Un autre genre de menace se profile. Pendant ce temps Riza parait abandonner l'affaire de Roy.

Merci à ceux qui suivent et bonne lecture ^^.


Riza Hawkeye sortit du bureau du commissaire pensive. Elle venait de lui faire son rapport, et de lui avouer un nouvel échec. Certes elle en avait apprit plus sur Roy, mais elle se sentait perdue. Ce qu'il accomplissait n'était pas légal, cependant il n'avait aucun autre moyen. Acheter toutes ces œuvres requérait une fortune colossale, qu'il ne possédait pas. Riza prit le chemin de son appartement. Une fois là-bas, elle prit une bonne douche. Son petit chien noir et blanc vint à sa rencontre. Il sentait sa maîtresse dans un état second. Riza revêtit un pyjama, puis s'affala sur son lit. Son visage pâle et ses yeux à l'éclat perdu reflétait son état d'esprit.

« Qu'est-ce que je vais faire ? Je n'ai jamais autant douté sur la marche à suivre. D'un côté je voudrais mettre fin à la carrière de voleur de Roy, mais de l'autre … je ne veux pas qu'il soit capturé, et aussi je sais qu'il doit détruire les créations des Sêsorêtris. » pensa-t-elle.

Black Hayate la rejoignit d'un saut sur le matelas. Riza roula sur le dos, un bras en travers de son front.

« Quand je pense à lui, mon coeur se mets à battre plus fort. J'ai encore l'impression de le sentir contre moi, comme lorsque nous étions dans le tableau. »

Par moment, elle avait aussi la sensation de sentir son odeur, comme s'il était tout près. La détective n'avait encore jamais ressenti un tel émoi. Et elle se refusait encore à comprendre de quoi il s'agissait. Parce que Riza savait que ça ne devait pas se faire. Lui et elle n'étaient pas dans le même camp, de plus Roy n'était pas humain. Il était le guerrier de Mafdet, une créature forte qui se réincarnait depuis des siècles. Ça n'avait donc pas de sens, ne menait nulle part.

« Peut-être que je devrais demander à ce qu'on me retire l'affaire. Oui, ce serait préférable. »

Cela aurait au moins le mérite de mettre un terme à son conflit intérieur, et par là même au chaos de ses sentiments. Riza se releva soudain. Il était temps de se préparer à dîner. En y repensant, si elle ne s'occupait plus de l'enquête, elle ne le verrait plus. A cette pensée, Riza sentit son cœur s'alourdir. Mais il le fallait. C'était une femme raisonnable, et cette fois encore elle écouterait la voix de la sagesse. En dépit de la douleur de son cœur.


Le jour suivant, Roy s'étonna de sentir un Edward tout guilleret. Le blond chantonnait dans la salle de bain, tout en brossant sa chevelure d'or avec soin.

« On peut savoir ce qui se passe ? On fête quelque chose ? » questionna l'homme félin.

« Non. J'ai simplement rendez-vous avec Winry au cinéma tout à l'heure. »

Il était si content qu'il ne pouvait s'empêcher d'en dévoiler la raison. Pourtant il savait très bien que son locataire ne manquerait pas de le chambrer.

« Waoooh ! Mais t'es un tombeur dis donc ! Précoce le chtit ! »

« Va te pendre, bouffeur de souris. Et t'es mal placé pour me faire la morale je te signale. » rétorqua Ed en se passant de l'eau de toilette.

« T'entends quoi par là, tête de blé ? » interrogea Roy.

« Si tu crois que j'ai pas capté que la fliquette blonde te plaisait ! » fit Ed avec sarcasme.

« Tu te trompes complètement Edward. Je ne saurais m'attacher à un membre extérieur de notre famille. Il n'y a rien à espérer avec Riza. »

Le ton sérieux de Roy cloua le bec à Edward. Pourtant il aurait juré. S'il avait pu voir le visage du brun, il aurait vu un air sombre. Roy pensait à la détective plus souvent qu'à son tour. Il en avait vu des jolies femmes dans sa très longue vie, mais ne se souvenait pas qu'une aie pu lui faire le même effet que Riza. Cependant, il garderait ses distances avec elle. Ils étaient ennemis, en conséquence Roy la regarderait comme celle qui voulait l'emprisonner. Et rien de plus. De son côté, Ed fredonnait à nouveau gaiement. Il sortit de la salle de bain, et alla voir au salon quelle heure il était. Sa mère était au travail, ce qui lui épargnerait son gagatisme.

« Bon, je vais y aller. » lança le blond.

« Va mon petit. Va chercher bonheur. » commenta Roy.

« Et toi file dans ton panier et m'emmerde plus. Autrement je t'arrache les oreilles. »

« Essaie un peu que je rigole. Elles sont bien trop hautes pour toi. » répliqua le brun.

« Suffit juste que je te flanque un coup là où ça fait mal, et elles seront à ma portée et toi à genoux devant moi. »

Edward sortit, et verrouilla sa porte d'entrée. La journée était belle. Les cours étaient enfin terminés, c'était les vacances. Le jeune comptait en profiter pour conquérir celle qui le faisait craquer depuis si longtemps. Ed marcha sur un petit nuage pendant un moment, s'imaginant tenir la main de Winry. Il sentit la nervosité le gagner au fur et à mesure qu'il approchait du cinéma. Pourvu qu'il n'aie pas un épi, ou que ses habits ne fassent pas trop misérables. Winry venait d'une famille aisée après tout.

« Et si sa famille ne me trouvait pas assez bien ? Si je faisais honte à Winry ? » s'angoissa Edward.

Son stress fut ressenti par son occupant, qui intervint aussitôt.

« Hé blondinus ! T'as pas bientôt fini de paniquer ? Ton stress me hérisse. »

« Oh la ferme toi ! Je voudrais bien t'y voir ! »

« Allons Edo, tout se passera bien. Tu n'es pas obligé de te déclarer tout de suite. Tu la connais depuis longtemps ? » reprit Roy d'une voix amicale.

« Ben depuis tout petit. Mais je ne l'ai jamais vraiment abordée. »

« Alors commence par voir si vous vous entendez bien. D'autant plus que vous avez dû changer l'un comme l'autre. Vos goûts pourraient ne pas être les mêmes. Apprends à la connaître. » continua le brun.

Un peu rassuré par ces paroles, Edward arriva devant le cinéma.


Winry arriva quelque secondes après. Il la trouva ravissante dans cette petite robe à fines bretelles. Elle lui sourit.

« Salut ! »

« Bonjour Winry. Tu es très jolie. » répondit Ed les joues un peu roses.

« Merci je te retourne le compliment. »

Soudain, Edward sentit Roy s'agiter. Il était tendu, et le blond se demandait bien pourquoi. On aurait dit qu'il percevait une menace. Pourtant Ed ne voyait rien qui puisse poser problème.

« Joli collier. »

Le blond reporta son regard sur le bijou autour du cou de Winry. Une épaisse chaîne avec une pierre bleue. Pour quelle raison cela avait-il alerté Roy ? Etait-ce …

« Tu regarde mon collier ? » fit Winry.

Ils se trouvaient dans la file d'attente. Edward sursauta légèrement.

« Aaaaheuuh … oui il est joli. »

« C'est un cadeau d'un oncle. » répondit-elle en le regardant.

Edward commença à se sentir mal à l'aise : Roy était tendu, comme prêt à bondir. Ce n'était vraiment pas le moment. Depuis le temps qu'il attendait ce rendez-vous … tant que Winry était à côté, Ed ne pouvait pas intimer à Roy de se calmer, ou du moins lui demander ce qui se passait. Ça risquait de lui gâcher l'après-midi cette tension. Les jeunes entrèrent dans la salle, et se choisirent des places. Finalement, Edward sentit le brun refouler. Il soupira discrètement de soulagement.

« J'ai quand même l'impression qu'il est à l'affût. Qu'est-ce qui a bien pu le troubler de la sorte ? » pensa-t-il.

L'ado finit par se concentrer sur le film. Cela lui permit de se détendre et d'oublier ses préoccupations. Après la séance, ils allèrent se promener au parc. Edward posait quelques questions à Winry sur ses goûts, ses loisirs. En gros il suivait les conseils de Roy. La jeune fille lui répondait bien volontiers, et s'informait à son tour. Ils aimaient certaines lectures, partageaient le même goût pour les films, certaines matières scolaires … l'après-midi se déroula agréablement, et les jeunes se promirent un autre rendez-vous. Edward exultait. Il rentra chez lui en gambadant. En passant devant le miroir de sa chambre, il découvrit le reflet de Roy.

« Tiens te voilà toi. Je peux savoir ce qui t'as pris avant le film ? » questionna le blond.

« Ton amie m'intrigue. Son collier renferme une force. Si en plus c'est un cadeau de famille ... »

Edward fronça les sourcils. Il pensait à quoi là ? Quand même pas …

« Allons Roy ! Qu'est-ce que tu essaie de me dire là ? » demanda Ed d'une voix pas très assurée.

Le brun planta ses yeux obsidienne dans les mirettes soleil.

« Fais attention. »

Edward sentit un frisson le parcourir. Le reflet se brouilla pour laisser place au sien. Une image désemparée, ne sachant plus que penser. Ou ne voulant pas penser à ce que les paroles de son locataire signifiaient. Il décida donc d'aller mettre le couvert pour se changer les idées.


Durant les jours qui suivirent, Edward et Winry se revirent. Ils allaient à la piscine, au cinéma, faire du vélo … naturellement dans ces moments-là, le jeune ne pensait plus du tout à la mise en garde de Roy. Le brun lui donnait quelques conseils pour qu'il se sente à l'aise, et lui rappelait de se méfier à chaque fois. Mais la dernière partie du dialogue passait à la trappe. Il était heureux, c'était tout ce qui comptait. Et un jour, la jeune fille décida de le présenter à sa famille. Winry l'invita donc à passer un après-midi dans sa grande maison. Sur le pas de la porte, Ed se sentit nerveux comme la première fois. Il se décida néanmoins à ouvrir le portail, puis à sonner.

« Salut Edward ! Entre vite. » fit Winry.

Il la suivit. La blonde le présenta à ses frères, Russel et Fletcher, à qui elle ressemblait pas mal. Russel était l'aîné et suivait des études supérieures en ingénierie, quand à Fletcher qui était le petit dernier, il allait en primaire.

« Edward ... » fit Roy.

Ah. Le revoilà. Il ne s'était pas manifesté, laissant le jeune en paix durant ses rendez-vous. Edward ressentit la tension de l'homme panthère.

« Je n'aime pas du tout cet endroit. Je ne m'y sens pas en sécurité. »

Voilà qui était nouveau. Et inquiétant. Ed savait que si Roy percevait une menace, elle était souvent avérée. Son instinct animal ne le trompait pas. Ce n'était pas pour l'embêter, pour ça ses mots suffisaient. Et ça se passait à la maison, à l'abri des regards et des oreilles. Winry fit entrer Ed dans sa chambre. Il tâcha d'ignorer le stress de Roy. Lui et sa belle entamèrent donc une petite discussion.

« Hé vous deux ! Vous venez jouer avec nous au Trivial Pursuit ? » proposa Fletcher à travers la porte.

Winry interrogea Edward du regard. Il acquiesça. La partie se déroula au salon. Ed était doué pour les questions touchant au sport et à l'histoire. Mais ses camarades ne s'en laissaient pas conter. Vers quatre heures, Winry ramena des chips, des gâteaux et des boissons. Tout se passait pour le mieux, jusqu'à ce que les parents rentrent. Les jeunes se levèrent pour leur dire bonjour. Mais dès qu'Ed croisa leur regard, Roy se manifesta avec une telle brusquerie qu'il crut bien qu'il allait surgir devant eux. Le fils de Mafdet s'était mit à feuler et rugir, tel un chat se retrouvant face à un intrus sur son territoire.

« Ça ne va pas Edward ? » demanda Winry inquiète.

« Je … je me sens pas très bien. Bon dieu Roy calme-toi ! » répondit-il.

« Murraaaoouuuu ! » protesta le brun dans le corps du jeune.

Jamais Edward n'avait sentit une telle colère. Ça confinait à la haine, l'envie de meurtre.

« Vous êtes bien pâle mon petit. » constata Sarah, la mère de Winry.

Elle leva une main pour prendre sa température. Sans qu'il ne comprenne ce qui se passait, Ed sentit sa main se lever brutalement pour écarter celle de la femme. Roy rugit.

« Oh pardon ! Ex … excusez-moi, mais je crois qu'il vaut mieux que je rentre. » bredouilla-t-il.

Edward s'empressa de quitter la demeure Rockbell. Il rentra chez lui en courant, furieux. Il grimpa les escaliers quatre à quatre. Trisha fut surprise de cette entrée rapide. Edward claqua la porte de sa chambre, puis se planta devant le miroir.


« Roy rapplique ! » s'écria-t-il.

Mais ce fut un fauve énervé qui bondit contre la glace en feulant. Edward recula. Roy était vraiment en colère. Sa queue était hérissée et battait furieusement. Le blond remarqua que ses griffes étaient sorties.

« Moooouuuuuuuw ! »

Edward fronça les sourcils. On aurait dit que Roy allait sauter à la gorge de quelqu'un. Du coup le blond en oublia sa colère, impressionnée par celle que lui montrait son occupant. Roy sembla réaliser qu'il avait regagné son territoire. Il rentra les griffes, et les poils dressés reprirent un aspect ordinaire. Roy secoua la tête, et s'apprêta à partir.

« Oh attends ! Tu peux m'expliquer ce que ça signifie ? » l'interpella Edward.

« Là-bas … ces gens … c'est un danger Edward. Un gros danger. » répondit Roy.

Le blond en fut étonné et inquiet. Comment ça un danger ? La famille de Winry ? Impossible !

« Non … tu te trompes ils sont très gentils. »

« Je sais ce que j'ai ressentit Ed. Un air malsain, menaçant. Au risque de te froisser, ne retourne jamais là-bas. » insista Roy.

Ouais ben vu l'état d'énervement dans lequel cette visite l'avait mis, en plus de la honte qu'il avait infligé à l'ado, Edward se dit qu'il valait mieux éviter ça à l'avenir. Roy était encore tendu, il le voyait bien. Il n'eut pas le loisir d'en demander davantage ou même d'y réfléchir, car sa mère frappa à la porte.

« Edo ? Je peux entrer ? »

« Ouais m'man. » soupira Ed.

Trisha ouvrit la porte. Elle approcha de son fils. Roy avait disparu.

« Tout va bien ? » demanda-t-elle.

« Ça allait jusqu'à ce que Roy ne manque de jaillir pendant que j'étais chez mon amie. »

Trisha fronça les sourcils dans un air d'incompréhension. Ce n'était pas son genre de risquer de se dévoiler. Edward lui raconta toute l'histoire, et les explications à demi-mot du brun.

« Hmmm … au risque de te décevoir mon chéri, je pense que Roy a raison. » fit Trisha.

« Quoi mais ... »

« S'il s'est énervé ainsi c'est qu'il a réellement perçu un danger. Sa réaction a été purement défensive et un avertissement pour toi. » expliqua-t-elle.

« Et que dois-je faire alors ? Ne plus voir Winry ? » s'énerva le blond.

« Non, ce n'est pas ce qu'on te demande. Évite son logis, et méfies-toi quand tu es avec elle. »

Edward soupira et croisa les bras. Manquait plus que ça. Qu'est-ce qui n'allait pas chez ce type ? L'ado n'avait vu aucun problème lui. Mais justement, Roy lui si et le lui faisait savoir. Pourtant il ne pouvait pas croire que le souci vienne de l'élue de son cœur.

« Changeons de sujet. J'ai repéré une œuvre de Sêsorêtris. » annonça Trisha.

« Bonne idée, ça va me détendre. »

Sans plus attendre, il passa le relais à Roy. Pendant qu'il serait aux commandes, le blond pourrait se changer les idées.

« De quoi s'agit-il ? » questionna le brun.

« Le diadème d'un oracle, époque antique. On vient de le retrouver il y a deux jours. »

Trisha lui tendit comme d'habitude un plan. Roy hocha la tête. Tiens, Riza y serait certainement. Voilà qui lui ferait du bien. Mme Elric regarda le félin s'en aller d'un air songeur. Quelle menace avait-il pu sentir ? Enfin, se dit-elle pour se rassurer, Roy saurait veiller à la sécurité de son fils. Trisha le savait. De son côté, le brun arrivait dans le musée concerné. Il renifla l'air, puis sourit. Riza était là. Roy s'assit pour réfléchir. La jeune femme savait comment il procédait à présent. Il devait donc trouver une autre manière d'entrer.

« Je crois savoir que les employés ont une entrée. Mais ils doivent la surveiller. Donc muuumm ... »

Le regard du guerrier de Mafdet accrocha soudain la silhouette d'un policier en faction. Roy afficha un sourire.


« Alors ? » interrogea Riza.

« Toujours rien miss. Mais il ne devrait plus tarder. »

Riza trépignait d'impatience, contrairement à son habitude. Elle voulait le voir, mais d'un autre côté ne savait comment réagir une fois en sa présence. Se sentirait-elle capable de lui passer les menottes ? Ses collègues eux, mettaient son impatience sur le compte de l'énervement dû aux échecs que leur infligeait Roy. S'ils savaient. Cet après-midi, la jeune femme était venue dans le bureau du commissaire MacField avec la ferme intention de se faire retirer l'affaire. Hélas, il ne lui avait pas laissé en placer une. Il voulait qu'elle surveille ce diadème. Après réflexion, Riza se disait qu'elle pourrait en profiter pour dire adieu au séduisant félin.

Ça ne l'enchantait guère, mais il le fallait. Voilà pourquoi Hawkeye tapotait nerveusement des ongles sur le sol. Voilà près d'une heure qu'ils étaient en planque dans cette salle.

« Où es-tu Roy ? »

Plus loin, deux policiers étaient plantés à côté de la vitrine renfermant le diadème. Ils virent arriver un de leurs collègues.

« Vite il est là ! Venez nous aider ! »

Aussitôt les hommes quittèrent leur poste, et se ruèrent vers la sortie. Leur collègue sourit, et s'avança vers la vitrine. Riza vit les deux hommes débouler au milieu de la salle.

« Mais qu'est-ce que vous fichez ! » les apostropha-t-elle.

« Eh ben, on nous a dit que le voleur était là et qu'on devait venir. » répondit l'un d'eux.

« Comment ça ? »

Riza eut soudain un doute. Elle sortit de sa cachette et courut vers l'autre pièce. En arrivant, la blonde découvrit des éclats de verre sur le sol. La vitrine avait été fracassée, et le diadème volé.

« Il a dû prendre les habits d'un des nôtres pour passer inaperçu. Il faut contrôler l'identité de tout le monde ! » ordonna Riza.

Le mot fut passé dans les rangs. Chacun se mit en devoir de sortir son badge. Riza inspecta elle-même tout le monde. Pas de trace de Roy. Elle lança alors l'alerte pour les hommes en faction dehors.

« Mlle Hawkeye ! »

Riza se rendit auprès de l'homme qui venait de l'appeler. Ce dernier éclairait une masse sombre sur le sol. Un uniforme. Elle avait eu raison. Elle demanda à ce qu'on cherche le véritable propriétaire de ces habits.

« Bien joué Roy. Hélas, j'avais espéré te parler. » fit Riza une fois son collègue éloigné.

« Ah bon ? »

Elle sursauta, pour découvrir Roy suspendu à une branche d'arbre, la tête en bas. Le brun disparut dans le feuillage, pour réapparaître derrière le tronc. Riza fit mine de fouiller le coin.

« Et vous vouliez me dire quoi ? » reprit-il.

« Simplement ... »

Hawkeye serra les dents. Allons courage, se sermonna-t-elle. Elle inspira.

« Je vais demander à ce qu'on me retire votre cas. »

Voilà c'était dit. Riza préféra éviter son regard, sinon elle craquerait. Roy pour son compte, plissa seulement les yeux. Mais intérieurement, il ressentit une déchirure.

« Je vois. »

« Je … je vous remercie bien de m'avoir sauvé la vie. Je … bonne chance pour la suite. » reprit Riza.

Elle fit volte-face, et s'éloigna à grand pas. Vite avant qu'elle ne se mette à pleurer, ou bien dieu sait quelle sottise. Roy la regarda partir. Il ferma les yeux et soupira. C'était mieux ainsi, sans doute. Bien, il était temps de rentrer. Le félin tourna le dos, et s'enfonça dans la nuit. Riza elle, se sentait oppressée. Les hommes n'avaient rien trouvé. Elle ordonna donc le repli. Elle était pressée de rentrer. Ce qu'elle fit à toute vitesse d'ailleurs. Hawkeye traversa son appartement en trombe et gagna sa chambre. Là, elle s'adossa à la porte. Une première larme coula de ses paupières closes.

Son cœur lui faisait vraiment mal.

« Ce n'est pas possible. Je ne peux pas … je dois pas ... » articula-t-elle.

La jeune femme retint ses pleurs comme elle put, cependant les larmes coulèrent tout de même un peu. Ça allait passer se disait-elle. Ça ne durerait pas, elle retrouverait le moral et reprendrait sa vie comme avant.

« Seule. » fit une voix dans sa tête.

Oui, désespérément seule. Riza serra les poings, s'enfonçant ses ongles dans la peau. Elle se martela que ce n'était pas possible. Roy n'était pas humain. Il vivait dans l'esprit d'une personne. Et elle, elle continuerait à vieillir contrairement à lui. Hawkeye finit par s'effondrer sur son lit. Hayate chouina, et vint se pelotonner tout contre elle.

« J'arrive pas à le croire … être amoureuse d'un homme qui n'est même pas humain. Et un voleur en plus. Ma pauvre Riza tu es tombée bien bas. » dit-elle entre ses larmes.

Hayate lui lécha le visage. Sa maîtresse se replia sur elle-même, passant un bras autour de son animal.


Pour sa part, Roy n'était plus très loin de la maison Elric. Edward sentait une certaine tristesse chez lui.

« Hé Roy, ça va aller ? »

« Vouais mon grand. Je suis juste … un peu pensif c'est tout. »

Edward sourit. Il avait eu raison finalement. Roy devait s'être attaché à la demoiselle policière. Ça devait être dur mine de rien, de ne pouvoir aimer personne. Et d'être obligé de partager le corps de quelqu'un. Ed se dit qu'au fond, Roy devait être bien seul. Trisha vint les accueillir à son retour. Il lui donna le diadème en argent, brisé. En l'examinant, la mère d'Edward découvrit des traces de morsure. Lorsqu'elle releva la tête, elle découvrit son fils, qui observait aussi le bijou. Roy l'avait mordu avec une certaine colère, d'après ce qu'il avait capté.

« Quelque chose me dit que ça n'a pas dû être comme d'habitude. » fit Trisha.

Elle aussi savait que le brun n'endommageait généralement pas les objets volés. Seules les peintures l'étaient, car c'était là l'unique manière de les détruire.

« Non … en effet. » soupira le blond.

Trisha sourit, puis laissa son enfant se coucher.