/!\ Avant toute chose je tiens à m'excuser pour ceux qui me suivent depuis le début, j'ai supprimé un chapitre, le 4, et je l'ai fusionné avec le 3, du coup niveau publication c'est un peu le bordel. Pour bien comprendre ce chapitre-ci, assurez-vous d'avoir lu le début du flash-back (avec le banquet, la scène de torture toussa toussa) qui est désormais classé en chapitre 5, histoire de ressentir un minimum de cohérence avec la scène qui va suivre. /!\

Merci bien .


Thor bougea une nouvelle fois, laissant à la vue du magicien quelques marques rougies de sa peau dorée, des traces d'ongles et de morsures, sur ses bras et son dos, plus spécifiquement. N'étant d'ordinaire pas des plus tactiles, Loki, dans ce genre de situation, adorait pourtant laisser quelques « souvenirs » sur celui dont il partageait le lit par la force du hasard. Hasard ? Ou pas justement. Le magicien bailla, s'étirant un peu. Il devait être très tôt mais la meilleure des solutions était encore de s'éclipser discrètement. Après tout il avait eut ce qu'il voulait, Thor ne se souviendrait surement de rien une fois décuvé, ou interpréterait la situation comme les suites d'un fantasme nocturne ou il ne savait trop quoi …

Le dieu de la malice se redressa vivement, un peu trop vivement même. Thor le fixait avec des yeux ronds, soudainement réveillé et apparemment complètement abasourdi. Ah… D'accord, c'est donc ainsi que tournaient les choses… Bon ma fois… C'était plutôt un excellent scénario. Bonjour mon frère, alors on va faire fonctionner sa petite cervelle hein… Le blond, ne bougea pas d'un millimètre, avec une expression fixe qui oscillait entre le choc, la honte et le traumatisme. Loki savait quant à lui exactement quel fascié adopter, celui de la pauvre pucelle (adjectif certes fort mal adapté) effarouchée. Il ne manquerait plus qu'il batte un peu des cils et le tableau serait des plus parfaits, mais n'exagérons pas trop quand même.

Un silence de mort s'empara des deux frères, si bien que l'on entendait presque le bruissement de feuilles des arbres à l'extérieur du palais. Thor se redressa à son tour, à la force des coudes, la bouche ouverte et la mâchoire prête à tomber, tout ceci sous le calme sidérant du brun. Il n'avait jamais vu le dieu de la malice de la sorte, les cheveux d'ordinaire lisses et parfaitement coiffés, dans un désordre matinal, à s'y confondre avec un adolescent à l'air encore un peu trop innocent. Loki ne souriait pas, ni ne grimaçait, à vrai dire il était parfaitement immobile et stoïque. Même ses grands yeux verts ne reflétaient rien à défaut de ceux de Thor qui semblaient en plein chaos.

Il comprenait au fur et à mesure, s'empourprant de flash flou ou non de la veille dans son esprit. La vision de son petit frère nu, tremblant et gémissant contre lui , ses puissantes mains en train d'écarter les cuisses du magicien, cette peau gelée, dont il avait encore la sensation au bout de ses doigts… Son cœur manqua un battement. Aie… Et là, c'est le drame. Ses souvenirs étaient en partie manquants, ou trop incertains, mais le goût de Loki le brûlait encore avec une terrible certitude. Le dieu du tonnerre frissonna, fixant les traces de la veille, de sa semence sur les draps, avec une indicible horreur. Il l'avait donc pénétré brutalement...

-Ce... Ce n'était donc pas un rêve…

Ou plutôt un cauchemar, comment… Comment avait-il pu faire cela à son propre frère ? Si faible, si fragile, si … C'était abominable. Il ne valait donc pas mieux que l'horrible étalon qui avait culbuté le brun des siècles plus tôt ? Comment se faire pardonner, comment se pardonner… C'était impossible… Il se prit la tête dans les mains, en colère contre lui-même et ses insupportables désirs bestiaux. Inceste… Quelle abomination !

Thor bredouillait, plus que mal à l'aise. Loki se força à rester inexpressif, qui plus est à feindre une certaine tristesse, avec une maîtrise étonnante. Il baissa le regard, l'air aussi blessé qu'abattu, reniflant un peu, prêt à pleurer, sans fondre en larmes pour autant, histoire de ne pas en faire de trop. Il avait un mal fou à dissimuler un sourire en coin additionné d'un rire, mais réussissait à garder le masque clair de la victime apeurée. Après tout, son sobriquet n'était-il pas celui de dieu des mensonges ? Le fait était surtout que le blond restait toujours d'une crédibilité déconcertante. Il contemplait les murs, à défaut du plafond. Pour dire vrai, il n'avait jamais aimé la décoration de la chambre de son grand frère. Tout manquait d'élégance et de sobriété…

Le magicien commença à s'extirper des draps, faisant remarquer à l'héritier, qui manqua au passage encore un arrêt cardiaque, des suçons sur son corps livide. Au nom du ciel mais que lui avait fait ?!

-Oh mais… Ce n'est pas possible… LOKI ! Je suis désolé…

L'intéressé arqua un sourcil, en une première expression visible sur son visage depuis le réveil brutal de son frère.

*Crétin … Si tu te voyais… Un peu plus et tu implorerais mon pardon en te prosternant sur le sol. Le puissant héritier d'Asgard, pétrit d'orgueil sous le regard des convives, levant sa choppe à la victoire et attendant je ne sais quelle Asgardienne de faible vertu à souiller dans son lit... Ahah. Comment as-tu trouvé ce petit retournement de situation ? Ma fois, même avec les sévices de l'alcool tu n'étais pas un si mauvais amant, je dois bien l'avouer.*

-Laisses moi…

Sa voix sonnait en une plainte vide, éteinte mais également agacée. Il passa sa main dans ses cheveux noirs et complètement anarchiques, afin de tenter de les ramener à l'arrière, du moins en partie, quelques épis bifurquant ici et là n'étaient apparemment pas de cet avis.

-Lo…Loki…

Il soupira, blasé, ignorant totalement son ainé, et essayant une nouvelle fois de plaquer ses cheveux à la force de ses paumes. Puis enfin il daigna se retourner vers son frère, plongeant deux orbes d'absinthe glaciale dans ceux de Thor, avec la soudaine envie de violer son esprit. Il se retint, deviner le flot désordonné des pensées du blond à travers ses expressions était encore plus amusant.

-Je vais partir, avant que tes serviteurs n'arrivent et ne se posent de drôles de questions.

Thor eut un couinement plaintif, haché. Avec force, il agrippa le bras de son frère, les yeux baignés de larmes. Allez, il glapissait encore comme un chiot, formidable... A croire que les draps n'étaient pas assez humides comme ça.

-Arrêtes tu m'entends… Ce serait plutôt à moi de pleurer non ?!

Le magicien accentua ses dires avec un regard mauvais, qui força instantanément le blond à relâcher son emprise. Il n'était pas peu fier de son petit numéro. Cette fois il s'extirpa vraiment du lit, se levant par la même occasion. Loki ramassa ses vêtements totalement éparpillés sur le sol, s'habillant à la hâte, du moins juste au début, sans lever les prunelles vers son ainé qui se consumait d'une magnifique et douloureuse culpabilité. L'Asgardien avait détourné le regard, mal à l'aise devant la silhouette frêle de son petit frère qui prenait finalement un malin plaisir à prendre tout son temps. Heureusement qu'il n'était pas entré ici avec son armure… Quoiqu'il aurait bien fait, juste pour pouvoir perdre de longues minutes à l'agrafer, même si enfiler son pantalon et sa tunique étaient dès lors, étrangement devenu une manœuvre aussi longue que délicate.

Les bruits de tissus cessèrent, remplacés par celui des pas, des bottes du magicien contre le carrelage. Thor se replongea dans les draps, complètement abattu, la tête enfouie dans son oreiller, rongé par le remord. Il n'émit plus la moindre objection lorsque le brun commença vivement à se diriger vers la sortie. Il espérait juste que personne le les avaient entendus, ou aient deviné la situation. Vu ses souvenirs, il fallait être un sombre idiot pour ne pas se rendre compte qu'il s'agissait de deux hommes. Bon sang… Quel imbécile…

Loki referma la porte d'un coup sec et quitta la pièce avant de se téléporter dans ses propres appartements, un immonde sourire de satisfaction aux lèvres. Une fois dans sa propre chambre, il ne put retenir un grand rire. Se déchaussant, il avança vers la salle d'eau afin de se faire couler un bain. Ce fut une bien amusante façon de célébrer le retour de combat de Thor... Le dieu lorgna le lourd miroir de marbre, pour une fois sans le moindre dégoût. Il était fier de ce qu'il venait d'accomplir même s'il pouvait remercier l'hydromel d'avoir hypertrophié son audace. Son regard était remplit d'une jubilation inhumaine, proche de l'extase.


Ahah flash-back terminé, c'était à considérer comme un micro-chapitre un peu à part. Bon je sais, Loki a plutôt mal agi… Mais après tout, le banquet et le victoire de son frère lui ont tapé sur les nerfs, ça, l'Asgardienne et l'alcool, ce n'était pas vraiment le bon mélange pour rester tout choupigentil dans son coin. Il a eut ce qu'il voulait, point. Navré pour les éventuels fans de Thor, je me suis bien amusé à décrire ce « mauvais tour ».

Bon... Revenons un peu à Quicksilver.


Son corps qui ne fait qu'un avec l'air, résiste à ses frictions, deux pieds qui ne touchent à peine le sol, la vision qui s'accroît… Il ne saurait décrire cette indéniable sensation de liberté qui lui prenait les tripes à chaque fois, toujours, du béton âpre de la ville aux larges étendues rocheuses peu importe le relief, ceci n'était qu'un détail. Il restait toujours profondément blasé face au monde qui l'entoure, ne le comprenant pas… Le mutant n'avait pas la moindre patience avec les gens et en ce qui concerne l'environnement qui dans lequel il vivait tout était trop lent et d'une inutilité flagrante à ses yeux, terne. Il haïssait le flegmatisme, les matinées à se blottir des heures et des heures contre les draps, croupir à s'étuver dans un bain, tout ce que les gens lambda associaient au bonheur en quelque sorte, car oui la détente était pour grand nombre, le plus cher des bonheurs. Une journée était pour lui perdue s'il n'était pas levé aux aurores. Ne rien faire, le mutant détestait cela, il lui fallait de l'action, encore et toujours, vivre au jour le jour à 100 à l'heure sans se soucier du lendemain. Pietro avait fait de l'adrénaline sa soif de vie.

La nature avait pourtant elle grâce à ses yeux. Il avait grandi dans les larges plaines polonaises, bien avant sa naturalisation américaine, gravissant les rochers à l'ombre des conifères. Oui il aimait la nature… Ainsi que sa sœur Wanda. Des jumeaux restaient toujours intimement liés, et ce malgré tout ce qui été arrivé à la pauvre fille. Son pouvoir était grand, très grand, bien plus puissant que l'hyper-vitesse de son frère, mais en contrepartie elle ne le contrôlait pas. Wanda Maximoff avait le pouvoir d'altérer les champs de probabilité : enflammer sans aucune cause physique un objet inflammable, créer des tornades spontanément… Ainsi que de modifier la réalité mais ceci toujours involontairement. La force de ce pouvoir ne cessant de s'accroitre, elle résidait désormais hospitalisée, en période de latence, sous coma artificiel jusqu'à stabilisation. Pietro était extrêmement attaché à sa sœur, mais les frais médicaux étaient d'une charge catastrophique et il ne pouvait rien faire d'autre que d'accepter que Magnéto les prennent en charge en grande partie. Magneto était le chef charismatique des « mauvais mutants », la Confrérie, dont l'idéologie était basée sur la supériorité des mutants sur la race humaine. A leur début d'adolescence, les jumeaux Maximoff rejoignirent le maître des métaux, obéissants, effectuant des missions qui les qualifiaient avec raison de terroriste et autres joyeusetés du genre.

Il n'avait jamais été à l'aise à endosser le rôle du supervilain, mais lorsqu'il découvrit que Magneto était à l'origine d'immondes expérimentations sur les humains, il claqua la porte. Il était lucide, on ne pouvait se mesurer au maître des métaux en espérant une hypothétique survie, mais il ne voulait pas participer à cette horreur. De nombreux mutants, qui ne pouvaient cacher leur nature étaient certes bien trop souvent persécutés par les gens lambdas mais était-ce vraiment une raison pour répondre à la violence par la cruauté ? Pietro ne s'était jamais vraiment entendu avec Magneto, non, Pietro ne s'était jamais vraiment entendu avec son père…

A dix-sept ans à peine, sans le moindre revenu, la vie ne lui laissait guère de choix. N'abandonnant pas sa fierté pour la drogue ou la prostitution il ne lui restait que la solution de l'errance et du vagabondage. Ce n'était pas la première fois que cela arrivait à vrai dire… Mais cependant la première fois en Amérique. Il logeait dans les différents organismes qui s'occupaient des jeunes dans sa situation, des endroits différents à chaque fois, où on lui servait un repas chaud et il avait même la possibilité de se laver ainsi que de dormir dans des draps propres. Néanmoins les places manquaient cruellement si bien que la plupart du temps il se retrouvait à squatter des bâtiments désaffectés afin de ne pas dormir à la belle étoile. La plupart des clochards de New York se plongeaient dans l'alcoolisme et la drogue mais ce n'était pas le cas de Pietro, si bien que sa mendicité n'était pas dépensée inutilement. Il travaillait également, au noir, de manière irrégulière.

Sa mutation n'étant visible que par le blanc de ses cheveux, il pouvait aisément paraître pour un adolescent décoloré, ayant passé trop de temps à écouter des groupes d'hardcore sans que cela ne lui pourrisse la cervelle. Ses réflexes sur-développés l'aidaient beaucoup dans ses tâches, si bien que ses employeurs l'embauchaient sans se faire prier, la plupart du temps sur les chantiers, à effectuer des manœuvres dangereuses. Il touchait un salaire et aussi maigre soit-il, il le plaçait directement pour les soins de sa sœur, horrifié à l'idée de dépendre indéniablement de leur géniteur.

Il était rapide, son accent faisait sourire ainsi que son look, il avait une force surprenante pour son âge, était presque discret, il parlait peu, et on ne lui posait donc pas plus de questions que cela.


PV Quicksilver

C'est depuis toujours ainsi, Observer de loin ou non, la protéger, être prêt à donner sa vie, mais se forcer à rester dans l'ombre pour ne pas l'étouffer, pour ne pas qu'elle le sache, jamais. Je me suis parfois énervé plus que de raison, j'ai tabassé certains de ces salauds qui ne voyaient en Wanda qu'un objet sexuel afin s'assouvir leur sordide lubricité avec leurs regards qui ne trompaient personne. Dans sa tête ce n'est encore qu'une enfant, un rien pourrait la briser...

Ouais, elle se faisait draguer par limite tout ce qui bouge mais n'était étrangement pas la seule. Je ne calcule plus le nombre d'engueulades par le passé que j'ai eut avec mes petites amies de passage. Elles ne comprenaient pas, trouvaient notre lien de jumeaux des plus malsains. Je ne me suis jamais attaché à elles, comment être sérieux en étant à peine adolescent ? Je m'en fichais éperdument, il n'y a jamais que ma sœur qui ait compté pour moi. Pourtant je m'interdis de la toucher, obstinément. La morale n'a certes pas grande importance pour moi, mais un geste de trop et tout serait balayé. Pathétique n'est-ce pas ? Je ne suis qu'un pauvre con à l'égo démesuré. Car oui je l'admets, ça me ferait mal, mais le pire face à ça, serait ce qu'on oserait raconter derrière son dos…

Tout gosses, on a souvent eut des rapprochements assez étranges, dormir ensembles était coutumier, effleurer nos lèvres parfois par jeu ou non, mais dès mon entrée dans l'adolescence je me suis physiquement éloigné, mettant à termes à ce genre de choses. J'aurais forcement fini par faire une connerie, puis la regretter pour le restant de mes jours.

Et puis au fur et à mesure, l'état psychologique de Wanda s'aggravait en même temps qu'augmentait son pouvoir, elle souffrait bien assez comme ça. Moi j'ai refréné mes désirs, laissant d'autres filles de la confrérie m'approcher avec mon éternel sourire en coin. Les voir pouffer de rire en me mattant, chuchoter entre elles, rougir, m'amusait terriblement.

Premiers dérapages d'adolescence, premières découvertes... Le tabac, l'euphorie de l'alcool, le sexe et toutes la joyeuse liste. Je devenais malgré moi un putain de connard arrogant et matérialiste. Se réveiller dans un lit étranger, le dos contre la peau d'une inconnue sans plus de souvenirs et précisions ne me posait pas le moindre problème. Tout n'était qu'un jeu.

Parfois je me vantais horriblement. J'ai fais de l'insolence mon mode de vie, l'insolence et l'adrénaline.

J'ai appris à maîtriser totalement mon pouvoir, découvrir toutes ses facettes, mais aussi ses limites… Lorsque j'atteins ma vitesse maximum, supérieure à celle du son, si je maintiens trop longtemps cet effort, outre la perte de mes forces, je vieillis.

Cet état est temporaire certes, mais la révélation était là, la plus ignoble des révélations… Avec un nombre incalculable d'années de plus, je ne ressemble que trop bien à une certaine personne.

Mon reflet m'a horrifié en même temps qu'il m'a fait comprendre qui était notre père, the big boss en personne, sa seigneurie, ce type cruel et manipulateur, Magneto. Bordel de merde !

Puis Wanda a commencé à vraiment devenir cinglée, pétant les plombs et a fini par perdre tout contrôle d'elle-même, s'enfermant dans un coma. Là, j'ai lâché les dernières brides qui m'attachaient ici avec ces espèces de psychopathes miteux et j'ai tout envoyé chier. Je me suis retrouvé à la rue, à trainer ma carcasse sans réfléchir davantage, me remémorant le froid et la faim de jadis.

Un jour s'écoule, le second commence, sans que cela ne me touche aucunement, j'espère juste ne pas tomber encore plus bas, du moins tant qu'elle sera en « vie ».


C'est bien assez pour aujourd'hui. Voilà nos deux personnages principaux officiellement présentés dans leurs charmantes petites dérives alors, Pietro et Loki, deux incestueux aussi tordus l'un que l'autre à leur manière. J'aime ni le rosâtre, ni le guimauvisme, il fallait donc les rendre un chouilla compliqués... J'espère que ça ne passe pas trop mal. Si vous avez envie de les frapper , c'est le but, vous pouvez éventuellement négocier cela avec Ascot, le fidèle compagnon dans ma tête *TROLL*.

A bientôt et merci de vos nombreux encouragements!