Je m'excuse de la longue attente que je vous fait subir avec cette histoire :'(
Voilà donc le chapitre 6 où Misty et ses gardes du corps cherchent désespérément à éloigner le danger qui plane autour du jeune Français.
Ce n'était pas une bonne idée ! Pas du tout même ! Misty sentait à l'avance que ça allait ma se passer. C'était se mettre en danger et provoquer inutilement l'entité responsable de tous ces phénomènes. Retourner sur les lieux des premiers évènements était un risque relativement conséquent malgré que ses frères lui assuraient leur présence.
- Ai-je mon mot à dire là-dessus ?, s'enquit le Lézard.
- Non, lui affirma Aphrodite, mais tu ne craindras rien de toute façon et nous préviendrons Astérion.
Ca ne le rassurait toujours pas. Déjà parce que le Chien de chasse allait vraiment se mettre en colère ensuite parce que même avec une douzaine de gardes du corps, rien ni personne ne pourrait prévoir où, quand et avec quoi ce prétendu esprit l'attaquerait. Devant la réflexion du jeune Français, Shura argumenta :
- Il faut qu'on trouve la raison de ces attaques contre toi, on ne peut commencer que par là. Tu n'es en sécurité nulle part, autant que tu viennes avec nous. On pourra te protéger.
- Mais…
- Chut Misty !, reprit fermement le Poisson. On ne te laissera pas seul ici et on va tout faire pour que ça s'arrête donc tu viens avec nous et c'est tout !
Condamné au silence, le Lézard baissa la tête. Ses frères avaient raison, il était autant en sécurité ici qu'en bas et s'ils voulaient trouver une réponse c'est surement là où tout avait commencé qu'ils devaient chercher.
- D'accord, céda-t-il. Je vous suis.
Et c'est ainsi que le programme de l'après-midi fut trouvé. Ils descendirent tous après un rapide en-cas chez le dernier gardien, encadrant leur frère comme s'il s'agissait d'une célébrité. L'interminable escalier du sanctuaire fut descendu sans encombre en dehors des plaintes du chevalier d'argent.
- Ce n'est vraiment pas discret ! Vous me serrez trop je vais finir par tomber !
- Arrête de te plaindre, firent trois voix en chœur.
Ils arrivèrent finalement au domaine réservé aux Silvers. Tout était relativement calme et le garde placé là les laissa passer avec une légère courbette. Misty regardait de tous côtés mais il n'y avait rien d'inquiétant à relever. Astérion couru à leur rencontre et le fin Lézard en profita pour s'échapper d'entre ses frères pour se glisser contre lui.
- Mist' je suis content de te voir. Tout va bien ? Il ne se passe plus rien ici depuis que tu es partit.
- Je sais…ça me poursuit. J'ai été attaqué là haut. Ca c'est manifesté plusieurs fois…
- Quoi ?
Eberlué, Astérion se maudit intérieurement de ne pas avoir songé à cette éventualité. Il serra fort son amant contre lui, passant une main dans ses cheveux pour le rassurer de sa présence. Bon, il semblait ne pas être blessé. Ses frères avaient du lui servir de bons gardes. Une chose était sure, c'était bien Misty qui était visé par ce il-ne-savait-quoi aux pouvoirs étranges. Pourquoi ? Et au final, qu'est-ce que c'était ? Le Chien de chasse ne remuait que trop bien les questions déjà posées par le quatuor. Ce fut Aphrodite qui expliqua dans les grandes lignes ce qu'il s'était passé. Il passa relativement sous silence l'incident avec la rose empoisonnée mais comme promis à Misty, il mit Astérion au courant de leur projet de fouiller un peu par ici.
- On a déjà cherché ici, leur apprit le Chien de chasse, mais il n'y a rien. Pas le moindre indice, la moindre marque ou la moindre explication à tout ça.
- C'est plus ou moins la même chose pour nous, intervint le Capricorne, mais on a pu voir quelque chose dans le miroir. Ca ne ressemblait à rien d'humain. On aurait dit un esprit en colère.
- Un esprit, comment ça ?
- Une vague forme blanche, reprit Misty. Je l'ai vu deux fois : la première dans le miroir de la salle de bain peu avant de me faire attaquer, la deuxième dans celui de la chambre avant qu'il ne vole en éclat.
- Rien d'autre ?
Le Lézard secoua négativement la tête. Ce n'est pas ça qui allait leur permettre d'avancer ni de prévoir d'autres éventuelles attaques. Si c'était réellement un esprit ça pouvait se manifester n'importe où, n'importe quand et au travers de n'importe quoi. Les portes, les meubles, les miroirs, les roses… Sous quelle forme viendrait la prochaine tentative ?
- Récapitulons déjà ce qu'on a, fit Shura. La première fois c'était juste les portes qui claquaient.
- Seulement celle du haut, ajouta le Français. Pas celles du bas et elles n'ont claqué que lorsque j'étais là. Le reste du temps les autres n'ont rien entendu.
- On peut considérer ça comme un appel, reprit le dixième gardien. La deuxième manifestation n'a pas blessé Misty mais ce ne devait être qu'un avertissement. Enfin la dernière était une attaque directe et probablement mortelle.
- Mais Misty était seul dehors à ce moment là, ajouta le Suédois. Il ne s'est rien passé pour lui quand on était tous ensemble dans la chambre.
- Arrêtez de piailler ! Suffit juste de pas le lâcher d'une semelle et l'autre truc d'esprit finira par se lasser et foutre le camp pour emmerder quelqu'un d'autre.
- Ce n'est pas si simple Angie, soupira Aphrodite.
- Venez tous pour l'instant, les coupa le Chien de chasse. On peut aussi en discuter assis avec un café.
Les autres approuvèrent et suivirent Astérion jusqu'au bâtiment principal malgré les quelques réticences du Lézard. Ils s'installèrent à l'étage du bas, dans la bibliothèque. Misty fut délaissé un instant par son amant se chargea de demander à ce qu'on leur apporte à chacun une tasse de café bien chaud. Il revint bientôt s'asseoir près du Français.
- J'ai fait en sorte qu'on continue les recherches ici et aux alentours. On se relaie mais comme je vous l'ai dit nous n'avons rien pour le moment.
Et comme pour lui répondre, le bruit sec d'une porte qui claque se fit entendre à l'étage supérieur. Misty tressailli, se serrant d'instinct contre Astérion qui pestait intérieurement contre cette entité agressive et traumatisante à l'excès. Non satisfaite de faire claquer des portes, cette fois ce furent même des bruits de pas descendant les marches que les cinq hommes entendirent. Ce son se rapprochait de plus en plus de la bibliothèque. Ils avaient tous le regard rivé sur la porte, près à bondir en cas d'attaque. On n'entendait plus que les pas, chacun retenait son souffle… et la porte s'ouvrit.
Ne me frappez pas ^^' Ne me détestez pas non plus pour cette terrible fin
La suite bientôt, à la prochaine ;)
