Hello à tous, voici l'avant dernier chapitre de cette fiction. J'espère qu'il vous plaira

Enjoy


Vérité partie 1

« Alec que dirais-tu d'aller vivre en Nouvelle Zélande ? »

Hein ?

C'est la question que me pose mon compagnon alors que je suis plongé dans une chorégraphie assez complexe que je dois présenter comme examen d'entrée pour mon examen final. Non mon école n'est pas du tout élitiste. Presque pas mais bon je ne l'ai pas choisie pour rien !

De quoi parle-t-il encore ?

La nouvelle Zélande ? Ce n'est pas de l'autre côté du pôle ça ? Ce n'est même pas dans le même hémisphère en plus, non ? décidément quelle idée bizarre.

Etant rentré avant lui, j'ai pu apercevoir posé sur la table du salon un atlas ouvert à je ne sais quelle page. Il y avait aussi plusieurs dépliants d'agence de voyages avec des photos de koalas, de paysages déserts sublimes et de peuplades dessus.

Nous avons déjà pris nos vacances pourtant. La Crête semblait lui avoir plu dans mes souvenirs ? Surtout que c'est lui qui avait choisi la destination.

Je fais semblant de ne rien entendre et continue de regarder la vidéo de la choré tout en notant sur une feuille les changements de mouvement en fonction du tempo. En plus c'est une danse à contre temps, ce qui la rend plus techniques et plus sportive... Je le sens qui se rapproche derrière moi, son souffle chaud caresse ma nuque. Il dépose un baiser. En temps normal cela me chatouillerait et me donnerait envie d'en avoir un peu plus… en temps normal, mais là je travaille.

Rien ne doit me troubler. Alors gentiment je lui fais comprendre que ce n'est pas le moment approprié en passant ma main sur ma nuque pour ôter la trace de son baiser.

Il insiste en se mettant à caresser ma nuque et à embrasser tendrement la peau de mon cou. Je n'aime pas le repousser... en y réfléchissant cela arrive peu souvent vu que je décide toujours de tout et c'est plutôt moi qui dois tempérer mes ardeurs souvent, lui n'étant pas aussi avide de sexe que moi.

Je grogne un peu. Je dois absolument avoir terminé cette mise au point pour demain. J'en ai besoin pour réussir. Bon sang, il faut toujours qu'il ait des initiatives quand il ne faut pas.

Il s'accroupit près de moi. Ses mains glissent se frayant un chemin sous mon t-shirt.

Pas ce soir, je n'ai pas le temps pour m'amuser.

Si lui ne ramène pas de boulot à la maison ou très peu ce n'est pas mon cas, je trouve parfois ses agissements individualistes, mais bon rien d'insurmontable non plus.

Malgré ses câlineries, je reste concentré sur l'écran de mon ordinateur. Imperméable à toutes ses attentions. Toujours aussi insistant, il susurre à mon oreille

« Si on partait mon ange ? Bouger un peu, voyager et voir du pays ? »

Bon sang à quoi ça rime ? Quelle est cette idée de partir à tout prix ? Partir, voyager, bouger plusieurs termes pour designer la même chose. Il me fait des sous-entendus depuis plusieurs jours mais là c'est les pieds dans le plat !

« Tu n'aimerais pas aller vivre dans un pays où il fait toujours beau, où l'on peut aller surfer en plein hiver et voir une vraie mer bleue ? ».

Surfer ? il n'a aucun équilibre, il ne sait même pas rouler à vélo. Et puis moi je me fiche du beau temps, je veux danser et perfectionner le tir à l'arc. A Londres, nous avons des cours intensifs et ici nous travaillons principalement sur les arcs médiévaux. Emmène-moi en Allemagne, en France ou en Belgique sur des fêtes médiévales plutôt qu'en nouvelle Zélande.

Il veut s'expatrier ? Mais moi je l'ai déjà fait quand je suis venu vivre ici à Londres. J'ai dû m'éloigner de ma famille, des miens, de mes amis, de ma vie, alors maintenant que j'ai réussi tant bien que mal à reconstruire quelque chose ici il me faudrait partir et tout abandonner à nouveau ?

NON ! NEE ! NO ! NIET ! enfin bref je refuse !

Après le coup de fil surprise de l'autre fils de chien quelques jours avant, je ne suis pas vraiment d'humeur à me montrer conciliant et gentil. Juste le fait de penser à l'autre salaud me met hors de moi. Comment cet enfoiré a-t-il réussit à obtenir mon nouveau numéro de téléphone ?

Même à distance je n'arrive pas à gagner face à mon enfoiré d'ex. Alors désolé pour mon compagnon mais ce soir Alec mène la danse. Pas envie de céder quoi que ce soit à quiconque.

Je fais pivoter ma chaise, me retourne et me retrouve face à lui. Je suis parfois agressif, peut-être qu'il a une raison de vouloir s'en aller, laissons-le parler. Je lui adresse un de mes plus beaux sourires. Me courbe un peu et dépose un baiser sur ses lèvres. Son visage s'illumine, mon geste l'a encouragé pour s'ouvrir et parler plus.

Allez accélère, on n'va pas y passer la soirée. Je n'ai pas que cela à faire.

« Tu as déjà vu des kangourous, Alec ? »

« Oui, une fois dans un parc animalier ». Je réponds, laconique.

« Tu ne voudrais pas les voir en vrai, en liberté ? »

« Pourquoi pas pendant nos prochaines vacances ? »

« Et pourquoi ne pas y aller le mois prochain ? »

Le mois prochain ? Pourquoi pas demain matin aussi tant qu'il y est ?

Tout doux sucre d'orge.

Je soupire. Il oublie toujours que je suis étudiant, que j'ai un examen final déterminant toute ma vie et que je ne peux pas partir sans mon diplôme. Franchement marre de ces enseignants ! oui Sébastien est prof, il peut se permettre de voguer au gré du vent mais moi pas.

« Sébastien, mon amour, je ne peux pas tout plaquer comme ça pour aller vivre à l'autre bout du monde. »

« Et pourquoi pas mon ange. Rien ne t'attache ici, non ? »

Rien ne me retient ? Non mais il rêve !

Voilà une des choses typiques qui m'énerve chez mon petit ami. Pourquoi Sébastien pense-t-il que parce que je suis étudiant, je peux tout quitter comme ça, en un claquement de doigt, sans avoir besoin de me justifier ou d'anticiper à l'avance. Alors que cela est loin d'être aussi simple. Croit-il que je passe mes journées à bailler aux corneilles ou me tourner les pouces ? J'ai une hygiène de vie à suivre, un régime approprié, de l'entrainement à faire et des chorés à répéter. C'est une hygiène drastique et je ne veux rien perdre.

Contrairement à une personne que je ne citerai pas, Sébastien n'a jamais vraiment compris la passion que je porte à mes études. Pour autant, il ne m'empêche jamais de travailler ni ne me reproche de passer des journées voire des soirées complètes à la fac. Jamais il ne semble s'intéresser ou ne me demande sur quoi peuvent porter mon futur boulot. A l'inverse, j'aime assez savoir ce qui se passe à son travail et l'épauler s'il rencontre des difficultés.

La vie à deux est parfois pénible et les humeurs difficilement compatibles, nos emplois du temps respectifs n'aident pas non plus.

Il exerce le métier d'enseignant en secondaire. A notre rencontre, il était déjà dans la vie active, alors que dans mon cas cela viendra plus tard. Pour l'instant je ne suis qu'un simple élève qui bientôt aura le droit d'intégrer une grande troupe et là on pourra voyager autant qu'il le voudra.

Mon cursus étant assez long et fastidieux, je peux comprendre le désintérêt de mon compagnon. Malgré tout, si lui peut très bien prendre des vacances comme bon lui chante, moi j'ai des comptes à rendre à pas mal de personnes. Surtout je ne veux pas risquer de perdre la bourse qui me permet de financer ma scolarité ô combien couteuse et sans laquelle je serais obligé de travailler à coté de mes études.

D'ailleurs c'est toujours un miracle que je continue à la percevoir depuis plus de quatre ans alors qu'elle ne devait durer qu'une année sans doute une erreur administrative dont je ne me plains pas. Pour une fois que je n'ai pas la poisse.

Malgré tout Sébastien est un véritable amour, une vraie crème. Je ne vais pas lui montrer mon agacement, d'ailleurs jamais il ne m'a vu énervé ou même hors de moi.

« Sébastien mon cœur, je suis sur un important projet et c'est une chance énorme que le chorégraphe Imasu Morales m'ait choisi comme étoile montante, donc je ne peux pas tout laisser tomber comme ça, alors qu'il a besoin de moi et compte sur moi. »

Mon petit ami se rapproche un peu plus de moi et me prend dans ses bras tout en m'embrassant. Il essaye de me prendre par les sentiments là, non ?

Bière forte ! Merde ! j'aime pas ça.

Il a top bu et si je lui dis il va me contredire. Je n'ai pas envie de lui et pourtant si je refuse quand il est saoul, c'est bien difficile. J'aime pas les dilemmes

« Tu sais Alec, il y a d'excellentes écoles de danse et sans doute des professeurs bien meilleurs voir même plus doués que le tien..., dit-il tout bas en caressant mon visage.

« Je ne suis pas encore diplômé... je ne veux pas partir sans »

Je réponds sans élever la voix bien que cette discussion m'irrite un peu.

« Tu peux très bien travailler ailleurs que dans la danse. Tu as tellement de possibilités dans le sport à haut niveau »

« Ah ouais ? Dis-moi lesquelles ? »

« Je ne sais pas, on verra sur place. »

Rien du tout, je ne bouge pas d'ici sans mon diplôme. Sentant que la conversation v s'envenimer, je me tais

Ma joue se frotte contre la sienne, je le regarde avec tendresse, mes bras autour de son cou. Montrer le contraire de ce que le pense est aisé, avec le temps j'ai appris à faire.

« Sébastien, mon cœur je ne peux pas partir comme ça et toi non plus. Tu as ton travail, tes élèves, tes collègues, ta famille… toute ta vie est ici, tout comme la mienne. Tu n'as jamais quitté l'Angleterre. Vouloir tout laisser sur un coup de cœur, n'est pas raisonnable. »

« Tu n'as pas envie d'une nouvelle vie pour nous mon amour ? »

Une nouvelle vie ? Sait-il au moins ce qu'est cela représente ? Que reproche-t-il à la sienne ? Elle est parfaite ! Que cherche-t-il à fuir ? Puis en ce qui me concerne, c'est déjà une nouvelle vie que je mène à Londres, je ne vais pas en commencer une tous les quatre ans.

Lui faire entendre raison sera plus difficile que prévu. Bon je vais ruser comme je le fais afin de gagner la partie

« Bébé, je ne rêve que de ça une vie avec toi, (je vais me faire vomir bientôt putain j'aime pas la guimauve) mais accorde-moi un peu de temps pour me faire à l'idée et essayer de voir et prendre d'éventuels contacts là-bas. Après promis que l'on en rediscute, d'accord ?

« Bien sûr mon ange. Tu es si adorable Alec, c'est pour cela que je t'aime mon cœur. »

Alec Lightwood grand vainqueur de ce débat à la con, youhou, je ferais bien la danse de la victoire mais ça ne le ferait pas dans le salon.

Cause toujours mon coco, l'Océanie ça sera sans moi. Parfois je me trouve vraiment sournois, à savoir où est-ce que j'ai pu apprendre à faire ça manipuler les autres. J'enlace sa taille et l'embrasse passionnément autant endormir aussi toutes ses envies de revenir sur le sujet. Finalement mon travail attendra un peu que je puisse faire perdre la tête à ce brun qui me sert de petit ami, et lui faire oublier ses projets farfelus.

L'Océanie ? Mais vraiment n'importe quoi !

OoOoO

C'est un rayon de lumière jouant à cache-cache sur ma peau qui me tire doucement de mon sommeil. Paresseusement, je baile et m'étire. Je relève les draps et essais de sortir du lit en faisant le moins de bruit possible. Même si le soleil zélandais est déjà haut dans le ciel, il est à peine six heures du matin et je ne tiens surtout pas à réveiller mon homme allongé juste à côté de moi. Sa journée ne commence pas aussi tôt que la mienne (s'il arrive à se lever), et c'est un ours mal léché s'il est réveillé trop tôt.

D'un geste tendre, je caresse ses mèches brunes il soupire d'aise dans son sommeil. Doucement je m'assis sur le rebord du lit, pose mes mains sur mes épaules, faisant rouler mes muscles pour les étirer un peu.

Je profite de cette belle journée pour prendre ma douche, dompter mes cheveux noirs et m'habiller comme à mon habitude jeans noir et T-shirt au logo de ma troupe !

Un grognement provenant de la chambre, pas le temps d'aller voir s'il y a un problème sinon je risque d'arriver à la bourre. Je me précipite rapidement dehors, la tiédeur matinale est vraiment agréable. Je suis toujours étonné de constater à quel point j'aime ça, sentir les premiers rayons du soleil réchauffer ma peau.

Je mets le contact et démarre mon pick up. J'arrive rapidement sur le lieu de mon travail, j'entre vite et retrouve toute mon équipe. En plus quand je vois les danseurs qui sont sous mes ordres c'est un tel bonheur. Mon idole Harry me fait la bise, hyper heureux de me voir si joyeux ce matin.

Vive Alexander Lightwood, chorégraphe de grande renommée et surtout chef du département break danse de l'académie d'Auckland ! Et de prime, le nouveau metteur en scène du spectacle Glee forever en l'honneur de Cory Monteith

Cela vous en bouche en coin ! et oui j'ai réussi, j'ai monté ma troupe et maintenant je suis reconnu. Que demande le peuple ? Rien du tout.

Souhaitez-vous que je vous explique ? on dirait que vous êtes un peu perdu ! Une fois de plus je vais vous montrer ma grandeur d'âme et combler vos lacunes. Je suis quand même gentil non ?

Tout cela recommence, avec mon obsession ! En effet mon existence semble être liée à ce chien galeux de Magnus Bane

Savez-vous que cet homme est un vrai psychopathe ? Non, sociopathe serait plus juste car il a conscience du mal qu'il fait mais s'en balance royalement. A mon avis il est héritier du marquis de Sade vu ses tendances bizarres.

Oui je sais, je radote ! Certes, c'est vrai ! J'ai toujours crié à qui le voulait que mon ex fût un sadique etc… avant cela n'était que de simples paroles en l'air. Depuis j'en ai eu la preuve formelle.

Vous souvenez-vous du chantage odieux qu'il me fit pour m'extorquer un rendez-vous ? Comme il le souhaitait, je me rendis à son rendez-vous, de mauvaise grâce, ne voulant pas que par ma faute Clary perde son job.

J'allais prouver à cet ahuri de pousse toi de là que je m'y mette, que j'avais mûri, grandit et changé ! Magnus se permis d'user la carte de la séduction poussant le vice jusqu'au flirt. J'entrai dans le jeu tout en restant sur mes gardes ne pas oublier qui j'avais en face de moi. Magnus était le serpent dans le jardin d'Eden. Pour lui, j'étais la pomme tentatrice, le fruit défendu, son envie et son plaisir.

Magnus m'avait bien exprimé ses désidératas, seulement je refusais net de me rendre dans son lit ou il ramenait ses coups d'un soir. Je ne désire pas en être un.

Non, je n'étais pas jaloux, c'est juste que je connais mes valeurs et s'il voulait me sauter, oui c'est vulgaire mais c'est ainsi, il devrait fournir un maximum d'effort. Merde quoi, je suis son ex, pas un amant de passage.

A noter que je ne savais pas si je devais en arriver jusque-là. Coucher ensemble n'était pas abuser ? Embrasser est une chose si intime en fait, si sensuelle en même temps. En plus les baisers de Magnus sont divins, juste parfaits. Comment vais-je pouvoir me tirer de ce mauvais pas, si mon cœur commence déjà à battre la chamade seulement parce que nos langues s'entremêlent ? Notre baiser me fait prendre conscience à quel point Magnus m'avait manqué. Comment sa chaleur, ses bras, sa voix, son regard de braise, son corps...en un mot : lui m'avait manqué. Être avec lui est simplement magique.

Mon corps répond à ses attentions sans même me demander ma permission, mon âme semble vouloir se damner pour un contact plus recherché avec cet homme trop toxique pour ma santé physique et mentale. Moi qui pensais jouer, je suis complètement perdu.

OUI ! je suis un imbécile.

Mon bassin se frotte impudiquement contre le sien. Je ne dois pas faire ça, je vais me détruire à chauffer ainsi Magnus Bane. Je ne dois pas céder. J'ai beau fermer fort les yeux et penser à mon petit ami resté à Londres, rien y fait je désire mon ex si fort, si ardemment. J'ai envie de lui et lui aussi. Tant pis, au diable ma conscience, je le veux.

Puis le retour à la réalité est horrible, un véritable tonnerre s'abat sur moi, au moment où Magnus découvre mon honteux secret. Ces cicatrices, jamais il n'aurait dû les voir.

Ses yeux ! Je ne connais pas cette expression dans son regard. C'est la première fois que je vois ce regard émaner de ces ambres.

La meilleure défense étant l'attaque, je lui balance tout. Lui hurle dessus, l'insulte, le maudit, lui crache tout ma rancœur en pleine figure. Mais c'est à moi-même que je dis tous ces mots en réalité, ces marques sur mes avants bras auraient dû être caché, à quoi est-ce que je pensais avant de venir ? Je suis qu'un bel idiot, je savais que ça allait se finir nu, il allait les voir d'office.

Je devine sa réaction, tout en à la redoutant à la fois. Je le connais, j'ai vécu avec lui, mon corps tout entier tremble, mais c'est l'appréhension qui le fait réagir. Pourquoi est-ce si important de savoir ce qu'il va penser ?

J'ai peur... peur de le décevoir, de le dégouter. Pourtant je suis censé de me ficher de lui, pas de savoir ce qu'il pense de moi. Le temps est figé, Magnus se tait. Ses yeux sont voilés comme tristes

Pourquoi ne cesse-t-il pas de fixer mes coupures ? Pourquoi dit-il tout ça ? Pourquoi maintenant, là, dans cette chambre d'hôtel ? Pourquoi ne me laisse-t-il pas passer mes nerfs sur lui comme toujours ? Pourquoi est-ce la première fois qu'il me dit je t'aime !

Magnus n'a pas le droit de m'ouvrir son cœur cette nuit. Je n'en veux pas. Il avait un cœur, lui ? Jamais il ne me disait je t'aime avant. Quelques mots doux oui mais pas je t'aime. Ces mots... pour entendre ces mots sortir de sa bouche dans le passé, j'aurais tout donné, vendu mon âme au diable, renié ma famille s'il avait fallu.

Tous ce qu'il prononce est vrai, il ne ment jamais, mais je ne veux pas savoir. Non. Je refuse de comprendre, d'entendre. Magnus ne joue pas le jeu. C'est ignoble ! C'est vraiment un salaud, il n'a pas le droit de faire ça, il ne peut pas.

Je m'attendais à tout ce soir sauf à ça. Dans ma tête la soirée devait se finir autrement, par une engueulade et une haine éternelle, mais surement pas par des mots d'amour. Pourquoi vient-il de me dire je t'aime. Ces petits mots sont entrain de chambouler mon esprit, je ne sais plus quoi penser. Je voulais te hait, pas t'aimer à nouveau.

Non !

Je me dis que je me suis trompé sur nous, sur lui, sur nos choix. Que j'étais peut-être dans le faux. Je ne sais plus. Avait-il à sa manière d'essayer de me retenir sans vraiment oser me le dire clairement ?

Londres, Sébastien, ma vie là-bas était inutile ? Mes yeux se baissent sur mes avants bras marqués.

Mon moi profond enfouit depuis notre rupture fait alors surface comme un peu plus tôt dans cette journée merdique, et éclate en sanglot car il ne sait pas quoi faire d'autre.

Je chiale comme un enfant. Je suis perdu. Mon univers s'ébranle. Mes croyances, mes convictions... emportées. Il me console. Tant de douceur transpire de lui... ce n'est pas vrai, je suis sensé le détester et non pas ressentir tout l'amour qu'il exprime. Malgré notre passé, je l'aime encore comme au premier jour.

Que va-t-il advenir de nous ? La réponse ne viendra pas de lui, Magnus pleure en silence, mon cou est humide. C'est la première fois que je ressens ses larmes. C'est la première fois que je le vois en vrai. S'il te plait Magnus, redeviens ce sale type, fous toi de ma gueule, donne-moi une raison de te haïr, pas de t'aimer. Mais non comme un con, je me serre dans ses bras et je me laisse aller. Une dernière nuit pour profiter de sa chaleur, bien blottit dans le creux de ses bras. Son odeur de bois de Santal me grise. Je reste muet, scellant par ce silence notre sort. Rien ne sera plus comme avant. Magnus a compris que c'est trop tard. Alors il me serre encore plus fort murmurant à nouveau ce je t'aime qui me fait si mal.

Tu es un monstre Magnus, je te hais tellement.

Au matin, je me levai avant lui et quittai la chambre comme un voleur, pris mes affaires chez mes parents, le soir même je reprenais ma vie.

Mon choix était fait : Sébastien au lieu de Magnus.

Ne me dites pas que j'aurais dû donner sa chance à Magnus ? Vous vous voyez vous remettre avec l'un de vos ex ? Malgré ses belles paroles et sa sincérité indéniable, qu'est-ce qui me prouvait que mon ex avait changé ? Rien !

J'ai décidé d'écourter mon séjour et de repartir plutôt pour Londres. Je voulais mettre de la distance et je m'en suis tenu. Je n'ai répondu à aucun de ses appels, malgré la sincérité de ses messages me demandant de lui pardonner. Je ne connaissais pas la facette sincère et amoureuse de Magnus. J'ai eu envie de répondre, de repartir le voir mais j'ai décidé de ne pas le faire. J'ai changé mon numéro de portable, j'ai repris ma vie. Je savais ce que je perdais mais je ne voulais pas retomber dans l'horreur si Magnus redevenait le gars hautain et sans scrupule.

Ses excuses tardives n'effaçaient pas les souffrances endurées dans le passé. C'est juste que j'ai peur.

Non, choisir Sébastien n'était pas par dépit loin de là, mais une décision murement réfléchie. Je savais que nous pouvions mener une vie stable et aimante. Que j'avais la possibilité de me reconstruire et de croire à nouveau en l'amour. D'ailleurs deux mois après nous emménagions ensemble dans un bel appartement.

Finalement, je ne retournai pas de nouveau revoir mes parents avec mon compagnon, ma précédente visite me servit de leçon. New York est certes grande mais mieux vaut éviter de tenter le diable si possible, le prochain voyage dans mon pays sera pour le mariage de mon frère en septembre, pas avant.

J'aime Sébastien, je crois en lui... mais lui accorder pleinement ma confiance... je ne peux pas ou sinon je ne sais plus. Quelque chose coince, je ne sais pas quoi. Pourtant la vie à deux est douce, les bonheurs agréables, les plaisirs simples. Mon petit ami est un véritable amour... est-ce normal ?

Comment ça je ne suis jamais content ? Vous ne trouvez pas un peu suspect un homme quasi parfait, disant toujours oui au moindre de vos désirs, n'élevant jamais la voix ? Etrange ou sinon me reste-t-il encore des séquelles de mon ancienne relation. Ou bien je suis masochiste sur les bords.

Ne pas crier, ni me mettre en colère ou encore me disputer me fait bizarre. Aurais-je du mal de faire mon deuil de Magnus ? C'est juste que ma vie actuelle parait trop parfaite, trop simple ou trop tranquille.

Et elle aurait pu le rester si un soir du mois d'août, alors que mon compagnon était sorti avec ses amis, je reçus un appel d'un numéro inconnu. Au début je pensais que c'était ma chère cousine Tessa qui cherchait à me joindre avec le téléphone d'une de ses conquêtes d'un soir. Elle n'utilise jamais son portable, c'est une épicurienne et aime profiter des autres. Malgré tout, elle m'appelle tous les jours pour prendre de mes nouvelles. Elle est tellement protectrice avec moi. Une vraie maman poule. Et bien non, c'était Magnus.

Ce type m'énerve, me met hors de moi, m'agace. A l'autre bout du fil, il a son air hautain, je le devine. Son ton gentil, sans défense a disparu depuis notre dernière discussion. L'homme à l'autre bout de la ligne est bel et bien le Magnus Bane que je connais : arrogant, prétentieux, sûr de lui. Cela me rassure car je peux à nouveau le détester de tout mon cœur. J'ai envie de lui refaire le portrait et enlever cet air suffisant qu'il affiche constamment sur son visage. Il peut s'estimer heureux d'être à des milliers de kilomètres d'ici. Si je le croise, je le démonte. Et évidemment avec son appel, il me met hors de moi.

Depuis que je suis avec Sébastien, je suis devenu quelqu'un de plus posé. Nous avons une relation parfaite, mais dès que j'entends les paroles de ce sale type, j'explose. Je crie de rage, de colère je balance mon téléphone contre le mur en face de moi.

Et merde ! Merde ! Merde ! Fais chier ce chanteur pop disco !

Putain, en plus j'ai même pas d'argent pour me racheter un nouveau portable, j'ai la poisse. En me calmant, une question me taraude. Comment a-t-il eu mon numéro et comment sais il le prénom de mon amoureux ?

En rentrant, Sébastien ne voit rien de mon irritation, alors que je lui adresse mon plus beau sourire et le traine illico presto dans la chambre, j'ai besoin d'oublier et rien de mieux que le sexe pour ça. Oui je suis fan de sexe, vous ne l'aviez pas encore compris. Seulement je me rends compte que l'image que je donne à Sébastien est tronque. Je ne suis pas ce gentil toutou prêt à lui passer tous ses caprices. Seulement je pense que c'est par peur d'être seul, je lui concède tous ses désirs. Mais quelle cruche que je suis. Mais bon si Sébastien me connaissait vraiment, il risquerait de fuir et je n'ai pas envie.

Quelques jours plus tard, je me rends voir mon professeur principal Luke Garroway. Il a soi-disant une excellente nouvelle à m'annoncer. Je vais à son bureau et j'entends à travers la porte entrouverte qu'il n'est pas seul. En tout cas, ils ont l'air de bien rire. Je me permets de rentrer doucement. Luke me fait signe d'avancer. Je distingue un peu plus l'inconnu qui est de dos. C'est un homme brun, et mentalement je le complimente sur son magnifique fessier.

Puis d'un coup, un frisson me parcourt. Je m'arrête net. Les poils de mes avants bras s'hérissent. Est-ce que je nage en plein cauchemar ? L'inconnu rit à un mot d'esprit du prof. Plus de doute possible, je cauchemarde et ce les yeux ouverts.

Le ciel m'est-il tombé sur la tête ou quoi ? Qu'est-ce que Magnus Bane fout là ? Non, ce n'est pas la bonne question. Comment peut-il être ici alors qu'il est censé être à New York ?

Je manque d'air. Ma tête commence à tourner, je me sens mal... vraiment mal. Magnus Bane, mon ex, se trouve à Londres, dans ma fac, en train de discuter comme de vieux potes avec mon professeur référent.

Mon rythme cardiaque s'accélère, mon cœur bat vite... trop vite. Mon souffle se coupe, ma peau frissonne. Je fais quelques pas en arrière je dois sortir et quitter ce mauvais rêve. Mon geste est interrompu par mon prof qui s'adresse à moi.

Merde pourvu qu'il ne me présente pas.

« Alexander, je parlais justement de toi, dit-il dans un immense sourire. Laisse-moi te présenter le fils d'un très bon ami... »

NON NON NON

« Luke m'a souvent parlé de vous Alexander, enchanté de vous connaitre, dit-il dans un sourire, Magnus Bane, pour vous servir, jeune homme. »

Luke ? Jeune homme ? Attendez, ne me dites pas ? Oh putain ! Une illumination dans mon esprit. Je viens de comprendre.

Putain de bordel de merde ! Ce salaud qui fait semblant de ne pas me connaitre est le fils du meilleur ami de mon prof, c'est bien ça ? Ce qui signifie qu'il connait assez bien mon référent, donc cette fac aussi ? y aurais t'il anguille sous roche. Je me méfie. Mâchoire contractée, lèvres pincées, regard foncé, je tends ma main et serre la sienne. Durant ce bref instant il fait une pression plus forte avec son pouce dans la paume de ma main avant de me relâcher. Enflure ! Et en plus la situation l'excite.

Je vous avais dit que si je le croisais, j'allais lui faire la tête au carré et bien aux infos demain, on pourra lire comment Magnus bane a péri en Angleterre dans un fâcheux accident.

Ils continuent à s'entretenir en m'intégrant à leur discussion.

« ...Magnus fut l'un de mes meilleurs étudiants avant toi, Alec. Il se passionnait de tout et il n'y avait aucune limite à sa soif d'apprendre... »

Résumons, mon ex qui se trouve être le fils d'un ami de mon prof, fut également son élève, donc du même cas étudiant dans la même division que la mienne quelques années auparavant ? C'est bien ça ? C'est vrai que je ne connais rien de lui. Sa vie, son passé, ses désirs, ses rêves, me sont totalement inconnus. Son parcours scolaire, ses études, je ne sais rien... à part son arrogance, sa soif de pouvoir le coté détestable de sa personne.

Lorsque je reviens dans la conversation, le professeur Garroway sourit aux anges en me parlant.

« ...Alec peux-tu montrer à Magnus nos nouveaux projets, en plus Magnus est intéressé d'investir pour la nouvelle série sur laquelle il travaille. Ça serait intéressant que mon meilleur élève actuel s'occupe de l'un de mes meilleurs anciens »

Puis le professeur part refermant la porte sur un silence lourd entre mon salaud d'ex et moi.

Enfin seuls !

Je toise Magnus avec dédain. Lui, toujours égal à son image, sourit. Je serre fort mes poings. J'ai envie de le frapper et de l'embrasser. Pourquoi me jetterais-je dans ses bras ? Non, j'éclate, c'est comme cela que je me préfère et que je suis. Je commence à lui hurler dessus

« Espèce de fils de chien, qu'est-ce que tu fous là ? fous le camp de suite d'ici, j'ai dit que je ne voulais plus jamais te revoir. Tu n'as pas compris que je te déteste, que je te hais ? Dégage de ma vue... Disparais de ma vie. »

Il me fixe toujours, sans ciller d'un poil. Il passe une main dans ses cheveux avant d'hausser les épaules, fataliste.

« Alexander mon petit chat… »

« La ferme. Ne m'appelle plus jamais comme ça, sinon... »

« Sinon ? Calme-toi, je viens en paix, chéri »

« M'en tape de tes raisons, dégage d'ici. »

« Dégager ? tu veux que je parte ?... Si tu savais le mal que j'ai eu pour arriver jusqu'à toi Alec..., Si je dois partir d'ici, ça sera parce que j'ai eu ce que je suis venu chercher. »

« Qu'es-tu venu chercher ? »

« TOI »

« Non, je refuse, fiche le camp »

Il franchit le pas de la porte, puis fait marche arrière soulève mon menton et me fixe de ses iris ambrées.

« Au fait mon chaton, je te laisse pour aujourd'hui mais sois certain que je reviendrais, Sébastien ne te garderas pas. Tu seras bientôt à moi mon amour, et plus à ce minable professeur »

Et là il s'en va, moi je reste abasourdi comme un con. Comment en sait-il autant sur mon petit ami ? Il travaille pour la Gestapo ou quoi ? comment peux il connaitre le boulot de Sébastien ? Mon numéro de téléphone ou le prénom de mon amant ça passe mais là je ne comprends plus rien

Je pense que je suis pisté, il a dû engager quelqu'un ce n'est pas possible autrement. J'ouvre la porte pour rattraper mon ex, et je me stoppe aussitôt. Magnus se tient nonchalamment appuyé sur le chambranle de la porte.

« Quoi tu as changé d'avis ? Je te manque déjà mon chaton ? »

« Dis-moi pour quelle vraie raison es-tu ici, Magnus ? » Mon ton est posé mais une pointe d'irritation transparait tout de même.

« Pour te voir et te ramener avec moi » répond-t-il de manière désinvolte.

« Je veux la vérité ! Pourquoi es-tu là aujourd'hui ? Tu aurais pu venir trois mois avant ou trois mois après... alors dis-moi pourquoi aujourd'hui précisément ? »

« Un important contrat. Voyage d'affaire pour la série shadowhunter »

« T'es sérieux ? »

« Que veux-tu, on ne se refait pas. Business is Business. » Ensuite il s'approche de moi et d'une voix sensuelle, il me susurre à l'oreille

« J'aime mêler travail et plaisir. Ta chaleur me manquait trop. » A ses mots, il passe sa main sur mon visage et le caresse. Il pose ses lèvres sur les miennes. Je ne réagis pas, mais quel con je suis.

D'un coup je le repousse. Je me rends compte qu'il joue à la sirène qui fait couler les matelots et je suis en train de sombrer.

« Vas t'en tout de suite »

« A une seule condition, répond à ma question »

« J'écoute »

« As-tu peur de m'oublier ou sinon est-ce par pur hasard si ton cher Sébastien est brun ? qu'il a la peau halée et un peu plus grand que toi ? »

Ne me regardez pas avec ces yeux étonnés. Magnus raconte n'importe quoi une fois de plus c'est tout. Oui, mon petit ami est brun aux yeux noisette dorées. Oui, il ressemble juste un tout petit peu à mon ex. Mais est-ce ma faute si les bruns sont mon type d'homme ? Il n'est pas aussi excentrique que Magnus. Donc toute ressemblance serait purement fortuite.

De toute façon je n'ai pas besoin de me justifier, je fais ce que je veux

Je l'entends éclater de rire. Qu'y a-t-il de drôle ?

« Je suis désolé de te le dire mais je suis unique, chéri. Si tu veux l'original c'est moi, pas lui »

Mon poing s'abat sur sa mâchoire, je n'ai pas su me retenir.

« Toujours aussi agité, chéri, à ce que je vois ? Et dire que Sébastien parle de toi comme d'un toutou affectueux et inoffensif... »

Quoi, Sébastien et lui se connaissent. Mais merde, je suis pris dans un étau et j'étouffe.

Avant même que ma bouche ne s'ouvre pour lui poser la question, j'écarquille les yeux en voyant Magnus me tendre un paquet cadeau de taille moyenne.

« Joyeux anniversaire, Alec. C'est un petit présent pour me faire pardonner pour ton téléphone cassé. Prends soin de toi, chaton. Adieu. »

Ouais c'est ça adieu laisse-moi en paix définitivement sale type !

Il s'en va me laissant là avec son paquet entre les mains. Il n'est pas net ce type. Il connait mon petit ami ? Ils ont parlé de moi ensemble ? Pourquoi Sébastien ne m'en a rien dit ? Comment mon compagnon pourrait connaitre un vil serpent tel que mon ex ? Et surtout par quel miracle leurs deux mondes pourraient se croiser ? Ils n'ont rien en commun. Sébastien est gentil, doux, tendre, sincère, fidèle, constamment au petit soin pour moi, alors que l'autre enfoiré... je n'en parle même pas. Non, ils ne possèdent aucun point commun... excepté moi.

En rentrant, une petite surprise m'attendait. En effet, c'était mon anniversaire. J'avais zappé la date, me préoccupant de mes études. Magnus était bel et bien venu pour moi, pour mon anniversaire. Pourquoi m'as t'il menti. Je ne te comprends plus Magnus

Dans la nuit, alors que mon petit ami dort épuisé par la soirée, j'ouvre en secret le cadeau offert par mon ex. doit être un espion dans sa seconde vie. Comment pouvait-il savoir que je n'avais plus de portable ?

Un Samsung s7. Il ne s'est pas foutu de moi le bougre. Malgré tout Magnus ne m'appelle pas, il est sorti de ma vie comme il y est entré. Le tout sans prévenir.

Plusieurs fois j'ai essayé d'interroger Sébastien pour savoir s'il connaissait mon ex, mais je me changeais d'avis à chaque fois. Aujourd'hui je vais le faire. Je dois savoir. Pour une fois je suis rentré plus tôt que mon homme et l'attends de pied ferme.

Je m'assis à califourchon sur ses genoux, jouant négligemment avec le col de sa chemise.

« Mon cœur ? »

« Oui, Alec ? Qu'y a-t-il ? »

« Tu n'aurais pas rencontré un ami à moi dernièrement ? Un brun assez grand de taille, dans la trentaine... »

« Non, je ne crois pas ? J'suis censé le connaitre ? »

« Non, mon cœur. »

Magnus mentait, sale fils de chien. Il m'a mené par le bout du nez. Il n'a jamais rencontré mon compagnon. J'embrasse les lèvres de mon amant, rassuré de m'être trompé. Bon débarras, Magnus Bane.

« Quoi que, à la dernière réunion des parents de l'école, j'ai rencontré un homme sympa et hyper charmant. Son nom était Magnus Bane. Il disait vouloir sponsoriser l'école. C'est bien de lui qu'il s'agit ? » me demande mon amant tout en continuant de me caresser le dos, alors que moi je me raidi à sa réponse.

« Non mon cœur »

« C'est dommage, Magnus est vraiment un type extra, intelligent et plein d'humour. Je suis certain que tu l'adorerais toi aussi si tu le rencontrais... »

Putain Sébastien l'appelle déjà Magnus ! Manquerait plus qu'il convoite mon ex. Roy est à moi, enfin mon ex à moi. Faut que je me calme, sinon on va avoir des ennuis.

« Hier, soir durant notre rendez-vous au restaurant, il m'a parlé de la boite pour laquelle il bosse plus en détail..., il vient de New York comme toi. Quel hasard, n'est-ce pas ? »

Quoi, ils ont été au restaurant ensemble ? C'est une blague ? J'essaye de revenir sur une voie logique mais je suis perturbé. Rien n'est dû au hasard quand il s'agit de Magnus Bane. Comment a-t-il réussi ce coup de génie ? Remonter jusqu'à Sébastien, faire ami ami avec lui, se faire apprécier de mon petit ami... du grand art. Si je n'en étais pas la victime, je pourrais presque applaudir son audace.

Donc son fameux voyage d'affaire c'était ça ! Pourquoi s'est-il donné tant de mal pour rencontrer mon amant ? Dans quel but ? Pour le jauger ? je n'ai jamais eu la réponse et dans un sens ce n'était pas plus mal

Un mois après la visite de Magnus, école avait reçu un tout nouvel équipement audio et vidéo. Luke m'annonça que c'était parce que j'avais fait bonne impression auprès de Magnus mais je répondis que je n'y étais pour rien. En fait je sais ce qu'il se passe, je vie ma vie par procuration. Je ne comprends plus rien à rien et j'en ai marre. Ne suis qu'un objet ? Je n'en sais rien. Je dois prendre l'air, je continuerai de vous expliquer après car tout ce flot d'émotions me coupe le souffle.


TBC

Votre pronostic sur le dernier chapitre ?

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Pour ceux qui n'ont pas vu j'ai commencé une nouvelle fiction nommée inconcience.

Bizzz

Ariane