Hello!
Voici le cinquième chapitre, traduit en une semaine au lieu de deux (merci les vacances!) Je ne sais pas si je pourrais garder ce rythme plus rapide puisque mes cours reprennent lundi mais je vais essayer :)
Un grand merci, encore une fois, à tous les nouveaux follows et favs, et surtout aux reviewers! Vous avez été plus nombreux que d'habitude et ça m'a vraiment fait plaisir de lire vos commentaires. Merci donc à Amellity (tu prends vraiment le temps de me dire ce que tu as aimé, ce que tu as pensé J'ADORE), à zozig (merci beaucouuuup), à May (Tu m'as fait ma journée, vraiment, MERCI à toi), à Nanoush (C'est gentil à toi d'avoir détaillé tes impressions, c'est super cool, merciii), à Lia35 (Aaaaah, mercimercimerci, tu es géniale), à Allia68 (Je suis contente alors, bon anniversaire en retard hahah, merci beaucoup et j'espère que tu vas aimer celui-là!) et Lila956 (OMG je suis trop contente que ça te plaise, merci!)
Mon pavé de remerciements étant terminé (j'adore dire merci, au cas-où vous n'auriez pas remarqué xD), je vous souhaite une bonne lecture!
Chapitre 5 : On ne peut pas le perdre
Lettre n°4
Bellamy,
Oh mon dieu. Je n'arrive pas à croire qu'elle ait fait ça.
Je la déteste. Comment a-t-elle pu ? Je n'étais pas prête pour les envoyer !
C'est Raven qui a posté les trois premières lettres… Mon dieu, elle ne m'a même pas laissé le temps de les relire ! Je suis presque sûre que j'ai écrit quelque chose sur les trous du cul…Oh mon dieu. Si tu les as lues, tu vas vraiment penser que je suis folle.
Oh eh bien, je ne peux plus rien y faire maintenant, si ?
Je me sens en quelque sorte soulagée, pourtant… Je n'ai plus à y penser, c'est déjà fait… Je ne lui dirais pas ça, bien sûr, sinon elle ne va pas arrêter de me le rappeler. Mais je crois qu'elle le sait déjà, donc… Argh.
Je pensais que je ne te réécrirai plus, après que Raven m'aie « trahie », mais je viens de finir un livre et je ressens tout un tas d'émotions… Surtout un mélange de colère et de tristesse… Je me débrouille toujours pour aimer le personnage qui va mourir…POURQUOI! Pourquoi les auteurs font-ils ça ? Nous faire tomber amoureux du personnage puis le décapiter ? A quoi ça sert ? Et est-ce qu'ils pleurent quand ils les tuent ou est-ce qu'ils rient comme des fous, en trinquant avec Satan ? Argh.
Je suis tellement triste. Sa mort était vraiment idiote. Mais bon, elles le sont quasiment à chaque fois…
Je me rappelle que tu lisais La Voleuse de Livres dans le train… Je l'ai lu aussi même si j'avais déjà vu le film, et je me demande comment tu as fait pour gérer ça. Tu t'es transformé en boule de colère et de larmes comme moi, où ? Parce que… Purée, ce livre est beau mais merde. POURQUOI ?
Enfin bon, je me sens mieux maintenant, mon père avait raison.
J'agis comme si je me fichais de ses « perles de sagesse » mais en fait j'adore quand il m'en dit, par-ci par-là, c'est notre truc père-fille et j'adore ça.
Voilà, je pense qu'il est temps de finir cette lettre maintenant,
Peut-être que je t'écrirai encore ou peut-être pas… Je ne sais pas… Peut-être que je pourrais juste commencer à écrire dans un journal si tu ne réponds pas, pour ne pas que je me sente comme une idiote finie… On verra.
J'espère que tout va bien pour toi,
Je t'embrasse,
Clarke.
Bellamy sourit en lisant pour la centième fois la dernière lettre qu'elle avait lui envoyée alors qu'il attendait dans la file à la poste pour lui expédier sa lettre.
Bizarrement, tous les autres ont voulu venir, surtout Jasper, mais il avait réussi à s'éclipser de leur appartement pendant qu'ils dormaient encore et il était là désormais, avec son visage qui commençait à lui faire mal à force de sourire aussi largement. Il était trop impatient qu'elle lise sa lettre et qu'elle lui réponde.
-Suivant, s'il vous plait.
Bellamy leva les yeux et marcha vers la dame derrière le comptoir puis lui donna sa lettre, afin qu'elle la pèse.
-Une lettre d'amour à votre petite amie ?
-Non… Une amie, je suppose, bégaya-t-il.
Elle haussa un sourcil mais sourit néanmoins.
-C'est super de voir des jeunes s'envoyer des lettres, alors qu'il y a beaucoup d'autres façons de se parler de nos jours… Quand j'étais jeune, on n'attendait que les lettres…,soupira-t-elle.
Il sourit gentiment.
-J'imagine, j'adore les lettres aussi.
La vieille femme leva les yeux vers lui puis fronça les sourcils.
-Seriez-vous cet homme de… comment ça s'appelle ? Peuple de Paradis ?
Bellamy rit doucement.
-Peuple du Ciel, mais oui.
Ses yeux s'éclairèrent.
-Ma nièce vous adore, est-ce que vous pourriez me signer quelque chose pour elle ?
Bellamy lui adressa un large sourire.
-Tout à fait.
Après avoir dédicacé un T-shirt de la poste pour Alisha, la nièce de Marianne, il lui demanda combien il lui devait pour le timbre mais elle secoua la main en souriant.
-Ne vous inquiétez pas pour ça, j'espère qu'elle vous répondra bientôt.
Il sourit en prenant sa lettre avec le timbre apposé dessus.
-Je l'espère aussi.
Après avoir dit au revoir à la sympathique vieille dame, il sortit et, retenant son souffle, glissa l'enveloppe dans la boite aux lettres.
[Clarke POV]
Ils se trouvaient à Hyde Park pour le Winter Wonderland annuel. Elle avait une barbe à papa rose dans une main et elle serrait les doigts de son père avec l'autre.
-Allez, on prend une photo !
Ils se tournèrent tous les deux vers Abby. Clarke sourit de toutes ses dents et se mit à sauter partout avec les bras en l'air:
-Photo photo photo !
Jake rit.
-D'accord, d'accord petit singe !
Il feignit un grognement et souffla un petit coup quand elle fut dans ses bras.
-Oh, qu'est-ce que tu es lourde !
Clarke gloussa et sauta encore et encore en regardant sa mère.
-Chérie, pas dans trois jours si ça ne te dérange pas, le petit singe ici présent est un peu trop excité.
Abby roula des yeux.
-Oh ça va ! dit-elle en riant. Clarke, mon trésor, fais un gros câlin à papa !
-Oh non, pas le câl- Ouch, je peux plus respirer.
Abby rit.
-Et maintenant, dites ouistiti, tous les deux.
-OUISTITIIIII !
Clarke laissa échapper un soupir.
Ses yeux semblaient être hermétiquement fermés et elle avait l'impression de s'être fait écraser par un camion. Chaque os de son corps la faisait souffrir comme s'ils avaient été cassés puis réassemblés. Et sa tête… Bon sang elle avait l'impression qu'il y avait des milliers de gamins en train de hurler à l'intérieur.
Clarke souffla et perdit connaissance à nouveau, juste après avoir remarqué un faible bruit de machine à proximité.
Il y a toujours de l'espoir. Toujours.
N'oublie jamais ça.
Clarke savait que quelque chose n'allait pas. Ce n'était pas son lit. Et elle avait quelque chose dans la bouche. Néanmoins, l'odeur était familière. Ainsi que le bruit du bip qui, à ce moment-là, l'irritait plus que de raison.
Après avoir cligné des yeux pendant un temps pour les habituer à la lumière elle essaya de bouger sa tête. Elle sentit monter une vague nauséeuse mais elle la repoussa en refermant les yeux et en serrant les dents.
Elle prit une grande inspiration et ouvrit les yeux à nouveau. Sa mère était endormie dans ce qui semblait être la position la plus inconfortable du monde en serrant ses mains dans les siennes. Clarke tourna la tête encore une fois, doucement, et vit Raven recroquevillée sur le canapé à l'autre bout de la pièce, sa tête appuyée sur l'épaule de quelqu'un d'autre.
-Clarke ?
Elle essaya de parler mais elle réalisa alors qu'elle avait un fichu tuyau dans la gorge. Elle s'étouffa Wells bondi et appela à l'aide en criant, réveillant brusquement Raven et sa mère.
Le docteur Lewis apparu alors et retira gentiment le tube de sa bouche puis le remplaça avec un masque à oxygène. Il la contempla avec un petit sourire.
-Salut Clarke, content de te revoir parmi nous.
Après qu'ils l'aient soumise à tous les contrôles possibles, sa mère tendit vers elle une main tremblante et quand Clarke se pencha et la prit, elle laissa échapper un sanglot et lui embrassa le front.
-J'ai eu si peur…
Clarke essaya de sourire puis fronça les sourcils.
-Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
Ils se regardèrent.
-Tu veux dire que tu ne t'en rappelles pas ? lui demanda le docteur Lewis avec une expression inquiète.
-Je…
Elle ferma les yeux en essayant de se souvenir.
-On a visité cette exposition et puis on est allés manger un truc…
Elle ouvrit ses yeux en grand en se rappelant de la lumière arrivant droit sur eux.
-Où est Papa ? demanda-t-elle en se tournant vers sa mère, qui à cet instant recommença à sangloter. Clarke avala sa salive et pivota vers Wells, qui avait le regard le plus triste qu'elle ne lui avait jamais vu.
-Non. Non !
Elle s'assit et retira vivement l'aiguille enfoncée dans son bras puis essaya de se lever. Elle fut si rapide que tout ce qu'ils purent faire pendant un moment fut de la regarder, immobiles.
-Clarke, att-
-NON !
Elle sentit quelqu'un l'attraper par les épaules et leva les yeux, croisant le regard de son meilleur ami.
-Clarke, il n'est pas mort.
Elle le fixa, le temps d'assimiler ce qu'il venait de lui révéler puis fronça les sourcils.
Ses jambes lâchèrent et elle tomba lourdement plus qu'elle ne s'assit sur le lit. Wells s'installa à côté d'elle. Elle regarda sa mère qui pleurait toujours. Elle ne l'avait jamais vue pleurer autant. Et ça lui faisait peur.
Clarke leva les yeux vers Raven qui soutenait Abby.
-Pourquoi… Pourquoi pleure-t-elle ?
-Clarke, je ne pense pas que tu devrais… commença Lewis.
-ÇA SUFFIT ! Je veux juste savoir où est mon père !
Wells prit ses mains dans les siennes et les serra.
-D'accord, mais il faut que tu t'allonges à nouveau, ok ?
Elle le regarda dans les yeux, il soutint son regard et finalement, elle hocha doucement la tête.
Une nouvelle fois reliée à toutes les machines, elle leva la tête vers Wells et planta ses prunelles dans les siennes.
-Ton père était conscient quand les secours sont arrivés…
Elle avala sa salive.
-… Mais il était gravement touché… Il voulait qu'ils t'emmènent en premier, donc ils l'ont fait, mais quand ils sont revenus il était en train de faire un arrêt cardiaque. Ils l'ont ramené juste à temps… Il ne s'est pas réveillé depuis… Clarke…
Elle secoua la tête.
-Continue.
Abby mit une main sur l'épaule de Wells et il se leva, lui laissant sa place sur le lit.
-Il n'arrête pas de faires des commotions… Il a beaucoup de blessures… Son bras droit était…
Abby cligna des yeux.
-Ils ont du l'amputer, ils ne pouvaient pas le sauver… Ils ont essayé, il a refait une commotion et là il est au bloc en train de se faire opérer. C'est la septième fois depuis que tu es arrivée ici…
Elle prit une inspiration tremblante et Clarke ferma les yeux, écrasant ses paupières.
-Il va s'en sortir, dit-elle en hochant la tête pour elle-même, j'ai réussi, alors lui aussi.
Abby sourit et acquiesça.
-Oui… Il va s'en sortir.
Clarke fronça les sourcils en regardant Raven.
-Je suis restée inconsciente combien de temps ?
-Presque une semaine, six jours.
Clarke haleta de surprise.
-Il s'est fait opérer sept fois en six jours ?
Ses yeux se brouillèrent alors qu'elle fut envahie par une peur soudaine.
-Maman ?
Abby secoua la tête et l'enlaça.
-Maman… Maman… Qu'est-ce qu'il se passe si… Oh mon dieu.
Elle n'arrivait plus à respirer correctement, alors sa mère essaya de la calmer mais elle avait l'impression que tout l'intérieur de son corps s'était transformé en glace, rendant impossible l'arrivée d'air dans ses poumons.
Elle sentit quelque chose lui piquer l'épaule et sa vision se brouilla lentement.
Quand elle se réveilla elle n'ouvrit pas ses yeux immédiatement. Elle essaya de relaxer son corps et de faire le vide dans sa tête pendant un moment.
Après un temps, elle entendit un soupir et ouvrit les yeux.
-Hey.
Raven lui caressa les cheveux avec un petit sourire.
-Ils t'ont endormie pendant quelques heures.
Clarke acquiesça et regarda autour d'elle.
-Où sont les autres ?
-Ta mère est avec ton père, il est sorti du bloc il y a une heure… Et Wells… Il devait s'occuper d'un truc.
Clarke se renfrogna.
-Il a fallu que je me retrouve dans un lit à l'hôpital pour le faire revenir…
Raven secoua la tête.
-Il comptait rentrer juste après votre dispute.
Clarke haussa un sourcil.
-Tu as l'air de savoir quelque chose…
-C'est mieux s'il te le dit lui-même, sourit légèrement Raven.
Clarke observa attentivement son amie puis hocha la tête.
-Ok…, soupira-t-elle, je dois encore rester combien de temps allongée comme ça ?
Son amie lui fit un grand sourire.
-Plus très longtemps, en fait, le docteur Lewis a dit que tu pouvais rentrer à la maison demain, ils te gardent encore cette nuit pour être sûrs que tout va bien.
Elle hocha la tête à nouveau.
Raven frappa dans ses mains.
-Est-ce que tu veux… hum… voir ton père ?
Clarke prit une grande inspiration en fermant les yeux et secoua la tête.
-Demain…
Elle s'éclaircit la gorge.
-C'est bizarre, on pourrait croire qu'après une semaine passée à dormir je me serais reposée, mais je me sens fatiguée… Je crois que je vais redormir.
Raven acquiesça.
-Je comprends.
Elle savait. Raven savait pourquoi Clarke ne voulait pas retrouver son père tout de suite. Elle avait peur de ce qu'elle pourrait découvrir. Voir quelqu'un qu'on aime relié à des machines avec beaucoup trop d'aiguilles plantées dans la peau et un tuyau dans la bouche, c'est quelque chose dont on ne voudrait jamais être témoin.
C'était une chose de le voir en tant qu'étudiant de médecine, mais tout autre chose en tant que membre de la famille.
Clarke se tourna sur le côté et ferma les yeux.
Quand elle se réveilla et ouvrit les yeux, le lendemain matin, elle était seule. Mais quelqu'un s'était trouvé là et avait laissé un sac près de son lit, sûrement sa mère ou Raven. Elle se leva doucement et se rendit dans la salle de bain, et elle soupira quand elle vit son reflet. Elle avait un gros bleu à la naissance des cheveux, elle bougea la main pour le toucher et elle se maudit quand une atroce douleur la traversa.
Ok, pas touche ni à la tête ni aux cheveux pendant un moment.
Elle soupira encore, ça signifiait qu'elle devrait sortir avec des cheveux qui ressemblaient à un nid d'oiseau.
Alors qu'elle enfilait ses habits normaux, elle entendit quelqu'un frapper doucement.
-Entrez !
-Coucou !
Raven entra.
- Je t'ai apporté du thé.
Clarke fit une grimace mais Raven l'arrêta avant qu'elle ait pu dire quelque chose, levant une main.
-Je sais, je sais, Reine du Moka, mais tu viens de sortir du coma, tu n'auras que du thé pendant un moment.
Clarke poussa un gros soupir mais prit néanmoins la tasse.
-Merci.
Raven haussa les épaules et s'assit sur le lit, puis attendit que Clarke l'imite.
-Tu es sûre que ça va ?
Clarke sourit.
-Oui, j'ai un peu mal au crâne mais c'est normal je pense.
Raven hocha la tête.
-Raven, je suis prête… Je veux voir Papa.
Son amie hocha la tête à nouveau et se redressa.
-Ok, on y va.
Alors qu'elle se tenait sur le pas de la porte de la chambre de son père, elle ressentit une étrange sensation de déjà-vu. Sa mère était dans la position la plus inconfortable du monde, mais cette fois elle ne la contemplait pas depuis le lit mais elle était debout en train de regarder son père relié à de trop nombreuses machines avec un tuyau dans la bouche. Elle lâcha un soupir haché et s'approcha du lit.
Sa mère leva la tête et la regarda avec un sourire triste.
-Je vais aller me chercher quelque chose, ok ?
Clarke acquiesça et prit sa place sur la chaise. Quand sa mère fut partie, elle se rapprocha du lit et prit les mains de son père dans les siennes. Elle ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais elle ne réussit à produire qu'un sanglot. Elle posa la tête vers son ventre et pleura.
-Je suis tellement désolée… T-tout est de ma -fau-te.
Le bip qui était jusque là régulier s'accéléra soudain et le corps de Jake fut prit de convulsions. Clarke se leva en faisant tomber la chaise et le regarda, les yeux écarquillés.
La pièce fut très vite remplie d'infirmières et de docteurs et elle fut rapidement écartée.
-Clarke ! cria sa mère en accourant vers elle, qu'est-ce qu'il s'est passé ?
Son visage se décomposa alors qu'elle secoua la tête.
-Je ne sais pas ! Il-
Abby la fit taire et serra sa fille dans ses bras.
-Tout va bien se passer.
Bellamy,
Pourquoi les mauvaises choses arrivent-elles ?
Les gens disent que c'est pour qu'on puisse vraiment apprécier toutes les bonnes qu'on ne pourrait pas voir autrement, mais ce n'est pas vrai pour moi. Je les ai toujours aimées et ai été reconnaissante pour les côtés positifs de ma vie.
Alors pourquoi mon père est-il à l'hôpital en ce moment ?
Là, la seule chose qui le maintient en vie c'est une machine.
Il a fait des arrêts cardiaques tellement souvent que j'ai perdu le compte, il est mort sous mes yeux, même pour quelques secondes, et je suis restée plantée là, sans rien faire, complètement figée.
Je suis censée devenir docteur, Bellamy ! Comment pourrais-je continuer après aujourd'hui ?
Il y a une citation que j'ai vue plusieurs fois, à laquelle je m'identifiais difficilement parce que je n'ai jamais ressenti quelque chose comme ça, qui dit « Le pire sentiment du monde c'est de voir quelqu'un qu'on aime aimer quelqu'un d'autre. »
Ça m'est apparu aujourd'hui, et je ne suis pas d'accord.
Le pire sentiment du monde c'est de regarder quelqu'un qu'on aime mourir sans qu'on ne puisse rien y faire. D'avoir la sensation d'être complètement inutile pour les gens qu'on aime.
C'est le pire. Et je ressens ça maintenant.
Personne n'a le courage de le dire, mais je sais que le sort de papa ne lui est pas vraiment favorable…
Ha, regarde… J'ai fait une référence à Hunger Games.
Une larme tomba sur le papier, brouillant l'encre.
S'il meurt… Je ne peux pas, Bellamy. Je ne peux pas imaginer ma vie sans lui. C'est mon Papa. Comment je pourrais continuer à vivre sans lui ?
Comment font les gens ? Continuer quand quelqu'un qu'ils aiment meurt ?
Rien que d'y penser ça me donne envie de me rouler en boule et de crier.
J'essaie de tenir le coup pourtant, je ne veux pas que Raven m'entende, elle arrive à peine à surmonter tout ça, je l'ai vu aujourd'hui. Il y avait cette expression effrayée et désespérée dans ses yeux, comme quand sa mère est morte.
Oh mon dieu, elle n'a vraiment pas besoin de ça en plus, Bellamy, elle a déjà enduré tellement de choses horribles…
Et ma mère… Mon dieu en une nuit elle vécu avec la peur de perdre toute sa famille… Au moins je suis vivante… mais
On ne peut pas le perdre. Une des dernières choses qu'il m'a dites c'était de toujours garder espoir. Il m'a dit que tout, d'une manière ou d'une autre, s'arrangeait toujours.
J'espère vraiment qu'il a raison cette fois encore.
Je t'embrasse fort,
Clarke
Un petit bout de la note d'Elstark :
Sérieusement, j'ai VRAIMENT débattu sur l'idée de faire mourir Jake. A chaque fois que je devais y penser, je me demandais « DONC, Jake ? Il vit ou il meurt ? »
Un moment je pensais « Ok, je vais le tuer, parce que je peux écrire ça » et puis « Non ! Je ne peux pas le tuer parce que je n'aurais pas la possibilité d'écrire ÇA ! »
J'ai même fait un tableau de pour et de contre pour décider si je le laissais vivre ou pas. J'ai quand même pris une décision… Je sais où je veux que cette histoire aille…
N/A:
Le mystère reste entier...
Tout dépend d'El !
N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé, et aussi, je voulais vous demander: Est-ce que vous aimez lire les extraits des notes d'Elstark? J'en avais parlé avec elle, elle pensait que je ne les traduirais pas du tout mais je pensais que ça pouvais être bien... Dites-moi tout :)
Merci encore, vous êtes vraiment géniaux.
Gros bisous,
Eliane
