Part II - Introduction
Milo avait passé près de 10 ans chez Aiolia et Aioros, avant de partir dans une maisonnette, pas très loin d'eux, financée par le sanctuaire lors de ses 18 ans. Durant cette période de 10 ans, elle avait avoué son secret à Aiolia quand elle avait commencé à réellement prendre conscience de son corps, et surtout parce qu'il commençait à changer. Prenant leur bains ensemble, il allait forcément le voir, elle lui avait donc dit. Ce jour là Aiolia lui avait aussi fait une révélation:
"Tu sais... Ça fait longtemps que je le sais, tu ne t'es pas très bien cachée au début quand on prenait nos bains ensemble, et j'ai tout de suite vu que tu étais une fille. Il te manquait ce petit quelque chose."
Il avait rigolé en disant cela à l'époque. Aiolia ne lui avait pas avoué qu'il savait, parce qu'il aimait beaucoup le temps qu'ils passaient ensemble. Ne voulant rien casser, de peur de la voir se braquer, il avait continué comme si ils étaient deux garçons, en plus, il adorait ça. Pour lui fille ou garçon, cela lui importait peu, tant qu'ils s'amusaient. Il savait que l'affection qu'elle lui portait étaient sincère, elle mentait sur son genre, mais pas sur le reste.
Cependant, malgré ça, ils n'avaient pas cesser immédiatement ces moments tous les deux, ils prenaient juste soin de chacun avoir une serviette autour de la taille. Aioros était d'ailleurs souvent suspicieux, mais c'était vite rendu compte qu'ils ne se voyaient pas comme homme et femme, mais comme deux personnes de la même famille, et dont leur affection surpassait leur genre.
Chacun connaissait tous les secrets de l'autre, sans même avoir à attendre qu'il le lui dise. Ils lisaient en eux comme dans un livre ouvert, et leur sentiments n'avaient jamais changé. Une amitié fraternelle pure et forte, quelque chose qui n'avait jamais pu s'ébrécher, malgré les quelques prises de têtes qu'ils avaient pu avoir. Des situations où l'un comme l'autre souffrait, et dans ces cas là, Milo se confiait à Camus.
Camus qui était sa seconde relation la plus importante. Ils passaient beaucoup de temps ensemble, si bien qu'Aiolia en était parfois jaloux. Aiolia qui était d'un tempérament vif et joueur, à l'inverse d'un Camus plus calme et posé. Et souvent, Milo préférait la compagnie de Camus, qu'elle trouvait presque apaisante. Leur sujet de discussion favori était la littérature, là dessus l'un comme l'autre était devenu incollable, et toujours sur la même longueur d'onde. Ce que l'un aimait, l'autre l'aimait. C'était leur plus gros point commun, quelque chose qu'ils avaient tous les deux, eux seuls. Les autres chevaliers savaient jamais les arrêter quand ils discutaient littérature, et avaient même tendance à partir en douce blasés. Camus habituellement peu éloquent, trouvait toujours quoi dire là dessus. Leur passion commune, était ce qui les avait grandement rapproché, au point que l'un pouvait finir les phrase de l'autre, sachant pertinemment ce que l'autre avait pensé et dirait. Chose qu'Aphrodite ne manquait pas de faire remarquer de manière assez ironique par un:
"C'est mignon, vous finissiez vos phrases, vous feriez un parfait petit couple.
-Tu sais que j'aime les femmes. Fit remarquer Camus de manière froide et sans aucun sentiment, comme il en avait l'habitude.
-Oui c'est bien ce que je dis." A chaque fois il rigolait quand il disait ça, fixant Milo droit dans les yeux qui n'avait absolument rien à lui rétorquer.
Aphrodite n'en démordait jamais, pour lui Milo était une femme, et ce à raison. Jamais Milo n'avait voulu lui dire officiellement, parce qu'elle savait qu'il serait le premier à aller le dire à tout le sanctuaire, et qu'ainsi elle décevrait tout ceux à qui elle a menti pendant 10 ans. Aiolia ne lui en avait pas voulu, car ils étaient très liés, mais tout ceux avec qui elle s'entendait bien et qu'avait un peu d'estime pour elle, ils seraient déçu, elle en était convaincue. Elle avait voulu être cet homme, elle le serait jusqu'au bout. Ce qui commençait à lui poser quelque peu problème dans sa relation avec Camus.
Outre leur passion commune, Camus se montrait aussi souvent présent pour elle, pour l'aider, la soutenir, pour sa personne. Si ils passaient du temps ensemble, c'est aussi parce qu'ils s'entendaient bien, et avaient un bon feeling. Milo comptait beaucoup sur Camus qui l'épaulait souvent, ce qui n'était pas à sens unique. Bien sûre Aiolia était toujours là pour elle, mais Camus avait une façon différente de l'aider, et elle appréciait. A chaque fois qu'elle échouait à un entraînement, il la forçait à reprendre du poil de la bête pour qu'elle continue, se surpasse. Comme il lui disait:
"Ta force vient de ta motivation, motive toi à vouloir réussir. Ne soit pas un lâche."
Dès qu'elle commençait à flancher, il la repoussait vers le haut. De manière dure, certes, mais ça marchait. C'était dans ces moments là que Milo savait que Camus renfermait autre chose qu'un cœur de glace en lui. Contrairement à ce que tous les autres pensaient et ce qu'il cherchait à montrer. Si il l'aidait, c'était de bon cœur, par amitié. Elle aimait beaucoup cet aspect de sa personnalité, autant que sa franchise. Leur lien était fort, mais surtout différent de celui qu'elle avait avec Aiolia, Milo n'arrivait toujours pas à savoir la véritable nature de ce lien. Une forte amitié oui, mais elle n'en connaissait pas la limite.
A cause d'une chose, une chose qu'elle n'aurait jamais avec Aiolia, mais qu'elle avait avec Camus: l'attirance physique. Milo trouvait que Camus était un beau jeune homme, très attirant, et que cette froideur apparente lui donnait du charme. Quand elle était avec lui, elle comprenait ce que représentait la différence de leur genre. Cependant elle faisait tout pour aller contre, oui rester un homme à ses yeux. C'était tellement plus simple pour elle, ça lui permettait de refouler cette attirance. Mais parfois il ne l'aidait pas, surtout quand elle avait l'impression que Camus l'observait, comme si il cherchait quelque chose la concernant. Quand Milo lui demandait pourquoi il la fixait, il répondait simplement:
"Rien, je pensais."
Une réponse qui était des plus vaste possible. Elle avait vraiment le sentiment qu'il recherchait quelque chose en la fixant ainsi, mais n'arrivait pas à mettre le doigt sur quoi. Quand elle tombait sur son regard, elle avait du mal à y rester de marbre. En le voyant, elle savait ce que ça représentait d'être une femme à côté d'un homme. Mais elle ne se laisserait pas aller à cette attirance, qui s'amenuiserait avec le temps, car si il y avait bien une personne qu'elle refusait de décevoir, c'était bien lui, et elle ne comptait pas lui dire être une femme.
Milo avait eu une certaine chance en grandissant, ses attributs de femme n'était pas des plus prononcés, elle arrivait à se cacher facilement, et garder l'illusion auprès des autres. En plus d'aplatir sa poitrine avec un bandage serré ; ce qui ne lui faisait pas du bien ; elle portait aussi des vêtements très ample, et malgré ses cheveux mi-long, la supercherie semblait réussie à ses yeux. Après tout, ils avaient quasiment tous les cheveux long, alors de ce côté là elle craignait rien comme réflexion. Jusqu'à présent, personne n'avait fait de remarque sur le fait qu'elle n'était pas un homme. Ou tout du moins, presque personne. Aphrodite depuis le début lui disait qu'elle sentait la femme. Chose que Milo trouvait plutôt ironique de la part de quelqu'un qui était plus efféminé qu'elle. Mais Aphrodite était très persistant et ne démordait jamais de son idée. Milo avait fait en sorte de prendre un timbre de voix moins féminin, ce qui en fin de journée lui faisait souvent mal à la gorge. Sauf qu'Aphrodite ne s'y faisant pas prendre disait toujours:
"Tient, ta voix n'a pas encore réussi à muer. Pas très surprenant. C'est quand la puberté?"
Que pouvait-elle bien lui répondre? Elle avait bien eu sa période de puberté, mais pas de la même façon qu'eux, pas aux mêmes endroits, et Aphrodite le savait pertinemment.
Durant ces 10 ans, rien avait changé pour Milo, son secret restait encore bien gardé par les seuls personnes qui étaient au courant. Shion -le Grand Pope-, Saga, Aioros et Aiolia. Mais cela allait bien vite évoluer.
Je le précise à la fin de ce chapitre. Les reviews auquel je ne peux répondre directement, auront leur réponse dans la partie "Réponses au reviews" que je mettrais à jour régulièrement.
