Disclaimer : I don't own Bleach. I wish very much I did. Bleach ne m'appartient pas. Je suis très pauvre. Inutile donc de me poursuivre en justice !
J'ai une petite pensée pour le Japon et surtout ma soeurette adoptive, Ayami-chan. Take care!
Je dois dire que je suis contente de toutes les réponses positives que j'ai reçu. Cela me va droit au coeur. Cela me booste à terminer cette fic. J'essayerais de publier une à deux fois cette semaine. Merci à tout ceux qui ont pris le temps de laisser une review, Axel Gabriel, Lizziemie, Pyjacks, Adlaide, Cika, Anonyme ( laisse un pseudo la prochaine fois!;) ) Pour les autres, n'hésitez pas. Ce serait dommage d'attendre le dernier chapitre pour me dire ce que vous en pensez.
Anonyme : D'abord Merci ! Je sais pas trop pour le peu de reviews, vu que je suis une newbie dans ce fandom!C'est sûr j'ai les narines qui enflent ! Il n'y en a jamais assez ! Mais je trouve ça déjà extraordinaire que tu aies pris la peine de laisser un mot ! Oui, j'espère que l'histoire tiendra toujours debout quand on arrivera à la fin. Je sais pas si ce que je prévois est à la hauteur but hahahaha ! Je rigole d'avance. J'y vais au feeling. Chacun s'est fait sa propre petite idée des relations entre les personnages. De plus comme j'ai dû insérer des OC pour que ça colle, je suis un peu stressé. Mais bon, on va faire en sorte que ça colle.
Lizziemie: J'essayerais de le garder vivant aussi longtemps que possible. Je te fais peur là ? ! Hihihihihihi!
Axel Gabriel: L'homme a des réticences et on verra bien pourquoi dans le chapitre suivant. Bwahahahaha! Je rigole d'avance ! Non, il n'y avait pas de gagnant mais je pense que le duel a eu lieu tout de même. C'est juste que j'ai senti des hésitations dans la détermination de Gin à ce moment là. Parce que s'il voulait vraiment massacrer Hitsugaya comme le traitre bonimenteur qu'il était. Il s'y serait pris avec plus de conviction. Mais sur ce coup là, Mig est team GinHum comme tu le sais. ^_^ Heu, vu la portée et la précision de Shinsou, je ne peux que présumer qu'il n'était pas très sérieux. Je veux dire touché et affaiblie comme il l'était, il serait sans doute mort. En même temps, cette scène joue sur l'intensité dramatique. Mais j'ai adoré le comique ( uho, et il ouvre un oeil comme s'il à mal visé. Dans le combat contre shinsou, il explique les capacités de rétractation de sa lame et sa vitesse. Si vraiment il voulait tuer petite Rukia, je me dis. Je sais surtout qu'il semble éprouver une certaine rivalité/curiosité/fascination pour Byakuya. Il semble aimer le taquiner ( Gin/Bya/ Ken 1ère scène) . Oui, oui, Slash Maniac! Voilà pourquoi le couple Bya/gyn est possible! Je t'imagine donner un coup de pied à Matsumoto pour qu'elle se pousse à côté juste pour assouvir tes envies ! Bwahahahaha ! XD)
J'essaye de pas en faire trop mais j'ai peur de laisser traîner et d'oublier mon "plot". Le temps est mon ennemi! XD
Adlaide: Merci. C'est le plus beau des compliments. ;)
pyjacks: Merci! Oui, j'ai de la chance, l'inspiration est au rendez-vous alors je traîne pas. Je vais essayer de publier deux fois par semaine et deux fois le week-end. Je dis bien essayer. Je ne veux pas que cette fic traîne dans un tiroir. Il faut battre le fer tant qu'il est chaud. Gin gardera-il sa tête sur ses épaules? Qui trouvera grâce aux yeux de Byakuya? C'est pas dans ce chapitre-ci que tu trouveras la réponse. J'aime vous torturer. ^^ Oui, j'embrasse sans problème la part sombre de Gin moi aussi. C'est ce qui fait qu'il est à part après tout, ces multiples facettes contradictoires.
Cika: Merci! La présentation en italique! C'est une des excentricité de Mig. Contente que tu trouves ça drôle!
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Les deux faces d'une pièce de monnaie
Hitsugaya Tōshirō
Capitaine de la dixième division du Gotei 13
Ami d'enfance de Momo Hinamori.
Il était contrarié quand son lieutenant Matsumoto Rangiku laissait des miettes de Kaki confits sur son bureau. Cela le contraria encore plus quand leur absence commença à le déranger.
xXxoxXx
Pile, Ichimaru Gin mourrait. Face, il vivait. Pile, Ichimaru...
Tōshirō lança la pièce de Kan dans les airs. Allongé sur le dos dans le canapé, il la regarda tournoyer longtemps avant de la rattraper et de découvrir le résultat du vote de la fée « Hasard ». Mais avant qu'il n'ait pu jeter un coup d'œil la pièce lui glissa des mains pour aller rouler sur le parquet, s'arrêtant pour son plus grand désespoir sur la tranche, coincé dans une des plinthes du plancher. Il soupira et dissimula son visage avec son avant-bras. Le bureau était calme sans Matsumoto. La paperasse ne s'amoncelait pas sur le cabinet. Le canapé était même libre pour qu'il fasse la sieste. Même les quartiers de la division étaient tranquilles. Quand Matsumoto passait dans les couloirs, elle provoquait des sifflements, du chahutage dans les rangs, et une bonne dizaine de saignement de nez. Quand elle marchait à ses côtés, elle stoppait le temps à sa manière.
Cela faisait partie des petites choses qui l'agaçait à propos de son lieutenant et qui aujourd'hui lui manquait. Il jeta un coup d'œil à l'horloge qui n'avançait pas assez vite à son goût.
La réunion de la matinée avec Yamamoto s'était révélée moins pénible à suivre que la première. Sans doute parce que le nom de Matsumoto avait été mentionné moins souvent. Yamamoto leur avait juste annoncé le succès du transfert du prisonnier numéro 1 Aizen Sousuke vers un lieu tenu secret où il purgerait la totalité de sa peine. Après avoir étudié le rapport de tous les capitaines présent à l'interrogatoire, le Central 46 avait aussi statué qu'il était plus sage de confier la décision finale concernant Gin Ichimaru entre les mains de ses pairs.
Pour eux, c'était une bonne manière de mettre en pratique le nouveau système juridico-militaire du Gotei 13. L'équilibre du système avait été mis en danger lorsqu'après avoir tué tous les membres du central 46, Aizen avait usurpé leur identité pour condamner Rukia Kuchiki à la peine de mort. L'intelligence du central avait donc décidé d'élargir les flux d'échange et de communication entre les deux ministères et de décentraliser un peu la chaine de commandement. Dommage, selon Tōshirō, que leur premier acte de bonne volonté concerne Gin. Le vote ne pouvait avoir lieu néanmoins que lorsque le Gotei 13 serait au complet. Il avait donc encore quelques semaines devant lui.
Il n'avait toujours aucune idée de ce qu'il pourrait bien voter. S'il votait en faveur de la détention préventive, il trahirait en quelques sortes Hinamori et toutes les victimes d'Aizen, Gin et Tousen. Mais s'il votait pour que l'on mette à mort ce serpent venimeux, c'est son lieutenant qu'il trahirait, la première personne à avoir cru en lui. La personne qui ne l'avait jamais abandonné ou douté de lui. La personne sans laquelle il ne serait devenu capitaine. Il trahirait le sacrifice de Matsumoto.
Il ne savait pas comment mais Matsumoto avait puisé en elle pour trouver son bankai et pour sauver la vie de Gin Ichimaru. Ce n'était pas un seul miracle. C'était plusieurs petits miracles attachés les uns aux autres. Qu'elle ait simplement réussi à matérialiser Haineko et à dominer son zanpakutō était tout simplement extraordinaire.
Tōshirō ferma les yeux. Si Gin restait en vie... Il essaya d'imaginer un monde où Gin continuerait tranquillement de vivre. Enfin pas tranquillement, La prison d'Onmitsukidō était le pire endroit sur la Terre des Esprits. Toutefois il y aurait toujours une part de lui qui ne serait pas totalement tranquille si Gin Ichimaru restait en vie. Car il était impossible de connaitre ses motivations. Impossible de savoir quand il allait frapper à nouveau. Mais s'il venait à mourir, Tōshirō sera celui qui devra expliquer à Rangiku. Cela seulement le dissuada de poursuivre le jeu des hypothèses. Très bien. Il fallait qu'il laisse faire le temps.
Il avait au moins quinze jours, à compter d'aujourd'hui, date à laquelle aura lieu l'examen de capitaine, pour prendre une décision. Peut-être qu'entre temps, Matsumoto se réveillera. Il espérait que Matsumoto serait réveillé. On frappa à la porte. Il se demanda qui pouvait le déranger en l'absence de son lieutenant.
- Entrez !
Kira Izuru passa la tête par l'entrebâillement de la porte.
- Hitsugaya-Taicho !
- Oui ?
Il bondit immédiatement et ramassa son zanpakutō dans le même élan. Kira entra dans la pièce, le visage tendu. Toshiro s'inquiéta immédiatement.
- C'est Momo ? Ou Matsumoto ? L'une d'elle s'est réveillée ? Il est arrivé quelques choses !
Kira secoua la tête.
- Oh non, toutes mes excuses, Capitaine Hitsugaya. Quand je leur ai rendu visite à toutes les deux ce matin, elles étaient toujours en train de dormir.
Hitsugaya hocha la tête et posa son zanpakutō sur la table basse.
- Très bien, qu'est-ce qui vous amène Lieutenant Izuru ?
Hitsugaya se mit en tête de préparer du thé mais congela la théière et son contenu par inadvertance. Il fulmina tout seul devant l'objet de cuivre avec une furieuse envie d'appeler Rangiku à l'aide.
Il se tourna vers le lieutenant Izuru. Bon, il n'y aurait pas de thé. Il n'était pas un très bon hôte. Et après ?
- Izuru. Oui ?
Le lieutenant Izuru hésita longuement avant de prendre l'initiative de reposer la bouilloire sur son socle et de préparer le thé. Au bout de quelques minutes, Kira posa deux tasses de thé brûlant devant eux avant de s'assoir.
- Un problème Izuru-fukutaicho ?
Kira baissa la tête.
- Le capitaine Ichimaru ? Je voudrais obtenir l'obtenir l'autorisation de lui rendre visite.
Hitsugaya n'eut pas l'air surpris par sa demande. En fait, il s'était attendu à tout moment à ce que Kira vienne faire cette requête. Il baissa la tête, pensif.
- Je crains que ce ne soit pas possible malheureusement.
- Je vous en prie, Hitsugaya-Taicho.
Kira s'était adressé à la mauvaise personne. Seul Soifon et le directeur de l'unité pénitentiaire Koshinko Geren contrôlait l'accès du Senzaikyū aux visiteurs extérieurs. Tōshirō avait obtenu un accès provisoire seulement le temps de l'interrogatoire. Il ne savait pas s'il serait exaucé à nouveau s'il lui prenait envie de perdre quelques heures de sa vie en compagnie de Gin Ichimaru. Ce qui le dérangeait dans la requête de Kira, c'était surtout qu'il ne savait pas quel sentiment y était attaché. Hitsugaya dévisagea le jeune homme, cherchant toute trace de l'hystérie qui avait animé bien des fois depuis Aizen le regard d'Hinamori.
- J'ai tenté de m'approcher du Senzaikyū mais les membres de l'ontmitsukido m'en ont empêché.
- Oui, des mesures extrêmement strictes ont été prises pour assurer la sécurité du prisonnier et du Sereitei. Ichimaru n'est pas un prisonnier ordinaire. Il est extrêmement dangereux.
Toshiro fit exprès de ne pas appeler Ichimaru par son titre. Il pensait que cela aurait le mérite d'ouvrir les yeux d'Izuru sur le nouveau statut de Gin au sein de la Soul Society. Kira le regarda dans les yeux.
- Vous pensez que je suis encore paralysé par l'admiration comme Hinamori ?
Hitsugaya ne répondit pas. Il avait oublié combien le lieutenant de la troisième division pouvait se montrer intuitif et perspicace. Il but une gorgée de son thé.
- Je vous rassure, Capitaine. Ce n'est pas le cas. Cela n'a jamais été ainsi entre nous. S'il y a une personne qui savait bien ce qui se cachait derrière le sourire du capitaine Ichimaru, c'est bien moi.
Tōshirō se pencha en avant incertain d'avoir bien compris Kira.
- Si le capitaine Ichimaru a caché sa trahison, il n'a jamais caché qu'il était prompt à la trahison, me préparant donc à prendre la relève.
Tōshirō se montra encore plus surpris. Kira prit une autre gorgée de thé.
- Il m'a fallu du temps pour comprendre. Il m'a fallu beaucoup de temps. Mais éventuellement, je suis arrivé à la conclusion que je n'aurais pu rêver meilleur tuteur. C'est pourquoi, quelques soit le sort qui lui sera réservé, je souhaite le remercier une dernière fois.
- Kira !
- Attention, je ne dis pas que je partage la cause du capitaine Ichimaru. Je crois en ma mission de Shinigami contrairement à lui. Mais, il y a toujours eu quelques choses qui précédaient sa mission de shinigami. Quelques choses comme... Je ne sais pas. Il avait un objectif je ne peux trouver de meilleurs mots.
Kira prit une nouvelle gorgée de thé.
- Il avait un but qui dépassait de loin le cadre de la division. C'était comme s'il ne pouvait pas voir plus loin que ça.
- Je comprends.
- C'est un personnage. Il s'est comporté comme tel. Ne nous laissant jamais l'atteindre. Ne nous laissant jamais voir au-delà. Il était inaccessible, et parfois cruel. Bien des fois, sa malice nous a placés en opposition avec les autres divisions. Mais chaque fois que la troisième division a eu besoin de lui il était là. Nombre de fois, je l'ai vu sauver la vie de ses subordonnées. Noblesse ou pas, cela ne faisait aucune différence. Vous comprenez ? Personne n'est mort sous son commandement. Personne ne quittait son commandement. Personne n'avait même envie de quitter le bateau sous lui. Personne n'a eu à se mouiller pour lui. Je ne peux pas simplement oublier ce qu'il nous a appris.
Tōshirō caressa son menton, songeur.
- Je vois.
- Capitaine Hitsugaya ? Il y a des rumeurs qui circulent sur Matsumoto, vous savez ? Elle aurait fait l'impensable ?
- Oui.
- Je la comprends aussi.
Tōshirō baissa la tête avec un soupir qui rappelait l'enfant en lui.
- Si cela ne tenait qu'à moi, Kira...
Kira acquiesça la mine aussi sinistre que lorsqu'il venait d'arriver. Il continua de boire son thé en silence. Tōshirō prit une gorgée de sa tasse avec une grimace. Son thé était froid.
Renji Abarai
Lieutenant de la sixième division sous les ordres de Kuchiki Byakuya
Ami de Kira Izuru et de Rukia Kuchiki.
Il voulait monter plus haut que les nuages, pas s'installer au Paradis.
xXxoxXx
La pièce de monnaie virevolta dans les airs, ses faces argentées baignés de part et d'autres par les dernières lueurs du crépuscule. Une autre main que celle de son propriétaire initiale récupéra le kan et la grosse tête de Rukia Kuchiki se refléta grossièrement sur les verres teintés de la paire de solaire de Renji Abarai. Rukia esquissa un large sourire qui ne lui ressemblait pas du tout, les mains sur les hanches comme si elle venait de retrouver un Chappy dans sa boite de céréales.
- Si ce n'est pas la petite princesse ?
Son petit poing rentra violemment en collision avec la tête de Renji.
- Pourquoi t'as fait ça ! Hurla-t-il en retour.
Elle se frotta les mains et vint s'assoir à côté de lui sur les marches de l'entrée de la dixième division.
- Tu es de bien bonne humeur !
- Je sens qu'aujourd'hui et demain seront un bon jour, Renji. Expliqua Rukia, l'air faussement grave.
Renji repoussa ses lunettes.
- Tu es sérieuse ?
Rukia se tourna vers lui.
- Nii-Sama m'encourage à passer l'examen d'officier ! Annonça-t-elle sur un ton guilleret.
Renji fronça les sourcils. Rukia aurait pu rajouter à la fin de ses phrases les mots « pyon » et « Chappy » que le rouquin n'aurait pas réagi différemment.
- Vraiment ?
- Oui.
- Il t'a dit qu'il t'encourageait. Ce sont les mots du capitaine Kuchiki ?
- Bien sûr que non, il ne l'a pas vraiment dit.
- C'est bien ce que je pensais.
Une lueur confuse dans ses yeux violets, la jeune femme scruta son visage.
- Qu'est-ce qui te prends Renji ? Et puis d'abord qu'est-ce que tu fais là ?
- Moi, rien ! Marmonna-t-il.
- Renji Abarai ! Réprimanda Rukia en posant ses deux mains en pâte à modeler sur son visage.
Quand il ne répondit pas, elle pressa plus fort les mots hors de sa bouche, et le fit parler comme une vieille carpe.
- J'attends Kira...Il voulait... que je l'accompagne... auprès de Tōshirō Hitsugaya-Taicho... demander une audience pour aller ... voir... Gin Ichimaru.
La bonne humeur sur le visage de Rukia se fit la malle à grande vitesse. Renji s'en voulut tout de suite d'avoir répondu à sa question.
- Oh !
- Oui, j'ai fait la même tête. Mais c'était son capitaine. Je pense qu'il en a besoin pour tourner la page.
- Renji, depuis quand es-tu devenu si intuitif ?
- Depuis que je suis considéré pour un poste de capitaine.
- Non ?
Renji hocha la tête pour confirmer.
- Ukitake-Taicho m'a recommandé auprès du conseil des treize divisions. J'ai mes six signatures. Il ne m'en manque plus que sept ou du moins les quatre capitaines restants.
Rukia poussa un petit cri de joie.
- Tu es dans ton gigai, n'est-ce-pas ? Chappy-pyon-pyon !
- Ne te moque pas de Chappy, Renji. C'est très sérieux.
- Mouais.
- C'est génial, Renji ! C'était ton rêve. Tu vas réaliser ton rêve !
Renji l'observa incrédule.
- Mais qui es-tu ?
Avec un coup de pied sur le crâne, Rukia lui rappela qui elle était.
- Je ne peux pas être contente pour toi. Et puis de quoi tu te plains ?
Renji haussa les épaules.
- Je n'en sais rien.
En vérité, il avait une petite idée sur la question. Il pensait qu'il l'aurait senti. Cette étincelle de fierté, ce sentiment d'accomplissement si cher. Il pensait que dès qu'il aurait sa nomination. Il se sentirait comblé. Mais cela n'avait rien changé. Le capitaine Kuchiki le traitait toujours comme s'il était moins que la crotte sous sa semelle. L'homme ne le voyait pas. Il n'avait pas eu un mot de félicitation. Rien du tout. Byakuya Kuchiki avait accueilli cette annonce avec froideur. Il n'avait même pas offert sa signature.
Les larmes montaient aux yeux de Renji tandis que le poing en l'air il dénonçait cette injustice. Rukia le regarda faire curieusement, se demandant quelle mouche l'avait soudain piqué. Renji sembla réalisé qu'il ne se trouvait pas dans l'arène d'un colisée et se rassit sur les marches à côté d'elle.
- Nii-Sama n'a rien dit pour ta nomination. Déduisit Rukia.
Renji acquiesça.
- Je sais que c'est ton frère. Mais il est insupportable. Bon dieu ce que je peux détester ce type. Il est sans âme. Il me donne envie de...
Renji serra à nouveau le poing. Rukia prit ses mains dans ses minuscules menottes et le dévisagea le regard luisant. En grande tragédienne de théâtre, elle repoussa une mèche devant ses yeux.
- Tu te ferais tuer Renji.
La vérité eut le mérite de le faire sourire pendant quelques secondes. Il se tourna vers Rukia. Elle passa son bras autour de son épaule. Mais comme elle avait les membres les plus court du Sereitei, ses mains arrivèrent à peine à mi-chemin de son omoplate. C'était un geste qu'il ne l'avait jamais vu exécuté. Rukia frotta tant qu'elle put comme elle avait vu faire Ichigo avec ses sœurs tant de fois. C'était une bonne manière d'apporter du réconfort à quelqu'un, lui avait-il expliqué alors. Rukia avait pris note.
- Je suis sûr que Nii-Sama a noté tes efforts à son service. Mais il est très préoccupé ces temps dernier. De plus, je suis sûr que l'indifférence de mon frère n'est pas réellement ce qui te tracasse.
Renji baissa la tête.
- Je suis terrifié, Rukia.
- Renji...
- Si je ne suis pas accepté, je continuerais sous les ordres de Kuchiki-Taicho. Rien n'aura changé ni en bien, ni en mal. Je ne décevrais personne. Je ne me décevrais même pas. Mais si je réussis, je deviendrais capitaine. Tu te rends compte ! Capitaine ? J'oublie certains jours de lacer mes chaussures. On me confiera une garnison toute entière.
- Tu t'en sortiras très bien.
- Ouais ?
- J'en suis sûre, je te connais. Tu as tout ce qu'il faut pour devenir capitaine. Tu es courageux comme une armée, Renji. Et loyal ! Et stupide aussi au point de risquer ta vie pour un inconnu. Tu es travailleur. Tu es doué. Je ne connais personne de mieux préparer que toi.
Elle lui sourit avec empathie, une expression qu'il n'avait vue alors chez personne d'autre.
- Alors quelques encouragements de son altesse, et tu deviens une autre personne.
Rukia tourna la tête, pince-sans-rire.
- Tu es juste jaloux, Abarai-Taicho.
Renji se mit à pleurer de désespoir d'avoir vu ses sentiments démasqué avant de réaliser qu'elle l'avait appelé « capitaine ». Il passa un bras autour d'elle, serra son petit corps contre le sien et regarda en silence le soleil se coucher derrière l'un des miradors du Sereitei.
Je ne peux pas jurer qu'il se passe plein de choses dans ce chapitre. Mais il était nécessaire et puis c'est bon de revoir Renji ! ^_^
Devant la brièveté de ce chapitre, vous avez deux fois plus de raison de vouloir me laisser des review haineuses. Ne vous en privez pas ! Pyon! Pyon!
Prochain chapitre : Shinigami Cup Golden
Xoxo
