Tout d'abord, je voudrais m'excuser pour cette semaine de retard... Mon ordinateur est décédé, j'ai donc perdu les deux derniers chapitres que j'avais écrit, mais pas encore mis sur ce site et j'ai n'avais évidement plus moyen d'y accéder... J'ai donc dû réécrire les deux chapitres et racheter un ordi -_-
Bref ! tout ce blabla pour m'excuser. Voici donc l'avant dernier chapitre de cette fic. Bonne lecture !
oOo
Cela faisait une semaine qu'elle n'avait pas revu Severus, même si elle en avait envie, ne serait-ce que pour continuer la conversation qu'Astoria avait interrompu -et plus si affinités, bien sûr. Mais elle n'avait pas encore trouvé ni de prétexte ni l'audace pour le recontacter. Pourtant Astoria la tannait pour qu'elle le fasse. D'ailleurs celle-ci ne cessait de l'embêter à propos de cette histoire. Elle avait d'abord harcelé Hermione pour qu'elle lui raconte son aventure avec Snape, jusqu'à ce que la rouge et or ne cède, exaspérée par ce comportement qu'elle jugeait puéril. Et depuis, sa collègue ne cessait de fabuler, d'inventer des scénarios grotesques et de la pousser à le revoir.
Alors, assise à son bureau au Ministère, une plume à la main, la pointe gorgée d'encre statique à deux centimètres du parchemin, elle hésitait. C'était stupide, elle le savait, après tout, il lui avait clairement proposé de se revoir, mais elle n'arrivait pas à sauter le pas. Mais par Merlin, c'était une Gryffondor ! Elle faisait honte à sa maison en se montrant si peu téméraire.
Alors, enfin décidée, elle posa sa plus sur le parchemin et commença à écrire. Mais à peine eut-elle rédigé une phrase que deux coups portés à la porte la fit sursauter. Elle s'empressa de fourrer le bout de parchemin sur lequel elle était en train d'écrire dans un tiroir, puis seulement après autorisa la personne à rentrer.
Elle sourit quand elle reconnut son meilleur ami pénétrer dans la pièce. Il lui lançant un regard de désapprobation en la voyant toujours à son bureau :
-Salut Mione, je venais voir si tu travaillais toujours, lui expliqua Harry.
-Eh bien, comme tu peux le voir, oui, mentit la jeune femme, légèrement honteux de ne pas dire la vérité à son meilleur ami.
-Il est déjà 19h Hermione, ça fait deux heures que tu devrais être rentrée chez toi. Tu travailles trop Hermione, déclara le Survivant.
Hermione rougit. Si seulement il savait... Cela venait de lui faire prendre conscience que cette stupide histoire la distrayait bien trop ! Elle n'était plus assez sérieuse dans son travail et elle ne pouvait pas mettre sa carrière de côté, même momentanément juste pour satisfaire sa libido et sa soif de débats intellectuels.
-Hermione ! T'es dans la lune ? demanda gentiment l'Elu.
-Excuse-moi, Harry. Tu disais ?
-Il faut que tu prennes un peu l'air, Mione. Je comptais aller faire un tour sur le chemin de Traverse, tu viens avec moi ? proposa-t-il.
-Je suppose que je n'ai pas vraiment le choix, n'est-ce pas ? soupira doucement la sorcière.
Son ami lui sourit de toutes ses dents en réponse et lui tendit son bras pour sortir du bureau.
À peine quelques minutes plus tard, ils se promenaient côtés à côté dans la rue marchande, s'arrêtant de temps en temps devant les vitrines des magasins. Ils papotèrent tout en marchant, plaisantant sur tout et n'importe, se remémorant par la même occasion les achats de début d'année qu'ils venaient faire sur le chemin de Traverse, une dizaine d'années auparavant.
C'est ainsi que quelques heures plus tard, ils se quittèrent, Harry devant rentrer s'occuper de sa petite famille. Alors une fois seule, Hermione décida de passer chez Fleury and Bott, profitant du fait que la boutique ferme tard.
Elle inspira profondément en entrant dans la librairie, savourant le doux parfum de livre et de parchemin. Elle ne mit pas longtemps avant de se ruer vers les étagères remplies de savoir, fouillant, furetant après un ouvrage intéressant. Elle mit quelques minutes à trouver la perle rare. Heureuse de sa trouvaille, elle se retourna et, trop obnubilé par son précieux butin, ne vit pas la personne en face d'elle et fonça dedans.
Elle s'excusa, confuse, sans même regarder dans qui elle venait de rentrer, trop occupée à ramasser son livre qu'elle avait laissé tomber. Ce n'est que quand la personne parla qu'elle leva les yeux vers elle, surprise :
-ça alors ! S'il y a bien quelqu'un que je ne pensais pas voir ici ! S'exclama sarcastiquement Severus Snape.
-Est-ce que vous m'avez suivi ? l'interpella Hermione, les sourcils légèrement froncés.
-Moi ? Ce n'est pas mon genre voyons ! S'indigna le Serpentard.
La sorcière ne sut pas trop quoi répondre, ne sachant pas exactement s'il était sérieux ou si c'était ironique. Il y eu donc un moment de silence pendant lequel ils se regardèrent avant que Severus ne brise le contact en observant le livre que la jeune femme tenait en main.
-Garde ton argent, ça ne vaut pas la peine de l'acheter, conseilla-t-il.
-Pourquoi ? Il n'est pas bien ? interrogea Hermione, déçue de s'être fait une fausse joie en croyant avoir trouver quelque chose d'intéressant.
-Oh si, passionnant même, mais je l'ai déjà chez moi, tu pourrais me l'emprunter, dit-il avec un sourire calculateur en voyant le regard envieux de la Gryffondor. Mais je ne laisse jamais mes livres sortir de chez moi, ajouta l'homme avec un regard carnassier. Tu pourrais venir le lire à la maison.
Hermione leva les yeux au ciel, elle savait très bien où il voulait en venir. Elle se mordit la lèvre, mécontente qu'il s'y prenne de la sorte. La manipuler ainsi ! Quel serpent !
D'un côté, c'est ce qu'elle voulait au fond. Et puis ce livre avait l'air tellement intéressant, et si en plus elle n'avait pas à le payer, c'était du gagnant-gagnant.
Elle rangea alors l'ouvrage où elle l'avait trouvé et pris le bras que Snape lui avait galamment proposé. Ils transplanèrent à Spinner's End directement après être sorti de la librairie et Hermione eut tout de suite la sensation d'être une mouche prise dans une toile d'araignée.
Severus lui posa main étonnamment rassurante dans le dos et lui adressa un imperceptible sourire en la poussant doucement vers la porte de son antre.
Il entra, Hermione à sa suite, essayant de paraître calme alors qu'on fond elle était excitée et curieuse de découvrir la maison dans laquelle vivait Severus. Et même si cela lui semblait étrange d'entrer dans l'intimité de son ancien professeur, elle se sentait flattée d'être une des privilégiées à y être invité. Ainsi dès qu'elle s'engouffra la tanière du serpent, elle observa curieusement les alentours. La première chose qui attira son attention fut bien entendu l'énorme bibliothèque qui s'étendait sur deux pans de mur. Elle était pleine à craquer de livres aux couvertures toutes plus vieilles et prometteuses les unes que les autres. Elle s'en approcha, comme aimantée, mais s'arrêta après deux pas, se disant qu'il y avait d'autres choses à faire avant de se perdre dans ces sources de savoir.
Elle se détourna alors à contrecœur de la bibliothèque et continua son exploration sans gêne. Elle observa le canapé Chesterfield qui trônait devant une cheminée éteinte à cette période de l'année et au pied duquel trainait une pile non négligeable de bouquins. À côté du sofa, une petite table sur laquelle était posée, dans grande surprise, une bouteille de whisky pur feu à moitié vide et un verre près à être rempli.
Severus se racla bruyamment la gorge, ce qui fit se retourner la jeune femme, qui rougit sous le haussement de sourcil de Snape. Elle venait tout de même d'explorer sans vergogne l'intérieur de celui-ci !
Le maitre des potions eut un rictus suffisant devant la mine penaude de Hermione. Même s'il n'avait jamais vraiment pris plaisir à tourmenter la tourmenter elle -C'était plus drôle de le faire avec Neville- il était satisfait de voir qu'il n'avait pas perdu la main et qu'il était toujours aussi impressionnant. Il fit un pas vers la jeune femme pour lui prendre doucement le bras :
-J'aimerai te montrer quelque chose qui devrait te plaire avant que tu ne te perdes une fois de plus dans les livres. Suis-moi, dit-il en accompagnant ses paroles d'une légère traction sur son bras.
Hermione arqua un sourcil, se demandant s'il s'agissait d'une allusion graveleuse ou de quelque chose de plus sérieux. Quoi qu'il en soit, elle le suivit docilement jusqu'à une porte verrouillée aussi bien par clé que par sorts. Severus marmonna un "On ne sait jamais" en réponse au regard interrogateur de la Gryffondor. Elle n'eut pas le temps de se demander quel genre de pièce méritait tant de protection que le pan de bois s'ouvrit sur un énorme laboratoire enfumé. Elle eut, L'espace d'une seconde, une pointe de déception quant au fait que ce ne soit pas la chambre, mais ce sentiment fut très vite remplacé par de l'extase. Elle avança, bouche bée dans la pièce, observant chaque bocal, chaque fiole et chaudron.
Le vert et argent eut une bouffée d'orgueil en voyant l'expression admirative de Hermione. Cet endroit était sa fierté, son précieux.
-Alors ? Qu'en pense tu ? demanda Severus en connaissant déjà la réponse. Il savait très bien que ce lieu était incroyable.
-Extraordinaire ! s'extasia Hermione, penchée sur en chaudron frémissant. Je n'ai jamais vu un labo aussi grand et bien équipé ! Il doit être tellement agréable d'y travailler ! s'exclama-t-elle en se retourna vers l'homme.
-Oh, ça l'est ! Des tas de gens rêveraient d'étudier, de concocter quelques potions ici, argumenta subtilement Snape.
-Ça ne m'étonne pas ! Je pourrais y passer des heures si j'en avais l'occasion. Ce serait l'occasion de recommencer les potions, ça me manque tellement ! dit-elle avec une pointe de nostalgie.
-Je pourrais peut-être te laisser y venir, proposa beaucoup trop innocemment l'homme.
La brunette leva les yeux au ciel, amusée par ses manigances. Elle savait très bien qu'il ne lui suggérait cela uniquement pour qu'elle soit souvent chez lui.
-Vous êtes une araignée qui appâté ses victimes dans sa toile, Snape, lança-t-elle, joueuse.
-Une araignée ? Je pensais n'être qu'une vieille chauve-souris, répondit Severus en s'approchant de la jeune femme d'un pas félin.
-Aussi. Un vil Serpentard manipulateur, rit-elle en posant ses mains sur le torse du dit Serpentard.
-Certes, mais un manipulateur très attractif, selon vos dires, ma chère, conclut-il en posant fougueusement ses lèvres contre celles de Hermione.
