Vous n'y croyez pas, hein ?
Je vous rassure, moi non plus.
LE CHAPITRE 06 EST LAAAAA o/
Et demain je reprends les cours. OUIIIIIIIIIIIIN ;w;
Quand je disais que Keira était un perso facile à utiliser - on peut tout lui faire faire à cette gonzesse, et elle sera jamais OOC. 8D
Erratum : dans le chapitre de Lou, elle parlait "d'éducation dans le sud-ouest"
Je tiens à préciser qu'Elin est basée en majeure partie sur ma personnalité, et a donc hérité de mon sens de l'orientation de merde. Il s'agit donc bien du sud-est pasque la Provence c'est à droite de la carte et que nos héroïnes viennent de là :'D
Brefouille, réponses en bas, comme d'habitude et bonne lecture~
« Tu vas venir avec nous !
- Non ! Laissez-moi tranquille !
- Viens par-là, ne fais pas l'enfant !
- NON ! AU SECOURS ! »
Allemagne soupira et raffermit sa prise sur le bras de Keira. Celle-ci continua à se débattre sous l'œil navré des chiens, puis de Prusse, déjà dans la salle de sport.
« Ton corps a besoin d'exercice !
- Dis tout de suite que je suis grosse !
- Tu dois rester en bonne santé !
- Il y a d'autres façons !
- Ne m'oblige pas à utiliser la manière forte, Keira !
- Parce que tu es doux, là, peut-être ? »
Elle gonfla les joues une ultime fois alors qu'elle passait d'un frère à l'autre, et Allemagne verrouilla la porte par laquelle ils étaient entrés.
« Bien. Ton entraînement commence ici et maintenant.
- S'pèce de sadique.
- Tu t'y feras, tenta de la rassurer Prusse.
- Ça fait trois semaines que tu me dis ça.
- T'as tenté l'auto-persuasion ?
- Oh oui. 'Marche pas non plus.
- C'est ballot, railla-t-il.
- Je te le fais pas dire. »
Ludwig revint avec une paire d'altères et les tendit à la jeune femme. Dégoûtée, elle lissa les plis de son bas de survêtement noir "tout sauf glamour", et attrapa d'une main hésitante les deux objets – pour être aussitôt entraînée vers le bas.
« Ça pèse un âne mort tes trucs ! Comment veux-tu que je soulève ça ?
- Bien, ça répond à la question que j'allais te poser… »
Le blond soupira en signe de désapprobation, récupéra les engins de torture et continua à désespérément chercher des poids adaptés à la méchée.
Prusse décida de prendre Saxe en main.
« Allez, on va s'échauffer.
- Non, y'a pas moyen que je fasse du sport. Rien que de l'imaginer…eew. EEEEEW.
- Garde ton dégoût pour toi, que tu le veuilles ou non, tu es une région maintenant, il serait temps de songer à t'endurcir ! Nous allons aussi tenter de t'apprendre à te battre – et tirer à l'arme à feu, ce serait pas mal, aussi. Ou utiliser une cravache…
- …Cool. J'aime bien l'idée du fouet – ATTENDS, comment ça tenter ? Je vais te montrer, moi ! LUDWIG ! Ramène ton petit cul par ici et file-moi ces altères ! »
Elle lui arracha lesdits objets des mains avant qu'il ait pu protester, mais bien vite la gravité lui rappela le poids qu'elle soulevait et elle dut se mordre les joues pour ne pas pousser un cri de surprise, alors qu'elle se rapprochait de nouveau du sol. Gilbert émit un reniflement moqueur et elle lui lança un regard noir, tandis qu'Allemagne saisissait ses propres altères.
Les frères germaniques et Keira pourvus de leur matériel, ils commencèrent à la faire travailler, non sans peine pour celle aux yeux verts ; les séries n'étaient pas longues mais elles étaient nombreuses, et à ça s'ajoutaient ensuite du saut à la corde et autres tortures. Lorsque ce fut le tour des pompes – elle en était déjà à une demie heure d'entraînement plus ou moins sérieux ou forcé, elle ne se serait pas crue capable de tenir aussi longtemps – elle s'écroula lamentablement au sol, pantelante.
« Je…Je peux plus, souffla-t-elle. Trop mal. Respirer…
-…Peut-être que j'aurai dû y aller plus doucement avec elle… admit Allemagne.
- Elle nous fait encore un malaise au sol grâce à toi, grimaça l'albinos en remettant la jeune femme sur ses deux pieds. Viens, on va boire. »
Sur ces mots, il l'entraîna vers la cuisine où aussitôt les trois chiens se ruèrent sur elle. Elle pouffa et leur accorda quelques caresses pendant que Prusse sortait trois bouteilles d'eau du réfrigérateur. Elle se désaltéra avec un soulagement non dissimulé, et d'un accord tacite, Allemagne lui permit de remonter se doucher et s'habiller – l'entraînement s'arrêtait là pour elle aujourd'hui. Ses cheveux remontés en queue de cheval haute, vêtue d'un haut noir à manches trois quarts, d'un jean et de converses, elle redescendit rapidement et bu une autre bouteille. Gilbert et Ludwig avaient repris leur séance de sport, laissant le reste de la maison relativement calme, et elle remarqua que ses amis canins grattaient la porte d'entrée.
« Vous les avez pas sortis depuis quand ? cria-t-elle en se dirigeant vers là où se trouvaient les deux frères.
- Trop longtemps visiblement… constata Prusse avec un sourire. West ! J'ai trouvé comment la faire se bouger un peu !
- Je suis pas trop rassurée, là…
- Tu vas aller courir avec les chiens ! »
Accompagnée de Prusse et d'Allemagne, elle se bénit pour avoir choisi des chaussures plates ce matin-là. Quelques minutes après avoir énoncé sa brillante idée, l'albinos avait traîné la méchée dehors, et les voilà, tous les trois, courant comme des débiles avec leurs chiens.
"Je hais ma vie. Quoique, je vis avec Prusse. Roh et puis merde, je HAIS ces moments-là de ma vie !"
« Keira, tu devrais mieux tenir la laisse…
- C'est pas comme s'ils allaient accélérer, pas vrai ?
- Suis mon conseil », répéta Allemagne.
Elle souffla, agacée mais obtempéra. Sur le bord du chemin, un chat gris était allongé et faisait sa toilette. Les yeux de la jeune femme s'agrandirent lorsqu'elle comprit ce qui allait ensuite se produire ; le chat, effrayé par les chiens, se leva précipitamment. Dans un chaos d'aboiements et de cris des deux frères qui tentaient de rattraper Keira et leurs animaux de compagnie, ces derniers se mirent à poursuivre le félin, entraînant la méchée avec eux. Elle manqua de trébucher voire de s'envoler à plusieurs reprises tant les chiens allaient vite, mais elle tenait à montrer aux deux germaniques ce dont elle était capable !
Un arbre se présenta rapidement à elle durant sa folle course. Souriant comme une démente, le plan s'échafauda dans son esprit immédiatement. Les chiens continuèrent de courir vers la gauche de l'arbre et elle, tout simplement, prit à droite, serrant de toutes ses forces la laisse et priant pour que celle-ci ne cède pas.
L'arrêt fut brutal ; les chiens glapirent de surprise, étranglés l'espace d'un instant par le collier. Le choc fit basculer Saxe en arrière, mais pas un instant elle ne songea à relâcher sa prise pour se réceptionner.
Elle sentit deux mains se poser sur ses épaules, l'empêchant de chuter, son dos rapidement collé au torse de son sauveur. Sachant pertinemment de qui il s'agissait, elle fit mine d'être confuse pour faire durer le contact physique. Elle pencha légèrement la tête en arrière pour rencontrer le regard rubis de Prusse, dont le sourire lui faisait trois fois le tour du visage. Elle le lui rendit avec un clin d'œil.
« C'était une stratégie plutôt awesome que tu avais là. J'aurais continué à courir un moment, personnellement. »
Allemagne lui prit doucement des mains la laisse, veillant à ce que les trois canidés restent sous contrôle – le chat s'était caché dans le buisson d'à côté et les rendait fous.
« Je dois avouer que je ne m'attendais pas à ça de toi.
- Tu me prends vraiment pour une dévergondée débile, n'est-ce pas ? soupira-t-elle. Je ne retiendrai que le compliment de Gilbert. Les tiens sont pourris, Ludwig.
- Ne crois pas que parce que tu t'es montrée maligne et que tu nous as sauvé la mise, tout t'est permis ! fulmina celui-ci.
- En fait, même si c'est dur à croire, il t'aime bien et il t'est reconnaissant sur ce coup-là, lui chuchota Prusse, un air conspirateur sur le visage. Tu comprends, les chiens, ce sont ses bébés. Sauf quand Italie est là. Là, son attention est toute dirigée vers Feli. Alors comme il frustré de ne pas l'avoir vu depuis un moment, il se défoule sur toi et surprotège les chiens.
- Oh. »
"J'ai retenu que les mots "Italie" et "frustré". Comment ferait Elin, dans un moment comme ça ? Ah oui !"
« Touuuuuut est lié ! s'exclama la méchée en se dégageant malgré elle de l'étreinte de Prusse.
- Mais trop. C'était couru d'avance, mon frère est tellement… carré… répondit-il en mimant un cube avec ses mains.
- Continuez à faire comme si j'étais pas là, surtout, grogna le blond en caressant le golden retriever.
- D'accord, ça ne te gêne vraiment pas ? fit Keira en lui flashant un sourire supérieur.
- Tu voudrais pas carrément partir, en fait ? J'aimerai m'assurer que cette demoiselle n'est pas trop sous le choc, donc évitons de lui rappeler de trop ce qu'il vient de se passer en lui imposant la vision des chiens, argumenta l'albinos.
- Hélas, continua Keira pour Gilbert, nos chers amis n'ont pas l'air de vouloir attendre mon rétablissement pour continuer leur promenade, donc tu devrais les accompagner. Tout seul.
- Ça va, ça va, je vois bien que je suis la cinquième roue du carrosse, pas besoin de m'inventer des analyses psychologiques bidons pour justifier le fait que vous me viriez à coup de pied au cul…
- C'est vrai, je peux t'en mettre un ?
- N'abuse pas de ma patience et de ma bonté, Keira.
- Okay, bon voyage, West ! » l'expédia Prusse avec une vague de la main.
Lorsqu'il fut assez loin, les deux comparses arrêtèrent leurs signes et se regardèrent avec un grand sourire. Ils éclatèrent de rire et Keira leva une main dans laquelle Prusse topa.
« Le pauvre, on a été vaches, quand même.
- Ose me dire que tu n'avais pas envie de te débarrasser de lui et des chiens.
- J'aurai bien gardé les chiens.
- Le souci de West, c'est qu'il est extrême dans tout ce qu'il fait, expliqua celui aux yeux rubis en secouant la tête. Il fait de l'ombre à mon awesomeness.
- Et à la mienne aussi, murmura-t-elle en suivant les mouvements de Gilbird autour du crâne de son maître.
- Le problème, ma chère, c'est qu'avant de pouvoir te déclarer awesome au même titre que moi, c'est qu'il faut que j'approuve ton niveau d'awesomeness. Déjà, avec la feinte de l'arbre, t'es bien partie.
- Eh bien, tu n'as qu'à me dire ce qui pourrait me rendre un peu plus awesome à tes yeux », flirta-t-elle en posant ses mains sur son torse, se rapprochant discrètement.
Il sourit et son regard s'ombra d'une façon que Keira n'avait jamais eu l'occasion d'apercevoir. Il saisit ses mains, les décollant de leur emplacement précédent, et sans prévenir, retourna rapidement la jeune femme pour la plaquer contre le tronc de l'arbre.
La méchée rougit légèrement ; ce contact lui semblait irréel. Prusse réagissait-il enfin à son rentre-dedans flagrant ? Lui qui, à en croire le fandom, draguait tout ce qui bouge, avait mis bien du temps à réagir…
Il se pencha en avant, son souffle caressant son visage alors que le sourire du prussien s'élargissait. Keira était comme absorbée par les prunelles de son interlocuteur, lui rendant impossible de détourner le regard.
« Eh bien, ça se fait en plusieurs étapes, mais…
- Mais ? »
Il la lâcha et s'éloigna de façon à mettre une distance convenable entre leurs deux corps. Ses dents brillaient comme dans une pub de dentifrice alors que Keira mourrait d'envie d'à la fois le faire taire avec un baiser ou de le supplier de continuer – ce type lui faisait perdre tous ses moyens, toute sa répartie s'envolait à son toucher ou à son regard, surtout lorsque, comme celui qu'il lui lançait à l'instant, il était brûlant.
Mais qu'est-ce qu'il attendait d'elle, exactement ? Il fallait qu'il se décide rapidement, ou elle finirait par prendre la décision pour lui et la lui imposer. Elle avait les chiens de son côté !
« …Mais tu n'es pas encore prête à passer mon test de l'awesomeness !
- Pauvre con, siffla-t-elle.
- Roh, ne pleure pas ! Tiens, pour te consoler ! »
Il se pencha de nouveau et déposa un furtif baiser sur la joue de la jeune femme. Il éclata ensuite de rire, son "kesesesesese" résonnant dans les oreilles de la méchée, qui semblait expérimenter un bout du paradis.
"Tentative de drague n°174 : ratée également, mais un peu plus concluante que les autres, quand même…"
Une quinzaine de jours après le début de l'entraînement de Keira s'était ainsi écoulée. Keira n'imaginait plus vivre sans les deux frères et leurs chiens, bien que quelques fois, sa vie d'avant lui manquait. Ses souvenirs d'avant la téléportation étaient flous, et elle s'était rendue compte avec horreur qu'elle avait oublié la voix de sa mère. Comment était-ce possible ? Ses souvenirs de région prenaient-ils trop de place pour garder ceux de sa vie humaine ? Ou Iggy avait-il juste tellement chamboulé l'essence de son être au point que, psychiquement parlant, une transformation se fasse également ?
Keira soupira lorsque le réveil sonna. Sa nuit avait pris fin depuis déjà une bonne demie heure…Elle tâtonna sur sa table de nuit pour enfin saisir son portable récemment acheté et arrêter la musique de "Disco Pogo" – la dernière fois qu'elle l'avait laissé sonner un peu trop longtemps, Allemagne était venu lui faire comprendre qu'il tenait à son sommeil et avait crié aussi fort qu'un vuvuzela. Prusse avait ensuite débarqué pour hurler sur son propre frère qui l'avait également réveillé, alors qu'il ne devait être couché que depuis deux ou trois heures…
Et dire que tout était parti d'une sonnerie !
Saxe tenait donc à éviter de renouveler cette expérience assez désagréable. Un nouveau soupir s'échappa de ses lèvres lorsqu'elle lut la date – "7 décembre", en toutes lettres.
"Tiens, j'ai deux nouveaux messages…Je pense savoir de qui ça vient !"
Le nom des envoyeurs lui arracha un sourire – bien sûr, elles, elles ne pouvaient pas oublier. Encore fallait-il que les autres le sachent…
Elle passa sa main dans ses cheveux, histoire de les discipliner un minimum en attendant un coup de brosse, vérifia qu'aucun filet de bave n'avait séché sur son visage – m'enfin, ce n'était pas comme si elle bavait dans son sommeil, de toute manière – et descendit prendre son petit déjeuner.
La maison était silencieuse. Terriblement silencieuse – enfin, presque. Seuls les ronflements étouffés de Prusse depuis le canapé trahissaient un signe de vie. Allemagne était parti faire quelques courses comme l'indiquait le post-it collé à la va-vite sur le four. Keira grommela quelques mots, et ouvrit la porte reliée au garage. Le teckel, le golden retriever et le berger allemand s'engouffrèrent aussitôt dans la cuisine avec quelques aboiements d'engouement.
« Oui, oui, bonjour à toi aussi… » pouffa-t-elle en s'accroupissant à la hauteur des canidés, passant une main affectueuse sur leurs crânes.
Celle aux yeux verts se laissa tomber sur une des chaises disposées autour de la petite table – une plus grande se trouvait dans la salle à manger – et enfouit sa tête dans ses bras, laissant échapper un rire amer.
« Vous savez ce qu'il nous reste à faire, pas vrai ? » marmonna-t-elle.
Et elle se traîna avec fatalisme vers le réfrigérateur.
Prusse s'étira avec délice sur le canapé, se gratta le ventre et bâilla à s'en décrocher la mâchoire. Oh oui : tirer sa flemme. Il n'y avait que ça de vrai !
Conscient que West serait furieux s'il le voyait larver devant la télévision – éteinte, qui plus est – à une heure aussi avancée de la matinée, il se leva tant bien que mal. Une odeur aussi familière qu'alléchante flottait dans la maison. Il se dirigea d'un pas traînant jusqu'à la cuisine dans l'espoir de réclamer à Keira un bout de son petit-déjeuner – voire de lui en préparer un, il avait ses jours de fainéantise, comme ça, de temps en temps.
La méchée était effectivement attablée à la cuisine. Comme il s'en doutait, les chiens étaient une fois de plus collés à elle.
Mais quelque chose clochait.
Il se frotta les yeux, encore un peu dans les vapes, mais dut se rendre à l'évidence. Bah, encore une crise de fille. Il haussa les épaules et s'avança vers elle.
« Salut, bien dormi ? Moi, j'ai scié du bois ! C'est pas trop awesome, ça ? »
Il entendit le lointain bruit de la porte d'entrée s'ouvrir et se refermer, le froissement des sacs de courses et le tintement des clés. West se racla la gorge en ce qui était en réalité un appel pour réclamer un peu d'aide et signaler sa présence, mais Prusse l'ignora ; il n'était pas d'humeur et ce qu'il avait face à lui était bien plus intéressant.
Keira resserra sa prise sur sa fourchette. Elle avait tout de même eut la décence d'utiliser des couverts.
Intrigué du silence de la pipelette assise de l'autre côté de la table, il continua à faire la conversation tout seul. Il y était habitué, de toute manière.
« C'est une belle journée qui s'annonce ! Tu as pris ton calendrier de l'Avent ?
-…Non. Quel jour sommes-nous aujourd'hui ?
- Euh…Le 7 décembre ? »
Prusse sentait qu'elle n'attendait pas vraiment la date du jour mais n'avait rien d'autre à lui répondre. Avec une fourchette autre que la sienne, elle donna un bout de sa pitance aux chiens sous les yeux horrifiés de l'albinos.
Et puis, comme pour confirmer ses craintes, elle éclata en sanglots bruyants et incontrôlables.
« Quoi, quoi, qu'est-ce que j'ai dit ? C'est la journée qui te met dans cet état ? T'inquiète, ils annoncent des éclaircis si c'est ce qui te chagrine, tu pourras aller te balader avec les chiens ! paniqua-t-il.
- N-non, chouina-t-elle. T'es nul ! Nul, Gilbert ! »
Elle entreprit de manger rageusement.
« Weeeeeest ! C'est grave ! Viens vite ! » hurla celui aux yeux rubis.
Un grand fracas se fit entendre dans le couloir et Allemagne déboula dans la cuisine, affolé, cherchant du regard un éventuel agresseur, mais ne trouva que son frère gesticulant dans tous les sens autour de Keira et des chiens et – mein gott, est-ce qu'elle était réellement en train de manger et de nourrir les chiens à coup de saucisses ?
« Weeeeest ! cria-t-il de nouveau, hirsute, en secouant la jeune femme qui continuait inlassablement de se goinfrer entre deux sanglots. Qu'est-ce qui lui arrive ? C'est grave ? Je l'ai cassée, c'est ça ? Keiraaa ! Redeviens comme avant ! Qu'est-ce qu'elle a, bon sang ?
-…Je crois…
- Tu crois… ?
- …Qu'elle fait une dépression à la Francfort…
- NEEEEIN ! »
Le blond ferma les yeux et hocha gravement la tête. Avec douceur, il s'approcha de la jeune femme en état de choc et lui enleva tout aussi doucement les couverts des mains. Il la prit par les épaules, secouée par les pleurs, et la guida jusqu'au salon. Il la fit asseoir, lui tendit un paquet de mouchoir posé sur la table basse, et intima à Prusse de monter dans la chambre de la méchée. Il y trouverait peut-être des indices sur la cause de son état…
L'albinos grimpa les marches quatre à quatre et s'engouffra dans la pièce. A priori, rien d'anormal ; le lit était défait, les volets encore fermés, signe qu'elle n'avait pas encore eu le temps de ranger ; quelques produits de beautés étaient éparpillés sur la coiffeuse, des post-it collés sur le miroir ; une somme raisonnable de vêtements étaient suspendus au dossier de la chaise du bureau, qui lui, était bien rangé. Seules quelques feuilles et stylos étaient posés à sa surface. L'une d'entre elle attira son attention car elle portait des plis, signe qu'elle avait été transportée sans soin particulier. Pourquoi la garder si elle n'avait pas assez d'importance pour être rangée correctement ou dans un dossier ?
Curieux, il s'en saisit et commença à la lire. Il s'agissait de renseignements personnels. Seraient-ce ceux qu'Angleterre leur avait fournis lorsque les filles étaient arrivées dans leur monde ?
La feuille se présentait ainsi :
"Fiche rédigée le 01/11/20XX
Keira Boger – Saxe (Allemagne)
Yeux verts, cheveux brun (actuellement méchés blond)
1m70, 60 kg
18 ans à ce jour, fêtera 19 ans le 7 décembre prochain…"
Suivaient d'autres renseignements personnels à propos de celle aux yeux verts – notamment sa taille de soutien-gorge, pour une curieuse raison –, mais la date le frappa et l'empêcha de continuer.
C'était son anniversaire.
Bien qu'il doutait fort que Louise et Elin aient pu l'oublier, Keira n'avait personne avec qui le fêter, ne serait-ce que pour manger un bout de gâteau, ouvrir un ou deux cadeaux et passer un bon moment. Il eut un pincement au cœur en se souvenant que, lui aussi, avait vécu des anniversaires de ce genre-là – et il était hors de question qu'il laisse la même chose arriver à Saxe !
Il reposa la feuille là où il l'avait trouvée, dévala les escaliers à une vitesse trop élevée pour ne pas être dangereuse – il ne savait pas pourquoi il se sentait si concerné par le devenir et les états d'âmes de Keira, après tout, c'était juste une jeune femme plutôt hétéroclite qui avait débarqué dans sa vie et celle de West…ou est-ce qu'il s'était réellement attaché à elle et ses sautes d'humeur, ses blagues vaseuses voire grivoises, son rentre-dedans évident et pas très fin, sa complicité avec les chiens et toutes les petites attitudes qui faisaient d'elle ce qu'elle était ?
Il secoua la tête et pénétra dans le salon où elle était recroquevillée dans un coin du canapé, ne l'ayant visiblement ni entendu ni vu. Ne prenant même pas la peine de se mettre face à elle, il s'appuya contre le dossier du canapé, se pencha et passa ses bras autour du cou de la méchée avant de crier :
« Bon anniversaire ! »
Il sentit la jeune femme se raidir à travers son étreinte soudaine, puis elle se mit à pleurer de plus belle, s'accrochant aux bras de Prusse et enfouissant son visage de façon à ce qu'il ne la voie plus. Elle ne pouvait pas retenir les larmes, mais se sentait mieux car quelqu'un – celui pour qui elle avait un peu, voire même beaucoup le béguin, actuellement – de ce nouveau monde avait pensé à elle, s'était rendu compte qu'il s'agissait d'un jour spécial pour elle ; et en soi, c'était déjà un merveilleux cadeau qu'il lui faisait. Elle restait gênée qu'il l'aperçoive se mettre dans un tel état – se connaissant, elle devait être rouge comme une tomate et ne devrait pas tarder à aller se moucher.
Allemagne s'apprêtait à rentrer à son tour dans la pièce, mais en constatant ce qui s'y déroula, préféra laisser Keira aux bons soins de son grand frère, non sans esquisser un sourire entendu. Celui-ci disparut néanmoins rapidement lorsqu'il porta son regard sur les chiens. Il grinça des dents.
« …Il faut qu'elle comprenne qu'ils vivent les choses différemment des humains…Les gaver de saucisses…pff. »
Prusse déposa un baiser affectueux sur le sommet de son crâne et se releva, satisfait, avant de lui ébouriffer les cheveux. Elle releva le regard et lui offrit un pauvre sourire.
« …C'est tout de même mieux que des saucisses de Francfort, non ? » blagua-t-il pour détendre l'atmosphère.
Elle ne savait pas si elle devait rire ou pleurer, pour le coup…
Le soleil déclinait à présent. Pomponnée, Keira avait passé l'après-midi sur Skype avec ses amies, qui s'étaient fait un point d'honneur à tenter de lui remonter le moral.
Elin lui avait fait livrer un cadeau par la poste mais avait refusé de lui révéler son contenu sous prétexte qu'il s'agissait d'une surprise que Tino l'avait aidée à choisir, et Lou lui avait envoyé une carte avec un petit chèque – histoire qu'elle aille s'acheter autre chose que des t-shirts Volkswagen trop grands pour elle, avait-elle plaisanté.
Elle avait eu droit à des souhaits de la part des Nordiques qui avaient fait un petit coucou depuis la caméra, et également de la part de France – mais elle avait noté que Lou avait changé l'ordinateur de place, pour éviter de renouveler le drame de la serviette, comme elles surnommaient toutes trois ce fâcheux évènement.
Satisfaite, elle referma l'ordinateur portable et s'affala sur le matelas, se regard se perdant dans les dégradés de couleur du soleil couchant.
C'était paisible ; les nuages défilaient à un rythme régulier, lui permettant d'y voir des formes tout en lui évitant de se lasser. Hélas, Keira était plus une femme d'action, et là où Louise se serait imaginée courir au ralenti dans les champs en compagnie de Francis avant de lui tomber dans les bras, tous deux roulant dans les pâquerettes, ou Elin se serait vue voler en compagnie d'oiseau avant de déguster des sucettes, réglisses et autres douceurs à base de nuages en compagnie de ses amis les elfes, Saxe avait besoin de faire quelque chose, d'agir, de sortir et d'avoir un contact social.
Elle avait déjà commandé les cadeaux de Noël pour ses amies, les frères germaniques et les chiens. Une activité de moins dans sa liste…
"Tiens, en parlant de chiens, Ludwig les a amenés chez le véto. J'espère que je ne les ai pas empoisonnés avec les Francfort… Allemagne m'a dit qu'ils avaient quelques soucis gastriques, mais n'a pas réellement précisé quoi. Bah. Au pire, il me fera payer la consultation… Même si je me sentirai mal d'avoir tué les loulous. Oh non, je suis une assassine !"
Horrifiée, elle se redressa et porta une main à sa bouche. Non, on ne pouvait pas mourir parce qu'on avait mangé trop de saucisses, quand même ? Pourvu que le blond les ait menés à temps voir le vétérinaire !
Elle songea ensuite au jour de l'an. Prusse avait laissé échapper, un soir, qu'un Sommet Mondial avait lieu chez Amérique ce jour-là, et "qu'honnêtement, ça foutait le peu de plans qu'il avait en l'air !" Mais il avait continué en évoquant que les fêtes chez un pote "awesome" comme Alfred étaient démentes, avant qu'Allemagne le ramène à l'ordre en se raclant la gorge et en désignant la jeune femme d'un coup de menton. Comptait-il se rendre à cette réunion puis fête sans elle ? Devait-il au départ s'agir d'une surprise ? Dans tous les cas, c'était raté, car Keira comptait bien se rendre à leurs côtés aux Etats-Unis, elle était prête à se planquer dans un bagage dans la soute, s'il le fallait !
Elle se leva et alla ouvrir sa fenêtre ; elle avait besoin d'air frais pour s'aérer l'esprit. Elle s'étira, contempla le jardin bien entretenu par les soins de Ludwig, et se laissa à nouveau tomber sur sa couette avec un soupir d'aise.
La méchée sourit d'un air diabolique en rallumant l'ordinateur, posé sur ses genoux. Elle avait des recherches à mener…
D'abord, sur d'éventuelles invitations ou sous-entendus par rapport à cette fameuse fête prétendument tenue par Amérique lui-même. Et puis, elle se devait de mettre ses amies au courant !
Et surtout, elle devait trouver quoi se mettre…
Elle aurait préféré essayer en cabine, mais elle avait été traumatisée par les goûts vestimentaires de la populace allemande – impliquant notamment des chaussettes rentrées dans des sandales – et préférait depuis faire ses courses en ligne. Après tout, elle était toujours à même de renvoyer le vêtement si ça ne lui allait pas, elle n'était pas à quelques frais de port près…
En y repensant, elle n'avait pas vu ni Prusse ni Allemagne de l'après-midi, ce qui l'avait d'ailleurs motivée à se connecter sur Internet et à papoter avec ses meilleures amies. À son grand dam, elle était toujours la plus jeune ; Elin avait déjà ses vingt ans et Lou en avait vingt-et-un. Iggy leur avait spécifié qu'elles auraient en quelque sorte deux anniversaires ; celui, humain, qu'elles avaient toujours connu et celui de leur région, et que le plus important des deux deviendrait avec le temps celui de leur territoire, évidemment. Enfin, si temps il y avait, mais elles étaient parties pour squatter chez les Nations encore un bon bout de temps : Angleterre n'avançait pas vraiment dans ses recherches et d'après ce que lui avait raconté Lou, il ne semblait pas très motivé.
Peut-être que leur passage dans l'animé n'était pas si éphémère…Rentreraient-elles un jour ? Et surtout…Où était leur réel foyer, à présent ? Retourner à leur vie d'avant serait tellement frustrant…était-ce la bonne solution ?
Certes, la famille et les amis d'autrefois restaient dans son cœur, mais tout lui semblait flou, comme si leur existence en tant qu'humaine était un long rêve comateux. Keira n'était plus sûre d'en avoir tant envie…
Un bruit sourd la tira de sa rêverie. Etait-ce Prusse ? Il était le seul à être resté à la maison à part elle. Qu'avait-il manigancé durant l'après-midi ? Elle l'avait vu échanger quelques messes basses avec Ludwig avant que celui ne parte chez le vétérinaire.
« Ho ho ho…
- Putain, qu'est-ce que c'est ! » bondit-elle en fermant violemment l'ordinateur qu'elle posa un peu plus loin sur son lit.
Elle cherchait désespérément qui, dans la pièce, aurait pu faire une aussi mauvaise imitation du Père Noël – mais ne trouva personne de physique sur qui crier pour lui avoir fait une frousse pareille.
Un autre bruit sourd résonna dans la pièce, et celle aux yeux verts réalisa qu'il s'agissait d'un caillou lancé contre sa fenêtre. L'adrénaline commença à redescendre, remplacée par un amusement et une curiosité un peu las. Qu'est-ce que l'albinos avait-il encore préparé ?
Soudain, un bonnet rouge – manifestait-il contre l'écotaxe, comme à la télé, lui aussi ? – agrémenté de fourrure blanche surgit, rapidement suivit par celui qui le portait – Gilbert…
« Mais qu'est-ce que t'as encore foutu…'Me dis pas que t'es accroché à la gouttière ? » s'exclama-t-elle en se précipitant vers lui.
Il était appuyé avec ses deux bras sur le rebord et lançait un sourire triomphant à la jeune femme, à moitié caché par la longue barbe synthétique qu'il portait.
« Kesesesese ! Bien sûr que non ! J'ai pris une échelle ! J'suis pas fou… »
"Alors ça, ça reste à voir, couillon…"
« En fait, on t'a vue tellement triste avec West qu'on a cherché un moyen de te remonter le moral, expliqua-t-il comme si la situation était normale. On s'est dit qu'une visite en avance de Papa Noël était une bonne idée – AH ! »
La méchée le vit être secoué et presque perdre l'équilibre alors qu'elle se précipitait vers lui. Il attrapa le rebord de la fenêtre pour se stabiliser à nouveau.
« Ça va. Plus de peur que de mal, la rassura-t-il. Cela dit…Tu voudrais pas me faire rentrer ? J'ai qu'une confiance très limitée en ce truc… »
Il désigna l'échelle en-dessous de lui, et alors qu'il tentait de monter une jambe par-dessus l'encadrement de la fenêtre, il fut brutalement stoppé dans son mouvement.
« Qu'est-ce qui t'arrive encore ? fit-elle en claquant la langue. T'as perdu ta hotte, blanquet ?
- C'est ça, fous-toi de ma gueule, grogna l'albinos. Mon froc s'est coincé, viens m'aider.
- T'es un boulet… Je suis touchée par ta délicate attention mais il y a toujours un retournement de situation de dernière minute qui me fait regretter ton geste…
- C'est l'intention qui compte, hm ?
- Heureusement pour toi, ricana-t-elle en attrapant ses avant-bras et en commençant à tirer vers elle.
- Tu vois, t'es mieux comme ça.
- Comment ?
- Quand tu souris… »
Surprise et rougissante, elle tira violemment Gilbert vers elle ; elle avait malheureusement sous-estimé sa force car un grand craquement se fit entendre. Le prussien vola littéralement au-dessus de la jeune femme qui s'écrasa au sol peu avant lui. Lorsqu'elle reprit ses esprits, elle se retourna aussitôt pour lui demander s'il allait bien.
« Hé, tu vas bie – OH MON DIIIIEU, même dans mes rêves les plus fous, j'aurais pas pensé à ça !»
Saxe porta une main à sa bouche, ne sachant pas si, une fois de plus, elle devait rire ou pleurer face à ce qui se présentait à elle.
Prusse n'avait plus de pantalon ; celui-ci flottait comme un étendard, accroché à l'un des volets, ondulant gracieusement aux côté du caleçon noir au gré du vent tandis que les légendaires "cinq mètres" de l'albinos étaient cachés par la fausse barbe. Celui-ci se tenait droit comme un piquet, mal à l'aise, tentant de réagir correctement face à la situation cocasse dans laquelle il se trouvait.
« Euh…Bon anniversaire ! » lui souhaita-t-il de nouveau en éclatant de rire aux côtés de Keira.
Ça devait être le meilleur cadeau qu'on lui ait fait depuis longtemps… Une autre personne, en revanche, ne semblait pas aussi enthousiaste qu'eux quant au nouveau drapeau de la maison.
« PRUUUUUSSE ! SAAAXE ! ENLEVEZ-MOI CETTE CHOSE TOUT DE SUITE !»
Comme d'habitude, le sondage sur mon profil, tout ça tout ça. C:
Quelques infos de bases sur les héroïnes pasque j'aime vous spammer avec ! Et oui, les tailles de soutif y sont.~ Pas de commentaire là-dessus, merci. Aux rageux, je n'ai qu'une chose à dire : BOOBIES ! XD
Les annivs "régionaux" viendront plus tard car pas encore décidés.
- Louise "Lou" Dubois, Provence (France)
21 ans, 1m72, 60 kg, 75C
Née le 5 mai (humain)
- Keira Boger, Saxe (Allemagne)
19 ans, 1m70, 60 kg, 100C
Née le 7 décembre (humain)
- Elin Winstol, Iles Féroé (Danemark)
20 ans, 1m57, 49/51 kg en moyenne, 100C
Née le 2 juin (humain)
...J'ai une armée de OC nés le même jour que moi, parce que trop d'originalité tue l'originalité. 8D
Et OUI, Elin est un petit bout de chou ! Sachant que Dan fait à peu près 1m80, j'imagine pas les torticolis... XD
Mais bon, elle triche, elle met presque tout le temps des talons. Mais chuuuut.
Nakamura Tomoyo : Elin est bien plus dynamique que Lou, effectivement. Louise doit toujours être entraînée par quelqu'un, elle est assez passive sinon. C:
C'est la petite princesse de Furansu-nii-chan, en fait. Mais il ne faut pas oublier qu'il la chouchoute comme ça parce qu'elle a passé quasiment un mois enfermée ! Il se rattrape, en gros. XD
Tu ne te rends pas compte de l'accent parce que tu l'entends tous les jours - et à la télé aussi, bien souvent, ce sont des parisiens, donc c'est normal que tu ne t'en sois pas rendue compte xD Moi non plus je ne m'entends pas toujours, et pourtant, à ce qu'il paraît, j'ai l'accent marseillais bien marqué ! Surtout quand je m'énerve...
Elle le finira un jour, promis. Ca restera un petit secret entre elle, le sommier et Jeanne ;)
Merci du commentaire~ *^*
Lyasaki : Je me sens d'autant plus honorée puisque tu ne commentes pas souvent. Merci d'avoir pris le temps de t'arrêter !
*câlin* Que de compliments, mes chevilles n'étaient déjà pas super fines, mais là tu les as achevées xDD
D'ailleurs c'est grâce à toi que je me suis rendue compte de mon erreur - d'où l'erratum au début. Serais-tu toi aussi une provençale ? :DD
Ne sois donc pas timide, on est gentils là-bas o/ Viiiiiens sur le fofo, viiiiiens faire du RP avec nous ! /shot
Mais nous dominons déjà le monde voyons, juste de façon plus subtile ;D
Crazy Mystery : Non, personne n'a décidé de les stalker à Disney, j'imagine bien cela dit le type sapé normalement mais qui se balade avec une grosse tête d'hippopotame à travers le parc xDD Rien à craindre, pas d'angst, que du fluff, que du Lou ! ;)
Ce genre de fanfic où Danemark est un pur stéréotype me désole. Les Nations sont des stéréotypes ambulants, certes, mais possèdent tout de même une personnalité développée et sont capables d'agir de façon différente selon la situation - ils sont humains, au fond, peut-être encore plus que nous...
Donc je me révolte contre ces Denny-là ! o/
*Rougit* Tu ne pouvais pas me faire meilleur compliment avec les Nordiques, fufufu~ J'espère ne décevoir personne à l'avenir. *motivée*
Si vous savez compter, vous avez compris que l'histoire reprend son cours et queeeeeee !...
Le prochain chap est le numéro 7. Avec un peu de chance, vous vous marrerez autant que ce qu'on a ri avec la créatrice de Keira en imaginant les grandes lignes...et quelques détails loufoques~
*Kikki utilise fuite*
