Elle se rappelait où elle avait vu ce visage : c'était sur le fond d'écran d'ordinateur d'Adrien, lorsqu'elle était venue chez lui, en tant que Ladybug. Elle avait fait la remarque qu'il avait le sourire de sa mère. C'était la première et la seule fois qu'elle l'avait vu. Jusqu'à maintenant. A l'époque déjà, elle l'avait trouvé vraiment très belle. Et on dirait que la mort n'avait pas entachée de sa beauté. Marinette se demandait comment était-ce possible juste une seconde, avant d'être triste pour son amoureux. Après tout ce temps, il la revoyait enfin, mais dans un cercueil dans l'antre du Papillon. En pensant à ça, Marinette se questionna. Comment se faisait-il qu'elle était ici avec le Papillon ? Qu'est ce que le Papillon voulait à la mère d'Adrien ?
La jeune héroïne commença à réfléchir plus attentivement. Elle sentait que quelque chose lui échappait. Il y avait un truc qui clochait dans cette histoire. Mais quoi ?
Quant à Adrien, il avait fini par s'approcher du cercueil et le corps de sa mère. Au fur et à mesure de ses pas, ses tremblements s'intensifièrent, sa vision devint floue, dû aux larmes perlant le coin de ses yeux. Sa voix se noua au fond de sa gorge. Il ne savait plus quoi penser. Tout ce qu'il voyait c'était sa mère. Sa mère qui lui avait terriblement manqué. Sa mère qui avait disparu subitement, laissant un vide dans son cœur. Vide qui n'avait pas été comblé depuis. Pas même avec Ladybug. Il y aura toujours une blessure dans son cœur, qui ne pourra jamais être réparée. Et la voir, là, dans un cercueil, dans un lieu improbable, lui brisait le cœur en mille morceaux. La revoir fut pire que tout ce qu'il avait subi depuis sa mort. Il était complètement déchiré. Surtout avec les circonstances de sa disparition, ce qui remonta des souvenirs douloureux et une culpabilité grandissante.
Délicatement, comme par peur de le voir s'évaporer comme un rêve, il toucha le bout du cercueil, des larmes s'intensifiant, brouillant sa vue de plus en plus.
- Ma… Maman …
Les mots étaient coincés au fond de sa gorge. Que pouvait il dire de toute façon ? Il n'y avait rien à dire. Il ne ressentait plus rien à part une profonde tristesse et détresse. Il s'enfonçait dans les ténèbres, petit à petit, ne voyant que ce cercueil. Il laissa la noirceur l'envahir, sans avoir la force, ni la volonté de vouloir s'y échapper. Cette fois ci, c'était trop pour lui. La vision de sa mère lui brisait le cœur. Il n'en pouvait plus. Il en avait marre. Il voulait que tout ceci cesse. Pourquoi le monde entier s'acharnait sur son sort ? Qu'avait il fait au bon Dieu ?
Complètement à bout, il craqua. Il serra les poings, ainsi que les dents, tout en appelant désespérément sa mère. Dans son for intérieur, il espérait qu'au fond, elle n'était pas vraiment morte dans ce cercueil, mais juste endormi ou pire dans le coma. Mais il se voilait la face. Il le savait. Il n'était plus rationnel. Juste désespéré.
Il s'accrocha au cercueil, appelant encore et encore sa mère, ne comprenant plus rien. Il n'arrivait plus à réfléchir. La seule chose que son cerveau lui envoyait, c'était l'image de sa mère morte. La revoir dans cet état, aussi bien conservée, lui fit rappeler de mauvais souvenirs, si bien que la blessure s'était rouverte, et il avait l'impression de revivre le jour fatidique. Comme s'il venait de la perdre à l'instant, et qu'il était impuissant pour la sauver. Adrien ferma les yeux. Il était faible. Il ne pouvait pas sauver ceux qu'il aimait. Il ne méritait pas son rôle de Chat noir. Si faible, si inutile, pourquoi avoir été choisi ? La mort et la tristesse faisaient partie de sa vie. Le malheur était sa vie. Il ne pouvait plus continuer comme ça. Il ne pouvait plus se permettre de perdre quelqu'un d'autre. Et la meilleure façon de protéger celle qu'il aimait le plus au monde, était de s'éloigner. Il était trop dangereux. Elle devait rester loin de lui, sinon elle finira elle aussi par périr. Le corps de sa mère était là pour lui rappeler cette fatalité. Il semait la mort partout où il allait. Et il était hors de question de laisser mourir une autre personne chère à son cœur. Il devait partir pour la sauver. Après tout pour quelles autres raisons, le destin l'avait dit-il envoyé auprès de sa mère morte, si ce n'était pour lui rappeler ce fait ? Sa mère était morte, et s'il continuait dans cette voie, l'amour de sa vie suivra le même chemin. Non, cela il était hors de question. Il la sauvera, même s'il doit en souffrir jusqu'à la fin de sa vie.
Depuis la découverte du cercueil, Plagg avait senti le désarroi de son porteur. Il avait reconnu cette personne tout de suite, et il savait qu'Adrien allait souffrir atrocement. Et plus les secondes défilaient, plus il sentait qu'Adrien sombrait dans les ténèbres. Il devait l'en empêcher.
Avec prudence, il s'avança vers le jeune homme, les oreilles plaquées à l'arrière de sa tête. Il se positionna devant le visage de l'humain et l'appela d'une voix douce, qui ne lui ressemblait pas.
- Adrien … Je suis désolé que tu aies dû voir ceci. Je suis sûr qu'il y a une explication. Mais je t'en supplie, ne noirci pas ton cœur.
- Pourquoi Plagg ? Pourquoi je dois subir ça ?
Le kwami était rassuré que sa voix parvenait à l'atteindre, malgré sa détresse. Pourtant le jeune homme était loin d'être sorti des ténèbres. Il était le Dieu de la destruction, il pouvait sentir lorsque cela concernait son porteur.
- Adrien, tu n'as pas eu que des mauvais moments, n'est-ce pas ? Je sais, tu n'as pas eu une vie facile, mais tu as eu des bons moments avec tes amis … Marinette … Ladybug.
Le jeune homme semblait l'écouter, puisqu'il finit par regarder son kwami, le visage déchiré par la tristesse et la vérité. Son état brisa le petit cœur du kwami félin, ce qui lui déplaisait car il n'en avait pas l'habitude. Mais Adrien était vraiment un garçon gentil et attentionné, et il ferait tout pour le voir sourire.
- Ecoute, je ne sais pas pourquoi elle est ici. Mais je suis sûr qu'on va trouver une explication. Tu n'es plus tout seul désormais. Tu as Ladybug et … Moi.
A ces paroles, Adrien fronça les sourcils, contrarié, tout en se relevant. Plagg fut étonné de cette réaction. Il semblait en colère, et il ne savait pas pourquoi. Avait-il fait ou dit quelque chose de mal ? Cela le rendait perplexe.
- Non. Pas question de l'impliquer. Je le découvrirais seul.
- Attend quoi ?
Le Dieu de la destruction le regarda avec un étonnement déconcertant. Est-ce qu'il avait bien entendu ou ses oreilles étaient bouchées de camembert ?
- Je ne laisserais plus personne mourir. Jamais !
- Mais Adrien … Je n'étais pas là lorsque ta mère est morte, mais je suis sûr que tu ne pouvais rien faire. Et aussi, tu ne peux pas empêcher Ladybug d'agir. C'est … Ladybug ! Et tu es Chat noir ! Vous êtes une équipe et vous devez défaire le Papillon ! Ensemble !
- Alors peut être que je ne devrais plus être Chat noir.
- Quoi ?! Non attends ne fais pas ça !
- Désolé Plagg mais …
- Adrien, je sais que tu es chamboulé et tu es complètement paumé mais … Je t'en supplie ! Tu es Chat noir ! Tu as été choisi !
- C'était peut-être une erreur.
- Non. Parce que sinon je serais déjà parti depuis longtemps.
- Plagg …
Non ! Ecoute moi ! Je suis désolé pour ta mère, mais tu dois arrêter de t'en vouloir ! Tu ne peux pas changer le passé. Mais tu peux changer l'avenir, si tu agis dans le présent. Ne fais pas cette erreur. Ne sombre pas dans la noirceur. C'est comme ça que le Papillon est né ! La noirceur détruit les humains jusqu'à leurs âmes ! Penses-y ! Tu es quelqu'un de bien. Tu n'es pas mauvais ! Tu as juste eu … de la malchance dans ta vie. Mais tu as ici, une personne qui t'aime et qui a le pouvoir de la chance. Ne brise pas ça. C'est ton destin, Adrien. De vaincre le Papillon. Après tu feras ce que tu veux, mais ne reste pas dans le passé. Ça va te détruire. Et je ne veux pas ça.
- Pourquoi ?
- Je … Je t'aime bien, finit par dire Plagg, gêné.
- Plagg … Je …
Adrien était touché. Il ne pouvait le nier. Surtout venant de son kwami fainéant et gourmand.
- Je suis tellement désolé pour ta mère. Elle devait être une femme formidable et gentille, vu que tu l'es tout autant. Mais ne reste pas coincé ici.
Adrien ne dit rien. Que pouvait-il après un tel discours inattendu de son kwami ? Au contraire, les paroles de Plagg l'avaient encore plus chamboulé, et il était de nouveau sur le point de craquer.
- Elle me manque Plagg. Elle me manque. J'aimerais tellement qu'elle soit vivante avec moi.
Le jeune homme posa sa tête sur le cercueil, cette fois laissant couler les larmes, ne voulant plus résister. Mais cette fois, le kwami avait la nette impression, que le jeune homme revenait vers la lumière. Plagg en était convaincu. Compatissant et voulant être réconfortant, il se posa sur la tête du jeune homme et ronronna – chose qui faisait rarement, mais c'était devenu une fatalité en ce moment. Cela avait don d'apaiser les humains, y compris son porteur.
- Pourquoi il a fallu que je la revoie. Pourquoi maintenant ? Pourquoi ici ?
Le kwami n'avait pas la réponse. Mais juste pour aider son humain à guérir de cette blessure, il la trouvera.
Au fur et à mesure, qu'Adrien se questionna sur la présence de sa mère, son esprit s'embruma par la tristesse et la détresse et très vite, il fut comme en transe, incapable de réagir et de reconnaître son environnement. L'endroit n'était peut-être pas approprié pour cela, mais il lui fallait du temps. Et pour une fois, Plagg décida de lui en donner. Aucun danger ne pointait le bout de son nez à l'horizon. Il estimait que son porteur pouvait s'accorder ce moment de pure détresse et laisser son esprit vagabonder ailleurs. Si c'était la solution pour qu'il guérisse de cette découverte, il devait la saisir.
Marinette regardait Adrien d'un air peiné. Le voir dans un état si déprimé et attristé, lui brisa le cœur. Elle aimerait tellement pouvoir faire quelque chose. Mais même, le pouvoir de Tikki ne pouvait pas ressusciter les morts. Elle ne pouvait rien faire pour apaiser son âme, hormis être présente pour lui. Elle le soutiendrait de toutes ses forces, même s'il la rejetait pour avoir de l'intimité.
Elle voulut s'approcher de lui pour lui démontrer qu'il n'était plus seul et qu'elle sera toujours là avec lui. Cependant, elle n'en eut pas le temps.
- Bien bien. Regardez qui voilà.
Marinette, Tikki et Plagg frissonnèrent en attendant le son de cette voix. La jeune styliste et la petite coccinelle se retournèrent doucement vers le son de cette voix désagréable. Et comme ils l'avaient soupçonné, une invité surprise transformée en akumatisée de feu venait de faire son apparition. La supervilaine arborait un sourire machiavélique et regardait les adolescents comme si c'étaient des proies. Elle s'avança d'un pas.
- Vous avez décidé de nous fausser compagnie ? Comme je suis déçue.
Au fur et à mesure, que la supervilaine avançait, elle laissait des flammes sur son passage, ce qui poussait Marinette à reculer. Sa tenue orange et rouge mettait de la lumière et de la chaleur dans cette salle particulièrement grise et froide – hormis l'autel – néanmoins, elle représentait la mort qui venait s'apparaître sur eux. Marinette avait un très mauvais pressentiment. Elle devait vite se transformer et en finir. Mais elle sentait qu'elle était encore affaiblie et pour une raison qu'elle ignorait Tikki le semblait aussi. Mais si l'akumatisée pyromane attaquait, elle n'aurait plus le choix.
- Ça sent mauvais, fit Plagg en se redressant de la tête d'Adrien et se plaçant aux côtés de Marinette.
- Allez mes mignons. Retournez dans vos cellules. Je n'aurais aucun scrupule à vous enflammer.
- Elle fait des jeux de mots pire que moi, affirma Plagg.
Marinette et Tikki ne relevèrent pas, mais restèrent concentrer sur leur ennemi. Comme ils l'avaient déjà combattu, ils savaient qu'elle était la supervilaine la plus intrépide et téméraire qu'ils n'avaient jamais affronté. Autrement dit, une vraie tête brûlée.
La jeune styliste recula d'un pas encore, pour être au plus près d'Adrien – qui semblait ailleurs – et le protéger si besoin. Elle savait qu'il n'était pas état de se battre.
- Désolé la Pyromane, mais tu diras au Papillon qu'on a d'autres chats à fouetter, on n'a pas le temps de bavarder.
- C'est cela ouais …, murmura l'akumatisée en sortant deux grosses flammes dans chaque main.
Soudain, elle chargea. De sa main droite, elle lança une première boule de feu. Vive, Marinette se retourna et prit Adrien dans sa chute, pour éviter qu'il ne se blesse. Mais elle n'avait pas le temps de se reposer, car la supervilaine attaqua avec une deuxième boule de feu. Pour empêcher une carbonisation immédiate, elle prit Adrien, qui était toujours en état de choc, et les planqua tous les deux derrière des barres de métal, les protégeant un minimum. L'akumatisée s'amusa de la situation et rigola d'un air diabolique. Voulant jouer avec les héros, elle lança simultanément des boules de feu sur le métal qui faisait barrage et servait de faible protection aux adolescents. Tout en lançant ses attaques, elle continua de rire, comme si elle avait perdu l'esprit.
Marinette se protégea la tête des projectiles de flamme. S'ils restaient là, ils seraient morts carbonisés. Elle devait agir.
Elle se retourna alors vers Adrien et le secoua, une légère panique sur son visage.
- Adrien ! Adrien ! Vite il faut se transformer ! Adrien !
Mais le jeune homme sembla toujours en état de choc et n'entendit pas du tout la jeune fille. Malgré les secousses et les appels désespérés, il ne réagissait pas. Plagg était inquiet de son état. Il devait le réveiller.
- Vas y transforme toi en Ladybug ! Je m'occupe d'Adrien !
- Mais …
- Fais-le ! Ou vous allez finir griller !
Inquiète, Marinette hésita, mais sentant les attaques répétitives, elle n'avait plus le choix. Elle devait accomplir son devoir.
Alors résignée, elle fixa Tikki d'un air déterminé.
- Tikki, transforme-moi !
La pyromane lançait toujours ses boules de feu, jusqu'à ce qu'elle se fasse stopper par quelque chose d'inconnu. Elle se concentra et vit qu'un yoyo l'empêchait d'agir. Elle sourit voyant que Ladybug se tenait en face d'elle, prête à l'affrontement.
- Enfin te voilà Ladybug ! Maintenant on va pouvoir s'amuser !
La superhéroïne ne dit rien, mais passa à l'action. Elle projeta son yoyo sur son ennemi. L'akumatisée esquiva dans un bond, alors que Ladybug la suivit, entamant un combat rapproché. Elle savait que c'était dangereux vu la nature de son pouvoir, mais elle devait l'éloigner d'Adrien coûte que coûte, quitte à se brûler.
Justement, le jeune homme était toujours dans un état second. Plagg essayait de l'appeler, mais cette fois en vain. L'esprit de son humain était décidément ailleurs.
- Adrien, reprend toi ! Allez réveille-toi, bon sang !
N'y arrivant pas, il finit par cogner le front du jeune humain de toutes ses forces, voulant le réveiller.
- Je t'en prie Adrien ! Réveille-toi maintenant ! Ne laisse pas cette folle furieuse blesser ta Lady ! Elle a besoin de toi ! Elle est en train de se sacrifier pour toi ! Tu es Chat noir ! Agis ! Tu dois l'aider ! C'est ton devoir ! ADRIEN ! MARINETTE ET TIKKI SONT EN DANGER ! LADYBUG EST EN DANGER ! DEBOUT !
Mais Adrien ne perçut que des sons inaudibles. Tout était flou autour de lui. Tout était silencieux. Il avait chaud, il avait froid. Ses sensations étaient perturbées. Il ne savait plus où il était. Il ne savait plus ce qu'il était.
Pourtant sa conscience semblait émerger d'une brume épaisse et indestructible. Un mot l'avait fait réagir : Ladybug. Ou plutôt que Ladybug était en danger. Il reprenait doucement ses esprits. Ses sens revenaient petit à petit.
Son toucher.
Un métal froid lui donnait des frissons et refroidissait son propre corps. Cependant une chaleur immense, contrastait avec cette matière glaciale. Mais peut être que ceci était dû à autre chose ? Son corps était aussi chamboulé que son esprit.
Son goût.
Il ressentait un goût amer au fond de sa gorge. Pourtant, il n'avait rien avalé depuis des heures. Une fois encore, son esprit pouvait lui jouer des tours.
Son odorat.
Une odeur de fumée parvenait jusqu'à ses narines. Il sentait aussi une odeur de brûlé, comme si quelque chose prenait feu. Cela se concordait avec cette chaleur, qui était de plus en plus chaude. A ce fait, son esprit devenait plus clair, et les pièces se mettaient en place dans son cerveau. Il se passait quelque chose.
Son ouïe.
Il entendit des explosions, des cris de guerre. Des ricanements. Des voix. Bien que faibles, il arrivait à les distinguer. Même aveugle, il reconnaîtrait cette voix entre mille. Ladybug. L'autre voix – qui était plus des éclats de rire machiavéliques qu'autre chose – ne lui était pas inconnue. Il la connaissait, et il ne l'aimait pas. Au son de cette voix, son instinct – qui se réveillait également – l'ordonna la prudence et la méfiance. Cette voix n'annonçait rien de bon. Que du mauvais. Puis ses oreilles se concentrèrent sur autre chose. Une autre voix. Celle-ci l'appelait en masse, avec un ton à moitié paniqué à moitié accusateur. Il ne lui avait fallu pas longtemps à la reconnaître. Plagg. Les sons devenaient de plus en plus distincts et il arrivait enfin à comprendre ce que son kwami lui disait. Ladybug. Ladybug en danger. Cela ne pouvait pas être possible. C'était ça qu'il l'avait réveillé de sa transe ! Il n'avait pas rêvé ! la chaleur de la pièce, les sons de guerre, les cris désespérés de Plagg, tout ceci lui prouvait qu'il était dans le monde réel, et qu'un réel chaos s'était déclenché autour de lui. Ladybug en danger … Il devait agir ! il devait ouvrir les yeux !
La vue.
Adrien ouvrit doucement les paupières. La première chose qu'il vit, fut une silhouette floue de ce qui ressemblait à un petit chat noir. Il mit un temps à s'habituer, avant de distinguer plus nettement son kwami – qui était enfin rassuré que son porteur se réveillait.
Ses yeux s'étant réhabitués à la luminosité de la pièce, il observa son environnement. Et ce qu'il vit le pétrifia d'horreur. Cette chaleur, cette odeur de brûlé. Tout prenait son sens. L'autel était en train de brûler. Avec sa mère au milieu ! C'était un cauchemar ! Oui un simple mauvais rêve, et il allait bientôt se réveiller.
Mais cette voix aiguë et mauvaise atteignit ses oreilles une fois encore. Il n'avait pas fallu longtemps pour que son cerveau fasse le lien entre le feu et cette voix.
A ce fait, une colère imperceptible s'empara de lui, si bien que ses yeux verts s'assombrissaient, ainsi que ses sourcils qui se fronçaient. Même Plagg recula, ne l'ayant jamais vu si furieux.
Ladybug tomba au sol sur le dos, vulnérable face à son ennemi. Quelque chose n'allait pas. Elle se sentait affaiblie. Peut être était ce dû à ces flammes et cette fumée toxique. Ou c'était autre chose qu'elle ignorait. Ce qu'elle savait juste c'était qu'elle était en train de perdre et Chat Noir ne pouvait pas l'aider cette fois.
L'akumatisée se positionna de toute sa hauteur devant elle, montrant sa supériorité. Elle prépara une boule de feu, se préparant à achever sa victime.
- Cette fois c'est fini Ladybug. Je vais prendre ton miraculous sur ton cadavre carbonisé. Au moins, je suis sûre que tu ne pourras plus t'enfuir.
Ladybug chercha vite un moyen de sauver sa peau, mais avec toute sa fumée, son cerveau avait du mal à réagir. Elle commençait à s'intoxiquer. Elle devait utiliser son Lucky charme et vite.
- Adieu … Ladybug.
A SUIVRE.
Le prochain chapitre ne devra pas prendre trop de temps à arriver. Il me reste à le peaufiner x) On avancera plus dans l'intrigue et l'action et vous allez comprendre l'attitude d'Adrien face au corps de sa mère. Tout ça sera prochainement expliqué dans un ou deux chapitres :) Nos deux tourtereaux n'ont pas fini de souffrir :p
Je vous dis à bientôt dans cette fic ou la Marichat.
Je vous embrasse !
R.S.59.
