5.

In média res

Au milieu des choses


Lydie était gênée. Son baiser de la veille échangé avec le jedi l'avait quelque peu troublée. A vrai dire, elle ne savait pas véritablement ce qui lui avait prit. Elle avait soudainement eut envie de l'embrasser. A savoir si c'était uniquement pour lui prouver qu'il avait tord ou juste par attirance, elle n'en savait rien.

Depuis qu'elle l'avait trouvé et soigné, elle se sentait étrangement attirée par le mystère qui l'entourait. Son histoire, son caractère posé et sa carrure imposante l'impressionnait et l'intriguait à la fois. Il y avait comme une sorte d'aura de puissance autour de lui qui la fascinait. Il n'était pas de la dernière génération, mais cela n'empêchait pas qu'il ait gardé une certaine prestance. Autant physiquement, il n'était pas mal du tout. Il était bien plus grand qu'elle, d'au moins une tête ça c'était certain, et il avait une carrure fuselé qui conservait une élégance avéré. Elle n'était pas sans savoir que les jedi pouvaient avoir une longévité de vie bien plus grande qu'un individu normal. On pouvait rajouter aux jedis 20 à 30 ans de plus, soit une durée de vie de 110 à 130 ans. Et bien entendu la transformation du corps suivait et se trouvait donc ralentie. Mais il était rare qu'un jedi atteigne un âge aussi avancé. Très peu mourraient de vieillesse, la plupart mourraient au combat. Ce qui en ce temps de guerre réduisait considérablement ces rares cas, comme maintenant.

Lydie se souvint de la douceur de sa peau sombre sous ses doigts la nuit où elle avait refermé ses plaies. La caresse sensuelle de ses lèvres lui revint en mémoire ainsi que le souvenir de leur baiser échangé. Elle rougit en se rappelant des pensées peu orthodoxes qui lui avaient alors traversé l'esprit.

Il avait répondu, se rappela t-elle. Peut-être pas immédiatement mais il avait fini par lui rendre son baiser. Et quel baiser ! pensa t-elle. Elle sentit ses joues s'embraser. C'était étonnant de sa part. Elle ne l'aurait jamais crût capable de répondre. Pas que le jedi semblait être un personnage acariâtre et morose, loin de là, il avait l'air très sociable, mais il paraissait être attaché de très prés au code jedi. Et elle savait que les relations entre les hommes et les femmes, que se soit platonique ou sexuel étaient interdit voire fortement déconseillées. C'était donc étonnant qu'il manifeste un geste à l'encontre de ce en quoi il croyait depuis si longtemps.

Elle avait été complètement folle de l'embrasser !Elle-même n'arrivait pas à comprendre son geste. Mais pourquoi donc avait-elle fait ça ? Lui plaisait-il ?

Lydie médita sur la question toute la journée, la passant à bouquiner dans son salon, notant de temps à autre sur un vieux calepin synthétisé quelques références sur un datapad de ses recherches paramédicales.

Article 161 k-12, classé B

Bota substance similaire au bacta apporte une guérison complète des blessures à 71%, tout comme la plante de Kilik provenant du système de Daltomir qui elle apporte une guérison des plaies superficielles à plus de 88%. Son utilisation est aujourd'hui interdite, laissant le monopole au Bota à la suite d'effets secondaires telles que la dépigmentation ou l'apparition de cellules cancérigènes. Toujours est-il que les sociétés pharmaceutiques Chiewab Amalgamated Pharmaceuticals et Athakam MedTech projettent d'ici quelques années de créer une toute nouvelle formule de gammes medi-pack comprenant une autre forme de la plante de Drongar…

Lydie s'arrêta, ses prévisions sur les prochaines avancées des industries géantes de la pharmaceutique l'assommaient. Elle concrétisait ces derniers jours à un rapport de santé qu'elle devait remettre le lendemain. De nombreuses données et statistiques manquaient à son dossier et elle planchait sur celui-ci durement.

Soudainement elle entendit une porte s'ouvrir et vit apparaître Mace Windu dans l'encadrement de la chambre.

« Je peux me joindre à vous ? »

Cette agréable demande fut pour elle des plus surprenantes.

Tandis qu'elle faisait tout pour ne pas rougir et se rappeler de leur dernière confrontation, le maître jedi lui semblait l'avoir complètement oublié, et fit comme si cela ne s'était jamais passé.

Elle acquiesça et se leva, abandonnant pour quelques temps ses travaux.

« Je nous fais une tasse de Caf ? » proposa t-elle.

« Bien volontiers. »

Lydie disposait pour simple cuisine d'une sorte de pièce annexe de petite taille faisant parti de son salon devant lequel se trouvait une table haute s'y méprenant fortement à un bar. Deux chaises surélevées permettaient de s'y accommoder.

Autant dire que dès le matin il était difficile d'y grimper, voilà pourquoi elle préférait largement son canapé rouge qui lui était confortable et accessible. Elle avait même parfois l'impression exaltante de retourner sous sa couette.

Lydie fouilla dans ses placards et sorti deux tasses épaisses auxquelles elle ajouta dans chacune une graine grossière noircie et brunâtre. Puis elle posa celles-ci dans sa LisioCaf et attendit seulement quelques secondes avant de les ressortir brûlantes et de les poser devant Mace, pleines d'un liquide marron foncé encore fumant.

Elle avait l'habitude de se faire du Caf ou du Thé par moments dans la journée. Lorsqu'elle travaillait sur ses essais et ses recherches, cela la décontractait et lui faisait oublier tout le stresse et la nervosité accumulée. Il était alors plus facile pour elle de continuer son travail, parfaitement détendue.

Le jedi porta la tasse à ses lèvres et but le liquide chaud. Il observa la jeune femme en face de lui qui tenait entre ses mains sa propre tasse fumante. Il repensa au terme avec lequel il l'avait d'abord qualifié lors de leur première rencontre. Elle n'avait rien de la jeune femme sortie à peine de l'enfance. Elle en était très loin. Il venait juste d'en prendre conscience. On pouvait affirmer que les événements de la journée passée l'y avaient aidé, et notamment par ce baiser.

Cette femme paraissait juste avoir la trentaine. Elle n'était pas extraordinairement belle, mais il y avait chez elle quelque chose de simple et de naturel. Ses mains étaient petites et délicates, tout comme sa taille, elle n'était pas très grande et avait une silhouette avantageuse. Son visage était fin, elle avait un petit nez légèrement retroussé, des lèvres soulignées et des yeux brun noisette qui semblaient attirer tout ce qui croisait son regard. Elle était jolie. Oui, elle était très jolie, pensa t-il en la contemplant.

Il observa qu'elle évitait son regard, préférant regarder un point de la table entre elle et lui ou sa tasse de Caf. Les pensées que la Force lui renvoyait de celle-ci étaient principalement un sentiment de gêne et de contentement à l'idée de partager une simple tasse de Caf avec lui. Il était étonnant que ses émotions lui soient si claires.

A vrai dire il n'était pas très étonné de cette réaction. Lui-même ne se sentait pas très à l'aise à cet instant. Faire comme si le baiser d'hier n'avait été qu'un incident vite écarté était pour lui une bonne option, ce qu'elle ne semblait pas partager.

Il était reconnaissant envers elle, de tout ce qu'elle avait fait pour lui et des soins qu'elle lui avait prodiguée, elle avait désormais une place dans son estime. Sans elle, il serrait probablement mort des suites de ses blessures. Ce qu'il se demandait, c'était la raison pour laquelle elle avait pris le risque de lui porter assistance et de lui permettre de demeurer chez elle. Alors que, d'après ce qu'elle lui avait dit et de ce qu'il avait compris de la situation actuelle, aider à protéger un jedi n'était pas dans les plans de la République, ou plutôt du nouvel empire devait-il dire. Elle avait prit de gros risques.

Le jedi joignit ses mains, créant un frôlement de tissus qui attira l'attention de la jeune femme.

« Pourquoi avoir pris le risque de me sauver ? »

Lydie laissa échapper un sourire. Elle avait deviné que cette question interviendrait un jour ou l'autre.

« Parce que je n'ai pas cru un seul instant que les jedis aient pu monter un complot contre le chancelier. Cela est invraisemblable. Vous avez toujours suivit les décisions du Sénat et de la République. Lorsque l'ordre de l'empereur a sonné, j'ai tout de suite comprit que les jedis avaient été utilisés dans cette guerre, contre leur propre volonté. Pour moi, ce qui était le plus troublant était tout ce monopole accordé à certains systèmes des bordures intermédiaires ainsi que de l'avancée des opérations contre les séparatistes qui se faisaient de plus en plus rapides et importantes mais qui à chaque fois sonnaient comme la fin de la guerre, ce qui bien sur n'arrivait pas. Je n'ai jamais été en accord avec les actions menées par le nouvel empire, et surtout à l'encontre des jedis. Personnellement, je vous ai toujours apprécié vous et votre communauté. A vrai dire, je n'étais déjà pas très emballé par l'ancienne République, et la guerre qu'elle menait contre les séparatistes m'ont encore plus éloigné d'elle. Je pense que le côté démocratique de ce gouvernement s'est rapidement effacé. »

Mace inclina la tête, ses paroles ne manquaient pas de vérité, il ne pouvait qu'être d'accord avec elle.

La guerre avec les clones avait été éprouvante et périlleuse. Lui-même se sentait mal à l'aise de privilégier les armes plutôt que le dialogue et la voie diplomatique. Il n'était pas dans sa nature de se battre par le sabre laser, même s'il avait certaines qualités de guerrier indéniables. Mais par l'alliance qui reliaient les jedi et la République, il se devait de protéger la paix au sein de celle-ci. La destruction des Sith avait par ailleurs été leur priorité.

Alors parfois, il était dur de croire en ses principes en ayant le sens du devoir de mener une guerre. Chose très contradictoire.

« Je ne suis pas une experte en politiciens mais je n'accorde que très peu de confiance à ses derniers. Il n'y a que la recherche de pouvoir qui les intéressent. Bien sur il y a quelques exceptions, heureusement, mais j'ai remarqué que la plupart étaient comme ça… »

Lydie but une gorgée de son Caf et reprit sa respiration.

« Palpatine est le seul en qui j'ai toujours cru à son honnêteté et sa bienveillance. Du moins avant le début de la guerre des clones. On peut dire que je me suis bien trompée sur son compte. » Elle serra un peu plus ses mains autour de sa tasse, ses yeux reflétaient de la déception ainsi qu'un peu de culpabilité.

« Je crois que nous nous sommes tous fourvoyés sur son compte. » souffla t-il. « Même nous qui sommes jedi n'avons rien vu venir. Ne soyez pas trop dure avec vous-même. »

Les paroles du jedi semblèrent la réconforter, mais elle garda malgré tout la tête basse.

Lydie n'était pas du genre à effacer ses erreurs, ni les suspicions qui avaient grandi à l'égard du chancelier au fil des mois. D'autant plus que le chancelier c'était révélé en possession de bien plus de pouvoir qu'il ne lui en fallait, elle avait apprit par le jedi que ce dernier était en réalité un démoniaque seigneur Sith. Cela l'avait d'autant plus ébranlée, mais ne l'avait pas vraiment surpris.

« Vous êtes ici depuis longtemps ? » demanda t-il.

« Depuis toujours, ou presque. Du moins pour mes études et maintenant. »

« Seule ? »

Lydie fit un geste de la main englobant le reste de la pièce.

« Vous voyez quelqu'un d'autre ? »

« J'aurais pensé qu'à votre âge vous auriez un compagnon. »

La jeune femme rosie.

« Hum… non, ça fait un moment que je suis seule. »

En réalité, Lydie n'avait plus eut de relation avec un homme depuis quelques années, soit en remontant, à ses années universitaires.

« Ce n'est pas trop dur de vivre ici pour une jeune femme comme vous ? C'est assez dangereux comme quartier non ? »

Lydie haussa des épaules.

« Un peu si, on va dire que ça n'est pas très agréable de se balader dans des rues sombres avec une cape d'ermite sur la tête, mais bon on s'y fait. Et puis les prix ici sont très abordables. De toute façon je ne sors pas beaucoup, mon job ne me le permet pas. »

Le jedi hocha la tête, buvant une autre gorgée du liquide chaud.

« Vous avez fait des études en médecine ? » Mace désigna un prospectus avec le sigle « Biotech » bleu et rouge imprimé en haut de celui-ci.

« Oui. Ma mère en a fait. Elle était guérisseuse plus jeune puis elle est devenue professeur à l'université des Biotechnologies médicinales de Coruscant. C'est d'ailleurs là qu'elle a rencontré Eldric. Ils étaient très bons amis. J'ai commencé en Histoire, mais ça n'a pas fonctionné alors, j'ai suivi la même voie. »

Mace fut surpris qu'une fille de professeur d'une université de Coruscant se retrouve à se loger dans un studio des bas fonds. Il n'était pas très porté sur l'économie et les finances de la République mais il savait qu'avoir un tel poste sur cette planète était extrêmement bien rémunéré. Elle aurait dut avoir des économies.

« Continue t-elle toujours ? »

Lydie afficha un air attristé.

« Oh non, elle est décédée depuis. »

Cela explique tout, pensa t-il.

« Et votre père? »

Lydie sembla hésiter et devint soudainement bien plus embarrassée. Le jedi nota ce changement aussi bien que le conflit intérieur qu'elle paraissait mener. Il comprit alors qu'il avait sut viser juste.

« Aussi. »

Cette simple réponse, brève, était un peu trop précipitée à son goût.

« Que faisait-il ? »

« Il était… il transportait des marchandises pour le compte d'une société indépendante vers Coréllia. »

Lydie semblait confiante dans ce qu'elle disait, mais Mace n'était pas dupe. Il sentait bien que ce n'était pas tout à fait ce qu'elle avait souhaité dire, ni l'entière vérité. Il savait depuis un moment qu'elle lui dissimulait des choses, des informations peut-être.

Il décida de ne pas insister pour le moment, jugeant qu'au moment opportun, celle-ci lui confierait enfin ce qu'elle cachait.

« Et vous, depuis combien de temps servez-vous l'ordre des jedis ? demanda-t-elle curieusement.

« Si je dois compter le nombre d'années, je dirais que ça fait un peu plus de cinquante ans. » répondit Mace pensivement.

Lydie fut scotchée, elle n'avait pas imaginé que le jedi ait pu passer autant d'années en tant que jedi. Il devait être bien plus âgé qu'elle ne le pensait alors, se dit-elle surprise en l'observant.

« Vous viviez au temple depuis quand ? Si ce n'est pas indiscret… »

Le jedi fit un geste de la tête, laissant entendre que cela ne le dérangeait pas.

« J'ai toujours vécu au temple jedi. D'après ce qu'on m'a rapporté de ma planète natale, les jedis m'ont pris sous leur aile à l'âge de quelques mois seulement. »

« Vous n'aviez pas de parents ? »

« Pas que je sache. Mes parents ont été tués peu après ma naissance. Les jedis ont toujours été ma seule famille.

Etaient ma seule famille, pensa t-il temps-là était ni plu ni moins révolu, et l'espoir de retrouver un jour des jedis qui étaient pour la plupart ses amis était faible. Il pensa à son mentor, maître Yoda, qui avait été son compagnon d'arme au conseil et autrefois son mentor avant de devenir chevalier jedi. Mace ne sentait plus sa présence au sein de la Force. Etrangement ce dernier avait disparut. Il ne savait pas comment prendre cette révélation. Avait-il délibérément dissimulé sa présence au sein de la Force, ou bien l'avait-il rejointe définitivement ? Mace ne voulait en aucun cas penser à cette dernière option. Si maître Yoda disparaissait, cela signifierait alors l'extinction des jedis. Et tout comme maître Yoda, Mace n'arrivait à canaliser aucune autre énergie de Force étrangère. Peut-être était-ce dut à sa propre incapacité ou bien alors ils s'étaient réellement tous envolés, ce que Mace pouvait interpréter non sans douleur comme leur mort.

Il serait dur pour lui de continuer à vivre en sachant qu'il serait le dernier à être en possession d'un savoir et d'une expérience jedi. La rupture entre les dernières semaines et la nouvelle création de cet Empire avait été brutale. Et sa perte de conscience durant ces deux semaines l'avait d'autant plus déconnecté et laissé en retrait des évènements. Il avait une impression de blanc qui le laissait croire qu'il s'était réveillé dans un autre monde.

Pendant que le jedi était plongé dans ses pensées, Lydie l'observait. Elle n'aimait pas vraiment l'air de tristesse et de nostalgie qui s'était peinte sur le visage du jedi. La perte de ses compagnon jedis l'avait touché, c'était indéniable. Elle pensa que la carapace du maître jedi n'était peu être pas si dure que ça, qu'il était bien plus humain et aimant que ce qu'il laissait croire aux autres. Une qualité jedi sans conteste, pensa t-elle.

Elle se décida à trouver une distraction qui puisse les sortir de ce vague malaise. Mace faisant dos au salon, elle balaya son regard sur la pièce, lorsqu'il fut attiré par l'écran de sa télécomlit.

« Vous voulez jeter un œil aux infos ? »

A son grand soulagement, le jedi acquiesça à sa proposition, paraissant intéressé d'en savoir un peu plus sur le monde extérieur. Lydie attrapa la commande et appuya sur l'interrupteur. Celui-ci s'alluma, remplissant la pièce par un son bruyant et tapageur. Prenant place dans le moelleux canapé rouge, elle fit une petite place au jedi, enlevant toutes sortes de carnets et de Deta Card qui trainaient, puis rabattit sa couverture fibreuse sur les genoux. Mace prit naturellement place à ses côtés, apparemment peu dérangé par le désordre.

Souhaitant détendre encore plus qu'il n'était possible l'atmosphère, Lydie ne trouva d'autre idée que de s'emparer d'un bol contenant plusieurs morceaux de friandises à l'aspect de petits carrés jaunes.

« Vous voulez un confis de namana ? »

Mace regarda avec méfiance ce qu'elle lui tendait, et acquiesça.

Puis sans prévenir, il fit léviter lentement un des petits carrés jusqu'à lui.

Lydie sursauta violemment, et en fut tellement surprise qu'elle manqua de faire tomber ce qu'elle tenait dans les mains. Elle détestait quand il faisait ça.

« Comment est-ce que vous faîtes ça ?! »

« Question d'entrainement. » Un sourire planait sur le visage du jedi.

Lydie vit avec stupeur qu'il s'agissait d'un sourire narquois et en fut tout d'abord offusquée avant de se sentir à son tour prise d'amusement. Elle comprit qu'il avait fait exprès, et face à sa plaisanterie, elle laissa échapper un petit rire joyeux avant d'échanger avec lui un regard complice.

Malgré son contentement, Mace se sentait inquiet. Même après qu'il se soit lentement rétablit de sa chute, il avait constaté qu'il n'avait pas entièrement récupéré de son combat avec le Sith. Les blessures que ce dernier lui avait infligé, tout comme la perte de sa main l'avait affaiblit physiquement mais également au sein même de sa maîtrise de la Force.

Ainsi il n'arrivait plus qu'à faire léviter de temps à autre de petits objets, mais tout ce qui lui demandait une grande concentration et énergie telle que celle demandée pour des gros objets, ou bien de l'utilisation de la Force sous toutes ses formes lors d'un combat au sabre laser, lui était difficile voire quasi inexistante.

Il ne se l'expliquait pas.

L'attention de Mace se trouva capté par l'holonews, et notamment par la transformation des sujets qui désormais se trouvaient liés en faveur de l'Empire.

« L'empire semble bien avoir son mode de communication. Depuis combien de temps se servent t-ils de l'holonet ? »

« Oh, je dirais au moins quelques jours après l'avènement de l'empire. Le chancelier n'a pas tardé pour motiver ses troupes. »

Mace hocha la tête. Il n'en était pas surpris. Attendre avant de s'emparer des médias aurait été de la part du nouvel empereur une grave erreur. Et apparemment, il ne l'avait pas commise. Ce qui faisait penser à Mace que ce dernier était bien plus malin et manipulateur qu'il ne l'aurait vu il y a seulement quelques mois.

Mace s'installa plus confortablement dans le moelleux canapé alors que Lydie prenait à nouveau une autre confiserie. Il savait qu'il n'aurait pas le privilège de sortir à l'air libre de sitôt. Pour l'heure, voir ce que l'empire réservait et se tenir un moment à distance était la priorité.

Et comme tous les jours qui allaient suivre, ils passèrent ainsi le reste de la journée à regarder les nouvelles informations, analysant chaque sujet important annonciateur de répression, ce qui pour la galaxie, prenait chaque jour un nouveau tournant.