Tout d'abord joyeuse Saint-Valentin à vous ! :) Je ne pensais pas finir le chapitre aujourd'hui ! Pas très joyeux et peut-être aussi gore que je le pensais mais bon j'espère que vous aimerez cette lecture un peu particulière (enfin je pense) Sur ceux bonne lecture à vous les gens ! =)

Merci à Miaa, VegetaYouShoulComeOver ainsi qu'à Mag pour leur review et pour répondre à cette dernière, si cela t'inspire moi je dis tant mieux ^^


Chapitre 6 : impasse

Je n'en peux déjà plus...mon cœur est en morceau, partagé entre fuir et rester pour l'aider à aller mieux...parce que c'est sur, il ne va pas bien...il ne peut aller bien dans de telles circonstances...il rentre tard depuis ce moment ou...ce moment ou il a faillit me tuer. C'est comme s'il disparaissait et réapparaissait pour me faire peur...j'en tremble tellement, parce que j'ai peur et mes larmes ne cessent de couler...je vous en prie que l'on vienne m'aider...s'il vous plait...s'il vous plait...

Ce matin tout est calme dans la maison, il dort encore, j'ignore ce qu'il a dernièrement mais il prend un malin plaisir à me marquer la peau avec tout ce qui lui passe sous la main. Il dit aimer mes cheveux et mon visage alors à eux il ne fait rien. Il ne s'en prend qu'aux parties que personne ne voit et qui peuvent être caché par des vêtements. La nuit dernière il est rentré à quatre heures du matin et s'est laissé tomber sur le lit à côté de moi...il n'y a que là que j'ai pu fermer les yeux et m'endormir. La curiosité est tellement grande...je veux savoir ce qu'il fait, parce que lorsqu'il rentre, ses vêtements sont différents que lorsqu'il sort. Mais je ne lui demande rien car j'ai peur de connaître la réponse...surtout lorsqu'un filet écarlate est resté sur son cou et que du sang séché est resté sous ses ongles...J'ai peur de savoir...Aidez-moi !

J'ose à peine me faire du café, de peur de le réveiller et Dieu sait que j'en ai besoin...j'en fais alors un peu et allume discrètement la petite télé qui est dans la cuisine. Lorsque j'abaisse mes yeux sur mon corps, mon cœur tressaillit d'effroi, voir ces bandages qui parcourent mes bras, ces pansements sur mes mains...ses bleus...ses marques qui me rougissent la peau...est-ce que je suis en enfer ? Si oui...pourquoi ? Mes larmes recommencent à couler mais je dois...je dois arrêter, pleurer ne m'aidera pas.

« Depuis plus d'une semaine la disparition de Sakura Haruno ne cesse de faire du bruit, les autorités pensent à la thèse du kidnapping mais hélas aucune autre information n'a été communiquées. Si vous apercevez cette jeune femme merci de contacter le numéro qui défile en bas de l'écran. Sakura Haruno est reconnaissable par ses cheveux roses et ses yeux verts. La dernière fois qu'elle a été aperçue elle était vêtue d'un kimono rouge alors qu'elle se rendait au temple. »

En entendant la disparition de l'ami de Shikamaru, je me suis de suite inquiétée. Mais il n'y avait pas que cela...

« Peu de temps après deux jeunes filles ont soudainement disparu. Elles se nomment Akane Minami et Erika Tokoya. Ces deux jeunes filles n'ont rien en commun. Nous avons à faire un kidnappeur qui s'en prend aux sexes féminins uniquement sans aucun critère précis. Nous vous demanderons mesdames d'être vigilantes... »

Après ça, j'ai tout de suite éteint la télé. Mon regard ne s'est pas détaché du couloir qui mène vers la chambre. J'ai l'horrible sensation qu'il est derrière tout ça...je suis paralysée par la peur...je sursaute en entendant la porte s'ouvrir et mes yeux sont rouges tellement j'ai pleuré plus tôt. Il s'est dirigé vers la salle de bain, ça me laisse le temps de me rafraichir le visage. Je vis dans l'angoisse la plus totale...Hier j'ai refusé de coucher avec lui, parce que cette idée ne m'enchante plus et m'effraie complètement, alors il m'a forcé...je suis dégoûtée, dégoûtée par moi même...j'ai envie de mourir. Pour dire vrai l'amour a laissé place à la terreur…Il n'y a que ça qui me fait prendre conscience de mon insignifiante existence…moi qui était une battante, je ne suis plus rien…Je n'ai même plus de nouvelles de mes frères…Il m'a coupé du monde.

J'ai tenté une fois de me noyer dans la baignoire que j'avais préalablement rempli d'eau mais j'avais oublié de fermer la porte à clef alors lorsqu'il est arrivé, il m'a sorti de là, après quoi il m'a reproché de vouloir le quitter. Qu'il m'aimait et que je ne devrais plus jamais lui faire ça. Qu'il ne s'inquiète pas, la noyade prend beaucoup trop de temps, je ne retenterais jamais ça...la corde qui traine au garage fera parfaitement l'affaire...BON SANG !...pourquoi n'aie-je pas écouté mes frères ! Pourquoi ?

—Tu vas bien ?

—Oui ! je réponds vivement en me tournant vers lui. Tu as l'air fatigué.

Il me lance un regard amoureux...et moi je baisse les yeux...

—Sakura a été enlevée, je lui annonce.

—Je sais, me répond t-il le ton le plus neutre possible.

Il va se servir un café...c'est son amie et il ne s'inquiète pas plus que ça ?

—Shikamaru !

Je suis indignée...

—Sakura a disparu !

—Je le sais, me répète-t-il, sa famille m'a prévenu...on déménage ce soir.

Je ne comprends pas...qu'il ne soit pas inquiet de la sorte...

—C'est une maison dans la campagne, continu-t-il, j'y vivais à une époque avec mon autre épouse.

…..

—Ton autre épouse ? Je répète alors, effarée.

—Elle est morte...

—Tu ne me l'avais jamais dit !

Est-ce normal, cette terreur qui s'empare de moi ?

—Si, souviens t'en...tu venais de rompre avec Kiba et tu m'as posé des questions sur elle...

—Mais tu ne m'avais pas dis que c'était ta femme !

Je craque...je craque...je craque !

—Tu l'as tuée ? j'ose demander alors que j'ai horriblement peur qu'il le prenne mal.

—Qu'est-ce que tu racontes ?

—Pourquoi elle est morte alors ?

—T'insinue que je l'aurais tuée ?

—Pourquoi pas ? T'en serais capable non !

Ce fut à ce moment que je reçus la gifle la plus forte et la plus douloureuse de toute ma vie...

—Je...je suis désolé...pardon, pardon !

Je m'éloigne de lui à chaque pas qu'il fait vers moi...

—Shikamaru...regarde-moi...regarde moi et dis ce que tu vois...ne me dis pas que tu me trouves jolie ! Je te l'interdis !

Il me regarde et ne dis rien…ou presque.

—Qu'est-ce que tu veux que je voie ?

Mes larmes s'échappent…pourquoi est-il ainsi ?

—Prépares tes affaires on doit y aller, murmure-t-il, pourquoi tu pleures ?

—Je peux t'aider à te faire soigner tu sais…ensemble on y arrivera, je le rassure en allant vers lui.

—Me faire soigner ? s'indigne-t-il en me lançant un regard effaré.

—Je sais que ce n'est pas facile à accepter mais d'abord je veux rentrer chez moi voir ma famille…

—Tu es ma femme…ma femme, répète-t-il en se dirigeant vers la chambre mais avant il se tourne vers moi, et je t'interdis de t'en aller.

Je ne vais pas m'enfuir…je vais faire mieux.

—Je vais au garage chercher des sacs.

—Les clefs de la voiture sont avec moi, rappelle-t-il.

—Je ne vais pas m'en fuir.

Mes pas se dirigent vers le garage, la lumière éclaire à peine, la voiture repose depuis je ne sais combien de temps, je suis sure qu'elle a rouillé. Et je la vois, cette précieuse corde…je suis nulle pour faire des nœuds mais celui là tiendra bien. Je veux en finir, un jour il me tuera moi aussi…je suis désolée Gaara, je suis désolée Kankuro.

J'ai tellement peur de me laisser balancer au bout de cette corde…tellement peur…mais je me lance quand même….


Je me sens fatiguer. Mon corps est comme en flottement, il y a une brise qui m'est agréable. C'est reposant et ça me fait du bien. On dirait que les rayons du soleil me réchauffent le visage. Mon suicide a raté, peut-être qu'il m'a emmené à l'hôpital. Faite que ça soit le cas. Je me risque à ouvrir les yeux…il dort dans une chaise en face de moi…je ne suis pas dans une chambre d'hôpital…je ne suis pas non plus à la maison…où sommes-nous ? Un regard à la fenêtre répond à ma question…il s'est occupé du déménagement malgré mon état. Enfin je me demande s'il y a vraiment eu un déménagement, les meubles de la chambre ne proviennent pas de chez nous. Le décor n'est pas signé Shikamaru, peut-être de sa défunte épouse.

Doucement je m'extirpe du lit pour aller visiter les lieux. Déjà un coup d'œil plus prononcé par la fenêtre me fait découvrir qu'on est bien loin de toute civilisation…il n'y a que de la verdure, une route qui passe non loin et elle n'est traversée que par des poids lourds. La seule maison que j'aperçois d'ici est assez loin…je crois que je ne m'en sortirais jamais. Laissant la chambre et un Shikimaru endormi pour une découverte des lieux, je m'aperçois que cette maison n'a pas un gramme de poussière…comme si la maison avait toujours été occupée. Je remarque qu'il n'y a ni télé, ni radio, ni même un téléphone. Rien qui puisse me renseigner sur ce qui se passe à l'extérieur.

Toutes nos affaires trônent dans le salon. Les sacs, les paquets et quelques babioles ici et là. J'ère dans cette grande maison comme un fantôme…en passant près d'une porte je sens une énorme odeur vraiment étrange…et c'est là qu'il me fait peur en posant soudainement ses mains sur mes épaules.

—Pourquoi tu ne m'as pas réveillé ? il me demande.

Sa voix parait venir d'ailleurs. Il renifle presque cette odeur qui s'échappe de cette porte avec délectation.

—Qu'est-ce qu'il y a derrière cette porte ?

—Rien.

Je ne le crois pas une fois encore. C'est impossible qu'il n'ait rien derrière cette porte. Je me dégage de son étreinte et fait face à lui.

—Quelqu'un ma soigné ?

—Je l'ai fait, il me répond avec un léger sourire, bon je dois te laisser un moment d'accord ?

J'affirme avec un signe de tête, il m'embrasse sur le front et s'en va. Cette porte m'intrigue et je ne sais pas comment l'ouvrir en toute discrétion. Je me décide alors à visiter la maison en profondeur. Et c'est à ce moment que je découvre un bureau pratiquement vide…il y a cependant une boite à chaussure tout en haut des étagères. Et lorsque je la saisie, d'autres papiers tombent à mes pieds ainsi qu'un petit carnet.

L'écriture couchée sur le papier est fine et appliquée, quelque fois il y a comme des gouttes d'eau qui ont humidifié le papier ou plutôt devrais-je dire des larmes. Je feuillète grossièrement et je remarque que l'écriture devient de plus en plus grossière accompagné de tâches de sang. Je ne pense pas que Shikamaru l'est vu sinon il l'aurait déjà jeté. Je me hâte à la dernière page ou du moins au dernier jour.

« Je n'arrive plus très bien à écrire en ce moment, il m'a encore coupé un doigt pour je ne sais quelle raison. Et a tenté de le remplacer mais mon corps a fait un rejet. Je dirais qu'il est sujet à des pulsions meurtrières. Il souffre selon moi de démence parce qu'il ne peut s'empêcher de me couper la peau et il fait ça avec une lenteur qui devrait être interdite. S'il vous plait si vous trouvez ce journal et que je suis déjà morte, arrêtez Shikamaru Nara pour torture moral et physique ainsi que pour séquestration. Ce matin encore il m'a dépecer le pouce après avoir arraché l'ongle pour ensuite me le recoudre. Ça brûle et ça fait mal, ça me fait toujours mal, mon bras gauche est affaiblie tellement j'ai perdu du sang.

Si quelqu'un trouve ce journal alors transmettez le à ma famille car j'aimerais leur dire que je les aime énormément et que je regrette de les avoir désobéit. Je n'aurais pas du fréquenter cet homme. J'ai peur de mourir, je sais que je vais mourir, je le sais. Mon corps n'est plus qu'un amas de peau sur des os. Je ne veux plus vivre dans ce cauchemar et sentir cette souffrance, je me vois dépérir et lui aussi. Je l'aime, je ne devrais pas mais c'est comme ça. Aujourd'hui je vais mettre fin à mes jours, il est allé prendre un bain et j'ai tout juste bloqué la porte pour ne pas qu'il en sorte maintenant et je vais aller me barricader dans la cuisine. Il y a un couteau dont il a aiguisé la lame ce matin, il m'a dit que les yeux verts m'iront vraiment bien et ces yeux verts en question sont dans un bocal au frigo. J'ignore à qui ils sont mais je demande pardon à sa famille. Pardon aux autres qui ont souffert à cause de moi, pardon à leurs proches. »

L'écriture maladroite et grossière prouvait bien la difficulté qu'avait cette personne à écrire en l'occurrence sa défunte épouse. Je décide donc de tout remettre comme c'était et d'essayer d'ouvrir cette porte afin de voir ce qui s'y cache. Une fois Gaara m'a appris à crocheter une serrure, je devrais pouvoir y arriver. Mes larmes coulent d'elle-même, j'ai trop peur de découvrir ce qui s'y cachent. Et ce que j'ai lu m'a troublé, je ne veux pas finir comme elle. Non ! Je ne veux pas finir ainsi ! Cette idée me fait trop peur !

Sa y est ! J'y suis enfin arrivée ! Je tâte le mur à côté de l'entrée afin de mettre la main sur l'interrupteur. Cette odeur est étouffante, je n'arrive pas à dire ce que c'est exactement….Et la lumière fut…ou pas ! Il y a comme des catalyseurs d'odeur à chaque coin de la pièce, heureusement qu'il y a de la lumière, je n'aurais pas vu les escaliers qu'il y a à descendre. Tout semble normal mais cette odeur est trop forte pour les catalyseurs, c'est pourquoi elle est toujours présente et se mélange à une odeur fleurie… « fleurie ». Je m'avance, la lumière grésille et fait monter l'adrénaline…j'ai envie de faire demi-tour mais mes jambes ne m'obéissent pas.

Il y a une grande table au milieu, sur laquelle repose des vêtements…l'un est rouge…Je sanglote déjà, parce que je crains de savoir ce que c'est et à qui il appartient. Mais je veux le prendre, m'assurer que tout ceci est réel, je sais que c'est réel…Il y a des chaussures que je balance accidentellement contre le mur. Ce sont des chaussures de femme. Qu'a-t-il fait ? Je remarque des sangles sur cette table, une table recouverte de sang séché et le kimono rouge en est plein…je souhaite de tout cœur que ce n'est pas celui de Sakura…je vous en prie !

Il y a des choses ignobles qui baignent dans un bocal dont l'eau est devenue rougeâtre…je sens que je vais rendre tout ce que je n'ai pas mangé…je distingue des ongles…huuu…des dents…des cheveux…il faut que je sorte…il faut que…je dois partir, je ne veux pas mourir comme elle…ma gorge est nouée, j'ai envie de crier ! Je m'en vais, je ne peux plus supporter tout ça ! Mais tout est contre moi ! Il faut que je glisse dans ce qui parait être de l'eau, il y a un canal d'évacuation qui traverse la pièce et l'eau à déborder…

—Qu'est-ce que tu fais là ?

Mes larmes s'égouttent sur le sol, quelques unes dans une petite flaque rouge non loin. Et je lève les yeux lentement jusqu'à lui.

—Je savais que tu tenterais de l'ouvrir mais je ne pensais pas que tu réussirais !

Sa voix me semble dur…je n'arrive pas à bouger.

—N'aie pas peur, je ne te ferais rien. Aller, viens, tu vas prendre un bain.

—C'est à Sakura ? je demande la voix brisée.

—Il n'y a rien qui est a elle ici.

—Le kimono qui est sur la table est à Sakura n'est-ce pas ?

—Tu deviens chiante tu sais…vraiment !

Il me tire par le bras et m'entraine dans la salle de bain…et il m'y enferme. Je n'ai pas pu réagir.

—Ouvre-moi, je lui supplie. S'il te plait Shikamaru.

—Je vais être occuper un moment je reviens !

Je l'entends quitter la maison un moment puis revenir, j'entends également des gémissements, des cris étouffés et une autre porte se fermée. L'image que renvoie le miroir est affreux, je ne me suis jamais connue aussi affreuse et aussi triste…je n'ai même pas la force de briser le miroir…

—AAAAAAAAAH…!

Mon cœur a manqué un battement. Ce crie, cette voix…je crois la connaitre. Pourquoi elle ne crie plus ? Pourquoi ?

—Shikamaru !

Je tambourine la porte avec le peu d'énergie qu'il me reste.

—Shikamaru !

Je vais devoir crocheter la serrure encore une fois…mais je tremble trop pour le faire…que va-t-il advenir de moi ?

Mon regard se perd dans mon reflet, je sers les poings et donne un grand coup dans la glace. Les jointures sont devenues rouges mais au moins j'ai ce que je veux…


Bien alors je vais voir si je peux tenter du macabre dans le prochain, parce qu'il y a une scène que j'ai déjà imaginé et que certains trouvent morbide, on verra bien, qu'est-ce que vous en dites ? :3

A la prochaine !

PS : fic presque terminée...