Genre : Humour/Shonen-ai/UA/ possible OOC
Pairing : Naruto x Sasuke
Disclaimer :
- Masashi Kishimoto est le propriétaire légal de ces personnages...
Note 1 : POV de Sasuke lorsqu'il n'est pas précisé
Note 2 : Le blabla habituel : Critiques constructives acceptées, mais pas de " Ta fic c'est rien que du caca en boîte", vraiment, non merci !
Je m'excuse à genoux. Je suis prête à vous faire une danse du pardon, un ballet, une carte postale, n'importe quoi, mais franchement je suis désolée. Je n'ai pas d'excuse à part celle bien connue du fait d'être complètement, totalement, indubitablement surbookée. Enfin bon, voilà la suite. Juste au cas où, je préviens que le début est le chapitre précédant du point de vue Sasuke... je n'étais pas sûre que c'était clair donc je préfère prévenir ! Voilà la suite, encore désolée et à bientôt (je pense, haha !)
Je pouvais entendre l'âme de mes aïeux crier. Non seulement j'avais fait une bonne action il n'y a pas longtemps mais j'en étais à présent arrivé là : Aujourd'hui pour la première fois et; espérons le pour tout le monde, la dernière, moi, Sasuke Uchiha, j'avais fait une entorse à notre pourtant si précieuse règle : "Sois digne quoi qu'il t'en coûte ( jeune padawan.)"
Je vous replace le contexte. Il était plus ou moins 11 heures du matin et j'étais enfermé dans une charmante chambre depuis hier soir. Charmante la première heure, en tout cas. Sans pyjama, ni brosse à dent, ni quoi que soit qui me fournirais un minimum d'hygiène, la chambre vous paraissais vachement moins charmante après une heure ou deux. Juste une stupide chambre, avec un stupide lit au milieu. Une putain de chambre dans laquelle m'avait enfermé un putain de crétin le putain de soir dernier !
Ok, j'avais dormi. Râler est une dépense constante d'énergie, vous savez. Après une heure ou deux de grognements, j'avais shooté dans un pauvre oreiller qui passait par là, m'étais allongé, avais grogné de nouveau, puis m'étais endormi comme une masse. Rien de très glorieux, en somme.
Mais, sans déconner, quand je me suis réveillé mon quota de patience avait rapidement été dépassé.
Donc oui, je l'avais fait. J'avais mis au placard ma fierté, mon honneur et puis même ma patrie si vous y tenez... j'avais beuglé comme un âne en rut.
En soi, la stratégie était bonne. Personne de normalement constitué, pas même un crétin ou un glaçon psychopathe, même pas une furie aux cheveux roses, rien ni personne n'aurait pu supporter une demi-heure de cris suraigus, voir même plus, à vrai dire on perd la notion du temps quand on brame.
Bref, après une trop longue période de temps pendant laquelle je m'étais dit :
a) Que la maison était vide.
b) Vu le nombre de décibels, les voisins allaient appeler les flics.
c) Que les voisins, les flics et puis tout le monde n'étaient que des incapables. Franchement, ouvrir une porte c'est si compliqué ? Je le fais tous les jours moi vous savez ! Tu vas jusqu'à la porte, tu saisis la poignée... Et tu ouvres !
J'avais fini par me laisser tomber à terre et j'hésitais sérieusement à me balancer d'avant en arrière comme un autiste ou éclater en sanglot quand on ouvrit la porte.
Et il n'y avait ni officiers de police incapables, ni voisins, seulement notre bon vieux Gaara-la-toundra, me regardant sans la moindre surprise dans les yeux. Visiblement ce n'était pas la première fois qu'un névrosé bramait pendant des heures dans sa maison.
Il me regarda quelque temps, semblant se rappeler ce que je faisais là. Son regard passa lentement de la porte à moi puis de moi à la porte. Et puis il sortit, simplement. Visiblement ni la porte ni moi n'avions suscité son intérêt.
Enfin bref, toujours est-il que je ne me fis pas prier pour trottiner joyeusement derrière lui et sortir._
J'étais bien tranquillement attablé dans le canapé, buvant un thé. A vrai dire, je venais de me faire une constatation qui allait changer ma vie : ce canapé était le plus confortable qu'il existe au monde. Toute cette pièce, d'ailleurs, respirait une sorte de luxe différent de celui auquel j'étais habitué. De l'orange, du jaune, des objets choisis avec soin, des photos partout où l'on regardait... c'était un luxe convivial et chaleureux.
A mes côtés était assise ma bonne vieille Tomate préférée, lisant un magazine douteux. (j'avais cru apercevoir un titre qui ressemblerait à bonasse-magazine ou quelque chose comme ça, mais cela me paraissait trop surréaliste, franchement.) Bref, l'ambiance était calme au possible et en plus de ça le thé était délicieux.
-ET BIM ! Super Kick à la Naruto !
-Putain Naruto tu vas me lâcher oui ou merde !
-Merde !
-NARUTO !
Mon coeur s'emballa et je fis la chose la plus sensée qu'il soit dans ce genre : j'eus un sursaut énorme, une sorte de petit couinement qui heureusement ne sembla pas être entendu et m'étouffais avec mon thé. Je relevais mes yeux dans ceux du dragueur du dimanche, qui s'était défait de son habituel sourire éclatant pour le remplacer par une adorable moue grognonne. Il me fallut d'ailleurs un petit ricanement pitoyablement supérieur (Franchement, les Uchiha en faisaient des cent fois meilleur) pour que mon regard se détache du regard magnifiquement bleu de mon hôte. Ou plutôt de mon crétin de geôlier, mais bon.
Ce petit ricanement pathétique appartenait à un Hyugaa. Franchement, j'aurais dû m'en douter.
Je m'apprêtais donc à faire en sorte que ce rire cesse lorsque Naruto sortit une de ses phrases brillantes :
-Je vois que tu es de bonne humeur, Neji-chou ! Je suppose que Gaara y est pour quelque chose ! Dans ce cas, Sasuke et moi allons vous laisser... vous "retrouver" !
J'eus un délicat petit rire au "couac ! " du Hyugaa. Puis le reste de l'information arriva jusqu'à mon cerveau et j'eus à peine le temps de protester que je me fis happer dans une salle de bain.
La suite me parut tout simplement surréaliste. Le crétin s'assit sur le rebord de la baignoire tandis que je m'appuyais élégamment sur le mur et Naruto me tendit un magazine, que je pris sans sourciller. Il fut ensuite difficile pour moi de ne pas me foutre de sa gueule en lisant le titre, mais je regardais l'article de couverture sous la demande de Naruto.
Et mon monde s'écroula.
POV Naruto
BOUM !
Tous les regards convergèrent d'un coup vers la pauvre armoire victime de l'explosion et un lourd silence s'abattit sur notre joyeuse troupe ; Gaara eut un air vaguement dépité en contemplant les débris de feu l'armoire qui se trouvait là, Sakura lui jeta un regard neutre, Neji afficha un petit rictus méprisant et j'eus un de mes habituels francs- et charmants- sourires. Sasuke, lui, se contenta d'une de ses petites moues contraintes du genre tout-le-monde-est-contre-moi-et-je-vous-emmerde-tous.
Nous étions tous joyeusement réunis afin de tester les pouvoirs de ce brave Uchiha.
Et le nombre de mobilier en état de marche avait considérablement diminué depuis notre arrivée dans le salon.
En tout cas, le moins que l'on puisse dire était que ça avait été foutrement drôle. Il y avait d'abord eut l'étape une, ma préférée, celle où nous avions dû lui expliquer comment essayer de faire sortir son don.
Pour résumer, sous nos conseils avisés, le Petit-Uke avait fermé les yeux, s'était concentré pour ne penser à rien, avait cambré son postérieur (ce conseil là était de moi) et il était resté dans cette position précaire jusqu'à ce que j'éclate de rire et ne lui demande s'il avait des problèmes de constipation.
Malheureusement, comme tous les génies de l'humour avant moi, j'étais incompris. Et si la claque de Sakura-chan sur mon crâne fit aussi mal que d'habitude, ma blague eut au moins le mérite d'enflammer Saskuke. Littéralement.
Sakura-chan poussa un petit cri et se leva du canapé, tandis que Gaara, Neji et moi restions silencieux. Putain, l'Uchiha était simplement TROP sexy comme ça. Les flammes l'entouraient comme un bouclier et son regard ne me quittait pas des yeux, comme pour me dire "Approche pervers et tu verras ce qui arrivera à ton fessier."
Je m'étais finalement levé à mon tour du canapé en riant et lui avait joyeusement demandé de m'attaquer. Ce qui avait donné naissance à l'Etape deux, je nommerais : 'Détruisons joyeusement le mobilier innocent.'
Petit Uke ne savait pas viser.
Je poussais un soupir en regardant une énième boule de feu atterrir droit dans le mur. Franchement, c'était l'étape qui me plaisait le moins. Le contrôle des pouvoirs était toujours long et passablement chiant. Je me rappelais d'ailleurs avec attendrissement la semaine où Sakura ne pouvait contrôler sa force et m'avait carrément envoyé voler lorsque je lui avais mis la main aux fesses... si on ne pouvait plus rigoler, franchement...
Regardant un vase s'enflammer violemment après avoir été accidentellement touché par le feu de Sasuke, je me demandais comment j'allais pouvoir échapper à la suite du meurtre de mon mobilier.
Je ne pouvais plus sauter par la fenêtre, étant donné que nous étions au 3e étage et Sakura avait placé une espèce d'énorme truc en béton (mais OU avait-elle été cherché ce machin ?) devant la porte afin que je ne m'enfuisse pas. Je saisis donc, en bon Naruto qui se respecte, la première idée débile qui me vint par la tête.
Je me levais du canapé d'un seul coup, tint mon estomac avec ma main gauche, le tout avec une expression douloureuse puis m'écrasais sur le sol pour m'y rouler sauvagement.
-Oh mon dieuuuuu ! J'ai trop mal ! La crise d'appendicite ! C'est ça ! Mon... mon appendice ! AAAARGH !
C'eût au moins le mérite d'arrêter Sasuke dans son massacre pour qu'il me jette un regard plein de mépris. Je suis sûr que la chaise qu'il visait me remercie de tout son petit coeur en ce moment.
-Naruto, tu as déjà eu ta crise d'appendicite il y a deux ans.
Je regardais Gaara, écoeuré.
-Traître ! Faux frère ! Je... J'ai une deuxième crise d'appendicite ! J'avais deux appendices à ma naissance et puis voilà ! Et de toute façon...
Je m'arrêtais prudemment dans mon discours en remarquant Sakura qui avait soulevé l'énorme truc en béton qui se trouvait devant la porte et qui s'approchait de moi avec un le même air que le chasseur dans Bambi.
-IIIIIIIIK !
J'allais mourir, voilà. Bon, techniquement, je n'étais déjà pas très vivant au départ, mais franchement, je n'avais jamais mérité ça !
-Bon-jour la compagniiiiiiie !
Je tournais un regard vers la porte, près à faire une secte à mon nouvel héros. Et bien, la personne qui m'avait sauvé de cet horrible meurtre fut totalement insoupçonnée : des cheveux d'ébène en pétard, un masque orange cachant des profonds yeux noirs, un sourire de gros béta (et si moi je le disais, c'est que ce n'était pas peu dire) ancré sur le visage ; je vous le donne dans le mille : notre bon vieux Obito !
Jamais dans toute ma vie je n'avais imaginé qu'Obito soit un jour mon héros, mais bon, hein, je ferais avec.
Enfin, héros, c'est vite dit. Tenant toujours la poignée de la porte dans une main, Il nous regarda moi, Sakura, le morceau de béton et décida que tout cela en était définitivement trop pour lui. Obito tentait une réplique stratégique lorsqu'il aperçut Sasuke, qui boudait assis sur le canapé. Il nous oublia totalement pour se diriger comme une furie vers lui.
-Oh, c'est toi le nouvel Uchiha ? Je m'appelle Obito Uchiha, j'espère que nous allons bien nous entendre !
Je me relevais, me mettant le plus loin possible du morceau de béton en ignorant la remarque de Neji comme quoi mon deuxième appendice miraculeux ne serait plus si douloureuse et regardais avec passion le sourcil de Sasuke tressauter de façon spasmodique. Il regarda successivement le masque orange d'Obito, sa coiffure du genre saut du lit, sa main tendue avant de lui assener froidement :
-Tu n'es et ne seras jamais un Uchiha, on est bien clair ?
Et sur cette remarque haineuse il partit précipitamment de la pièce pour s'enfermer, je le devinais, dans sa chambre.
Je poussais un long soupir en tapotant la tête d'Obito, sanglotant pitoyablement contre mon épaule. Le pauvre petit avait encore été traumatisé, mais il s'en remettrait. C'est Sasuke qui m'inquiétais le plus.
Sasuke n'avait pas prononcé le moindre mot depuis le jour où je lui avais "annoncé" le drame (oui, juste tendu un magazine, ok.). Pas un seul. Les premiers jours il s'était contenté de rester dans sa chambre, regardant par la fenêtre quelque chose que je n'arrivais pas à voir. Et puis après une semaine à vivre comme un légume, il s'était relevé et j'avais alors pu apercevoir dans ses yeux une lueur que je n'appréciais définitivement pas. Une détermination sans nom avait l'air de l'avoir emparé et lorsque je lui avais proposé de l'entraîner un sourire étrange était apparu sur ses lèvres. Et je n'aimais vraiment pas ça.
Je repoussai Obito et l'embrassais sur la joue avant de sortir à mon tour, décidant de me rendre à la tour Hogake. Je ne pouvais simplement pas rester dans la maison sans embêter Sasuke-bâtard et je savais que se faire molester ne serais pas la chose qu'il apprécierait le plus en ce moment.
Le chemin me parut court et je me décidais vaguement à travailler une bonne fois pour toute à travailler une fois arrivé à mon bureau. Je regardais l'énorme pile de dossiers, de lettres et de document en tout genre que j'avais à vérifier et poussais un long, trèèèès long soupir découragé. C'est alors que du coin de l'oeil je la vis, sagement posée sur la pile "Lettres".
Une lettre de l'Akatsuki.
A suivre !
