Bonjour à tous ! Hum, sorry pour le retard ! Hier, après courses, boulot, je me suis plongée dans American Horror Story et pouf dodo ! Bref, après ce racontage de life pas super intéressant (quoique la série est géniale, je vous la recommande fortement), voici la suite, j'espère qu'elle vous plaira !

Relax : merci ! j'avoue, j'adore Tyler & Katie aussi, j'espère que la suite te plaira !

Bonne lecture !

Chapitre 6

un regard à sa mère, de l'autre côté du lit.

-Qu'est-ce que c'est ? Demanda Chloé alors que le cri retentissait de nouveau.

Un cri plein de douleur.

-Ne t'occupes pas de ça Chloé, fit Narcissa, agacée.

Des bruits de pas retentirent, d'autres cris. Apparemment, les murs étaient très peu isolés. Ce qui surprenait un peu Drago puisque depuis presque une semaine qu'il fréquentait cet hôpital maintenant il n'avait jamais été dérangé par le bruit. De plus, ses cris semblaient être surnaturels, comme amplifiés.

-Papa ?

-Ne t'inquiètes pas.

-C'est une femme ?

-N'y penses pas.

-Mais papa, elle souffre ! Fit Chloé, les larmes aux yeux, pourquoi on entend comme ça ? Pourquoi elle crie comme ça ?

-N'écoutes pas, je vais voir.

Drago sortit la tête de la chambre pour voir ce qui pouvait bien se passer. Les médicomages et infirmières courraient dans tous les sens. Drago referma la porte et, essayant d'ignorer les cris de douleurs de la femme, retourna s'asseoir en compagnie de sa mère et sa fille. Après dix minutes de ce traitement, les cris s'arrêtèrent. Il en fallut encore dix pour que Granger apparaisse, le visage tendu. Elle sourit mais Drago voyait bien qu'elle se forçait.

-C'était quoi ça Granger ? Demanda-t-il sèchement.

-Désolée pour tout ce tapage, ça ne se reproduira plus.

-C'était…

-Pas tes affaires. Je ne peux pas en parler, désolée pour le trouble.

-Pour le trouble ? fit Drago, se rapprochant d'elle pour ne pas que Chloé entende, on a entendu une femme crier pendant dix minutes, pourquoi ?

-D'après toi, pourquoi ? Réfléchis un peu Malefoy, tu n'es pas si bête que tu en as l'air, si ?

Hermione le contourna et se rapprocha de sa petite patiente, tout sourire.

-Bonjour ma chérie, désolée pour tout ce bruit. Aujourd'hui, on va te faire les prélèvements, tu te souviens ?

-Oui, ça va faire mal ?

-Un peu. Mary va te mettre de la pommade partout, il faut que je fasse un tour auprès de mes autres patients, et je reviens faire les prélèvements, ok ?

-D'accord.

Alors qu' Hermione allait sortir, elle tomba nez à nez avec sa sœur.

-Qu'est-ce que tu fais là ?

-C'est mon jour d'animation…

-Je t'avais dis de partir.

-Oui, je suis partie… et je suis revenue ! Bon d'accord, je ne suis pas partie mais si j'étais partie, je n'aurais pas pu revenir. Penses-y.

-Katie…

-Hermione, j'ai rien entendu, allez, je vais voir Chloé, à tal !

Katie contourna sa sœur et se dirigea vers la famille Malefoy. Mme Malefoy lui lança un regard glacial. Elle lui retourna un sourire le plus chaleureux possible. M. Malefoy était toujours aussi impressionnant mais il n'était pas méprisant avec celle, il l'acceptait pour sa fille et elle trouvait ça drôlement classe.

-Salut Chloé ! Comment tu vas ?

-Bien… t'as entendu ses cris ?

-Ouais carrément flippant ! Alors, Hermione m'a dit que ça allait être une dure journée ?

-Oui… dis, tu viendras me voir quand je rentrerais à la maison ?

Un silence tendu se fit. Chloé soutient son regard. Elle jeta un œil à M. Malefoy qui, lui semblait-il, souriait presque. Par contre, Narcissa Malefoy avait raclé sa gorge, clairement mécontente.

-Papa, hein que Katie pourra venir à la maison ?

-Je sais pas Chloé, fit Katie, prenant les devants, je ne suis pas une sorcière, je ne peux pas venir chez toi sans prendre de voiture, ou de transports de moldus.

-Tu peux pas prendre la cheminée ?

-Non.

-Et transplaner ?

-Non plus.

-En escorte quand même ?

-Euh oui, ça je peux mais…

-Papa ? Je veux qu'elle vienne, je veux voir personne d'autre ! Réclama la petite avec un air de défi.

-On verra.

-Drago !

-Papa !

-Tu pourrais accepter de voir Tyler et Blaise, ils me demandent sans cesse de tes nouvelles.

-Je ne veux pas ! S'écria Chloé, les larmes aux yeux, je veux Katie.

-Drago ? Je peux te parler, intervint Narcissa.

-On en reparlera plus tard.

-Je peux sortir, proposa Katie, se sentant mal à l'aise.

-Ce n'est pas la peine, Granger va venir faire les prélèvements.

En effet, quelques minutes plus tard, Hermione revint pour s'atteler aux prélèvements. Chloé était à moitié endormie par une potion et des pommades anesthésiantes tandis que Katie lui lisait un nouveau numéro de Jeunes Sorciers Hebdo. Le prélèvement fut rapide et la douleur atténuée.

-Cela risque de se réveiller un petit peu, confia-t-elle à Drago, si ça devient trop douloureux, appelle une infirmière.

Katie et Hermione prirent congés et rentrèrent chez elles.

-Alors, commença Katie alors qu'elles se mettaient à table, c'était quoi ses cris à l'hôpital ?

-Je, je peux pas t'en parler.

-Hermione…

-Katie, c'est sérieux, je peux rien te dire.

-Bon comme tu veux, bouda Katie, Chloé a demandé à ce que je vienne la voir quand elle sera rentrée chez elle.

-Non ? Et qu'a dit Malefoy ?

-Et bien sa grand-mère n'avait pas l'air contente et son père… il a trop rien dit. Je crois qu'il a souri…

-Souri ?

-Oui et puis il a dit qu'ils en reparleraient. Il n'est pas du tout comme vous le connaissez, toi et les autres. Il m'a l'air très posé.

-Hum.

-Je suppose parce que moi je le vois en père… tu sais que j'ai entendu parler de ta dispute avec lui dans ton bureau, c'est dingue que tu ne m'en es même pas parlé. Il parait que tu hurlais !

-Je ne hurlais pas… je criais très fort. Peu importe, il est peut-être un bon père mais il reste le gamin méprisant que je côtoyais à l'école ! Ne me regarde pas comme ça, tu peux pas comprendre, tu n'as jamais eu de mecs comme ça dans ton école, il était horrible ! Toujours à nous insulter, il était vraiment méchant. On peut pas effacer sept ans d'insultes en quelques jours parce qu'il est devenu un bon père et puis au fond il reste le même, il me l'a bien démontré dans le bureau !

-C'était à cause de moi cette dispute ?

-Non, c'était à cause de son petit cerveau !

-Tu es méchante.

-Je suis réaliste.

-Il fait des potions, il faut pas être intelligent pour ça ?

-Tu m'ennuies, Katie ! T'as pas des devoirs à faire ?

-Je suis presque en vacances ! Tu sais que tu as tord.

Hermione se leva, tirant la langue à sa sœur. Elle n'admettrait jamais que Malefoy ait pu changer à ce point et cela l'énervait que sa sœur semble l'apprécier.

.

C'était trop bon. Elle était trop bien. Elle ne voulait pas que ça s'arrête. Jamais. Peu importe le championnat, peu importe ses amis, peu importe son mari. Les sensations étaient trop bonnes. Ginny lâcha un gémissement de bonheur et se détendit comme jamais depuis des mois. En ce moment même, elle vénérait Théodore Nott. Il faudrait qu'elle pense à le remercier plus tard, quand elle reviendrait à la surface. Si elle revenait parce qu'elle n'en avait aucune envie. C'était la première fois qu'un coach prenait autant soin d'elle. Après deux semaines de tortures, il leur avait offert une après-midi de plaisir. Les mains de sa masseuse professionnelle descendirent de ses épaules au creux de son dos et elle retint à grand mal un gémissement. Ses muscles étaient meurtris et la masseuse savait exactement là où il fallait appuyer pour lui faire du bien. Un vrai bonheur. Ça dura deux heures et elle ressortit de la pièce en ayant une impression de flottement. Elle se rendit dans le salon et y trouva Théo – il leur avait demandé de l'appeler ainsi – en train de travailler. Quand il la vit, il lui sourit et lui demanda de s'asseoir :

-Alors ?

-Je t'adore, ça fait un bien fou. Merci.

-Tu as fais toutes les activités ?

-Oui, le bain à remous, le massage, le hammam. Comment t'as fais pour faire construire ça ici ?

-On est sorcier, ne l'oublie pas. On peut faire tout ce qu'on veut. Enfin tant mieux si ça t'a fait du bien. Ça fait du bien à la fois au physique et au moral. Vous serez d'attaque pour le mois prochain. J'ai hâte de savoir dans quel groupe on va tomber. Qui vous allez affronter.

-Tu bosses sur une stratégie particulière ?

-J'en examine plusieurs selon les équipes.

-On le saura demain et on redoublera d'ardeur à l'entraînement. Tu crois qu'on a une chance de gagner ?

-Vous étiez 3ème l'année dernière… on a nos chances. Surtout que beaucoup d'équipes ont changé de joueurs, les autres sont devenus trop vieux.

-Et pour la coupe du monde ?

-Ça sera plus dur. Après, ça dépend encore une fois des équipes. Les jeunes de l'équipe sont bons et vigoureux et les anciens ont de l'expérience, c'est plutôt bien équilibré.

-Merci pour les « anciens » ! Rigola Ginny.

Théo sourit et allait rajouter quelque chose quand d'autres membres de l'équipe arrivèrent. La discussion partit rapidement sur la stratégie de l'équipe. Théo analysa le groupe. Tous s'entendaient bien. Crystal et Ginny se connaissaient depuis des années et semblaient très proches. Il voyait bien que Ginny se détendait de plus en plus, elle parlait rarement de Potter et il supposait que tout n'allait pas bien dans son couple et il ne savait pas pourquoi cela le désolait autant.

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Ron referma la porte et soupira. Il venait de raccompagner le docteur pour Parkinson. Vivement qu'elle accouche, elle devenait insupportable. Déjà qu'elle l'était avant mais là… de plus, elle ne pouvait quasiment plus bouger ce qui semblait lui peser et elle reportait toute son amertume sur lui ! Pas sur sa fille, pas sur Laura ou les autres Aurors. Non, sur lui ! Quelle mission de m***** ! Il savait qu'il devait relativiser tout ça. Leur enquête avançait : ils avaient suivi plusieurs personnes que Parkinson avait cité en tant que membres du groupe de Diggs, ils avaient analysé de nouveau plusieurs preuves dans des affaires sordides. De plus, des histoires en apparence sans lien se recoupaient désormais : une jeune femme retrouvée morte, étranglée et violemment torturée. Une jeune femme qui était arrivée aux Urgences, également torturée par des sorts de Magie noire. Hermione avait été secoué par ce qui lui était arrivé, surtout qu'un sort décuplait chaque cris qui sortaient de sa bouche et tout l'hôpital avait du subir les cris jusqu'à ce qu'ils trouvent l'anti-sort. C'était volontairement cruel.

Il retrouva Laura dans la cuisine qui faisait du thé. Elle lui lança un sourire amusé et il eu un rictus ennuyé.

-Où est la petite ?

-Elle joue dans sa chambre. Elle est adorable cette petite. Tu l'adores, hein ?

-On peut dire ça, elle est vraiment choute. Elle me rappelle mes nièces, sauf qu'elle est beaucoup plus discrète du à ce qu'elle a vécu. Et toi, tu t'entends bien avec Parkinson on dirait.

-Oui, elle est gentille.

-Pff, avec toi. Pourquoi est-elle un monstre avec moi ? Je suis obligé de faire des efforts et elle n'en fait aucun.

-Elle en fait. Saches que tu n'es pas toujours sympa avec elle ! Et votre passé commun ne vous aide pas. Il faudrait l'oublier.

-C'est impossible, ça, chère demoiselle !

-Dis, la semaine prochaine, je dine avec Dany, tu peux me remplacer et dormir ici ?

-Si tu tiens à me faire tuer par Parkinson.

-Elle n'a pas de baguette, elle peut pas te tuer.

-Un couteau de cuisine pourrait bien faire l'affaire, blagua Ron. Bien sur que tu peux. Comment va Dany ?

-Bien, ça va ! Je le sens nerveux quand même. A cause de cette mission, il se fait protecteur et j'ai l'impression qu'il en a déjà marre de mon métier.

-C'est difficile d'être auror et d'avoir une vie de couple, admit Ron.

-Comment t'as fais quand t'es sorti avec Lindsay ?

-Oh et bien… je ne sais pas, elle acceptait mais Dany doit comprendre que tu aimes et que tu es douée dans ton boulot et lui voyage bien aussi ! Il faut qu'il l'accepte.

-Je sais.

-Et tu ne seras pas tout le temps en mission.

-Mais quand tu as des enfants, tu fais comment ? Regardes ta sœur et Harry, désolée d'en parler mais je sais que ça ne se passe pas très bien entre eux.

-Oui mais c'est une autre histoire. Plein d' aurors ont des enfants, regarde Franck et Erick.

-Mais pas Martha ! Moins les femmes.

-Tu verras, tu peux évoluer. Allez dans d'autres ministères, ou rester auror mais ne plus faire de missions.

-Mais j'aime mon boulot ! Raf, c'est nul d'être une femme. Ne rigoles pas.

-Je ne rigole pas. Ne t'inquiètes pas, tu verras au fil du temps ce dont tu as vraiment envie. Je te laisse, petite ! Il faut que je me prépare pour la semaine prochaine à rester avec elle !

-Sois gentil ! Demanda Laura alors que son patron partait.

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La semaine passa bien trop vite au goût de Ron. On était déjà fin juin et, même si l'enquête avançait, il se sentait coincé dans la maison avec Parkinson. Avant de la rejoindre pour le week-end où il prendrait la place de Laura, il passa voir Harry.

-Je suis parti.

-Ok. Bon courage.

-Ouais… tu vas faire quoi, toi ce week-end ? Tu vas voir Ginny ?

-Non, le championnat commence la semaine prochaine, tu sais comment elle est…

-Tu es allé la voir au moins ?

-Oui j'y suis allé… une fois. Elle n'avait pas l'air ravi. Bref, ça va aller avec Parkinson ?

-Ouais… heureusement qu'il y a la petite, elle est adorable.

-C'est quoi ce sac, tu y vas pour la semaine ? Demanda Harry en remarquant le gros sac au pied de son ami et collègue.

-J'ai, j'ai acheté quelques jeux pour la petite.

-Ron… Tu devrais pas t'attacher à la petite.

-C'est dur de ne pas s'attacher à des enfants. Et elle a besoin d'affection. Pas que sa mère ne lui en donne pas mais…

-D'affection masculine tu veux dire, Ron ?

-Je dois y aller, coupa Ron, ne voulant pas entrer dans cette discussion, surtout qu'il avait eu sensiblement la même hier avec Hermione. Essaie de sortir ce week-end, va voir Hermione.

Harry marmonna quelque chose. Ron en profita pour partir, ne sachant plus comment se comporter avec son meilleur ami. Il en avait parlé longuement à Hermione qui ne savait sur quel pied danser non plus. Leur ami semblait tomber en dépression et il n'y avait rien qu'ils puissent faire. En parler le mettait en colère, parler de Ginny le contrariait. Il mit de côté ses pensées et transplana chez Parkinson.

Elle était plus enceinte que jamais et il pria Merlin pour qu'elle n'accouche pas le week-end où il était avec elle. Cassiopée sauta dans ses bras et il l'accueillit en riant. Martha lui jeta un regard bizarre et s'en alla rapidement. Ignorant Parkinson après l'avoir salué, il montra ses nouveaux jeux pour Cassiopée. Adorable, elle le remercia mille fois et ils se mirent à jouer aussitôt jusqu'au soir où il dût préparer à dîner, Parkinson ne pouvait rien faire : elle ne savait pas faire la cuisine façon moldue et de toute façon, elle n'aurait pas pu vu son état de fatigue.

Il devait être minuit quand Ron se réveilla. Il mit du temps à comprendre qu'on l'appelait.

-Weasley ?

Le son était faible.

Aussitôt sur le qui-vive, baguette en main, Ron sauta de son lit et rentra dans la chambre de Parkinson. Il alluma la lumière pour la découvrir transpirante sur son lit.

-Je, je crois que je vais accoucher.

-Quoi ?

-Appelle le docteur, bafouilla-t-elle, j'ai des contractions de plus en plus rapprochées. Je vais avoir le bébé !

-Je…

-Le médicomage Weasley !

Ron se réveilla enfin et courut dehors prévenir Franck qu'il devait appeler le médicomage avant de revenir auprès de Parkinson. La petite Cassiopée s'était réveillée et lui demanda ce qu'il se passait.

-Ta maman va avoir ton petit frère, reste dans ta chambre, d'accord ? Le docteur va bientôt arriver.

Ron s'assura qu'elle rentrait bien dans sa chambre avant d'entrer dans celle d'en face.

-Le docteur va arriver. Tu… tu veux quoi ?

-Rien, occupe-toi de Cassiopée.

-Elle est dans sa chambre. Elle va bien, ne t'inquiète pas.

-C'est mon boulot de m'inquiéter. Il fout quoi ce médicomage, bordel !

Pansy souffla, essayant de réguler sa respiration comme elle l'avait fait pour la naissance de Cassiopée. C'est dingue comme ça s'oubliait vite : les douleurs de l'accouchement. Maintenant, ça lui revenait en pleine face. C'était affreusement douloureux et elle avait envie d'arracher elle ne savait quoi à Weasley qui la regardait d'un air benêt.

-Il n'y a rien que je puisse faire en attendant…

-Chef ! Fit Franck en rentrant dans la pièce, en ressortant aussitôt en voyant le spectacle de Pansy sur le lit. Brown est injoignable. Il est parti en week-end ! Ils ont voulu envoyer un autre mais j'ai dit non, ils essaient de le joindre…

-Comment ça injoignable ! Il est médicomage putain ! Ils devraient jamais être injoignables et puis il savait bien qu'elle allait accoucher, bordel !

Dans la chambre, Pansy soupira, ayant entendu la conversation. Coincée avec deux benêts, elle était mal partie !

-Bon ok, va au Terrier, demande à ma mère de venir. Tout de suite ! Ordonna-t-il avant de revenir dans la chambre. Ok, tu as entendu ?

-Oui.

-Je vais t'aider, tu dois me dire ce que je dois faire. Parkinson ! Pansy, reprit-il doucement, ça ne va pas être facile mais ma mère a eu sept enfants, des innombrables petits enfants et elle y était quasiment toujours, elle saura quoi faire. En attendant, dis-moi quoi faire. Fais-moi confiance.

-Ok. Tu dois m'aider à me déshabiller.

-Quoi ?

-Weasley, soupira Pansy, j'ai mes sous-vêtements, le bébé ne va pas sortir…

-Oh… Ok.

Rougissant mais l'air décidé, Ron aida Pansy à enlever sa culotte, changer ses draps – c'est là que d'être sorcier révélait toute son importance, un coup de baguette et hop le drap était de nouveau propre – et se redressa.

-Regarde, souffla Pansy entre deux contractions, de plus en plus près, si tu ne vois pas la tête du bébé.

-Comment…

-Tu le sauras, triple buse.

Ron essaya de ne pas penser et fit ce qu'elle lui demandait. Pansy essayait d'analyser la moindre de ses réactions, s'en voulant de ne pas avoir donné l'alerte plus tôt mais elle pensait pouvoir attendre le matin. Maintenant, elle avait Weasley entre ses jambes, l'aidant à mettre au monde son enfant.

-Par Merlin… Je, je crois que je vois sa tête, balbutia-t-il, tu devrais pousser. Souffle. Y a un truc avec la respiration. Souffle.

-J'essaie mais c'est douloureux !

-Par Merlin… Je vais…

D'un sort, il fit venir une bassine d'eau, des serviettes…

-Un ciseau, pour le cordon…

-J'ai ma baguette.

-Tu touches pas… mon bébé… avec… ta baguette !

-Par Merlin.

-Arrêtes de dire ça ! Il va vouloir s'appeler Merlin après !

-Ok, tu veux l'appeler comment.

-Je, je sais pas !

-Comment ça tu sais pas, tu n'y as pas réfléchi ?

-Si mais j'aime plus les noms que j'ai choisi.

-C'est quoi les noms ?

-Allan ?

-C'est quoi ce nom !

-Tu as mieux peut être ? Rugit Pansy, à bout de force.

-Respire, calme-toi.

-C'est toi qui m'énerves ! Donne-moi un nom !

-Gabriel ?

-Oh… c'est mignon Gabriel.

-Cool, allez Gabriel, on y croit.

-J'ai pas dis que je vou…

-Bordel, tais-toi et pousse !

Pansy gémit de douleur et Ron se dit qu'il y allait peut être un peu fort. Il s'adoucit quelque peu et lui lança quelques encouragements, l'appelant pour la première fois par son prénom :

-Allez Pansy, tu peux le faire, tout va bien se passer.

-Non, je vais pas y arriver.

-Mais si.

-il me faut un médicomage.

-Pansy, regardes-moi, regardes-moi. Tu vas y arriver, je suis là et tout va bien se passer, d'accord ? Alors pousse.

D'un instinct dont il ne savait d'où il provenait, Ron fit glisser le bébé dans sa main alors que Pansy retenait avec peine des gémissements, voir même des cris, de douleur. L'instant d'après, le bébé hurlait à plein poumons.

-C'est un garçon, murmura Ron, admirant le tout petit bébé.

-Do… donne-le moi, souffla Pansy, les larmes aux yeux.

Ron le posa avec précaution sur le ventre de Pansy et s'occupa du cordon et du placenta sous ses petites injonctions. Il rangea rapidement la chambre et vit une petite silhouette sur le pas de la porte.

-Viens, ton petit frère est né.

Ron s'assit près de Parkinson et tendit la main vers Cassiopée, qui sauta sur ses genoux. Pansy lui fit un sourire fatigué, montrant le petit Gabriel, emmitouflé dans une petite couverture qui semblait déjà dormir, respirant régulièrement.

-Il est trop mignon ! On l'appelle comment ?

-Que penses-tu de Gabriel ? Demanda Pansy.

-J'adore ! Il est si petit !

Ron était bien d'accord : si petit, si mignon. Du bruit monta de l'escalier et Ron sortait déjà sa baguette quand sa mère sortit de l'ombre. Elle s'arrêta, muette de stupeur en voyant la scène.

-Je… je.

-C'est trop tard mais viens, je te présente… Pansy.

-Bonjour. Oh il est adorable. Ron… comment ?

-J'ai du me débrouiller tout seul mais Pansy a été une chef et le petit Gabriel s'est très bien débrouillé. Tu peux nous faire du thé ? Je crois que Pansy a besoin de se reposer.

-J'y vais. Franck est resté dehors.

Molly parti, Ron se leva, prenant la main de Cassiopée.

-On va te laisser, je m'occupe de Cass.

-Ok.

-Je le couche ?

-Ok, fit Pansy, fermant presque les yeux, épuisée.

Ron prit le petit Gabriel, laissa Cassiopée lui faire un léger bisou sur le front, en fit de même et le posa dans son berceau à côté du lit de sa mère. Il fila ensuite avec la petite brune pour rejoindre la cuisine. Il était sûr que mère et fils dormaient déjà.

-Il faut que tu retournes dormir, fit Ron.

-Je veux pas, oh s'il te plait ! J'ai plus sommeil et je veux voir ta maman ! S'il te plait !

-D'accord mais c'est exceptionnel !

Cassiopée lui fit un sourire adorable et descendit rapidement l'escalier.

-Doucement !

Quand il eu atteint la cuisine, sa mère et Cass étaient déjà en train de parler.

-J'adore ta confiture, Ron en a ramené et c'est trop bon !

-Ah oui ? je suis contente alors !

-Tu veux jouer ? Ron a ramené plein de jeux hier.

-Joue donc un peu toute seule, Cass, on prépare le thé pour ta maman.

-Mais elle dort !

-S'il te plait.

Cassiopée fit un peu la moue mais fit ce qu'il lui disait. Il se tourna vers sa mère qui le regardait un air étonné.

-Qui est-ce ?

-Ma mission. Elles sont protégées et… bref. Merci d'être venue si vite.

-Même si j'ai servi à rien. C'est dingue ! Tu as fait naitre un bébé !

-J'ai encore du mal à y croire. Mais maman, s'il te plait, n'en parle à personne. C'est une mission importante et personne ne doit savoir qu'elles sont là.

-Je ne dirais rien. Promis.

-Merci.

-La petite est adorable.

-Oui.

-Je vais aller monter le thé. Joue avec la petite, je crois qu'elle t'attend.

Ron fit ce qu'elle lui disait, ne voyant pas le sourire de connivence passer sur le visage de sa mère. Son fils semblait bien être attaché à cette petite… et peut être à la petite du haut aussi.

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Hihi ! Alors, alors ? Je suis pardonnée du retard ? Chapitre plus long avec un accouchement digne des Weasley lol ! J'attends avec impatience vos avis !

Bonne semaine, bisous !