Me revoilà! Oui, oui je suis encore vivante, je suis sncèrement désolée de ne pas avoir updaté mes histoires jusqu`à maintenant, mais je jure que je ne suis pas restée inactive! Pour commencer, cette histoire est finie! Sans compter ce chapitre, il en reste trois. J'en posterai un par semaine et en attendant, je vais avancer dans Ici, c'est chez moi qui avance bien aussi! J'ai aussi commencer la prochaine histoire Hetalia que je vais poster... (hehehe)
Donc voilà! Bonne lecture!
Chapitre 6 : Qu'est-ce qu'un chez soi?
« On n'allait plus du tout vers l'Amérique, mais complètement de l'autre côté, vers l'Asie. Ça expliquerait la grande variété et… l'exotisme des animaux de cette île.
-On est échoué sur une île asiatique.
Francis se laissa tomber par terre, le journal du capitaine toujours dans les mains. Il l'ouvrit et le feuilleta jusqu'à ce qu'il trouve la page où le capitaine faisait part de son plan.
Encore un mois en mer et nous serons arrivés à destination. Tout ce que nous aurons à faire est de livrer la marchandise et nous voilà riche. Richard, mon fidèle second, a élaboré un stratagème efficace pour que le roi d'Angleterre n'apprenne rien de cette supercherie. Il ne faudrait pas avoir la Royal Navi à nos trousses! Pauvres ignorants! Ils ne se doutent de rien! Ils s'imaginent en direction de terres nouvelles remplies de liberté alors qu'ils vont tout droit vers des chaines! Dans tous les cas, ils sont costaux. Mes clients vont être ravis!
Le français referma le journal dans un claquement sec, dégouté. À croire qu'ils étaient dans ce navire avec Mathieu, Alfred et Peter…. L'idée que leurs fils adoptifs soient esclaves le repoussait!
-Les pirates qui étaient là, l'autre jour, murmura Francis, tu crois que c'était les acheteurs?
Arthur fronça les sourcils devant cette réflexion logique. Les pirates étaient survenus très peu de temps après le naufrage et le capitaine indiquait dans son journal qu'ils avaient presque atteints les coordonnées du lieu de rendez-vous. Il était tout à fait possible que ce soit eux qui soient venus récupérer… la marchandise.
-Ce n'est pas impossible, répondit l'Anglais.
-Ils ne doivent pas être contents d'avoir perdus leur cargos, continua Francis de plus en plus nerveux, ce qui expliquerait leur présence si près des côtes… Ils cherchent des survivants!
Le Français tordait inconsciemment une branche entre les mains en fixant l'horizon comme s'il attendait de voir le pavillon noir surgir à n'importe quel moment.
-Et Mathieu et Alfred qui sont partis à la découverte de l'île! Cette dernière constatation l'horrifia plus que tout.
-Ils sont de grands garçons, ils pourront s'en sortir…
-Peut-être, mais les pirates sauront qu'il y a des survivants et les traqueront sans relâche! Et au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, on est mal barré si on veut quitter cette île. Je nous vois mal prendre la haute mer à 5 sur un radeau de débris!
Si la situation n'était pas aussi tragique, Arthur aurait ri de l'image comique, cependant le couple avait plus d'une raison à craindre les pirates, particulièrement Francis, et Il tenait à ramener tout le monde dans un lieu sécuritaire, vivant et en seul morceau.
-On devrait faire sauter le bateau, mais pas avant que les garçons soient revenus.
Bien sûr. Pour pas que la plage sur laquelle ils étaient soient trop visible et reconnus trop rapidement. Frog avaient de bonnes idées quand il le voulait.
-Dès qu'ils seront de retour on s'occupera de ça, affirma Arthur avec un hochement de tête.
-En attendant garde des armes prêtes et à porter de main!
Sur ses mots, Francis sauta sur ses pieds et commença à s'éloigner, mais Arthur l'attrapa doucement par le bras et le retourna pour qu'ils se regardent dans les yeux.
-Francis, ils ne reprendront pas ta famille une deuxième fois, je te le promets. Et je suis sûr que les garçons vont bien.
Francis n'eut qu'un petit sourire crispé, légèrement rassuré par les paroles d'Arthur.
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« Alfred derrière toi!
CRAC! Alfred effectue un 180 juste à temps pour frapper de plein fouet l'animal qui se jetait sur lui. Mathieu, Kiku et lui reculèrent pour se retrouver dos à dos les uns des autres et former un triangle face aux hyènes. Les deux frères qui avaient à peine put adresser la parole à Kiku pour faire connaissance ou même le saluer proprement, furent agréablement surpris de constater qu'il se battait avec grâce et force et qu'il travaillait très bien en équipe.
-Elles doivent être vraiment désespérez! Ce n'est pas dans leur habitude de s'attaquer à des proies vivantes. Elles sont facilement écartées en temps normal…
Mathieu accueilli l'information avec joie tout en se promettant d'interroger Kiku plus tard pour savoir d'où il tenait ses informations et s'il en avait d'autres.
-Facilement effrayées hein? Eh bien c'est ce qu'on va voir!
Alfred sortit son fusil pour tirer et un coup de feu retentit. La bête la plus proche du groupe s'écroula par terre, morte. Le reste des hyènes eurent un mouvement de recul devant le cadavre, puis partirent en courant.
-Bien jouer Alfred! S'exclama Mathieu.
Il se tourna vers son frère pour le féliciter, mais perdit son sourire devant le teint pâle de son frère.
-Ce n'est pas moi qui ai tiré…
-ILS SONT LÀ! Hurla la voix claquante du capitaine pirate.
Pendant que les trois garçons se battaient contre les charognards, les pirates étaient sortis des marais et avaient suivis leur trace assez effectivement pour les rattraper.
-Nous devons passer par les rochers si on veut les semer!
Les deux naufragés n'eurent pas d'autres choix que de suivre Kiku qui s'était élancé vers la paroi rocheuse séparant l'île en deux comme un mur. Ils l'escaladèrent le plus vite possible, s'écorchant sur les rochers, glissant sur les cailloux et respirant plein de poussière, mais sans s'arrêter. Une fois en haut, Mathieu ne put s'empêcher de jeter un coup d'œil en bas et constata qu'ils n'avaient pas été suivis : le groupe de brigands faisait demi-tour vers la plage d'où ils venaient, cependant, au regard que lui lança le capitaine, le jeune homme sut que ce n'était que partie remise.
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2 semaines plus tard.
Si le reste de l'île était riche en végétation et animaux, cette région rocheuse était tout le contraire. Le groupe avait été chanceux de trouver une source le premier jour pour remplir leurs gourdes, mais voilà deux semaines qu'il n'y avait plus rien. Leurs quelques provisions descendaient de manière inquiétante et l'ambiance était tendue.
« STOP! On s'arrête ici pour souffler un peu!
Mathieu laissa tomber son sac avec soulagement et s'écrasa sur un rocher juste à côté. D'un geste machinale, il sortit sa boussole et vérifia leur cap.
-L'île n'est pas énorme, si on continue à ce rythme on devrait bientôt être à la maison, murmura-t-il.
-Dans ce cas, espérons qu'on ne rencontrera pas de problème! Alfred se retint pour ne pas perdre patience sur son frère, car celui-ci n'a rien fait de mal même s'il répétait la même chose depuis une semaine. Alfred savait qu'il essayait de les rassurer tous, incluant lui-même.
Un silence moyennement confortable s'installa. Kiku regardait avec un air curieux ces deux jumeaux qui l'avaient sauvé sans le connaitre et sans jamais rien demander en retour. Le japonais ne connaissait personne qui aurait fait la même chose, surtout face à de dangereux pirates plus nombreux et mieux armé.
-J'aimerais vous remercier de m'avoir porté secours. Grâce à vous, j'ai plus de chances pour rentrer chez moi.
Ses paroles sortirent les deux frères de leur rêveries et ils se rappelèrent qu'ils n'avaient pas encore eut de vrai conversation avec Kiku.
-Ça fait plaisir! On n'allait pas te laisser entre les mains des pirates comme ça! Ils ne sont pas réputés pour être tendres… Par contre j'aurais aimé pouvoir sauver ton père aussi…
Kiku eut un léger sourire.
-Ce n'est pas mon père, mais mon grand frère. Ne vous inquiétez pas trop pour lui, Yao s'en sortira.
- D'où venez-vous? Demanda doucement Mathieu ne voulant pas être indiscret.
- Eh bien, moi je suis du Japon, lui de Chine. Nous sommes les marchands les plus riches d'Asie avec le reste de mes demi-frères et demi-sœurs. Et vous?
- De Londres. Sauf que contrairement à vous on fuyait une misère certaine.
-Vous alliez où?
-Le nouveau monde.
Kiku fronça les sourcils.
-Mais… vous n'êtes pas du tout du bon côté!
Alfred et Mathieu se regardèrent étonnés.
-Eh bien… Papa et Dad seront intéresser de savoir ça.
-Vous avez deux pères?
Cette fois, les jumeaux rougirent.
-Hem… oui?
Le japonais rit légèrement.
-Ne vous en faites pas! J'ai toujours cru que l'amour est de l'amour, peu importe comment.
Il y eut un léger silence puis il reprit.
-Où avez-vous appris à écrire si vous fuyiez la misère? L'éducation est réservée aux riches pourtant.
-Eh bien c'est compliqué… commence Mathieu, Nos deux pères étaient nobles avant et ont donc eut l'éducation qui va avec.
-Que s'est-il passé?
Alfred prit la relève avec un sourire, ça faisait du bien de raconter ça a quelques qui ne partirait en les traitant d'hérétiques.
-Ils se sont rencontrés lors d'un voyage en mer. Au début. La seule chose qu'ils semblaient avoir en commun était leur goût pour l'aventure, mais le navire sur lequel ils étaient s'est fait attaquer par des pirates.
-La sœur jumelle et la mère de papa, Francis, se sont fait tuées et pour une raison que personne ne connait, c'est Arthur qui l'a consolé. Ils ont continué de se voir, une fois rentrer, au point de devenir amoureux. Le père de Francis les a surpris et les a menacer pour qu'ils se séparent. Francis a alors décidé de s'enfuir avec Arthur à Londres.
-Mais là, Arthur à lui aussi été chassé, car il refusait de se marier avec la femme que ses parents lui imposait. À partir de là, ils se sont débrouiller seuls et nous ont appris ce qu'on sait! Malheureusement, leur rêve de voyage a dû être mis de côté…
-J'admire le courage de vos parents, peu de gens auraient fait la même chose.
Ils continuèrent à discuter d'un peu de tous pendant quelques minutes avant de décider de se remettre en route, un peu plus détendus cette fois. La chance leur sourit un peu plus tard dans la journée alors qu'ils trouvèrent un zèbre solitaire, qui une fois nourrit avec un peu d'herbe et de l'eau, accepta de transporter leurs sacs.
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Encore 3 semaines plus tard
-TROP BIEN! Il est pour moi? Dit, dit, c'est pour moi!?
Arthur tapota la tête de Peter avec un léger sourire et lui tendit le lance pierre qu'il avait sculpté dans du bois.
-Oui, il est pour toi. Fais en ce que tu veux, mais que je ne te surprenne pas en train de tirer sur qui que ce soit d'humain ou je te le confisque!
Le petit garçon hocha la tête vivement, très excité d'essayer son nouveau jouet.
-C'est promis!
Et il fila sans demander son reste. Arthur le regarda quitter leur cabane avec un sourire.
-Dis donc, c'est ça que tu trafiquais en secret alors! Dit Francis juste à côté de son oreille.
Arthur ne l'avait pas entendu s'approcher, mais arriva tout de même à ne pas sursauter.
-Il fallait que je m'occupe. Tu dessines, moi je sculpte.
-Dans tous les cas, tu viens de gagner des points chez Peter.
-Cela faisait partie des résultats escomptés.
-Profiteur.
-Non juste, prévoyant. J'en ai aussi pour Alfred et Mathieu.
Mentionner leurs deux fils ainés enleva la lueur joueuse des yeux de Francis qui se mordit légèrement la lèvre. Arthur sentit un nœud lui serrer l'estomac, car lui aussi commençait à se demander s'ils allaient bien.
-Ils ne devraient plus tarder à rentrer…
Il répétait la même chose depuis deux semaines déjà.
-Ça fait plus d'un mois qu'ils sont partis et on n'a aucun moyen de savoir s'ils vont bien! Ils pourraient être morts qu'on serait encore en train de se dire 'oh! Ils ne devraient pas tarder à rentrer' comme deux imbéciles!
Arthur soupira. Francis venait de soulever un point qu'aucun des deux n'avaient voulu imaginer jusqu'à maintenant. Le voyage ne devait pas durer aussi longtemps, car aucun risque ne devait être pris. Arthur espérait qu'ils s'attardaient un peu pour admirer le paysage (ce qui était peu probable, car ses deux garçons savaient qu'ils attendaient) et qu'ils ne se soient pas fait capturer ou tuer. L'Anglais commencé à regretter d'avoir convaincu Francis de les laisser partir.
-EEEEHOOOO!
-OOHHLA de l'arbre!
Arthur et Francis se regardèrent quelques secondes pour s'assurer qu'ils avaient bien entendu et qu'ils ne rêvaient pas, puis lâchèrent tout ce qu'ils faisaient pour se précipiter à la fenêtre.
-Ce sont eux!
En moins de deux, ils étaient descendus pour rejoindre leurs fils et ce qui semblait être un invité.
