Merci à toutes et tous de votre patience, voici enfin le nouveau chapitre, j'espère que vous serez nombreux à me suivre, avec autant de retard! Je vous laisse à votre lecture!
Chapitre 6 : Premier contact.
POV Bella.
J'étais remontée dans ma chambre, pour éviter d'être tentée par le sang de Charlie plus que nécéssaire. Je me contrôlais, certes, mais je ne préfèrais pas tenter le Diable. J'étais tout de même une nouvelle née, et la soif était partie prenante de ma vie désormais. Et puis, je n'étais pas vraiment en état de me montrer devant qui que ce soit en ce moment. Je me dirigeais vers le grand dressing qu'Alice avait installé, débordant de milliers d'ensembles, de robes de cocktails, de pantalons moulant que je ne mettrai probablement jamais.
Le perspective de m'habiller comme une poupée Barbie semblait plaire à Alice, elle qui s'amusait comme une folle. Pour ma part, j'étais moins enchantée par son initiative. Je savais très bien qu'elle était derrière la porte, voyant que j'étais indécise devant le dressing. Je la sentais anxieuse, faisant presque les cents pas devant ma porte, ne sachant pas si elle devait entrer ou non. Bien que je souhaitait avoir un peu de solitude, je savais que je ne pouvais rien faire contre elle. Je soupirais alors, et me retournais vers la porte.
« Entre Alice » annonçais je. « Je sais que tu en meurs d'envie. »
J'attendis patiemment qu'elle entre. Elle poussa légèrement la porte, passant sa tête dans l'entrebaillement de celle ci.
« Je venais juste m'assurer que tout allais bien, Bella » répliqua t-elle. « Pas la peine de me faire une telle grimace. »
Je soupirais à nouveau, Alice examinant ma tenue. Elle ouvrit grand la porte, et se planta devant moi.
« Besoin d'aide pour te trouver une tenue ? » me demanda t-elle.
Je levais les yeux au ciel. Elle me sourit alors, sachant qu'elle avait gagné d'avance. Elle s'avança vers le dressing, et piocha dedans, un pantalon noir simple et un débardeur moulant qui ne cacherait rien de ma plastique soit disant « de rêve ». Je secouai la tête, avec une mine aggravée sur mon visage, lui signalant que je n'étais pas ce genre de fille. Elle soupira à son tour, et replongea dans le dressing, avant de me sortir un top plus confortable, décolleté certes, mais bien moins que le précédent.
« Je peux pas faire plus décent que ceci. » m'annonça t-elle. « Tu es vraiment pire que tout Bella. Profite un peu, tout s'est bien passé ! »
Je fronçais les sourcils. La discussion avec Charlie s'était plutôt bien passé, mais je n'étais pas certaine d'avoir été celle qu'il fallait que je sois aux yeux des humains. J'appréhendais surtout la promesse qu'avait fait Carlisle et Esmée à Charlie. Celle qui disait de revenir le voir bientôt. Je ne m'en sentais pas vraiment capable. Le souvenir de cette discussion était gravée dans ma mémoire, et je me la repassais en boucle.
Je venais d'ouvrir la porte qui nous amena moi et Edward au salon, devant un Charlie abasourdi. Forcément, il n'aurait jamais pensé me trouver ici, encore moins dans l'état dans lequel je me trouvais.
« Bonjour Papa » avais je dit, simplement. « C'est bien moi, Bella. »
Il m'avait détaillée des pieds à la tête, encore sous le choc de ma présence ici, dans la petite bourgade de Forks.
« Bella ? » avait -il dit. « Mais que fait tu ici ? Ta mère m'a dit que tu étais partie de chez elle. »
Je baissai la tête, consciente que j'avais laissée ma mère dans tout ses états à Phoenix. Je lui avais juste dit que je m'en allais. Elle avait certes tentée de m'en dissuader, mais je ne pouvais pas rester près d'elle.
« Je suis partie. Pour venir ici. Je voulais juste qu'elle ne s'inquiète pas pour moi. » lui ai je dit. « Et puis, je suis majeure, je suis capable de prendre soin de moi même. »
Les sourcils de Charlie s'étaient froncés, désapprobateurs. Il s'est tourné vers Carlisle, qui lui expliqua qu'il m'avait rencontré il y a un moment à Phoenix, (j'étais la soi disante raison de son voyage) et qu'il avait souhaité m'offrir une bourse d'étude. Charlie s'était détendu, et un sourire s'était élargi sur ses lèvres.
« Une bourse d'étude ? Wow, je suis impressionné ! » avait-il enchainé.
J'ai sourit, un peu gênée par ce mensonge. Edward était resté près de moi tout le temps de la discussion, tendu, examinant chacun de mes mouvements. J'avais également remarqué Jasper, adossé à un mur au fond de la pièce, contrôlant l'humeur de l'assemblée. Carlisle avait alors invité Charlie à s'asseoir, et on s'était tous dirigés dans le salon, où je me suis assise sur le sofa, Edward s'installant à côté de moi. Charlie s'est alors mis à me contempler à nouveau, tandis qu'il continuait de discuter avec Carlisle de cette bourse...
« Bella, qu'est-il arrivé à tes vêtements » a t-il dit, soudainement.
J'ai baissé les yeux sur mes vêtements couverts de boue, troués par endroit. J'ai nonchalament haussé les épaules.
« Rien de bien grave, je suis tombée, comme toujours. » ai-je répliqué.
Moi qui avait cru que Charlie était venu pour s'enquir de ma présence, au cas où on lui aurait dit au commissariat, il n'en était en fait rien. Il s'était produit un incident à l'hôpital, qui avait demandé l'aide de Charlie. Quand ce dernier a appris que Carlisle n'était pas venu à l'hôpital depuis près de 3 semaines, celui ci s'est inquiété, et est venu voir si quelque chose n'allait pas. Carlisle lui a alors ressorti l'excuse de la bourse d'étude, comme quoi on lui avait demandé de venir me voir, pour m'offrir cette bourse, et qu'il s'était occupé à Phoenix des préparatifs de mon prochain déménagement. Charlie avait tout avalé, de A à Z. Il devait être fier que j'ai reçu une bourse d'étude, alors qu'il n'en était en fait rien. Ces secrets commencaient à me donner la migraine, si je pouvais en avoir une, et je m'étais alors levée.
« Un problème, Bella » m'a demandé Carlisle.
« Non, rien, j'ai juste besoin d'aller me changer, si ça ne vous dérange pas. » ai-je répondu.
« Bien sur Bella, je t'en prie, fais comme chez toi. »
Charlie s'était levé lui aussi, et son odeur m'avait frappée à nouveau, moi qui avait omis de respirer depuis un moment. Mais je m'étais contrôlée, refoulant la brûlure au fond de ma gorge.
« Pourquoi ne viendrais tu pas vivre avec moi Bella ? » avait demandé Charlie. « Ça me ferai tellement plaisir de t'avoir à la maison. »
J'avais secoué vigoureusement la tête. Il était hors de question que je vive avec lui, surtout vu ma condition. Je pouvais le tuer à tout moment. J'avais tenté de regagner mon calme, sans grand succès, me contentant de regarder mes pieds. Edward s'était levé, attrapant ma main et serrant doucement mes doigts. Esmée avait alors pris la parole.
« Tu peux rester ici Bella, t'avoir à la maison me ferait grand plaisir. » avait-elle annoncé.
Je l'avais regardée alors, et lui avais souris.
« Merci Esmée, c'est très aimable de votre part. » ai-je enfin dit. « Je resterai avec grand plaisir. »
J'avais alors regardé Edward, qui avait souris timidement. Charlie nous avait regardé, et avait fait un « Oh » en mimique. Apparemment, il pensait qu'on était ensemble, ou un truc dans le genre, et n'avait pas insisté. Enfin... Juste pour ma promesse.
« Très bien » a t-il dit. « Promets moi juste de passer me voir. »
Il avait souris, et j'ai su que je ne pouvais décemment pas le lui refuser.
« C'est promis Papa. » ai je cédé.
J'avais alors lâché la main d'Edward, et m'était dirigée vers les escaliers, jetant un regard à Jasper, qui hocha furtivement la tête.
Ce souvenir, bien que récent, j'avais conscience qu'il ne s'effacerait jamais, et que je devrai tenir ma promesse. Pour garder le secret. Mais pas tout de suite. Mieux valait restée cachée encore un peu. Les jours se suivèrent et se ressemblaient. Edward était toujours autant présent, m'expliquant les rudiments de la vie en tant que vampire, quand Alice ne m'emmenait pas dans sa chambre pour jouer à la poupée. Les journées passèrent lentement, et je m'enfermait souvent dans le grand bureau de Carlisle où se trouvaient la plus grande des bibliothèques que je n'avais jamais vu. Les murs étaient remplis d'étagères et d'armoires toutes pleines de livres, que je dévoraient les uns après les autres...
Une nuit, alors que je me trouvais dans le bureau de Carlisle à lire un livre sur la mythologie grecquo romaine, un son particulier me parvint. J'avais bien évidemment remarqué le piano dans le salon, magnifique Grand Piano qui trônait, fier d'être un piano. J'aurai aimé savoir en jouer, et je me demandais qui pouvait bien jouer cette mélodie si belle, si douce, et pour autant si triste. Je me levais donc de mon fauteuil, et ouvrit la porte doucement. La plus belle des musiques se fit entendre, plus forte encore que précédemment, bien que j'étais au deuxième étage, mes oreilles avaient capté la mélodie. Transportée par de nouvelles sensations, je me laissais allée vers cette mélodie, descendant les escaliers qui menaient jusqu'au salon... Pour m'amener devant Edward, jouant cette mélodie qui m'avait attirée... Malheureusement, il s'arrêta de jouer, et se retourna.
« Oh, je suis désolé de t'avoir dérangé dans ta lecture Bella » me dit-il calmement, me montrant du regarde le livre que je tenais toujours. Je baissais le regard vers mon livre, avant de relever le regard et de plonger dans ses pupilles ocres.
« Ne t'en fais pas, tu n'as en rien dérangé. Mais je t'en prie, tu n'aurai pas du arrêter de jouer à cause de moi. » lui répondis-je, un peu gênée de l'avoir interrompu. « C'est moi qui devrait m'excuser de t'avoir interrompu. »
Edward me sourit, et lâcha un soupir en signe d'aberration. « Tu ne m'as pas dérangé le moins du monde ! ». Il tapota le siège à côté de lui. « Assieds toi... »
Je pris donc la place à côté de lui, et il repris son oeuvre là où il s'était arrêté. Ses doigts survolaient à peine les touches du piano, transformant la mélodie précédente en une autre plus enjouée, que bien sur je ne reconnus pas. Il continua à jouer pendant des heures, moi assise à côté de lui, observant ses mouvements, la façon dont il bougeait ses doigts sur les touches, la pression qu'il donnait, légère comme une plume. L'énergie qui émanait de ses composition m'envoyait de l'électricité dans mon corps froid et mort, alors que je relevais les yeux pour mieux observer son visage. Je vis bien sur ce qui m'avait fait pensé lors de ma transformation à un ange. Il avait vraiment un visage angélique. L'envie de le toucher se fit de plus en plus forte, et je levais timidement la main vers son visage, quand sa main m'en empêcha. Il plongea son regard dans le mien, et je vit de l'indécision, et je vit que quelque chose le tracassait.
« Quelque chose ne va pas? » lui demandais-je, inquiète.
Son visage s'adoucit, et ma main retomba sur mes genoux.
« Non, non, rien. » me répondit-il, baissant les yeux. « Je dois aller chasser. »
« Je peux venir avec toi? » lui demandais-je, tentant une approche furtive.
« Je préfèrerai y aller seul, si ça ne te dérange pas. » me répondis t-il, évitant mon regard. « Avec ta famille dans les parages, et les Quileutes, je ne veux pas te mettre en danger. Mais je ferai vite, je te promet. »
Sur ces mots, il se leva du petit banc et sortit de la pièce sans même me regarder, disparaissant dans la nuit violette. Tout d'un coup, un sentiment de rejet incroyable m'étreignit, et je m'enfuis dans ma chambre, incapable de pleurer, mais blessée par son attitude...
