Note de l'auteur: Ce chapitre devait être posté demain, mais vous avez été si gentils en me donnant 100 reviews (plus une) que j'ai voulu vous remercier. Donc, vous obtenez ce chapitre aujourd'hui et un autre demain (aussi longtemps que rien d'imprévu ne se produit, comme le login qui ne fonctionne pas). J'espère que vous aimerez.

Note de la traductrice: Merci pour vos reviews, les réponses pour les reviews anonymes sont sur la page de mon profil.


Chapter 6 : Hospital Visits

Chapitre 6: Visites à l'Hôpital


Reborn avait dépassé le point où il trouvait la paix dans la violence, mais il continuait de frapper les arbres de la zone sauvage de Namimori de ses poings nus. Il courait furieusement à travers la forêt. Une arme à feu. De toutes les choses dont Reborn aurait dû tenir compte, une arme à feu aurait dû être en tête de liste. Mais le tueur à gages avait fait l'erreur stupide de supposer. Reborn avait supposé que son élève n'avait pas accès aux armes à feu et que le morveux savait qu'il valait mieux ne pas toucher aux armes après l'incident du stupide Bovino. Mais non, le morveux était à la fois idiot et débrouillard. Il s'avérait que l'un des subordonnés du morveux avait des liens avec un marchand d'armes et qu'il avait obtenu quelques armes à feu pour la petite bande du morveux. Et maintenant le morveux avait envoyé quelqu'un avec un révolver contre des adversaires désarmés qui étaient d'avantage une nuisance qu'une menace. Si c'était un exemple de l'avenir des Vongola entre les mains de Tamaki, le neuvième ferait mieux de faire revivre son fils Xanxus et de donner au traître la direction des Vongola. Reborn pouvait enseigner au morveux les tactiques, les systèmes d'organisations, comment utiliser une arme, quelles familigias nécessitaient d'être gardées sous surveillance, la façon d'inspirer et d'acquérir des subordonnés, et bien plus encore, mais le tueur à gages ne pouvait pas enseigner au morveux gâté les caractéristiques que le neuvième voulaient voir dans le patron de la dixième génération: une forte volonté, un esprit perspicace et un bon cœur. Ces traits étaient appris avec l'expérience, non enseignés. Et le morveux n'avait toujours pas appris ne serait-ce que l'un de ces traits. Mais l'idiotie du morveux ne constituait qu'une partie de la raison pour laquelle les pauvres arbres partaient en éclats.

La vraie raison résidait dans le fait que le tueur à gages avait vu ces traits chez le jumeau du morveux. Non seulement au cours des dernières heures où le garçon avait sauvé son ami et déjoué les subordonnés du morveux, mais aussi au cours de ces deux derniers mois. Si le tueur à gages se forçait à être honnête, les traits se montraient depuis le début en contraste avec le comportement égoïste et lâche du morveux, mais Reborn les avait ignorés. Il n'avait pas voulu voir que le jumeau avait une quelconque valeur, que le neuvième avait peut-être choisi le mauvais. Mais Reborn ne pouvait méconnaître la vérité, non pas quand elle dansait des claquettes juste devant le visage du tueur à gages et réduisait tous ses plans en pièces. Néanmoins, il y avait une chose que la vérité ne changeait pas. Reborn avait ses ordres.

Le patron Vongola avait dû choisir l'un des jumeaux. Le jumeau restant devait être laissé tranquille et rester autant que possible sans lien avec la mafia conformément à l'accord que le neuvième avait passé avec Iemitsu. Le conseiller de l'extérieur avait voulu que son épouse chérie ait l'un de ses fils près d'elle, puis-ce qu'elle était contrainte d'abandonner l'autre à une vie de lourde responsabilité et de danger constant. Ainsi, lorsque le chef du CEDEF avait suggéré son plus jeune fils, le neuvième avait pris l'avis du patron du CEDEF et choisi Tamaki. Cette décision ne pouvait être annulée. Reborn sorti son pistolet et tira. Une grande clairière fumait à présent devant lui. Le tueur à gages détestait être acculé et jura qu'il ferait payer sa stupidité au leader du CEDEF. Iemitsu avait condamné les Vongola à une nouvelle génération de sang et de violence.

Léon couina, et Reborn desserra son emprise sur le caméléon qui se changea pour revenir à sa forme de lézard. Lorsque la prise s'assouplie, le caméléon rampa rapidement sur l'épaule Reborn et lui donna un petit coup de langue au niveau du nez de l'enfant. Reborn offrit à son fidèle compagnon un petit sourire et avança la main pour caresser la tête verte. Le caméléon esquiva la main de Reborn et se changea en papillon. Avec sa tête maintenant minuscule, Léon fit signe à Reborn de le suivre. Reborn cligna des yeux, surprit de l'action soudaine de Léon, mais donna à son partenaire un petit hochement de tête. Léon se changea de nouveau, prenant maintenant la forme d'un moineau, et vola à travers les arbres irrémédiablement endommagés avec une vitesse incroyable. Reborn se hâta de suivre l'oiseau vert.

L'oiseau vola hors de la forêt et dans la ville de Namimori elle-même. Reborn nota mentalement l'endroit qu'il venait de quitté afin qu'il puisse revenir et réparer les dégâts avec ses flammes du soleil avant que quelqu'un ne les remarque. Il suivit son partenaire dans la ville sur plusieurs blocs. Un bâtiment blanc avec une croix rouge entra directement dans son champ de vision, et le rythme de Reborn ralentit. Léon le remarqua et gazouilla ce que l'on pourrait appeler un encouragement. Le tueur à gages saisit son fedora, capitulant, et le tira vers le bas pour couvrir ses yeux. Léon se changea de nouveau, passant sous la forme d'un colibri, vola sous le fedora et approcha le visage du tueur à gages, ajoutant d'une légère pression pour pénétrer son regard. Reborn secoua la tête si subtilement que rares seraient ceux qui auraient remarqué le mouvement. Fredonnant fortement, l'oiseau s'envola en direction de l'hôpital et y entra.

"Que fais-tu ici à cette heure de la nuit?", demanda une voix que Reborn étiqueta instantanément comme étant celle de Yamamoto Takeshi, le joueur de baseball, le tueur à gages né, et le garçon qui restait auprès du soi-disant faible. "Tu es perdu?"

"Non", répondit Reborn d'un ton tranchant.

"Oh, alors tu vas à l'hôpital aussi. Je vais te porter si tu veux."

Le visage souriant remplit la vision de Reborn alors que le joueur de baseball se penchait pour ramasser le tueur à gages. Pour la première fois depuis longtemps, Reborn estima que la situation glissait complètement hors de son contrôle lorsque l'adolescent plaça le tueur à gages sur l'une de ses larges épaules et se précipita vers l'hôpital. Reborn pouvait dire que l'adolescence était en train de courir; la respiration du joueur de baseball était profonde et forte. Le joueur de baseball gardait un rythme rapide, mais il se retenait pour éviter de faire tomber Reborn de son épaule. Ils entrèrent dans l'hôpital, et l'une des infirmières vient vers eux.

"Bonjour", dit-elle. "Etes-vous ici pour rendre visite à quelqu'un?"

"Oui. Un de mes amis", déclara le joueur de baseball avec un sourire de vendeur. "J'ai trouvé ce p'tit gars à l'extérieur, mais je pense qu'il est aussi ici pour rendre visiter à quelqu'un."

"Vraiment? Je suis désolée de devoir vous dire ça, mais il est trop jeune pour aller dans les étages supérieurs. Vous devez être âgé de plus de treize-"

"Aw, mais le p'tit gars à fait tout ce chemin pour faire une visite. Vous devez le laisser passer. Je vais m'assurer qu'il ne cause pas d'ennuis."

"C'est pour la santé de l'enfant. Il ya certaines maladies qui sont-"

"Laissez-nous passer", dit Reborn, sa voix tombant à une octave qui aurait dû être impossible de par sa forme. L'infirmière fut surprise et se pencha pour regarder Reborn de plus près. Une aura intense s'échappa du tueur à gages, ce qui fit reculer l'infirmière.

"Qu'est-ce qui ne va pas?"

"R-rien", répondit l'infirmière, s'éloignant des deux visiteurs. "V-vous pouvez y a-aller. N-ne causez simplement pas de problèmes."

"Très bien! Merci beaucoup!", dit Yamamoto, levant la main pour saluer l'infirmière. "Alors, petit, dans quelle chambre tu dois aller?"

"Ca dépend de la chambre où tu vas", répondit Reborn, gagnant un regard confus de la part du joueur de baseball.

"Est-ce que ça veut dire que tu es aussi ici pour rendre visite à Gokudera?" Reborn hocha la tête, et le joueur de baseball sourit. "Je ne savais pas Gokudera avait un petit frère."

"Il n'en a pas", dit Reborn. "Je suis celui qui l'a invité au Japon."

"Vraiment? C'est assez étonnant pour un gamin. Bon, il est au quatrième étage."

Reborn sourit moqueusement, mais ne corrige pas l'adolescent. Le tueur à gages semblait n'être rien de plus qu'un enfant à l'heure actuelle, et il respectait assez le garçon pour laisser passer erreur. Ils allèrent au quatrième étage et entrèrent dans une chambre privée.

"Takeshi, tu es de retour", fit le fai- Dame-Tsuna, un sourire s'étendant sur son visage. Le garçon se raidit lorsqu'il vit Reborn. "R-Reborn, q-qu'est-ce que t-tu f-fais i-ici?"

"Je rends visite au futur bras droit du dixième Vongola", répondit le tueur à gages. Reborn souhaiterait que ces paroles soient vraies, pour plus d'un titre. "Je me demande comment il a fini à l'hôpital."

L'ancien faible prit un air coupable, et Reborn regretta presque cette pique verbale. Ce jumeau ne pouvait pas être blâmé pour l'état actuel du jeune mafieux. La faute était sur l'autre jumeau (et sur Reborn). Mais l'ancien faible n'était pas autorisé à le savoir.

"Tu connais ce gamin, Tsuna?", demanda le joueur de baseball.

"Oui", répondit Reborn. "Je suis le tuteur de son frère."

"Tamaki a un tuteur? Je ne le savais pas."

"C-c'est m-ma f-faute", dit Tsuna. Reborn abaissa son fedora et regarda les yeux normalement clairs du garçon s'assombrir. Le tueur à gages ne se cachait pas les conséquences de ses actes, mais il ne pouvait en parler. "I-il a é-été b-blessé en m-me p-protégeant."

"Bien", fit Reborn, surprenant les deux adolescents et feignant l'indifférence. "Il prend son travail au sérieux."

"Non, ce n'est pas 'bien'!", s'écria-t-Tsuna. "Gokudera ne doit pas donner sa vie pour protéger la mienne."

"Il ne l'a pas fait", répliqua Reborn, maudissant une fois de plus la stupidité d'Iemitsu. Mais le tueur à gages ne pouvait pas laisser le petit brun comme ça. "Il respire encore."

"Mais il aurait pu mourir!", dit Tsuna. "Et…"

"Tsuna", fit le joueur de baseball, rompant le silence, "Gokudera ne voudrait pas que tu sois triste qu'il t'ait sauvé. Bien que je pense qu'il sera peut-être furieux que tu l'ai sauvé en retour."

"Il ne voulait pas me sauver", murmura Tsuna, presque trop faiblement pour être entendu. Quelque chose se tortilla autour du cou du garçon.

"Hey, Tsuna, tu sais que tu as un serpent autour du cou ?", demanda le joueur de baseball.

"U-um, o-oui", dit le petit brun, allant jusqu'à toucher le reptile. Le serpent leva la tête pour rencontrer à la main du garçon et fit cligner ses yeux jaunes familiers en direction de Reborn.

"Je ne savais pas que tu aimais les serpents", répondit le joueur de baseball avec un sourire lumineux.

"J-je ne les aimes pas", dit Tsuna. Il sourit doucement lorsque Léon se frotta contre son visage. "Mais celui-là est chaud."

"Bien sûr. Il est à moi", déclara Reborn. "Et ce n'est pas non plus un serpent."

"C-ce n'e-est pas un s-serpent?", demanda Tsuna.

"Alors qu'est-ce que c'est?", continua le joueur de baseball.

"Et donc, qu'est-ce qui ne va pas avec lui?", demanda Reborn. Les deux adolescents échangèrent un regard. Tsuna fut le premier à détourner les yeux.

"Le d-docteur a d-dit qu'il é-était dans le c-coma", dit Tsuna. Le petit brun se redressa. "Reborn, j-j'ai une r-requête."

"Et qu'est-ce que c'est?"

"Reborn fait de Gokudera le bras droit de Tamaki."

"Je ne peux pas faire ça", répondit Reborn. Le regard fixe du garçon intéressa davantage le tueur à gage qu'il ne l'intimida, mais Reborn était sûr qu'un homme moindre seraient gelé par son intensité.

"Tu l'as appelé 'futur bras droit du dixième Vongola'. Alors, pourquoi dis-tu que tu ne peux pas faire ça?"

"Parce que la bêtise est difficile à guérir," répondit Reborn. En toute autre circonstance, le commentaire aurait provoqué un son de gorge confus et un peu indigné de la part du faible, mais à cet instant, il n'obtient qu'un regard fixe. "Je suis ici pour être le tuteur du morveux gâté. Si j'avais un mot à y redire, Gokudera Hayato serait déjà le bras droit du dixième Vongola. Mais je ne peux pas prendre de décisions pour le morveux."

"M-mais", commença Tsuna, le regard posé se tintant de désarroi, "pourquoi?"

Reborn sourit moqueusement, amusé. C'était la première fois qu'il entendait l'aîné des jumeaux faire quelque chose ressemblant à des pleurnichements.

"'Tuteur' ne signifie pas 'patron', Dame-Tsuna ", dit Reborn.

"Tu es sûr que tu n'es pas lié à Gokudera?", demanda le joueur de baseball. "Il appelle Tsuna 'Dame-Tsuna' lui aussi. "

"Tout le monde l'appelle 'Dame-Tsuna'", répliqua Reborn, rendant le son de sa voix aussi irrité que possible. Il se demandait ce que le joueur de baseball dirait en réponse.

"Peut-être", répondit le joueur de baseball. Ses yeux noirs se faisant plus aiguisés. "Mais Tsuna n'est pas du tout 'dame'."

Le petit brun eut l'air de vouloir protester, mais l'expression sur le visage du joueur de baseball lui fit fermer la bouche. Comme Reborn l'avait prévu, le lien entre ces deux là était déjà profond, en dépit du fait que leur amitié ne soit âgée que de quelques semaines. La pluie joyeuse avait trouvé son ciel, et cette pluie ne quitterait plus ce ciel. Tsuna brisa l'échange de regards et se tourna vers le jeune inconscient installé sur le lit. Léon frotta la joue du garçon, mais l'angoisse soudaine sur le visage du garçon ne disparu pas.

"Je peux arranger ça", dit Reborn. Ces mots surprirent le tueur à gages autant que les deux adolescents.

"T-tu p-peux?", demanda Tsuna, l'espoir s'infiltrant dans les yeux un brun d'un teint sombre différent. Reborn hocha la tête. Tsuna se leva de sa chaise et s'inclina. "S-s'il te plaît. S-s'il te plait ai-aide G-Gokudera-san."

Les yeux jaunes de Léon capturèrent les orbes obsidiennes de Reborn. Reborn acquiesça de nouveau. Léon reprit sa forme de caméléon, surprenant l'adolescent dans sa révérence.

"H-hieee! Q-qu'est-ce qu'il fait!", demanda Tsuna. Léon lécha la joue de Tsuna avec une affection évidente et bondit avec précision sur la main de Reborn.

"Dame-Tsuna, je t'ai dit que ce n'était pas un serpent."

"Alors, c'est quoi?", demanda le joueur de baseball.

"C'est mon partenaire, Léon. C'est un caméléon", expliqua Reborn. Léon se releva de toute sa hauteur alors que les deux adolescents le regardaient curieusement. Après que les deux l'eurent bien observé, Reborn sauta de l'épaule du joueur de baseball jusqu'à la tête de Tsuna, puis sur le lit du lanceur de dynamite inconscient. "Maintenant, laissez tout entre les mains de Dr Reborn et sortez."

"Je ne peux pas te laisser seul ici, gamin. J'ai dit que j'allais t'éviter les ennuis", répondit le joueur de baseball. Heureusement, Reborn trouvait le plus grand adolescent d'avantage amusant que gênant, ou alors le joueur de baseball serait maintenant plein de trous.

"Takeshi", dit Tsuna. Il attrapa le joueur de baseball et tira le plus grand adolescent en direction de la porte. "C'est bon. Gokudera va aller bien."

Le joueur de baseball offrit un coup d'œil curieux au petit brun avant de sourire à nouveau.

"Si tu le dis, Tsuna", répondit le plus grand des adolescents, franchissant la porte à la suite de Tsuna. Reborn serra le bord de son chapeau une fois de plus. Il repoussa ses observations indésirables et se concentra sur son patient, mais la tâche était loin d'être facile. Reborn détestait voir autant de potentiel gaspillé.


Le monde tournait, et le jeune mafieux n'arrivait pas à analyser son environnement. Il restait là, aussi immobile que possible, et attendit que le monde s'immobilise. Enfin, le vertige quitta son esprit. Il gémit et se redressa.

"Tu es réveillé!", dit une voix joyeuse de près de lui. Un sourire éclatant rempli sa vision.

"D-dixième?", demanda t-il, désorienté.

"Non," dit le sourire, disparaissant lentement. "C'est Tsuna."

"Dame-Tsuna?", demanda t-il, sa tête s'éclairant d'avantage. Gokudera se força à se concentrer et vérifia la présence de blessure sur la copie. Si le kamikaze se sentait mieux, il ferait une vérification supplémentaire, mais sur la surface, il n'y avait pas de blessures. "Qu'est-ce qu'il s'est passé?"

"Tu es à l'hôpital", déclara la copie. Gokudera renifla. Comme si le bombardier ne le savait pas.

"Comment suis-je arrivé ici?"

"Takeshi et moi t'avons amené ici après que tu te sois fais tiré dessus."

"Ne sais-tu pas comment donner un simple rapport ?", grogna Gokudera. Il sursauta à la douleur soudaine, mais continua d'interroger la copie. "Que diable s'est-il passé après que cet idiot nous ait tiré dessus?"

"I-il… i-il est p-parti", dit l'idiote copie, détournant les yeux. Saisissant la couverture sur ses genoux, Gokudera résista à l'envie de frapper la copie. La stupide copie mentait à nouveau.

"Yo, je suis de retour", fit l'idiot du baseball entrant dans la chambre sans un seul regard sur la situation. "Alors, tu es réveillé Gokudera? Ca n'a pas mit longtemps. Les prières du gamin ont bien marché on dirait."

"Qu'est-ce que tu racontes, idiot du baseball?", demanda Gokudera. Le taré du baseball était seulement dans la chambre depuis quelques secondes, et il avait déjà envie de le réduire en miettes.

"Le gamin qui est le tu-"

"Comment te sens-tu, Gokudera-san?", demanda la copie stupide, coupant la phrase de l'idiot de baseball. En ayant eu plus qu'assez de l'idiot du base-ball, Gokudera fit une rapide vérification mentale de ses propres blessures. Toutes les blessures étaient en dernière phase de guérison. Après avoir prit des dérouillées depuis qu'il était enfant, Gokudera savait très bien comment son corps guérissait, et il n'aurait pas dû être si bien rétabli juste après son réveil.

"Idiot du baseball", appela Gokudera.

"Quoi? Tu as besoin d'aide pour répondre à la question de Tsuna? Tu veux que j'aille chercher une infirmière?", demanda l'idiot du baseball.

"De quel gamin tu parles?", exigea Gokudera, ignorant la stupidité de l'idiot du baseball.

"Oh, ce gamin. Il a dit qu'il n'était pas de ta famille. Il jouait à être tuteur du frè-"

"C'était Reborn", dit la copie idiote, interrompant à nouveau l'idiot du baseball. "Il est venu pour te guérir puisque tu deviendras le bras droit du dixième Vongola."

"Reborn-san était là!", dit Gokudera. Il pouvait à peine croire que le Reborn l'avait guéri. "Est-ce que le dixième est venu avec lui?"

"Nan," répondit l'idiot du baseball avec ce large sourire stupide. "Tamaki se ficherait même complètement que tu sois malade."

"Takeshi!", s'écria la copie stupide. Gokudera ne voulait pas entendre ces mots, mais il ne pouvait pas échapper à leur véracité. Mais ils étaient seulement vrais parce que le dixième n'était pas encore convaincu de la loyauté du poseur de bombe. Quand ce serait le cas, le dixième ferait en sorte que son bras droit survive à toutes ses batailles.

"Alors, maintenant que tu vas mieux, peut-être que Tsuna pourrait enfin rentrer chez lui", dit l'idiot du baseball. Il jeta un bras autour de la copie. "Il est resté ici depuis ton arrivée à l'hôpital, et sa mère est inquiète pour lui."

"Che", fit Gokudera, se détournant des deux idiots pour cacher sa rougeur. "Comme si quelqu'un lui avait demandé de faire ça."

"Ta mère m'a demandé de te donner ça", dit l'idiot du baseball. Il tendit un bento que Gokudera n'avait pas remarqué plus tôt. Le kamikaze maudit son corps affaibli et essaya de prêter plus d'attention à son entourage. Un moment d'inattention avait fini par l'envoyer à l'hôpital et avait failli coûter la vie de la copie. Gokudera ne pouvait pas laisser cela se reproduire.

"Merci", fit la copie en prenant le bento. "Tu as faim, Gokudera?"

"Je viens juste de me réveiller d'un coma", déclara Gokudera. "Qu'est-ce que tu penses, Dame Tsuna?"

"Que tu as faim", répondit la copie. Il plaça doucement le bento sur les genoux de Gokudera. "Il devrait être vraiment bon aujourd'hui."

"Je n'en veux pas. La dernière fois que tu as dis ça, le goût était moins bon."

"Moins bon?" Les yeux de la copie stupide s'élargirent. "Vraiment?"

"Pourquoi je te mentirais!" Comme s'il avait besoin de mentir sur une chose aussi stupide. La mère du dixième était une cuisinière de génie, mais même les génies avaient parfois des moments de faiblesse. Par ailleurs, la nourriture avait quoi qu'il en soit le goût d'un don du ciel, mais ce n'était juste pas tout à fait ça cette fois là. Un peu moins que la perfection.

"N-non. J-je ne dis pas ça", répondit la copie. Son visage devint rouge alors que la copie essayait de le cacher sous ce désordre de cheveux. "J'avais pensé que le goût serait meilleur."

"Quoi qu'il en soit, je ne veux pas le manger."

"Ma, ma," fit l'idiot du baseball. "Tsuna tu l'as donné et tu devrais le manger."

"Très bien, mais seulement parce que je ne ferai rien qui puisse offenser la mère du dixième", répondit Gokudera. Ouvrant le bento, il en prit une bouchée. Comme prévu, la nourriture de la mère du dixième était merveilleuse, mais elle avait un autre goût que d'habitude. Il était en quelque sorte effacé. La différence était légère, et s'il n'avait pas lui-même grandi en s'entrainant à détecter de petits changements dans les aliments (le 'poison cooking' de sa sœur avait parfois un goût très semblable à la cuisine normale et sa vie dépendait de sa capacité à en savoir la différence), il n'aurait pas été en mesure de le remarquer. Mais elle était là, et il devait admettre que bien que ses bentos habituels soient d'une qualité inégalée, celui-ci n'était pas à leur hauteur. En y repensant, la dernière fois qu'il avait goûté un bento comme celui-ci c'était un jour où la copie était arrivée à moitié morte après une session avec Reborn. La mère du dixième avait sans doute été préoccupée par l'insatisfaisante copie quand elle l'avait fait, et puisque la copie était restée à l'hôpital durant la nuit, elle devait aussi être inquiète quand elle avait fait celui-là. La copie stupide n'avait pas le droit de causer tant de peine à la merveilleuse mère du dixième.

"Très bien Tsuna, il est temps de rentrer à la maison", déclara l'idiot du baseball. La copie secoua la tête.

"Je veux rester ici jusqu'à ce que Gokudera-san puisse partir."

"Tsuna." Le nom sorti comme soupir, faisant presque s'étouffer Gokudera avec son riz. Il ne savait pas que le joueur de baseball pouvait prendre un tel ton, et le sourire stupide n'avait même pas quitté de visage de l'idiot. "Tu dois rentrer chez toi."

"Je le ferai, je te promets. Mais je veux être sûr que Gokudera-san va bien d'abord."

"Le gamin a prié pour lui. Il ira bien", dit l'idiot du baseball. Un sourire s'étira sur son visage mais Gokudera pouvait dire que l'idiot du baseball se forçait. Ses yeux noirs implorant se tournèrent vers le poseur de bombes. "N'est-ce pas, Gokudera?"

Gokudera voulu rétorquer à l'idiot du baseball que ce n'était pas ses affaires et donc d'aller plutôt s'occuper des siennes, mais un coup d'œil au petit brun stoppa Gokudera. La copie stupide avait des poches sous les yeux et sa peau était pâle.

"Tu as entendu l'idiot du baseball", dit Gokudera.

"Je sais. Mais je veux juste être sûr…"

Gokudera retourna ses baguettes et frappa la copie stupide sur le front avec.

"O-ow", fit la copie, en se frottant le front.

"Qui a dit que tu pouvais douter de Reborn-san?", demanda Gokudera. "Sort. Je suis malade de voir ton expression pathétique sur le visage du dixième."

"M-mais…"

"J'ai dit dehors!", hurla Gokudera. Il ignora la douleur que le cri lui coûta et foudroya la copie du regard. L'expression de la copie passa d'inquiète à quelque chose de pire, mais la copie se leva.

"Nous reviendrons plus tard. C'est d'accord, Gokudera-san?"

"Faites ce que vous voulez," dit-il, retournant à son bento. Gokudera regarda du coin de l'œil la copie et le joueur de baseball partir.

"On se voit plus tard, Gokudera!", dit l'idiot du baseball, faisant signe de la main comme l'idiot qu'il était. "Et merci!"

"Ne me remercie pas!", grogna Gokudera. L'idiot du baseball élargit simplement son sourire et a poussé la copie confuse vers la porte. Gokudera continua de manger, mais le goût de la nourriture ne semblait plus aussi bon qu'avant. Quelque chose que sa sœur lui avait autrefois dit lui vient à l'esprit. Peu importe combien la nourriture était faite avec amour, c'était inutile si la compagnie n'était pas elle aussi affectueuse. Le kamikaze ricana. L'absence de ces deux idiots ne pouvait pas affecter ses papilles gustatives. Ses blessures foutaient la pagaille dans sa tête. Le poseur de bombe se concentra sur son repas. Il apprécierait de la cuisine de la mère du dixième peut importe à quel point il se sentirait malade. Il lança un regard furieux en direction de la porte, puis revient à son bento. Il manga autant de la nourriture que son corps avait besoin, puis ferma le bento. Il pouvait manger les restes plus tard. Lorsque les deux idiots seraient de retour, il leur donnerait un bento vide, même s'il devait le manger en leur présence. Il le devait à la mère du dixième.