Et de 6 ! Je vous remercie pour toute vos reviews ! Elles me font vraiment très plaisir ! si, si ! Je pensais que cette fic serait un peu trop trash pour etre appreciée, mais finallement, j'avais tord lol
Enfin voilà quoi ! Merci encore !
Aller, bonne lecture, et comme d'hab, le warning :
!!! ATTENTION? CERTAINES SCÈNES DE CHAPITRE SONT SUSCEPTIBLES DE CHOQUER LES ÂMES SENSIBLES !!!
Phenix
Chapitre 6
Malefoy soupira. Assit derrière son pupitre, à écouter le cours de Lupin, il n'avait qu'une envie, rejoindre Harry et lui tenir compagnie, mais il ne pouvait s'éclipser ainsi en plein milieu. De plus, celui-ci était loin d'être terminé : il restait encore plus d'une heure et demie de cours… Il décida donc de prendre son mal en patience et sa décision fut ponctuée d'un nouveau soupir.
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McGonagall soupira. Elle revenait d'une nouvelle rencontre avec Rogue. Celui-ci, par le biais du Miroir de Communication, ne faisait que l'intermédiaire entre Voldemort et le professeur de Métamorphose, mais tout ce que demandait le Lord en échange de son savoir pour aider le Gryffondor, demandait bien trop de sacrifices.
Estimant bon d'en parler avec le Gryffondor, la vieille sorcière gagna l'ancien appartement de Quirrel et y entra sans frapper. Elle trouva Harry assit dans le lit, apparemment plus alerte que les jours précédents, une grande veste rouge sur le dos.
Cela faisait à présent une semaine qu'il portait en lui le fruit d'un amour banni par la communauté sorcière et, malgré l'isolement qu'il devait subir, il se remettait doucement.
- Bonjour, Potter, fit McGonagall en s'asseyant sur une chaise près du lit.
- Bonjour, professeur…
- Comment allez-vous ce matin ?
- J'ai toujours très mal au ventre, mais le calmant de Pompom atténue la douleur… Malefoy est en cours ?
- Oui, il viendra vous voir à la pause de midi, dit McGonagall. En attendant, je viens vous raconter mon entrevue avec Voldemort de ce matin…
- Il demande encore des choses extravagantes ?
- Malheureusement oui… Il veut une partie de la direction de Poudlard, afin d'avoir son mot à dire dans la sélection des jeunes sorciers… Je ne puis le laisser avoir cela. Cette école est la fierté du monde sorcier anglais, si un Mage Noir tel que Voldemort en prenait la Direction, elle sombrerait aussitôt dans le cahot le plus total…
- C'est évident, dit Harry.
Il fronça les sourcils et ses doigts se crispèrent sur le drap le recouvrant jusqu'à mi-torse. Il soupira ensuite longuement puis dit :
- Professeur, j'ai pensé à une chose cette nuit comme je ne parvenais pas à dormir…
- Si vous voulez vous sacrifier, c'est hors de question, prévint la vieille sorcière.
- Pas moi… Juste… Une partie de moi…
- Vous parlez de votre âme ? Hors de question…
- Non, juste de… de mon amour.
- Votre amour ? Mais pour qui… ? Oh ! Non Potter, non, par pitié…
- Voldemort ne pourra par refuser, professeur. L'amour d'une personne, encore plus d'un sorcier blanc aussi puissant que moi, a une valeur inestimable… S'il parvient à s'en emparer…
- S'il s'en empare, vous ne pourrez plus jamais aimer, Potter, vous vous en rendez compte ? Ne plus jamais aimer rien ni personne de sa vie ! C'est horrible rien qu'à y penser…
La vieille sorcière en frissonna et Harry dit :
- C'est le seul moyen… Je ne veux pas mourir, ni voir mourir les personnes auxquelles je tiens, professeur.
- Vous pensez à Malefoy en disant cela ?
- Entre autre…
Un silence passa alors puis McGonagall soupira :
- Soit… Après tout, c'est vous qui décidez…
- Quand avez-vous un autre rendez-vous ? demanda Harry.
- Demain matin à huit heures, dit le professeur.
- Emmenez-moi…
- Non ! répliqua aussitôt la femme. Vous pouvez à peine respirer !
Harry déglutit. Elle avait raison. A cause des furieuses contractions provoquées par le fœtus de Harpie dans son abdomen, il avait une peine énorme à respirer et il ne sentait presque plus ses jambes.
Baissant les yeux, Harry soupira. Il ferma les yeux et McGonagall dit :
- Écoutez, vous vous doutez bien que je ne converse pas face à face avec le Lord. Il a remit un Miroir de Communication à son émissaire et c'est par cet intermédiaire que nous négocions.
- Ramenez ce miroir alors, dit Harry. Je veux lui parler directement. S'il n'accepte pas, tant pis.
- Tant pis ? Vous vous résignez ?
- Je mettrais cette chose au monde dans trois semaines et tant pis si j'en meure, dit Harry en détournant la tête.
McGonagall alla pour répliquer mais elle jugea inutile et préféra soupirer. Harry était un Gryffondor, comme elle, et donc aussi têtu qu'elle. Cela ne servirait qu'à le fatiguer d'avantage de tenter lui faire entendre raison.
///
Faussant compagnie à ses amis dès la fin de son déjeuner, Malefoy se hâta jusqu'à la salle de DCFM. Il s'enfila dans le passage secret et déboucha dans l'appartement de Quirrel. Harry, qui s'attendait à sa visite, posa le livre qu'il lisait et sourit :
- Salut, fit le blond en approchant vivement.
Harry leva un bras et le passa sur la nuque du blond qui se pencha vers lui et lui donna une brève accolade :
- Comment tu vas ? Tu as passé une bonne nuit ?
- Ça va de mieux en mieux, dit le brun. Mais je sais que cela n'est pas de bon augure… Si Voldemort ne se décide pas à faire des concessions, tout ce fatras ne servira à rien. J'ai lu dans un livre que McGonagall m'a apporté que lors d'une grossesse animale…
Malefoy plissa le nez :
- Quel terme désobligeant, fit-il.
Harry ne put qu'acquiescer avant de reprendre :
- Quoi qu'il en soit, et ce peu importe la durée de la gestation, au bout de la seconde semaine après la fécondation, il est quasiment impossible de retirer le fœtus sans tuer le porteur. Dans une semaine, mon sort sera donc fixé.
- Ne dis pas ça, dit Malefoy. McGonagall va tout faire pour te sortir de là… Cependant, j'espère que tu as compris la leçon à présent.
- Crois-moi, je ne recommencerais pas de sitôt… De plus, j'ignorais que les sorciers pouvaient porter des enfants donc je ferais attention.
- J'imagine qu'après une telle expérience tu va rester tourné vers tes semblables, non ?
- Je ne sais pas… Faut-il que je vive d'abord.
Malefoy fronça les sourcils et Harry marmonna une excuse. Le blond sourit soudain et tira de la poche de sa robe un parchemin roulé :
- Regarde, dit-il.
- Qu'est-ce que c'est ? fit le brun en déroulant le papier. Un acte de condamnation ?
- Oui, mon père a été retrouvé cette nuit, près de Southampton, dit le blond. Il a été arrêté par des Aurors et il sera jugé dans un mois. Mère est tellement contente…
Harry sourit puis il baissa les yeux et enroula le parchemin :
- Tu va donc partir…
- Hein ? Hé bien… Je te l'avais dit… Je n'ai plus qu'elle, Potter… Et elle est en train de devenir folle…
- Je sais, dit le Gryffondor. Et je comprends que tu veuilles rester avec celle qui t'a donné la vie, mais… et moi ?
- Toi ? Et bien… Je dois t'avouer que je n'avais pas pensé que les choses évolueraient de cette façon entre nous, et pour tout te dire, j'ai grand peine à choisir entre ma mère et toi, mais pour l'instant, ce n'est pas d'actualité. Si Mère et moi partons d'Angleterre, ce ne sera pas avant le mois de septembre de l'année prochaine, voir même après donc tu n'as pas à t'en faire.
- Si tu le dis…
- Hey…
Malefoy effleura la joue du brun de son index et Harry sourit. Il releva la tête et se frotta vivement les joues avant de dire :
- Est-ce que McGonagall t'as donné mes devoirs ?
- Non, mais je te les apporterais ce soir, va. Tu sais, ils se posent des questions…
- Qui ? Ha les Gryffondors…
- Oui, et les autres élèves. J'essaie de ne pas montrer que j'en sais plus qu'eux mais c'est difficile… En plus, je pense sans arrêt à toi, ça me mets dans la lune et après je me fais reprendre par les professeurs… En particulier Lupin qui s'acharne sur moi…
- Remus ne t'a jamais aimé, dit Harry avec un sourire. La seule personne qu'il aime c'est Rogue, je ne sais pas pourquoi d'ailleurs…
- Il… l'aime ?
- D'amitié, fit le brun. Ils sont toujours en train de se chamailler mais depuis la mort de mon père, de Sirius et la désertion de Pettigrow, ils sont plus que les deux seuls de leur époque de Poudlard… Disons qu'ils sont comme toi et moi, ils ne peuvent pas se supporter mais ils ne peuvent pas non plus se passer l'un de l'autre.
- Une telle amitié à leur âge et après tout ce qu'ils ont vécu, je trouve ça admirable, dit Malefoy.
Il s'assit sur la chaise près du lit et attrapa un biscuit dans la boîte en fer blanc apportée par Pomfresh tôt le matin-même. Il en présenta un à Harry qui secoua la tête :
- Tu sais, je ne mange plus depuis que cette chose est en moi.
- Plus du tout ?
- Non… Un peu d'eau de temps ou un biscuit, mais je n'ai plus faim.
- D'où la perfusion, dit le blond en regardant le long tuyau transparent qui reliait le Gryffondor à une poche fixée sur un trépied.
- D'où la perfusion, admit Harry. Pompom estime que j'ai quand même besoin de choses pour rester éveillé, de plus elle a mélangé un puissant calmant à cette perfusion et sans ce calmant, je crois que je ne serais pas capable de te parler, peut-être même que je serais dans le coma… Tu ne peux pas imaginer à quel point j'ai mal, Malefoy… C'est comme si on fouillait mes entrailles avec un couteau de boucher chauffé à blanc.
- Présentement ?
Harry hocha la tête.
- Quand je coupe la perfusion pour faire ma toilette, je lutte pour rester conscient… La douleur est atroce, je ne sais pas comment font les femelles Harpies pour la supporter un mois durant…
- Les femelles Harpies sont conçues pour, Potter… Toi non…
Harry haussa brièvement les sourcils puis soudain, la cloche du château sonna :
- Déjà ? fit le brun.
- Non, dit Malefoy. Ça c'est une visite…
- Ha bon ? Et qui donc ?
- J'en sais trop rien… Je vais me renseigner et je te dirais ce soir.
- Oui. Bon après-midi.
- Oui.
Après une dernière accolade, Malefoy quitta l'appartement de Quirrel et se hâta de regagner le hall. Il atterrit dans une cohue d'élèves et se fraya un chemin en jouant des coudes. Il réussit à émerger au premier rang en tapant sur les plus petits et se retrouva à côté d'Hermione :
- Qu'est-ce qui se passe, Granger ?
- C'est Rogue… souffla la brunette.
- Hein ?
Malefoy darda alors son regard droit devant lui et, en effet, sur le seuil du château se tenait une grande silhouette enveloppée de noir, parfaitement reconnaissable.
- Professeur… souffla le Serpentard en faisant un pas en avant.
- On ne bouge pas ! s'exclama soudain la voix du professeur McGonagall.
Malefoy regarda la vieille sorcière pointer sa baguette sur Rogue. Elle s'avança de quelques pas et demanda :
- Qui êtes-vous ?
- Severus Rogue.
Le silence se fit alors instantanément dans le hall et McGonagall dit :
- C'est impossible ! Le bouclier empêche tout individu ayant de mauvaises intentions d'entrer !
- La preuve que non, fit calmement Rogue. Allons, Minerva…
- Neutralisez-le ! fit soudain McGonagall.
Aussitôt les professeurs présents se jetèrent sur Rogue et lui tinrent solidement les bras dans le dos. On le dépouilla de sa baguette magique ainsi que des fioles de potion qu'il avait toujours autour de la ceinture, et Rogue fit :
- Je vous ait connue plus confiante fut un temps…
- Ce temps est révolu. Conduisez-le dans un cachot, dit la vieille femme en fronçant les sourcils. Vous y resterez tant que votre bonne foi n'aura pas été prouvée.
Elle fit un signe de tête et Hagrid, dont une seule main faisait office de menottes pour les frêles poignets de Rogue, le poussa dans les sous-sols du château.
- Mais que fait-il ici ? demanda Sinistra, inquiète, en s'approchant de McGonagall.
- Je l'ignore, dit celle-ci. Mais je vais le savoir rapidement. Dispersez les élèves, vous voulez ?
Sinistra hocha la tête. Lupin et elle renvoyèrent les élèves à leurs occupations et, comme ils se dirigeaient vers le cours de Sortilèges en vue de la prochaine heure de cours, Malefoy et Hermione marchaient côte à côte.
- Comment va Harry ? demanda soudain la brunette alors que le silence se faisait trop pesant à son goût.
- Hein ? Mais comment veux-tu que je le sache ?
- Il n'est pas à l'infirmerie ? Ni dans l'aile du château où McGonagall a dit qu'ils l'installaient ?
- Ben… Je n'en sais trop rien… A l'infirmerie ça c'est certain, il n'y est pas, ailleurs, je ne sais pas… Et puis ça ne m'intéresse pas de savoir comment va un Gryffondor !
Hermione haussa les sourcils :
- Ils ont du l'envoyer à St-Mangouste… fit-elle alors en baissant les yeux. C'est que ça doit être très grave…
Malefoy se mordit la lèvre. Il avait de la peine à voir Hermione ainsi. Elle s'inquiétait vraiment pour Harry et tout à coup, il ressentit un pincement au cœur. Jalousie ? Allons bon… Il soupira puis entra dans la salle de Sortilèges en grommelant contre les Gryffondors.
Hermione le regarda partir puis elle soupira. Elle entra à sa suite et se laissa tomber près de Ron en secouant la tête.
///
Bien en-dessous de là, cependant, bouclé dans un cachot dénudé, humide et puant le moisi, Rogue tournait comme un lion en cage. Les mains dans les dos, il arpentait les dalles de l'étroite pièce contre les murs de laquelle pendaient de grosses chaines munies de menottes rouillées. Soudain une porte grinça et des pas se firent entendre :
- Severus ?
Rogue se jeta sur la porte :
- Remus ! Sors-moi de là, je t'en prie !
- Severus… fit Remus en s'approchant de la porte à travers les barreaux de laquelle Rogue avait passé un bras. Mais qu'est-ce qui t'as prit de revenir ? Tu savais très bien que Minerva allait de jeter dans un cachot… Et tu as de la chance, elle aurait pu prévenir le Ministère…
- Oui, mais je… Remus, je t'en prie, la maladie de Potter m'intrigue…
- Elle intrigue tout le monde.
- Oui, même Voldemort. C'est lui qui m'a demandé de revenir d'ailleurs… Il m'a libéré de mon serment, Remus, je ne suis plus un Mangemort… Il m'a demandé de m'occuper de Potter…
- Comment… ? demanda Lupin en parlant de la libération du serment.
Comprenant, et, pour toute réponse, Rogue remonta sa manche droite et tourna son bras de façon à ce que Lupin puisse se rendre compte par lui-même que la Marque des Ténèbres n'était plus là. Il n'en subsistait même pas une ombre, rien du tout.
- Comment est-ce possible ? dit-il, surprit en prenant le bras dans ses mains et en passant ses pouces sur la peau pâle. La Marque des Ténèbres est gravées par le feu avec le sang du Lord…
- Il a confectionné une Potion pour s'en débarrasser, dit Rogue en récupérant son bras. Je t'en supplie, va parler à Minerva… Tu me crois toi, hein ? Remus, tu me crois ?
- Je… Je ne sais pas, Voldemort nous a souvent trompés… Peut-être es-tu sous Impero, va savoir…
- Non, je te jure que non ! Remus….
- Je ne te ferais pas sortir d'ici, Severus, pas tant que je n'aurais pas la preuve que tu es toi et pas une pâle copie. Le professeur McGonagall te fera subir toute une batterie de tests, dont plusieurs désenchantements. Après seulement, si tout est positif, tu seras autorisé à récupérer ta baguette.
- Où est-elle ? Prenez en soin…
- Tu nous prends pour des tortionnaires ? dit Lupin en fronçant les sourcils. Minerva sait parfaitement que la baguette d'un sorcier est une extension de son corps. Ne t'en fait pas, elle la garde avec elle.
Rogue pinça les lèvres. Il s'éloigna alors de la porte et Lupin le laissa. Il remonta dans le château et gagna le bureau de McGonagall :
- Minerva, fit-il en entrant dans la pièce. Quand allez-vous voir pour Severus ?
- Bonjour à vous, Remus, grinça la vieille femme.
- Bonjour… C'est vrai que nous ne nous sommes pas encore vus aujourd'hui… répondit Lupin en baissant les yeux. Pardonnez-moi.
- Hum. En ce qui concerne Severus, je m'en occuperais quand j'aurais du temps, ce qui n'est pas le cas présentement, dit le professeur de Métamorphose en fronçant les sourcils. Donc Severus, ou qui qu'il soit, restera dans ce cachot jusqu'à nouvel ordre. Chargez-vous de lui tenir compagnie et de lui apporter à manger.
- Minerva… supplia Lupin.
- Dehors, Remus, fit alors la femme sèchement mais calmement.
Lupin soupira puis quitta le bureau de la Directrice de Gryffondor. Il retourna dans son bureau en attendant le prochain cours.
///
Harry soupira. Il ignorait qui était la visite qui avait provoqué cette vive réaction de la part des cloches du château. En général, elles ne sonnaient que lorsqu'un professeur longtemps absent revenait, lorsque le Ministre pointait son vilain nez, ou lors d'une attaque. Or, si attaque il avait eut, on serait déjà venu le chercher depuis longtemps pour le mettre à l'abri dans les souterrains du château, même si, en cas d'attaque, il aurait largement préféré être en première ligne…
On frappa soudain à la porte et Pomfresh entra avec un plateau rempli de bonnes choses :
- Potter, je vous amène de quoi vous occuper un peu…
- Avec des sucreries ? fit Harry avec un sourire.
- Hé bien l'avantage des sucreries c'est que cela va vous retaper en un rien de temps, encore mieux que les livres, dit Pomfresh en souriant largement.
Elle déposa le plateau sur la table de chevet en bousculant le chandelier puis elle demanda :
- Alors, comment allez-vous cet après-midi ?
- Hé bien, j'ai toujours aussi mal, je sens qu'il bouge, comme s'il se faisait un nid, j'ai envie de vomir dès que j'y pense… et je peux à peine bouger mes jambes. C'est normal ?
- Que vous ne sentiez pas vos jambes ? Oui et non, dit Pomfresh. Mais laissez-moi donc regarder un peu…
Harry hocha la tête puis il se laissa glisser sur le dos et l'infirmière repoussa le drap. Elle posa une main sur le ventre du brun, légèrement enflé, comme s'il venait de faire un très bon repas, puis elle fronça les sourcils avant de dire :
- Ce petit est extrêmement vigoureux… D'où le fait qu'il bouge sans cesse. J'imagine que les femelles Harpies ont un abdomen plus large que le vôtre, donc leur petit a plus de place. En ce qui concerne vos jambes, les contractions permanentes de votre ventre paralysent les muscles de vos cuisses. Normalement, cela ne dure pas, mais comme les contractions s'enchainent à un rythme fou, les muscles de vos cuisses n'ont pas le temps de se reposer et de se détendre. Mais ne vous en faites pas, sitôt cette chose hors de vous, que ce soit à terme ou non, vous retrouverez vos jambes.
- J'aimerais autant que ce soit avant le terme, grogna Harry. Sinon cela voudrait dire que je suis mort…
Pomfresh pinça les lèvres. Elle remonta le drap sur le torse du Gryffondor puis elle s'assit sur une chaise tout près et dit :
- Potter, il y a longtemps, j'avais confectionné une potion pour les femmes enceintes désirant ne plus l'être. Je l'ai reprise et modifiée et…
- Vous me demandez de la prendre ? Vous aviez pourtant dit que si cette chose est retirée, je mourrais…
- Retirée manuellement, dit Pomfresh. Ce qui veut dire opération chirurgicale et ablation du parasite à la main. Mais avec une potion, le petit sera tué en quelques heures, au prix d'une grande souffrance cependant, puis nous pourrons le retirer sans craindre de vous perdre…
- Je… J'avoue que c'est très tentant mais le professeur McGonagall est en train de parlementer avec Voldemort alors… Pas que je n'ai pas confiance en vous, mais étant donné que c'est le Lord le responsable de mon état, indirectement à quelque part, il est normal qu'il soit le premier à essayer de me rendre la santé.
- Ou de vous tuer, dit Pomfresh. Il pourrait en profiter, ne l'oubliez pas.
- Ne parlez pas de malheur, je sais que Voldemort est foncièrement mauvais, mais de là à me tuer, alors qu'il sait que nous avons une revanche sur le feu…
- Prudence, Potter, prudence…
Harry hocha lentement la tête. Il resserra la grande veste qu'il avait sur le dos puis il demanda :
- Dites-moi, Pompom, qui est-ce qui est arrivé tout à l'heure ? Les cloches ne sonnent jamais d'habitude, autre que pour les cours…
- C'est le professeur Rogue qui est revenu, dit l'infirmière
- Pardon ??
Harry se redressa brusquement et se rabattit aussitôt sur ses coussins en gémissant :
- Du calme, voyons, gronda Pomfresh.
- Rogue… Rogue, ce traitre, ce salaud… gronda Harry dans le coussin, serrant le poing sur le matelas. Il ose revenir ici… J'espère qu'il a été jeté dehors !
- Hé bien non, fit l'infirmière Le professeur McGonagall l'a fait jeter, oui, mais dans un cachot, elle décidera de son sort plus tard. Je pense qu'elle doute qu'il soit complètement mauvais, vous savez. Elle l'a côtoyé pendant quatorze ans sans qu'il ne tente la moindre chose contre un élève ou un professeur… Il est certes un Mangemort confirmé, mais moi je ne le crois pas « inguérissable ».
Harry grogna. Pomfresh s'en alla ensuite en lui recommandant de manger les bonbons et autres sucreries qu'elle avait amené, puis le brun resta seul l'après-midi durant, à s'acharner sur les emballages des bonbons pour passer sa rage.
Et voala !
Dites-moi ce que vous en pensez !
A très vite,
Phenix
