Histoire de rendre la rentrée (en Belgique, en tout cas) plus douce, un chapitre du Chant du Cygne !
Cette fois, la chanson est de Depeche Mode - Wrong. Hâte d'entendre vos avis et commentaires sur cette histoire qui avance. :-)
The wrong mix in the wrong genes/Le mauvais mélange dans les mauvais gênes
I reached the wrong ends by the wrong means/Je suis parvenu aux mauvaises fins par les mauvais moyens
Que Lestrade et ses doutes aillent en enfer, jurai-je aux premières heures de la matinée, réalisant que je tenais au moins une piste et une once d'espoir de revoir mon colocataire. Sûr de mon coup, j'avais contacté Mycroft par téléphone dès les premières heures du matin. A mon grand malheur, il m'apparut méfiant et dubitatif.
- De la drogue. Héroïne, vous dites ? C'est une possibilité.
- Votre voix sonne davantage comme une infirmation, lui fis-je remarquer, interloqué par le ton confident de l'aîné Holmes. Est-ce vous songez à d'autres marchandises ? Vous avez une autre théorie ?
- Nous avons toutes sortes d'informations, Docteur. Précisez votre requête, j'aviserai ensuite.
- Bien, des- Je cherche des renseignements sur une ancienne affaire. A Sheffield, il y a cinq ans. Dernière semaine du mois de février. La police avait découvert des paquets d'héroïne dans un camion de surgelés à la suite d'une intervention pour violence conjugale. Le suspect a été éliminé par le beau-frère.
- Laissez-moi quelques secondes, répondit évasivement Mycroft sur un fond cliquetis de clavier. J'ai le dossier sous les yeux. Je pense que le rapport de police devrait suffire à vos recherches. Contactez l'inspecteur divisionnaire Lestrade, il vous mettra en relation avec les autorités locales.
L'indifférence qu'affichait mon interlocuteur me révoltait. Alors que je pensais tenir une pièce significative du puzzle, je me heurtais à l'incompréhension de mes deux principaux alliés.
- Il n'y a strictement rien dans ce rapport. Il a été classé sans suite. Il tient sur quatre feuilles. Le beau-frère de la victime n'a même pas été incarcéré. Ainsi, je pensais que vous pourriez m'aider à rassembler des informations sur cet homme.
- Nous nous étions penché sur l'enquête, à une époque. J'ai moi-même encouragé Sherlock à se saisir de l'affaire. Cependant, le suspect de ce trafic étant décédé avant les premiers interrogatoires, nous détenons très peu d'informations. Et pour être tout à fait honnête, les quantités d'héroïne étaient dérisoires. Enfin, replacez-vous dans le contexte de l'époque. Les faits divers de Sheffield n'ont jamais été une priorité.
Les attentats de Londres, murmurais-je en comprenant ce que Mycroft sous-entendait. La panique et le débordement suscités par les évènements avait contraint les autorités londoniennes et nationales à faire le tri, à opérer un choix entre les affaires soumises à l'époque.
- Il est peut-être temps de rouvrir l'enquête, répondis-je au frère de mon ami. Je sais que vous avez la possibilité de filer ou de mettre sur écoute…
- Ne perdez jamais de vue que le rapport entre la disparition de Sherlock et la cargaison dérobée est incertain.
- Et se baser sur une affaire vieille de quatre ans pour déterminer la nature de la marchandise peut paraître insensé, mais- c'est un instinct.
Un soupir se fit entendre de l'autre côté du téléphone.
- M. Holmes. Votre frère a besoin de vous. Vous devez me faire confiance.
- Mon poste implique des grandes responsabilités. Nous avons également des règlements. Je ne peux accéder à la moindre de vos requêtes parce qu'il existe une chance minime, une probabilité de moins d'un pourcent pour qu'une affaire aussi vieille que celle-ci vous mène à mon frère. Sherlock lui-même avait conclu à un règlement de comptes familial à l'époque. Je suis désolé de vous décevoir, me confia Mycroft d'une voix monocorde.
Un frisson de dégoût et de révolte me parcourut. Comment pouvait-il traiter la disparition de son frère cadet avec des méthodes aussi procédurières et inhumaines ? Dépité, je l'entendis me promettre de m'aider dès que je disposerai d'une preuve suffisante pour appuyer mes théories. Il s'excusa finalement d'un départ précipité et raccrocha.
Acculé et épuisé, je me laissai tomber sur l'un des fauteuils, les bras ballants. Mon unique théorie venait d'être invalidée de toute part. J'avais probablement perdu mon principal comparse en me montrant agressif et irrespectueux. Quand au soutien que représentait pour moi Mycroft, je réalisais cruellement qu'il n'en était pas vraiment un.
Quand je tachai de reprendre pieds en me fiant à ce qu'aurait fait Sherlock dans une telle situation, je réalisai qu'il s'agissait de la plus improbable des idées. Le détective ne comptait sur personne. Sinon sur moi, me répondit une voix lointaine, m'enfonçant un peu plus dans la culpabilité.
Dans mon esprit, la drogue pouvait tout expliquer. La simple évocation du mot héroïne me renvoyait des images de trafiquants sanguinaires, de gangs armés, de sommes massives d'argent et d'intérêts suffisants pour justifier le rapt d'une personne. L'argent est synonyme de problème. Cet argent-là, du moins, l'était à mes yeux.
Les sommes qu'avaient reçues les deux convoyeurs les avaient menés à leur perte. Soucieux de gagner quelques billets supplémentaires, ils y avaient laissés leur vie. Abattus à l'intérieur d'un fourgon d'une balle dans la tête, tirée depuis une portion de trottoir située à l'angle mort de plusieurs caméras. Les meurtriers échappaient ainsi aux lentilles indiscrètes dont Londres était truffée.
Dans toute cette histoire, quelque chose me chiffonnait. Incapable de poser des mots sur cette sensation, je décidai de contourner la mauvaise humeur de Lestrade et de téléphoner directement à la criminelle de Scotland Yard. Expliquant brièvement mon intention, l'un des téléphonistes bascula mon appel vers le téléphone du Sergent Donovan.
- Docteur Watson ?
- Désolé de vous déranger mais- J'aimerai m'entretenir avec l'inspecteur Lestrade.
- Il n'est pas présent. Il est injoignable. Vous l'avez vu hier ?
- Oui, et je me suis légèrement emporté, confiais-je, particulièrement gêné. J'ai besoin de renseignements. Est-ce que vous auriez eu des nouveautés ou des rapports toxicologiques ? Les analyses balistiques ?
- Une minute. Ces informations ne tombent pas magiquement. Les analyses balistiques et les conclusions partielles de l'autopsie seront disponible fin de matinée seulement.
Rechignant à l'idée d'attendre le retour de Lestrade, je tentai le tout pour tout. Ainsi, maladroit, je lui demandai poliment l'accès à ses renseignements, espérant gagner quelques précieuses heures. Elle accepta à une condition :
- A votre tour de me filer un coup de main. Vous pourriez vous occuper de contacter l'inspecteur ? Je vous envoie l'adresse par texto. L'autre dérangé vous a sûrement appris à pister les gens, non ?
Je ne pris pas cette dernière remarque comme une attaque, non. Je me contentai de sourire, abrité par le téléphone, avant de reprendre mes esprits.
- Je passerai chercher les dossiers après ma visite chez Lestrade, lui répondis-je avant de mettre un terme à la conversation téléphonique. Merci Sergent. Je vous tiens au courant.
M'emparant immédiatement de ma veste, je préparais un speech d'excuses valables mais sincères durant ma course dans Baker Street, prêt à fondre dans la bouche de métro. Un coup d'œil furtif vers les boutiques de la rue adjacente m'en dissuada : une voiture, en particulier, attira mon attention. M'approchant craintivement du véhicule, je reconnu sans aucun mal l'immatriculation de Lestrade.
Inquiet, je réalisai que personne ne s'y trouvait. Pas de vitre brisée et l'onéreux GPS était toujours à sa place. Un seul autre détail pouvait expliquer la présence de la voiture sur ce parking retiré : du sang. Une tâche, ronde et écarlate, qui maculait le siège conducteur.
Par la plus étrange des coïncidences, mon téléphone vibra dans la poche intérieure de ma veste. L'en extirpant, je décrochai, hagard.
- Les rapports intermédiaires et les analyse seront dans mon bureau dans deux heures. Docteur ?
- Je crois que nous avons un autre problème…
Tendant l'oreille pour cueillir des bribes de conversations, Sherlock attendait de connaître l'identité du nouvel arrivant. Fébrile, il ressentait la glaçante angoisse de voir les portes s'ouvrir sur ma silhouette. Il n'en fut rien.
Le corps jeté au milieu de la pièce où se trouvait Sherlock était plus grand, plus large d'épaules. Les cheveux poivre et sel collaient au front et aux tempes. Lestrade, réalisa Sherlock, les yeux écarquillés.
- Putain ! Incapable de faire ce qu'on te demande !
La voix appartenait à celui que le détective avait identifié comme le chef de la bande. Il s'adressait à un quatrième homme qui s'était absenté toute la journée. Celui qui avait effectué les rondes autour de Baker Street, attendant le moment le plus propice pour capturer John. Or tout ce qu'il avait ramené était un inspecteur visiblement sonné.
- C'est le flic ! Celui à qui j'ai piqué la carte mémoire du téléphone ! J'le reconnais !
Bien que désorienté, l'officier de Scotland Yard se redressa tant bien que mal, aboyant sur l'auteur de la dernière déclaration :
- C'est toi l'enfoiré qui-
Un coup de pied l'interrompit dans sa réplique. Recroquevillé sur les dalles, il prêta néanmoins attention au débat qui naissait entre les hommes, au-dessus de lui.
- On ne peut pas garder un flic ici, Cal.
L'un des sbires avait parlé d'une voix faible et hésitante. Il conseilla à son mentor de se débarrasser de l'encombrante victime.
Incertain de la méthode à adopter, Sherlock était néanmoins sûr d'une chose : il devait intervenir. Se ménageant quelques précieuses secondes de réflexion, il toussa bruyamment.
- Allez-y. Si je récupère ce que vous me réclamez et qu'on vous retrouve, si vous vous arrangez bien, vous écoperez à peine d'une organisation de malfaiteurs et d'un rapt. Tuez-moi, vous aurez un homicide volontaire sur le dos. Tuez-le et vous devenez des tueurs de flics. Et la justice est particulièrement hargneuse avec cette espèce-là.
Apeuré, Lestrade fit volte-face, captant le regard autoritaire de Sherlock, celui qui lui conseillait vivement de se taire.
Après moult discussions, la bande accepta de mettre sa décision en suspens. Sans aucune délicatesse, ils enchaînèrent l'officier aux côtés de Sherlock. Quelques coups se perdirent, secouant un peu plus l'inspecteur.
Le détective demeura calme, attendant patiemment le départ des indésirables pour prendre la parole.
- Une bande d'abrutis… Où t'ont-ils kidnappé ?
- A cent mètres de ton appartement. Ils m'ont confondu avec John. Je lui rendais visite.
Les pupilles de Sherlock se dilatèrent, manifestant ainsi la curiosité qui l'animait.
- Comment va-t-il ?
- Mal. Il remue ciel et terre pour te retrouver, répondit Lestrade tout en frottant son menton, découvrant avec dépit qu'elle était maculée d'un sang gluant et quasi séché. Un homme ne manquerait pas autant à sa veuve.
Pour la première fois depuis neuf jours, Sherlock esquissa un véritable sourire. Prenant conscience de l'inquiétude de son comparse de galère, il le rassura à sa manière :
- Ils ne te tueront pas. Ceci dit, ça n'a rien d'une colonie de vacances ici…
- Pourquoi voulaient-ils ramener John ici ?
- Pour faire pression sur moi, je suppose, marmonna le jeune homme.
Tétanisé, l'inspecteur parcourut le corps trop légèrement vêtu du détective. L'espace d'un instant, il crut déceler plusieurs brûlures de cigarette. Sherlock les couvrit immédiatement de sa main gauche, gonflée et bleuie.
- Un petit désaccord avec la forte tête, commenta-t-il. Vous teniez une piste ?
- John, oui. Le fourgon braqué, la semaine dernière. Il pense qu'il ne transportait pas d'argent du tout.
Le détective rejeta sa tête en arrière, saluant la débrouillardise de son colocataire. La suite des explications ne lui procura pas le même soulagement :
- Il m'a parlé d'une histoire de drogue. Il a fait le lien avec cette vieille affaire, il y a quatre ans à Sheffield. Le camion de surgelés qui contenait de l'héroïne.
- J'y crois pas !
Avide d'espoirs, même les plus minimes, l'inspecteur se pencha sur Sherlock :
- Il est dans le bon ?
- Sheffield n'a strictement rien à voir ! Les similitudes entre un camion frigorifique et un fourgon sécurisé ? Aucune ! Le fourgon protège la cargaison, assure son déplacement en toute impunité et, encore plus fort, sous une protection accrue et légale.
Les joues rouges, essoufflé, Sherlock était tel que Lestrade et moi l'avions laissé. Grommelant, il s'appuya enfin sur le mur, jetant plusieurs regards interrogateurs à son compagnon de galère.
- Sale blessure, glissa le détective en examinant l'impressionnante coupure qui barrait la lèvre inférieure de l'inspecteur. Tu as résisté longtemps ?
- Non, c'était impossible. Il était armé, répondit-il en effleurant la plaie. J'ai cassé le nez du type. Il a souhaité me rendre la pareille, je présume.
Les yeux écarquillés du cadet parlèrent pour lui. Ressentant sa curiosité, l'officier lui adressa un sourire victorieux :
- Ca pissait plutôt bien le sang. Directement sur le siège de la voiture.
- Je dois admettre que tu m'étonnes, commenta Sherlock, odieux par nature. Ceci dit, les analyses prendront facilement quatre à six jours.
- Et il faudrait encore que ce gars-là soit fiché, enchérit Lestrade, beaucoup moins enthousiaste qu'auparavant.
Dans un sursaut d'humanité, le détective reprit la parole :
- Mais nous avons une chance. Grâce à toi.
- Ne te force pas. Même si les conséquences sont loin d'être au top, ta soudaine sympathie est, elle, carrément flippante.
Le détective ne réagit guère à cette remarque amusée. Lestrade parvint à lire une grimace de douleur sur le visage baissé de son ami. Prostré, le jeune homme haletait.
- Tu as mal ? Où ?
- Uniquement quand je respire, souffla Sherlock en se détendant progressivement.
Il n'eut pas la force d'empêcher Lestrade de l'ausculter brièvement. L'officier, déterminé, l'obligea de son unique main libre à demeurer tranquille et à l'écouter.
- Laisse-moi regarder, lui intima-t-il en défaisant lentement les premiers boutons de la chemise du détective.
De prime abord, il ne vit rien sinon la peau blafarde, marquée par la chaire de poule et quelques goutes de sang séché. Tandis que Sherlock, intimidé, insistait pour se rhabiller, Lestrade persista et écarta l'un des pans de la chemise de son comparse. Ce qu'il vit le laissa muet d'horreur.
Sur le côté gauche, le torse malingre du détective présentait une ecchymose trois fois plus grande que la paume de sa main. A cet emplacement, la peau oscillait entre le bleu et le mauve. Le suppliant de ne pas y toucher, Sherlock parvint à se débarrasser de la curiosité de l'inspecteur. Reboutonnant sa chemise, il ne prononça pas un mot.
Incapable de fixer le regard noir de son ami, Lestrade détourna la tête. D'une voix brisée, il s'adressa à lui.
- Je suis désolé, Sherlock.
- Tu n'es pas l'auteur de ces coups. Alors pourquoi être désolé ?
- Je n'en sais rien, avoua l'aîné, incapable de mettre des mots sur ses sentiments.
Jetant un coup d'œil furtif au détective, l'officier se garda d'émettre d'autres commentaires. Désolé, reprit-il en pensée, avant de réaliser la nature de son inquiétude. Il se sentait coupable, peiné d'avoir ignoré si longtemps qu'autour de cette brillante intelligence, de cette volonté de fer, Sherlock n'était finalement qu'une enveloppe de chair fragile. Un jeune homme, en définitive aussi vulnérable que lui.
Dans le silence oppressant de l'entrepôt, l'unique bruit distinct était celui de la respiration sifflante du détective. Un son pesant qui leur renvoyait sans répit la même image : celle d'un compte-à-rebours.
Assis sur le canapé de l'appartement, je compulsai les nouveaux documents que m'avait confiés Donovan. Vainement, j'essayai de chasser tant bien que mal mon inquiétude de voir disparaître l'inspecteur, à quelques mètres seulement de mon domicile. J'espérais évidemment qu'il s'en tire et que ce sang dont la vue me tourmentait n'était pas le sien. Secrètement, aussi, je ressentais un vague soulagement à l'idée que Sherlock, éventuellement, ne soit plus seul.
Gêné, je me condamnai pour ces pensées injustes. Je me souvenais, avec émotion, de la peur qui semblait avoir pris Donovan lorsque je lui avais dicté ma déposition. Bras-droit de Lestrade, elle avait logiquement insisté pour continuer l'affaire et diriger les recherches. Elle avait fait preuve d'une telle détermination que ses supérieurs n'avaient eu d'autres choix que d'accepter.
Conciliante, elle m'avait immédiatement transmis les rapports, me priant de l'appeler à la moindre information qui retiendrait mon attention. De jour comme de nuit, avait-elle ajouté, non sans me rappeler un officier aux cheveux gris et aux yeux cernés.
Soucieux de ne pas lui refiler de faux espoirs, j'étais penché depuis deux heures sur la même curieuse contradiction des rapports. La balistique avait annoncé au total quatre tirs dont les trajectoires étaient toutes inclinées. Ce qui était logique si on considérait que les victimes se trouvaient à l'intérieur du fourgon, surélevée de soixante centimètres au moins par rapport au tireur qui se tenait sur le trottoir.
Le problème se posait lors de la confrontation avec le rapport partiel de l'autopsie. Décédées après un impact à la tête, les victimes présentaient également de faibles brûlures autour des plaies. Le type de blessure qui ne coïncidait qu'avec des tirs à bout portant ou à courte distance.
Si l'autopsie était correcte, le tireur ne pouvait en aucun lieu avoir fait feu depuis le trottoir. Mais dans ce cas, pourquoi viser avec une trajectoire aussi particulière ? Les balles avaient dû traverser le crâne des pauvres victimes avant de venir atteindre le plafond du fourgon. Ce qui supposait un angle de quarante degrés au moins par rapport à l'horizontal. Pour protéger la cargaison ? Mais quelle cargaison pouvait nécessiter une telle attention ?
Fatigué par la privation de sommeil et cet inextricable mystère, je me réfugiai dans la cuisine, me penchant par-dessus l'évier pour m'asperger le visage d'eau. Dégoulinant, je blâmais l'absence de Sherlock :
- Mais comment fais-tu pour tenir le coup ?
Le dos appuyé contre la table, je renversai deux récipients en verre. Craignant qu'il puisse contenir un liquide corrosif voir toxique, je m'emparai d'une pince qui trônait parmi les spatules et autre ustensiles.
- Un jour, tout va sauter ici !
Immobile au milieu de cette pièce, hybride de laboratoire et de cuisine, je souriais.
Le déclic s'était fait. Enfin.
It was the wrong plan in the wrong hands/C'était le mauvais plan dans les mauvaises mains
With the wrong theory for the wrong man/Avec la mauvaise théorie pour le mauvais homme
The wrong lies, on the wrong vibes/Les mauvais mensonges, dans une ambiance mauvaise
The wrong questions with the wrong replies/Les mauvaises questions avec les mauvaises réponses
