- Tu réponds au Roi quand il te parle! C'est quoi ces manières, je vais te les apprendre moi les bonnes manières!

Ces hurlements arrachèrent Ajay d'un lourd sommeil qui l'avait emporté il ne sait même plus depuis quand exactement.

Lorsqu'il ouvra ses paupières, un vide d'une noirceur totale l'entourait, la tête toujours emprisonnée dans ce maudit sac respectueusement donné sous l'ordre de Pagan Min.

Il n'avait aucune idée d'où est-ce qu'il pouvait se trouver, seul des cris stridents étouffés par l'épaisseur du sac pouvaient parvenir jusqu'à ses oreilles.

Il se sentait étonnement bien, son corps semblait se reposer sur un lit, à en juger le confort dans lequel il se trouvait.

- Pas trop fort, tu vas finir par la tuer.

- Je veux bien, mais on va y passer des heures j'ai l'impression.

Les cris reprirent de plus belle, inlassablement. Mais où est ce qu'ils ont bien pu l'emmener, il était témoin à coup sûr d'une scène de torture se déroulant à quelques pas de là. Serait-ce finalement ça, la surprise de Pagan? Il allait à son tour subir d'horribles tortures dans quelques instants? Pour cause de ne pas lui avoir offert l'opportunité de revoir sa douce amante? Ce ne serait même pas étonnant venant de sa part. Après tout ils ne se connaissaient pas et n'avaient donc pas d'attachements particuliers l'un envers l'autre, aucune raison de vouloir le chérir. Quoique le fait qu'il se retrouve allongé apparemment sur un lit, faisait objet d'un véritable paradoxe.

Il poussa un soupir de soulagement lorsqu'il découvrit que ses bras pouvaient de nouveau se mouvoir librement, on avait eu l'incroyable gentillesse de lui retirer ces maudits liens. En toute hâte ses mains voulurent agripper ce sac afin que la réalité se dévoile devant ses yeux mais une force modérée l'empêcha d'effectuer cette action. Une présence se trouvait juste à ses côtés, ce qui lui provoqua un sursaut. Depuis quand cette personne était ici? Était-elle armée, prête à appuyer sur la détente, le canon pointé sur lui? Peut-être même que Pagan Min était juste en face de lui et s'amusait à regarder sa dernière heure approcher. Pourtant il ne discernait aucun bruit proche de ses environs, à part ces cris qui venaient de se calmer miraculeusement il y a encore peu.

Ses souffles rapides dû à ces dures appréhensions l'étouffait à petit feu, l'air le manquait et sa patience aussi, se perdait.

- Amène le moi maintenant, il est l'heure. On verra ce qu'on en fera plus tard. Oh et puis, ça lui fera une surprise en plus. C'est tout à fait moi ça.

Un vacarme puissant fit trembler la pièce dans lequel il se trouvait, comme si une porte venait de claquer contre un mur, cela semblait cette fois ci bien proche de lui.

Son rôle de pantin articulé reprenait encore une fois du service et les fils invisibles qui le retenaient le forcèrent à s'asseoir. Ses jambes eurent le réflexe rebelle de lutter mais ces fils qui le contrôlaient avaient bien plus de forces.

- Voilà mon invité principal, comme je suis heureux de voir... Mais enfin, qu'attends-tu pour lui retirer ce putain de sac de sa tête?!

Un voile de lumière aveugla soudainement ses pupilles puis peu à peu l'environnement se dévoila plus distinctement.

Se tenais assis devant lui, au bout d'une table ornée de nourritures en tout genre et décorée de têtes de singes empaillés un homme à l'allure excentrique. Sa veste rose qui reflétait les rayons du soleil de sa matière luxueuse coordonnait parfaitement avec sa chevelure blonde platine. Le tyran était enfin dévoilé au grand jour, auquel on pouvait remarquer quelques marques de fatigue se dessiner sur son visage.

- Coucou Ajay! Je tiens d'abord à m'excuser pour ce qui s'est passé hier, c'était tellement pathétique. Pour combler cette erreur je t'ai réservé ma meilleure chambre pour la nuit. J'espère que tu as bien dormi.

Il préféra nier sa gentillesse, quasiment sûr qu'il était dans cette histoire sa pauvre future victime. Il ne faisait que de le choyer pour ensuite mieux le faire souffrir lorsqu'il s'y attendra le moins.

Mais l'attention d'Ajay dériva très vite vers sa droite ou une jeune femme se tenait assise un peu plus loin à leur table, la tête baissée vers le plat bien garnit qui lui était offert. Ses longs cheveux noirs ébène tombaient sur ses joues au teint d'une pureté sans égale. Après une analyse rapide de ses vêtements, Ajay était quasiment sûr de l'avoir déjà croisé quelque part. En tous les cas, ses membres avaient l'air d'être sous pression, tremblants, signe qui trahissait son malaise contenu.

- Tu tiens peut être à ce que je te la présente, mh? Cette jolie perle rare qui n'a pas réussi à s'échapper des mailles de mon filet...Je pêche toujours des choses de valeurs, n'est-ce pas?

Il se rapprochait d'elle, alors que celle-ci se tassait sur elle-même à mesure où il avançait. Ses mains venaient de se poser délicatement sur son visage jusqu'à trouver ses cheveux tandis que la propriétaire se raidit à ce contact. Sa longue crinière faisait objet d'amusement pour le Roi qui la coiffait doucement de ses doigts.

- Elle se cachait bien cette petite, si bien qu'elle nous a presque bernés! Rooh, dire que j'ai failli perdre une coquette somme d'argent à cause de ses enfantillages! Mais tu l'aurais vu Ajay, lorsqu'elle a voulu se défendre, ce n'était pas la même que celle que tu as en face de toi. Elle était si séduisante, à vouloir jouer à la plus forte...

Il échappait un soupir d'exaspération, alors que la fille elle, retenait ses sanglots. Elle pressentait dans la voix du Roi une pointe d'agacement essayant tant bien que mal de se contrôler.

- Mais depuis qu'elle loge dans ma demeure, elle me fait la fille robot qui ne montre aucun sentiment. C'est tellement ennuyeux ... Allez, montre-moi ton côté sauvage, ma jolie perle rare!

Il tira d'un coup sec une mèche de ses cheveux, emportant sa tête violemment vers l'arrière. Son visage se dégagea ainsi de ses barreaux de fers noirs et Ajay pu constater avec effroi qu'elle était victime de nombreux coups qui l'avait teinté de tâches violettes disgracieuses. Il se leva en toute hâte emporté par la haine mais un homme d'une quarantaine d'années lui fit signe de se rasseoir, un couteau empoigné dans son autre main qui faisait office de mise en garde.

Malgré la violence de cet acte, elle en resta de marbre, elle avait compris au petit jeu de Pagan et n'avait en aucun cas envie de lui faire plaisir.

- Bien...

Il la relâcha avec une moue attristée au visage puis décida de s'occuper d'Ajay.

Il se plaça à sa hauteur avec un sourire envoûtant aux lèvres.

- Si je t'ai fait venir jusqu'ici, c'est bien sûr pour que tu puisses goûter à mes raviolis au crabe, oui tu verras ils sont délicieux.

Il ne pût résister d'en piquer un de son assiette avant de reprendre.

- Mais c'est surtout pour te demander une faveur. Et que tu le veuille ou non tu me permettras de t'en obliger. Parce que oui, c'est pour l'avenir de ton pays, Mr Ghale.

- C'est quoi votre saleté de faveur à vous, encore tuer des gens je parie?

- Mmh oui mais pas n'importe qui Ajay. Ceux qui te privent de pouvoir t'installer à la place de mon trône et mener une vie de Roi. Je te laisse prendre ce rôle grandiose à ma place, le Sentier d'Or a réussi son coup, ils m'ont complétement dégouté. En fait j'en ai plus rien à faire de ce pays. Enfin... Je crois. J'ai mieux à faire que de diriger un pays aussi calamiteux que le Kyrat.

Constatant qu'aucun mot ne réussissait à sortir de la bouche d'Ajay, le Roi se releva avec peine pour se remettre aux côtés de la jeune fille qui se retenait presque de respirer.

- Amita et Sabal ne sont que de jeunes personnes incompétentes, insignifiantes, dénuées d'intelligences stratégiques. Ils ne font qu'intimider le peuple pour qu'ils les rejoignent. Et avec ça si ce n'était déjà pas assez, il n'arrivent même pas à se mettre d'accord entre eux, ce qui fait que leur petite révolution à deux balles n'avance presque pas...Ajay, je te jure que si tu me débarrasse pas de ces deux parasites...

La jeune fille fut transportée en arrière par la poigne agressive du Roi, le cou coincé par une force qui menaçait de resserrer son étreinte. Une main énervée se chargea ensuite de retirer ce qui camouflait le reste de ces blessures cachées.

- ... Tu finiras comme elle, à attendre impatiemment que la douleur ne laisse place qu'à une mort certaine.

Le jeune asiatique était troublé par les actes de ce Roi animé par la folie. Morte de honte, la fille aux cheveux d'ébène essayait tant bien que mal de cacher le haut de son corps meurtri. Les cris arrachés il y a peu provenaient sûrement à cause de ces plaies.

Quoi qu'il en soit, Ajay n'avait aucune confiance envers les belles paroles du Roi qui ferait pourtant rêver plus d'une personne. Exaucer ses désirs serait aussi stupide que de se jeter dans la gueule du loup, c'était bien trop beau de devenir Roi par la suite. Mais en y réfléchissant bien, il n'avait pour l'instant pas d'autres choix que de suivre ses demandes.

- D'accord. Je vais aller tuer ces personnes. Mais relâchez la tout de suite.

Le petit rire mesquin de Pagan fit tressaillir sa victime tandis qu'il la relâchait sans se faire supplier. Elle fut rapidement emmenée par l'homme qui accompagnait leur déjeuner un peu auparavant une fois ses habits sales revêtus.

- Paul va bien s'occuper d'elle, ne t'en fait pas.

Il les regardait s'éloigner avec une mauvaise appréhension pour ce qu'allait subir cette pauvre jeune fille, mais quelque chose obstrua vite son champ de vision. Il se retrouvait le nez presque collé sur son smartphone allumé, affichant un numéro de téléphone qu'il chérissait tant.

-Désolé, je me suis permis de faire mon curieux en fouillant dans tes affaires pendant que tu étais au pays des rêves, et tu sais quoi? J'ai trouvé quelque chose de bien plus précieux que l'or pur.

- Le numéro... De ma mère? Vous avez ...

- Si tu savais combien je stresse Ajay, j'en ai les mains moites! En fait, je crois bien que je n'ai pas ressenti ça depuis notre premier rendez-vous amoureux. Que de souvenirs! J'ai l'impression de rajeunir! Et si ça se trouve...

Il vient caler sa tête sur une des épaules d'Ajay, qui commençait déjà à paniquer, s'imaginant le pire.

- Elle va me proposer un rencard! Après tout, malgré ces années, l'étincelle de son amour est peut être toujours présent au fond de son cœur! Je n'ai plus qu'à raviver ses flammes, mh?

Il quitta Ajay pour le laisser seul à se torturer l'esprit, impuissant face à cette situation dont il ne pouvait qu'être la marionnette exécutant les ordres.

- Je reviens vite, ne bouge pas d'accord? En attendant, mange mes raviolis aux crabes en me souhaitant bonne chance. Ah! Et bien sûr j'en profiterais pour lui passer ton bonjour, elle doit se demander où tu es en ce moment j'imagine!

Des injures en tout genre lui démangeaient la bouche mais il se jura d'obtenir vengeance quand le temps lui sera donné. Pour l'instant, une aubaine sûrement bien rare se profilait devant lui. Le Roi l'avait autorisé à rester seul et sans aucun mercenaire pour le surveiller, une occasion bien trop tentante pour s'échapper. Mais avant, il devait absolument sauver la jeune fille d'une mort lente et douloureuse.

Il n'oublia pas de récupérer son kukri, qui lui rendit quelques frissons lorsqu'il vit son reflet à travers la lame brillante. Il se remémora de la scène sanglante ou cet homme se faisait massacrer devant ses yeux, alors qu'il avait tenté comme il le pouvait de l'épargner. Il se jura de réserver au Roi une sentence aussi cruelle qui le ferait mourir à petit feu, histoire qu'il ait le temps de se maudire de tous ses péchés commis. Il fila discrètement vers le passage qu'avait emprunté il y a peu la victime et son bourreau, il ne lui fallut que peu de temps pour la retrouver. En effet ses plaintes résonnaient dans presque toute la bâtisse et lorsqu'il arriva à la source de ces cris, elle était presque étouffée par ses pleurs. La jeune fille appelait à l'aide désespérément sans vraiment croire que quelqu'un viendrait vers ces lieus, définitivement abandonnée par son triste sort.

Enfermée dans une pièce, Ajay pouvait l'entendre comme si il se trouvait à côté d'elle. Quelque chose de malsain imprégnait l'atmosphère, alors il ne réfléchit pas une seconde de plus et s'infiltra à l'intérieur, remerciant son ange gardien d'avoir pu entrer si facilement. Comme il l'imaginait, une scène des plus gênantes était sur le point de se produire. L'homme qui devait soit disant bien s'occuper d'elle venait de la jeter tel une poupée en chiffon contre un lit. Complètement illuminé par ses idées mal placées, il n'avait pas fait attention à Ajay qui se rapprochait toujours un peu plus de lui.

Il fallait en finir au plus vite avant que la situation ne s'aggrave, et la seule et unique façon d'y arriver était de l'éliminer. Sauf qu'Ajay n'était pas prêt pour effectuer cet acte qui pouvait salir tout comportement humain. En moins d'un mois, il avait eu cette terrible malchance de voir deux hommes se faire tuer devant ses propres yeux. Et aujourd'hui, l'heure était venue de commencer la pratique. Il n'avait pourtant jamais voulu faire de mal à qui que ce soit, même pas à une mouche, c'est ce que lui reprochaient bien souvent ses amis de l'université et ces dires l'agaçaient au plus haut point. Un simple gars qui veut montrer aux autres qu'il a sa place parmi la foule, mais qui fait demi-tour dès qu'on le bouscule un peu trop. Juste une pâle copie de voyou.

Alors que son kukri s'élevait d'une main hésitante dans les airs, le regard apeuré de la jeune fille croisa le sien. Il se servit de ses larmes qui s'écoulaient de ses joues bleutées pour se donner une raison: S'il ne le tuait pas, ce serait cette fille innocente qui finirait par l'être. Il se répétait rapidement et inlassablement cette phrase clé afin d'oublier le reste et se concentrait uniquement sur ces prunelles suppliantes, noyées par le chagrin. Son souffle se faisait de plus en plus rapide et bruyant, emporté par une quantité d'adrénaline. Sa cible ne devait surtout pas le repérer, alors il tenta de bloquer un peu sa respiration.

Il ne lui manquait plus qu'un brin de colère, qu'il récupéra en pensant au Roi. Il avait contacté sa mère. Elle allait paniquer et ne pourra pas s'empêcher de vouloir retourner au Kyrat pour protéger son fils de la guerre civile. Elle n'aura sûrement pas le temps de le retrouver qu'elle sera prise entre les griffes de l'homme le plus puissant du pays.

C'est la couleur du sang s'écoulant sur un corps inerte qui le fit sortir de des songes. Le corps transpercé par le Kukri d'Ajay glissa lentement vers le côté, emporté par les bras encore faibles de la jeune fille.

- M... Merci.

Il lâcha un râle de dégoût en éjectant la lame du corps. Il l'avait fait. Il l'avait fait et se surprit à penser que cela n'avait pas été aussi horrible qu'il le croyait.

- Ouais. Faut vite partir d'ici, on peut pas rester là. S'ils découvrent ce corps on est fini...Ou peut-être le cacher serait une bonne idée...

Les deux évadés se créèrent un chemin qui les mena en face d'une sortie. Mais deux mercenaires se trouvaient là à surveiller les lieux tel des chiens de garde et bloquaient le passage vers leur liberté.

- Merde... Faut encore que je plante ma lame dans leur dos. Putain je le sens pas...

Il chuchotait en tâtant nerveusement le manche de sa dague mais un cri vint couvrir la fin de sa phrase.

- Ajaaaay, ou es-tu?! Tu as décidé de jouer à cache-cache avec moi on dirait ? Je préfère te prévenir tout de suite que j'ai triché un peu, j'ai averti d'autres chats pour qu'ils m'aident à te retrouver, ma petite souris !

Le danger s'intensifiait maintenant à chaque seconde écoulée. Si ils ne bougeaient pas de leur cachette, ce serait bientôt le chat qui viendrait trouver sa petite proie pour s'amuser un peu avec, avant de la tuer.

Ajay s'apprêtait à charger son attaque pour se diriger vers un des deux mercenaires, mais une main délicate posée sur son bras le coupa dans son élan.

- Attends... C'est à mon tour de faire le sale travail... Je vais tenter un truc, surtout ne part pas dans leur direction, ok?

La jeune fille plongea ses mains dans son sac, sous le regard curieux d'Ajay, pour y sortir des couteaux. Avec beaucoup d'hésitations, elle en lança un qui vint se planter sauvagement dans la chair de l'un d'eux. Rapidement, ce sont deux corps sans vie qui jonchaient sur le sol.

- ...T'aurais pas fait du tir à l'arc ou quelque chose dans le genre, pour viser aussi bien?

- Ah, non... Je crois surtout que j'ai eu une chance terrible...

La porte de la liberté maintenant grande ouverte, leur pas précipités se dirigèrent droit vers cette nature aussi merveilleuse que dangereuse. Mais le jeune garçon stoppa vite sa démarche, hanté par une idée noire.

- Arrête-toi! Je suis sûr qu'il y a des hommes planté aux étages, en train de surveiller cette zone. Si ça se trouve, tu fais un pas de plus et t'es morte.

- Je veux bien, mais on quitte ce trou comment alors? Si on retourne à l'intérieur, on risque de croiser un mercenaire et je te laisse imaginer la suite!

- Non, pas besoin...

Elle devina de suite ou il voulait en venir lorsque son regard se posa là ou Ajay portait son attention.

- Ça va pas être possible, je ne pourrais jamais enfiler cette tenue. Et puis il est hors de question que je me change devant toi, c'est trop gênant... Déjà qu'à cause de Pagan...

À cette pensée la jeune fille prit de la couleur, la honte s'empara de nouveau d'elle en pleine face.

- Mais je ne regarderais pas, promis...

Elle avait réussi à le mettre mal à l'aise, incapable de gérer cette situation. Heureusement, des cris lâchés en leur honneur les replacèrent dans leur contexte actuel. Il ne fallait pas réfléchir mais agir.

Une fois camouflés en véritable soldats de l'armée Royale, ils pouvaient marcher désormais tranquillement au-delà de leur prison éphémère d'un pas sûr. Mais à l'intérieur de leur carapace, ils étaient dans un tout autre état, le cœur prêt à exploser par la peur de se faire démasquer.

Ils avaient chaud, très chaud, et Ajay fini même par regretter son idée lorsqu'un mercenaire de Pagan avançait droit vers leur direction. Un seul choix s'offrait à eux à ce moment-là: Continuer à avancer et rester spectateur de leur destin.