Le lundi matin, notre petit groupe se rejoignit comme à son habitude. Ils discutaient avec entrain lorsque Zoro arriva et lança :

- Salut tout le monde

- Salut, répondirent-ils tous, excepté un blond mécheux aux sourcils enroulés.

- Salut Sanji, insista le bretteur.

- Va te faire foutre, répliqua-t-il.

Le vert soupira. Son cuisinier s'était conduit ainsi toute la veille. Il ne lui laissait aucune chance, ne restait jamais seul avec lui et évitait tout contact. Alors qu'il pensait à Kaya et Usopp, Ace et Vivi, Zoro se demanda pourquoi c'était toujours plus compliqué chez les gays. Non pas qu'il veuille ressembler à tout ces couples niais qui se tiennent par la main et se fixent dans les yeux des heures durant, mais il voudrait que les autres hommes acceptent plus facilement leur homosexualité. Autant essayer d'empêcher Luffy de manger devant un buffet...

Les autres s'étaient bien rendu compte que leur deux amis ne s'entendaient plus, ou du moins encore moins que d'habitude, mais ils n'arrivaient pas à comprendre pourquoi. A vrai dire, leurs bagarres incessantes leur manquaient un peu.

- Ace et Luffy ne sont pas encore arrivés ? demanda Robin pour combler le silence.

- Apparemment non, informa Nami, je crois que nous devons nous résigner à les voir arriver en retard toute l'année.

Pourtant, ce jour-là, ils étaient à l'heure. Seulement, Luffy avait couru se cacher dans les toilettes pour fuir Hancock, tandis que Porche accostait Ace :

- Je me demandais... si ça t'intéresserait de sortir avec moi après les cours.

- Ah... Je suis désolé, je suis en couple maintenant.

- Et alors ? Ça ne me gênes pas tu sais, déclara-t-elle en lui caressant la joue.

- Mais elle, ça la gêne.

- Ne me dis pas que tu vas devenir un gentil petit chiot fidèle et dévoué maintenant ? Ça serait trop dommage. Viens juste t'éclater un bon coup avec moi. Je ne dirais rien. Tu es libre, non ?

- Bien sûr que je suis libre. Mais je ne suis pas intéressé. On peut-être amis, si tu veux, mais c'est tout.

- D'accord, je vais prendre ce que je peux.

- Bien, maintenant, excusez moi mais je dois aller chercher mon frère.

Porche le regarda s'éloigner, un sourire malicieux aux lèvres, en matant son derrière.

* Pour l'instant, je te laisse partir Ace. Mais je n'abandonnerais pas... Sois-en certain, un jour tu seras mien *

xXx

- Vous en avez mis du temps, les sermonna Vivi

- C'est à cause d'Hancock, elle me suit partout. Elle est effrayante, se justifia Luffy.

- Elle commence à me saouler cette fille, grogna Nami, et ses amies-là, Kalifa et l'autre, qu'est pas dans notre classe, avec un nom de voiture : Mégane, ou Porsche. Porche, c'est ça ! Vous la connaissez ?

- Pas très bien, je ne lui ai jamais parlé, mentit Ace, mais elle est en athlétisme avec nous.

- En tout cas, j'aime pas comment elles nous regardent. Je vais leur dire ce que je pense moi si elles continuent.

- Entrez, intima la douce voix de Smoker.

Sanji prit une grande bouffée d'air et rentra dans la classe. Le cours qu'il redoutait le plus. Comment allait-il pouvoir se contenir avec l'autre marimo juste à côté de lui ? Son agaçante respiration régulière dans ses oreilles, son horrible bras musclé près du sien, ses paresseux regards perçants. Il voulait juste lui péter la gueule mais ce n'était pas possible, ça allait encore se retourner contre lui.

Bref, il s'assit, tournant ostensiblement le dos à son voisin, ou plutôt l'épaule. Zoro ne chercha pas à le dérider, sachant que de toute façon, ça ne pourrait que mal tourner dans cette situation.

Sur la table à côté d'eux, l'attention de Nami fut attirée par Hancock. Elle était en train de se trémousser en ricanant avec sa voisine. Puis elle se retourna, la regarda , lui fit un clin d'œil et fit voler sa longue chevelure brune. La rousse avait l'intime conviction que les deux jeunes filles se moquaient d'elle. Et ça ne lui plaisait pas. La brune répéta son petit manège plusieurs fois. N'en pouvant plus, Nami céda à l'irritation et lui cria :

- Qu'est-ce qu'il y a Hancock ? Tu veux ma photo ? Je sais qu'on est sublimes Robin et moi et que tu nous admire mais tu pourrais suivre le cours, pour une fois.

- Vous, sublimes ? répliqua l'intéressé en se relevant. Tu plaisantes j'espère. A côté de moi, vous n'êtes que des bossues.

- Tu ne connais donc pas le sens de ce mot... Ce n'est pas en faisant sa salope, en se maquillant comme une pute et en trémoussant son cul et ses seins partout qu'on devient belle.

Les élèves commencèrent à huer et ricaner

Smoker, qu'on n'avait étonnamment pas encore entendu, intervint :

- Je ne vous gêne pas j'espère ? J'ai le malheur de vous annoncer que cette petite discussion est terminée, ou du moins écourtée. Vous allez pouvoir la poursuivre chez le CPE, bien entendu.

Les jeunes filles le regardèrent avec étonnement. Il reprit, en hurlant cette fois ci :

- Ça veut dire DEHORS !

- Ah, d'accord.

Elles quittèrent la pièce en se toisant mutuellement.

xXx

- A coup sûr, il est encore entrain de dormir, critiqua Hancock en toquant, ce CPE ne sert à rien. Il devrait être viré.

- Je ne te permets pas, protesta Nami

- Qu'est-ce que ça peut bien te faire, hein ?

Mais avant qu'elle puisse répondre, Shanks ouvrit la porte et soupira en les apercevant :

- Ce n'est plus possible, là... Votre classe va battre tous les records d'exclusions... Insolence envers le professeur je présume.

- Non envers la pouffiasse à ma droite, répondit Hancock.

- Je te demande pardon ? s'énerva Nami.

- Oh elle est toute polie d'un coup, ça change de tout-à-l'heure. Tu ne faisais pas autant de manières devant Smoker !

- Ok, on se calme les filles. Et c'est Monsieur Smoker, d'accord ? Enfin bref, maintenant vous allez en permanence et vous vous tenez tranquilles, sinon je vous colle un rapport. Et vous aurez évidemment des heures de retenue.

- Bien, accepta Nami.

A peine eurent-elles quitté la pièce que Hancock se retourna :

- Il te branche le CPE, hein ! Avoue ! C'est toi la pute en fait, tu dragues un vieux !

- Mais tu vas la fermer ? Tu commences sérieusement à me taper sur les nerfs, ça va mal finir. Tu te crois tout permis, c'est invivable !

- Et bien oui, car on me pardonne tout. Et tu sais pourquoi ? Parce que je suis belle. Pas comme toi, quoi.

- Oh, c'est bon je suis à bout, cria Nami avant de se jeter sur la brune.

S'ensuivit une bagarre féroce, ou autrement appelée : un ridicule crêpage de chignon, rapidement interrompue par le CPE qui vint saisir les deux jeunes filles d'une poigne de fer. Il les fit rentrer dans son bureau et les sermonna, d'une voix qui ne souffrait aucune contradiction, contrastant avec son ton coulant habituel :

- Ce comportement est intolérable ! Où vous croyez-vous ? Je ne pensais pas que vous abaisseriez ainsi, surtout toi Nami. Je suis déçu ! Vous aurez votre rapport, vous serez collées et maintenant je vais demandez à Tashigi de vous accompagnez. Et je ne veux plus vous entendre ! Vous avez intérêt à ce que je ne vous revoie plus dans ce bureau, compris ?

Elles hochèrent la tête en silence.

xXx

En fin de journée, ils avaient cours avec Paulie. Dans le vestiaire, Vivi se retourna brusquement vers ses amies :

- Oh, j'ai oublié de vous prévenir ! Ce prof n'accepte que les joggings comme tenue de sport. Si vous n'en avez pas, il vous vire.

Pour Robin, il n'y avait aucun problème. Seulement, Nami, elle, n'avait qu'un simple short très court. Kaya farfouilla dans son sac et déclara :

- Oui, j'avais oublié aussi. Mais j'y ai pensé ce matin. Alors j'ai pris deux autres joggings, c'était lourd mais bon. Tiens, Nami.

- Pff, je n'ai pas besoin de ça. C'est écrit nulle part dans le règlement intérieur qu'on a pas le droit au short, du moins je crois, je ne l'ai pas lu... Enfin bon, il va falloir qu'il m'accepte comme ça.

- Mais prend le Nami ! lui conseilla Vivi. Il a vraiment un problème avec les filles, je sais pas comment dire, il est...bizarre.

- C'est-ce qu'on va voir, affirma la rousse avant de pénétrer dans la salle.

Aussitôt fait, deux blonds lui fondirent dessus :

- Oh, Nami, tu es rayonnante, magnifique... commença Sanji avant que sa voix ait été couverte par un hurlement.

- Mais qu'est-ce que c'est que cette tenue ! criait le prof. Allez vous habillez tout de suite ! On voit vos jambes, c'est incorrect ! Etes-vous cinglée ? Vous voulez vous faire violer c'est ça ? On a pas idée de se promener ainsi !

- Ah ouais, je pensais pas que c'était à ce point, bafouilla la jeune fille.

- Qu'est-ce que vous dîtes ? Parlez plus fort, je n'entends rien. J'espère que vous avez une autre tenue au moins...

- Mais oui, bien sûr, je lui en prête une, intervint Kaya.

- Parfait. Sinon, ça aurait été un aller simple chez le CPE.

Au souvenir de sa dernière visite chez Shanks, Nami blêmit et partit se changer sans rien ajouter. Dans un coin, Hancock ricanait, mais retrouva rapidement son calme lorsque Kaya sauva son amie. Elle se mit alors à médire sur leurs comptes avec Kalifa.

Le reste de la séance se déroula plutôt bien. Ace était épaté par les talents de sa copine, Usopp se ridiculisa en tombant, tandis que Luffy se débrouillait admirablement bien, Chopper n'arrivait pas à atteindre les agrès et fut aidé par Robin. Quant à Zoro, il tenta de dialoguer avec Sanji mais se prit (accidentellement) un pied en pleine face.

xXx

Le reste de la semaine se déroula sans incident majeur. Nami ne se faisait plus exclure, mais Ace, Zoro et Luffy ne s'en privaient pas. Porche continua d'essayer de charmer Ace qui devenait de plus en plus proche d'elle, même s'il affirmait toujours ne pas vraiment la connaître devant Vivi. Kaya et Usopp continuait de se redécouvrir jour après jour.

Le seul qui puisse nous étonner fut Sanji qui quitta son cours, le mercredi, lorsque Bon Clay l'envoya à terre en lui déclarant :

- Il faut que tu laisses s'exprimer la femme qui sommeille en toi. Cesse de contenir tes pulsions féminines. Bat toi avec grâce comme la princesse que tu es au fond. Laisse l'aspect brutale et violent au preux chevalier qui viendra te défendre. Tu vois, certains hommes, comme toi, comme moi, avons mal été formés. On nous a donné une âme de femme dans un corps d'homme. Mais ce n'est pas grave, c'est...

Sanji avait claqué la porte et était partit, furieux. Bon Clay fut surpris :

- J'ai dit quelque chose de mal ?

xXx

Deux semaines se déroulèrent ainsi, mais un vendredi vint changer cette routine.

Ace arrivait devant le lycée, à l'heure une nouvelle fois. Luffy fila chercher leurs amis alors qu'Ace se vit accaparé par une Porche tremblotante qui gémissait :

- Chez moi, un monstre. Enorme ! J'ai peur.

- Hein ? Qu'est-ce que tu racontes ? demanda le jeune homme. Oh ! C'est bon je suis là, explique maintenant ! La secoua-t-il sans douceur.

Porche se reprit rapidement, tellement vite qu'on pouvait s'interroger sur la véracité de son "choc".

- Il y a une monstrueuse araignée dans ma maison !

- Et c'est pour ça que tu fais tout ce cinéma ? Tu te fous moi ?

- Non, j'ai vraiment peur, c'est pas drôle. Un homme fort comme toi, rapide comme un fauve... Tu pourrais m'aider quand même...

Ace voyait clairement se préparer un nouveau plan foireux de Porche. Ce n'était pas la première fois... Il réfléchit. Vivi ne voulait pas aller plus loin que le simple baiser. Ça l'embêtait un peu à vrai dire. Ses hormones le travaillaient, c'était normal, non ? Il lui avait promis d'attendre qu'elle soit prête. Il devait tenir cette promesse. Seulement, il lui faudra bien longtemps pour qu'elle se décide, et des années peut-être pour qu'elle accepte de passer le cap. Il avait essayer de la tenter, mais rien n'y faisait. En plus, toutes ses escapades lui manquaient.

Il avait promis qu'il ne la blesserait pas, il fallait qu'il devienne sérieux, quelqu'un de bien. Mais quelqu'un de bien aide ses amis, n'est-ce pas ? Porche ne lui demandait que ça après tout, de l'aide. Et si ça dérapait, il pourrait toujours s'en aller.

Il pouvait même prévenir Vivi. Oui, c'est ce qu'il allait faire...

- D'accord, répondit le jeune homme. Je viendrais... Mais juste pour l'araignée.

- Bien sûr, à quoi d'autres pensais-tu ?

- A rien.

Il partit rejoindre ses amis, laissant derrière lui l'habituel sourire malicieux de Porche.

xXx

Vivi était inquiète. Ace lui avait expliqué l'histoire de Porche mais elle n'y avait absolument pas cru. Elle décida de se confier à Kaya. Elle connaissait suffisamment Nami pour savoir que celle-ci irait immédiatement engueuler le jeune homme, et pas assez Robin pour imaginer une réaction. Elle avait donc choisit la blonde. Cette dernière lui avait proposé de l'accompagner lorsque Vivi lui avait expliqué qu'elle voulait le suivre après les cours. Comme elle s'y attendait, elle ne lui proposa pas d'explications farfelues ou de solutions radicales.

A 5 h, les deux jeunes femmes laissèrent leurs amis s'éclipser avant de commencer leur filature. Vivi se demanda ce qui lui prenait. Elle agissait comme une de ces femmes jalouses qui vérifiaient les téléphones et ordinateurs de leur chéris. Il n'allait peut-être rien faire finalement. Il avait le droit d'aller voir une amie, non ? Elle commençait à se résigner lorsque Kaya lui rappela :

- Il t'a dit pleins de fois qu'il ne le connaissait pas vraiment, et pourtant elle le colle souvent, et le regarde d'une façon que je n'aime pas. Tu m'as avoué toi-même qu'Ace n'avait pas brillé par sa fidélité autrefois. Si tu ne vérifies pas, tu continueras à te poser des questions.

- Tu as raison. Mais s'il a dit la vérité, alors je ne le ferai plus.

Le jeune homme et Porche discutait avec entrain, sans se douter une minute qu'ils puissent être suivis. Il se plaisait bien avec elle, remarquait Ace. Elle avait moins de tabous que Vivi, et se laissait plus aller. Il se sentait fort près d'elle. Elle semblait fragile et en même temps dévergondée, parfois forte et ensuite frêle ; toujours au bon moment, pour qu'il se sente important, mais pas indispensable. Près de Vivi, il se sentait parfois inutile. Enfin, ce n'était pas la question. Il sortait avec la trapéziste. D'ailleurs, elle avait plein de qualité elle aussi, comme... euh... enfin, il n'arrivait pas à les nommer pour le moment, mais il savait qu'elle en avait énormément. Il ne savait juste pas lesquelles étaient plus importantes.

Ils arrivèrent enfin devant la maison. Porche ouvrit la porte, retira son manteaux, puis son gilet. Elle ne portait qu'un débardeur noir moulant, avec un décolleté provocant. Ace était bouche bée. La jeune femme lui jeta un regard "je-t'ai-vu-en-train-de-me-mater" et lui dit :

- Elle est dans ma chambre.

Il la suivit donc dans la pièce qu'il observa attentivement, il y vit des posters de chanteur, des films, des habits éparpillés, du maquillage mais pas d'araignée. Il demanda, se doutant néanmoins de la réponse :

- Et elle est où l'araignée alors ?

- Ah, bah elle est partie. Mais maintenant que j'ai ramené un fauve chez moi, je pourrais bien l'utiliser pour autre chose non ? proposa Porche en collant son corps contre le sien.

- Je croyais qu'on se voyait juste...

Mais elle l'interrompit d'un baiser sauvage, attrapant son cou pour le forcer à se pencher vers elle. Ace se laissa entraîner. Elle était sexy, elle était ingénieuse, ça faisait trop longtemps qu'il embrassait la même fille. Il avait besoin de changement. On ne pouvait pas l'enfermer, il avait besoin de liberté, de conquête. Il était un fauve, assoiffé de pouvoir. Il voulait tester ses charmes, se mesurer à d'autres hommes, satisfaire ces demoiselles en quête de coups d'un soir.

Il répondit avec fougue, l'attrapant par les hanches et la collant contre le mur.

xXx

Dehors, les deux amies avaient vu des silhouettes à l'une des portes-fenêtres d'une chambre. Il n'y avait pas de haie et le grillage était proche, elles avaient donc une vue imprenable sur la maison.

Vivi s'inquiétait de les voir dans une chambre, près d'un lit. Mais elle se dit qu'ils cherchaient l'araignée, où qu'ils parlaient des cours (peu probable avec Ace), qu'il fallait qu'elle attende encore un peu.

Seulement, les doutes devinrent peu possibles lorsque quelqu'un tira les rideaux de la fenêtre. Kaya regarda son amie avec tristesse. Elle, elle n'avait plus aucun doutes. Mais Vivi voulait toujours y croire, croire qu'Ace avait changé, croire que, pour elle, il ferait des efforts, il essaierait, il résisterait plus longtemps, plus fortement.

Elle pouvait encore faire quelque chose. Il renoncerait peut-être. Elle prit son portable, s'écarta de la maison et composa son numéro. A son soulagement, Ace répondit :

- Allo ?

- Salut bébé, je voulais savoir si t'avais bientôt fini... pour qu'on puisse se voir après, toi et moi, rien que tous les deux.

Un silence, une respiration, peut-être même deux. Non, ça devait être son imagination.

- Bébé ? insista-t-elle.

- Oui, désolé. Euh, non, je pourrais pas, on est pas encore arrivé. Elle habite loin tu sais. Profite de ce temps pour toi, on se voit demain hein ? Je t'aime.

- ... moi aussi, bredouilla-t-elle médusée avant de raccrocher.

Elle s'effondra alors, éplorée, dans les bras de Kaya. Celle-ci la berçait en lui demandant ce qu'il avait dit. Des sanglots dans la voix, Vivi cracha :

- Ils ne sont pas encore arrivés...

Kaya se pétrifia. Elle ne pensait pas qu'Ace lui mentirait de cette façon. Elle comprenait la détresse de son ami. Qui sait comment elle aurait réagi, elle, si Usopp, son copain mais également ami d'enfance, la trahissait ainsi ?

Vivi se vidait de toutes les larmes de son corps. Elle se laissa soutenir par son amie qui la traîna jusqu'au parc le plus proche. Elles s'assirent dans l'herbe, à l'abri des regards et oreilles indiscrètes.

Kaya eut besoin d'une longue demie-heure, mais parvint finalement à réconforter son amie. La trapéziste sécha ses larmes, et avec un regard déterminé, annonça :

- Je me vengerai. Je vais pas laisser passer ça, non ça jamais...


J'ai eu du mal avec ce chapitre, surtout pour le débuter. Y'a des passages que j'aime pas trop mais bon... Et pourtant, il est un peu plus long que les autres.

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