Titre : Les fantômes du futur.

Disclamer : Rien à moi, tout à JKR

Paring : HP/DM

Rating : M

Note : Bonjour tout le monde ! Bon déjà pour commencer, pardonnez-moi pour mon retard mais les candidats comme bêta de remplacement n'était pas bons parce que même moi je voyais encore des fautes, donc rien que pour ça ce n'est pas des bons, parce que je suis très nulle en orthographe ^^

Mais bon, je vous ai fait beaucoup attendre donc je vous poste quand même le chapitre non corrigé, en attendant que ma Bêta soit libre et le corrige ^^

Bonne lecture !


Chapitre 6 :

Passé n°1

Draco avait les yeux grands ouverts dans son lit. Il lui était devenu très dure de s'endormir et quand il y arrivait, ce cauchemar revenait sans cesse pour le réveiller en sursaut. Tenant ses jambes serrer contre son torse, Draco lisait un livre pour le tenir éveillé. Il était fatigué, certes, mais la peur le dissuadait de fermer les yeux. Pour éviter de déranger ses camarades de chambre, il avait jeté un sort sur les rideaux de baldaquin pour que la lumière ne filtre pas à travers et avait ensuite jeté le sort « Lumos » pour lire.

Cela faisait maintenant deux semaines qu'il n'arrivait plus à dormir. Il était épuisé. Les premiers jours, il ne s'en préoccupait pas plus que ça et arrivait à tenir toute la journée, mais à force, son énergie avait diminué. Son rêve, enfin plutôt ce cauchemar, le laissait haletant et transpirant quand il se réveillait. Il n'avait osé en parler à personne, il avait peur qu'on l'envoie à l'infirmerie, ou pire qu'on prévienne son père. Il ne voulait pas être faible face à lui. Surtout pas quand l'influence de celui-ci s'affaiblissait au Ministère, Draco devait être fort pour lui. Être digne de son nom.

Ses yeux lui piquaient, il avait envie de dormir. Draco soupira et se les frotta vigoureusement. Posant son livre à côté de lui, il tenta de s'assoupir mais à peine il plongea dans le sommeil que son cauchemar recommença et immédiatement, il se réveilla. Il reprit sa baguette et intensifia la lumière de son sort, chassant le noir autour de lui.

-Draco ? chuchota une voix derrière les voiles de son lit. Tu es encore réveillé ?

Draco se redressa et ouvrit un peu les pans des rideaux et découvrit le visage ensommeiller de Théodore Nott. Il avait les cheveux ébouriffé et les yeux gonflés de sommeil. Draco savait que le jeune homme avait un sommeil très léger et que le moindre bruit ou la moindre lumière le réveillait, un vrai chien de garde. Celui-ci se frotta les yeux pour se réveiller et poussa Draco pour entrer dans le lit à ses côtés.

-Qu'est-ce que tu fais ? demanda le blond, un peu gêné qu'il soit dans son lit.

-ça fait deux nuits que tu m'empêche de bien dormir avec ton insomnie. Avant au moins, tu restais silencieux et sage dans ton lit en attendant le jour, mais maintenant, tu fais du bruit et de la lumière. Je ne peux pas dormir. Qu'est-ce qui t'arrives ?

-Je n'arrive plus à dormir. Retourne dans ton lit, je vais éteindre ma baguette et ne plus faire de bruit.

-Tu fais un cauchemar ? Ne me mens pas, je t'entends haleter quand tu te réveilles.

Draco fit la moue, avouer cette faiblesse lui arrachait la gorge. Finalement, sous le regard insitante de Théodore, il souffla :

-Oui, c'est vrai.

-Tu as une tête horrible. Bénis sois Merlin pour les sorts de glamour… Ta peau de porcelaine en prend un coup, je dois avouer.

-Je veux simplement dormir.

-Quelle est ton rêve ? Un jour, mon père m'a expliqué que les cauchemars ne reviennent pas quand ils sont partagés avec quelqu'un d'autre.

-Foutaise ! Ton père voulait seulement savoir.

-Oui, je sais. Mais après tout, cela ne te feras pas de mal de me le dire. En plus, dois-je te rappeler que tu m'empêches de dormir. J'aime dormir, moi.

Draco resserra ses jambes contre son torse et posa son menton pointu sur ses genoux, dans cette position, il semblait si fragile aux yeux de Théodore. Le jeune garçon posa doucement sa main sur ses cheveux et l'encouragea à lui parler.

-Tu es fatigué, notre cher préfet préféré. Raconte-tout à tonton Nott.

-Tu me fais peur, là. On dirait un oncle pervers.

-Je dois l'être alors ! Je ne vais pas te suppliez pendant des heures.

Draco regarda les yeux bleus de son camarade, si doux, si sincère. Théodore n'avait rien d'un Serpentard. Draco s'était toujours demander comment un garçon comme lui pouvait être chez les serpents. Il était grand et frêle. Draco aimait imaginer qu'une bourrasque un peu trop forte pourrait le faire plier en deux tant il paraissait fragile. Il n'aimait pas parler avec les autres Serpentards, ou les autres Maisons, restant qu'avec les garçons de sa classe, surtout avec Blaise Zabini. Il était doux et sensible, le genre à se réveiller dans la nuit pour aller réconforter quelqu'un qui ne pouvait pas dormir. Draco aimait beaucoup le jeune homme, même s'il lui était impossible d'être ami avec lui. Son père le lui avait interdit.

Théodore devait être chez les Serpentards seulement à cause de son père. Les mauvaises graines étaient parquées dans un coin pour mieux les surveiller… Draco serra les points, il n'aimait ses pensées. Ils les avaient de plus en plus ses temps-ci.

-Dès que je m'endors, je rêve d'un endroit noir. C'est comme si j'étais dans un profond puits dont je ne pouvais voir la sortie. Ma voix appelle à l'aide et elle résonne sur les murs. Je sens comme une présence dans ce puits, une présence mauvaise. Je me sens tellement mal à l'aise, j'ai aussi tellement peur et je sais qu'il faut que je me réveille le plus rapidement possible. Qui sait ce qui se passera si je continue ce rêve ? Je sens comme un danger dans ce puits.

-Hum… je vois. Ça ne doit pas être évident de faire de cauchemar. Tu le fais tous les soirs ?

-Pratiquement oui. Je suis tellement fatigué.

-Tu voudrais que je reste cette nuit ? La présence d'une personne pourrait de faire du bien et te rassurer ?

-Quoi tu veux rester dormir avec moi dans mon lit ? s'étonna Draco.

Il avait presque envie de rire. C'était bien le genre de Théodore de proposer ce genre de chose. Il était un peu trop naïf pour être à Serpentard. Trop gentil aussi. Le jeune homme opina de la tête et s'allongea sous la couverture en tirant vers lui le coussin de Draco. Le blond s'allongea lui aussi, un peu gêné en regardant son camarade qui commençait déjà à se rendormir. Draco, qui avait perdu son coussin, prit le traversin pour soutenir sa tête.

-En faite, tu es trop épuiser pour avoir le courage de retourner dans ton lit ? demanda-t-il.

-Tout à fait.

Draco soupira et laissa le jeune homme dormir dans son lit. C'était étrange, il n'avait jamais partagé son lit avec personne et d'ailleurs, il n'avait pas le souvenir d'avoir partagé quoi que ce soit dans sa vie. Il était égoïste et en avait parfaitement conscience. Mais il était un Malfoy alors il y avait le droit. Théodore se mit à ronfloter doucement. Ce son, bas et régulier, berça Draco dans un sommeil agité mais, heureusement, sans son cauchemar.

oO-Oo

En se levant ce matin, Harry était en pleine forme, ce qui était assez rare pour lui. Il avait superbement bien dormit sans le moindre cauchemar. Depuis qu'il avait appris qu'il était sorcier, les mauvais rêves faisaient partit intégrante de sa vie, ils revenaient sans cesse pour lui rappeler qu'il n'était pas comme les autres, qu'il avait un lien avec un homme mauvais. Un homme qui avait assassiné nombre de personne, dont ses parents. Il avait toujours haïs les nuits.

Mais, ce matin, en allant seul à la Grande Salle, il comprit qu'il n'était pas le seul à les détester. Il était derrière un mur, avant un virage, et entendait parfaitement Malfoy parler avec Zabini. Il n'avait jamais prêté attention à d'autre Serpentard que le « sien ». Il connaissait Zabini que de vu, d'ailleurs, il ne les avait jamais observé se parler.

Malfoy restait avec Crabe et Goyle, pendant que Zabini était avec un autre Serpentard qui ne parlait pratiquement jamais, Harry ne se souvenait pas de son nom. Harry risqua un regard dans le couloir pour voir un peu mieux la scène. Malfoy était contre le mur, les bras croisés dans une tentative de défense typique du jeune homme, et Zabini le toisait. Le jeune métis semblait en colère.

-Je peux savoir ce que Théo faisait dans ton lit ce matin ? demanda Zabini, avec hargne.

Harry retient de s'étrangler en entendant ça. Malfoy et un autre homme dans le même lit ? Qui était ce Théo ? Il allait faire un meurtre. Il se reconcentra sur la conversation, Malfoy répondait de sa voix trainante qui semblait agacer l'autre Serpentard.

-Il est venu de son plein gré.

-Jamais, il serait venu de lui-même dans ton lit !

-Serais-ce de la jalousie que j'entends dans ta voix. Si tu as des questions à poser, va donc voir Théodore, il t'expliqua tout. Je faisais trop de bruit cette nuit et il s'est réveiller. Alors pour voir ce que j'avais, il est venu dans mon lit puis il s'est endormit parce qu'il était trop paresseux pour s'en aller.

-Menteur !

-C'est pourtant la vérité. Ais-je déjà mentis, ne serais-ce qu'une fois ?

-Tout le monde ment.

-Pas moi. Si je ne veux pas dire la vérité, je ne la dis pas mais je ne mens pas. Si cela te fait peur, je t'assure qu'il n'y a rien entre moi et Théodore. Je ne suis pas intéresser par les hommes.

-Mais moi non plus !

-Mais bien sur…

Harry, toujours de sa cachette, n'en ratait pas une miette. C'était encore mieux que le feuilleton de sa tante à la télé pendant l'après-midi. Il y aurait-il une relation triangulaire dans la cinquième année de Serpentard ? Bien que le nom de Théodore ne lui disait rien. Il devait probablement être le jeune homme silencieux qui était toujours avec le métis. Il demanderait à Hermione, elle connait tout le monde. Ron aimerait beaucoup cette histoire.

-Très bien, admettons, reprit Zabini. Pourquoi tu faisais du bruit ?

-Ça ne te regarde pas.

-Ça un rapport avec tous les sorts de glamour que tu utilises sur ton visage ? Tu sais, même si ça ne nous dérange pas, tout le monde sait que tu dors à peine la nuit. Ce qui se passe dans ta vie me laisse totalement indifférent, sans toi, c'est moi qui serais le préfet de cinquième année mais je t'interdis de t'approcher de Théo.

-Si tu aimes tant Théo, tu devrais le lui dire.

-Je ne l'aime pas !

-Je suis sûr que ta mère sera très heureuse d'apprendre que son fils unique est gay. Ou mieux, que le père de Théo apprenne que tu en as après lui. J'espère que tu es au courant que mon père et le sien son très « ami » ?

-Tu me menace maintenant ?

-Oui, parfaitement. Je dois t'avouer que je suis très friand de menace et de chantage.

-Je pourrais le faire aussi ?

-Non, tu ne le ferras pas. Tu as bien plus à perdre que moi. Mon père est incapable de me faire du mal. Il est plus du genre à éliminer ceux qui me poserait des problèmes. Tu ne veux pas être sur cette liste, n'est-ce pas ?

-Un jour, tu n'auras plus ton père pour te protégé. Et ce jour-là, tu te rendras compte de tous les ennemis que tu t'es fait. Tu es seul, Draco. Et tu le resteras toujours.

Sur ces mots, le métis partit laissant Malfoy seul contre son mur, les yeux baisser. Harry remarqua que celui-ci avait les poings serrés et les mâchoires crispés. Il était manifestement en colère. Finalement, il se décolla du mur et partit lui aussi vers la Grande Salle pour manger. Harry attendit un peu avant de se remettre en marche.

Ainsi Malfoy avait du mal à dormir la nuit et utilisait des sorts de glamours pour camoufler les traces de son manque de sommeil. Il y avait quelque chose d'étrange entre Zabini, le numéro deux dans la hiérarchie des cinquièmes années de Serpentard, et un certain Théodore. Il s'assit à sa place et se servit un verre de jus de citrouille. Ron et Hermione arrivèrent un peu plus tard, en pleine conversation et s'installèrent à leur place.

-Tu as l'air intrigué, Harry, fit Hermione.

-J'ai entendu une conversation étrange entre Malfoy et Zabini. Dis-moi tu connais un Théodore chez les serpents ?

-Oui, Théodore Nott. Il est toujours avec Zabini. Il est avec moi en Etude des Runes. Il est très silencieux et assez sauvage. Pourquoi ?

-Il a dormit avec Malfoy cette nuit.

Ron recracha un peu de son jus de citrouille qu'il était en train de boire. Il reposa son verre et prit une serviette pour s'essuyer la bouche. Il regarda Harry avec de grands yeux étonné. Hermione, elle aussi, semblait déconcerter. Harry leur raconta ce qu'il avait entendu dans le couloir.

-C'est vrai que Malfoy à l'air épuiser.

-C'est étrange, non ? Pourquoi serait-il fatigué à ce point ? Il doit bien y avoir une raison !

-Harry ! rouspéta Hermione, en haussant le ton. Tu ne vas pas enquêter sur Malfoy. Il est peut-être seulement malade, pas besoin d'en faire une affaire personnelle. Tu vas encore t'attirer des ennuis.

-Ce n'est pas vrai. J'ai un pressentiment étrange.

-Tu n'as aucun pressentiment, tu es juste curieux. Nuance.

-Elle n'a pas tort, fit Ron. Tu veux juste savoir ce qui c'est passer cette nuit entre Malfoy et l'autre. C'est moi où tout le monde est gay dans cette école ?

-C'est toi… répondit Hermione, les yeux plissés.

-Moi, je dis que c'est louche. Je vais quand même garder un œil sur lui, conclut-il, puis il se retourna vers Ron. Au faite Ron, je dois avouer que je suis très déçu de toi.

Cette phrase arrêta le mouvement de Ron qui s'apprêtait à prendre un pain au lait dans la corbeille. Le rouquin le regarda les yeux grands ouverts, étonné.

-Toi, tu ne viens pas me réconforter dans mon lit quand je n'arrive pas à dormir. Je suis déçu de ta performance en tant que meilleur ami.

-Si je viens dormir avec toi dans ton lit, tu n'auras plus de place… Je suis grand moi.

-Imposant même, renchérit Hermione.

-Alors, je vais préciser quelque chose, je ne suis pas enrobé, et je n'ai pas pris de poids. Je suis grand, même un peu trop grand, donc j'ai une masse corporelle tout à fait normale pour ma stature. Ok ? C'est Harry qui est trop maigre pour sa taille.

-Je ne suis pas maigre et j'ai pris six kilos depuis le début de l'année.

-Je te déteste Harry, tu n'es pas obliger de préciser que tu as le droit de prendre du poids, fit Hermione. Pense un peu à ceux qui doivent faire attention.

-Mais tu es parfaite, Hermione.

-Je parlais de Ron !

Harry éclata de rire pendant que Ron de défendait comme il pouvait qu'il n'avait pas besoin de perdre du poids. Harry tartina une tranche de pain avec de la confiture quand il capta le regard de la belle jeune fille à la table des Serdaigles. Elle lui fit, comme tous les jours depuis une semaine, un salut de la main. Harry y répondit le plus calmement et le plus dignement possible. Il était vraiment content qu'elle est rompu avec Diggory quand celui-ci était partit de Poudlard. Il pouvait sans complexe espéré sortir avec la belle asiatique.

-Tu vas finir par baver, tu sais ? dit Hermione.

-Même pas vrai. Je suis totalement maitre de mes glandes salivaires.

-Tu devrais aller lui parler au lieu de rester à la regarder de loin, proposa Ron.

-Je me souviens encore du Tournois de Trois Sorcier et du râteau qu'elle ma mit.

-Cédric n'est plus là. Tu as le champ libre !

Harry ne répondit rien. Bien sûr qu'il pouvait essayer de séduire la jeune fille, il n'était pas le garçon le plus moche qu'il est dans cette école. Il était gentil et charmant, selon les propos de Hermione, référence féminine de sa vie. En plus, il était célèbre. Bon, il n'avait jamais aimé cette célébrité mais si, au moins une fois dans sa vie, elle pouvait lui servir à autre chose que la lui pourrir. Il faudrait qu'il essai, même s'il n'allait que lui parler en toute amitié. Il pouvait faire ça, il parlait tout à faire naturellement à Hermione. Bon, il ne parlait à aucune autre fille sauf elle, mais ça devait être la même chose. Une fille reste une fille.

Ça ne devrait pas être si compliqué.

-Si nous allions voir Hagrid ? demanda Hermione. Ça fait longtemps que nous nous y sommes pas allé, et nous avons une heure de libre tout à l'heure après potion !

-Brillante idée ! fit Ron.

-Comme toujours, mon cher.

Harry opina de la tête. Il était toujours d'accord pour aller voir son ami gardien de Poudlard. Après tout, il avait toujours eut beaucoup d'affection pour ce géant qui l'avait « sauvé » des Dursley. Ils finirent leur repas et partirent vers les cachots. Harry ne résista pas à un dernier regard vers Cho qui l'observait elle aussi. C'était dans la poche !

Ce fut sur un petit nuage rose que Harry entra dans la sombre salle de potion du plus détestable professeur de potion que Poudlard est eu entre ses murs. Et Harry n'exagéré pas du tout ! Il était aussi parfaitement partial. Il s'assit à sa place, à côté de Ron, et comme toujours jeta un rapide coup d'œil vers les Serpentards. Malfoy était à sa place, à côté de Nott, et sortait ses affaires de cours. En plissant les yeux, Harry essaya de regarder son visage pour y déceler les fameuses traces de sommeil. Mais le blond semblait très doué dans les glamours vu qu'il ne vit rien qui sortait de l'ordinaire dans le visage pâle de Malfoy.

Le professeur Rogue vit son entré dans la salle et leur intima de ce taire. Bien que cette ordre ne servait à rien vu qu'aucun élèves n'auraient fait l'affront de parler. Cet homme avait très bien réussit à instaurer un régime de terreur dans sa classe. Probablement une frustration qu'il rejetait sur ses élèves et sur Harry en particulier. Sans aucune raison, il tenait à le préciser. Harry était parfaitement sûr d'être un innocent élève qui n'avait jamais utilisé sa célébrité pour autre chose que s'attirer des ennuis.

Rogue interrompit ses pensées en sifflant les consignes du jour. D'un mouvement de baguette, il inscrit les instructions au tableau et comme la dernière fois, s'assit à son bureau pour darder son regard noir sur les Gryffondores qui allaient encore faire perdre des points à leur Maison. Pour essayer de faire comme la dernière fois, où leur potion avait été noté avec un A, Harry et Ron décidèrent de reproduire la même stratégie. Harry préparait les ingrédients et Ron lisait précautionneusement les instructions et les effectuaient avec l'aval du brun.

A la fin de l'heure, fébrile et transpirant, Harry apporta une fiole de leur potion au bureau du professeur et retourna à sa place. Quand tous les élèves eurent donné un échantillon de leur travail, le professeur Rogue se leva pour inspecter les chaudrons et donné ses « appréciations ». Il commença cette fois-ci par les Gryffondores. Il regarda à peine la préparation de Hermione qui était parfaite et passa directement à Neville et Seamus qui attendaient patiemment de se faire descendre.

Harry jetait des coups d'œil à sa potion et relut encore une fois dans son livre la couleur qu'elle devait avoir. Bon, elle était encore un peu trop foncée, mais au moins elle était bleue. Bon, presque noir il devrait dire. Et puis, elle sentait une odeur un peu boisé, identique aux tisanes que buvait madame Figgs quand il devait passer l'été avec elle. Ils avaient fait du thé ? Harry leva les yeux vers le professeur en noir qui s'était stoppé devant leur table. Il pencha son long nez vers le chaudron et inspira avec dégout.

Pour le coup, Harry n'était pas d'accord avec la grimace, elle sentait drôlement bon sa potion. L'homme se releva et les deux garçons se préparèrent à la profonde et pédagogue critique qui allait bientôt sortir de la bouche de l'enseignant.

-Votre… « potion » n'a aucune efficacité, elle est raté. J'avais pourtant pensé que les efforts que vous aviez occasionné pendant cette heure étaient pour réaliser une potion efficace, il faut croire que même si vous stimuler tous vos neurones, ça ne fera jamais l'affaire. Un « T » de plus dans votre moyenne. J'ai pu au moins une fois en cinq ans pu observer un visage concentré chez vous deux. Chose si rare.

Dans sa tête, Harry énumérait les chiffres primaires pour ne pas répliquer. Il avait remarqué que cette technique avait deux effets : d'un côté, elle lui permettait de ne pas répliquer aux insultes et aux provocations, et en plus, lui donnait une expression sérieuse. Merci Dudley de cet entrainement de tous les l'été, il semblerait qu'il soit obligé de supporter des hypocrites pareils !

A la fin de sa tirade, le professeur Rogue partit vers ses élèves et donna des points à la pelle. Presque autant qu'il en avait retiré au rouge et or. Il s'arrêta un peu face à la potion de Malfoy, son chouchou, et examina sa préparation. Harry qui regardait attentivement, ne voulant pas rater le sourire satisfait que Malfoy aillait lui décerner, remarqua un sursaut étrange du professeur. Il se redressa pour mieux voir le chaudron du garçon et vit que la lotion était transparente. Malfoy l'avait raté. Et en beauté ! Mais comme Harry s'en doutait déjà, Rogue ne fit aucun commentaire et retirer que cinq malheureux points prétextant une maladresse de la part du blond.

Hermione fulminait dans son coin de cette injustice. Elle eut envie de parler, de le dénoncer, mais Lavande, à côté d'elle posa sa main sur son bras pour la résonner. Parler ne servait à rien. La jeune fille serra les points et attendit la fin de l'heure pour exploser dans les couloirs. Elle prenait Ron à partit et crachait son venin au rouquin, qui avec la force que donne l'habitude, disait « oui » à tout.

-Ce système est pourrit ! Je veux bien qu'il est des Maisons et tout mais ce système de points favorise les disparités et les injustices !

-Oui, oui.

-Je ne comprends pas comment un homme comme Dumbedore peut laisser faire des choses.

-Oui, oui.

-C'est vrai quoi, il était élève aussi, et puis tout le monde sait que Rogue privilégie que ses élèves, même les Serdaigles arrivent à peine à avoir trente points dans son cours. Tu te rends compte, ils sont sensé être les élèves les plus intelligents, les plus brillants mais cela ne change rien pour Rogue. En plus, Malfoy à encore plus raté sa potion que Neville et Seamus, au moins la leur avait une couleur !

-Oui, oui.

-Mais dis quelque chose ! s'emporta la jeune fille.

Harry derrière eux, ricanait. Ils partaient voir Hagrid comme convenu, en espérant ne pas le déranger. Il faisait froid et la neige menaçait de tombé dans les jours à venir. Harry remit en place son écharpe qui ne cachait plus son cou contre le froid. Il aimait Poudlard sous la neige. Ce mois de Novembre semblait prometteur. Ils passèrent devant les serres où les cours de botanique étaient donnés. Harry entendit le professeur dire au revoir à ses élèves et des étudiants portant les couleurs des Serdaigles en sortirent. Le cœur de Harry vit un bon dans sa poitrine, c'était la classe de Cho ! Il ralentit un peu l'allure, se laissant volontiers distancer par ses deux amis qui se chamaillaient toujours. En faisant semblant de regarder autour de lui, il capta le regarde de la belle jeune fille qui s'approcha de lui d'un pas légers.

-Salut Harry, commença-t-elle, un nuage de bué s'échappant de sa bouche.

-Salut Cho. Comment tu vas ?

-Je suis gelé, il fait vraiment très froid dans les serres.

-Oh, je verrais bien ça demain matin. J'ai cours aussi.

-Je te souhaite bonne chance. Je ne rêve que d'un bon chocolat chaud.

-Ouais…

Pourtant, dans son esprit, Harry avait beaucoup de chose à dire, et des choses intéressante. Il avait de la conversation d'ordinaire. Il parlait pendant des heures avec ses amis. Il avait de nombreuses fois rêvé de cette rencontre avec Cho et ce qu'il pourrait se dire, mais là, en face d'elle, il se sentait comme dans un sable mouvant. Il ne voulait qu'une seule chose : partir. Mais il ne pouvait pas cédé à ses pulsions enfantines. Il devait rester fort et braver sa timidité et aller à l'assaut de la gente féminine.

-J'allais rendre visite à Hagrid avec mes amis. Il nous fait toujours un bon thé bien chaud. Tu peux venir avec nous si tu veux, et si tu as le temps aussi.

-Je ne suis jamais allé chez lui. D'ailleurs, je ne lui ai jamais vraiment parlé.

-Alors c'est l'occasion. C'est quelqu'un de génial, il n'y a pas plus gentil que lui.

-Avec plaisir alors.

oO-Oo

-Non mais je n'y crois pas ! Je vais le tuer ! Je vais lui arracher ses yeux et m'en faire des pendentifs ! s'insurgea Joshua.

Il quittait à l'instant le bureau du directeur, furieusement. Il devait trouver ce satané professeur Green et lui faire mal, très mal ! Comment avait-il pu faire ça ? Fouiller dans son passé, comme s'il était un possible danger ! Lui ! Il arriva devant la chambre du professeur et tambourina à sa porte. Ne recevant pas de réponse, il abandonna pour réfléchir à ce qu'il allait faire. Il devait le trouver. Où pouvait-il être ?

-Dehors, murmura Joshua.

Le professeur Green aimait être dehors en toute saison. Joshua invoqua une écharpe et des gants pour combattre de froid du parc. Une fois à l'extérieur, il interrogea des élèves qui lui indiquèrent que son ennemi était près du lac en train de s'occupé de la nouveau créature que les étudiants devraient étudier. Ni une ni deux, Joshua s'élança faisant claquer sa cape bleue derrière lui.

Les poings serrés, Joshua ne remarqua pas Ron et Hermione qui se dirigeait vers la cabane de Hagrid, le garde-chasse. Il préparait mentalement son discours. Il devait être froid et méprisant et surtout bien lui faire comprendre que fouiller dans les archives de sa scolarité n'était pas autorisé. Il n'avait rien faire qui puisse provoquer la méfiance de l'homme.

Il le trouva sur le chemin, probablement en train de revenir vers l'école. Joshua inspira profondément et alla à sa rencontre. L'homme fronça les sourcils. D'ordinaire, ils faisaient tout pour ne pas se rencontrer ni se parler. Il attendit que le jeune professeur de défense arrive à sa hauteur.

-Pour qui vous vous prenez de fouillez ainsi dans ma vie privé ? s'emporta Joshua. Si vous vouliez savoir des choses sur moi, il suffisait de venir me les demander, je vous aurais répondu sans aucun problème.

-Tu aurais pu me mentir !

-Je vous interdis de me tutoyer ! Et je n'avais aucune raison de mentir. Je n'ai pas honte de mon passé. Je n'ai pas honte d'avoir été à Serpentard, ni d'être un Sang-mêlé ou de venir d'une famille au revenu modeste.

-Il n'y a aucune raison d'en avoir honte.

-Très bien alors pourquoi avoir fouillé dans mon passé ?

-Vous débarquez de nulle part. Vous pouvez être un Mangemort.

Joshua le gifla.

-Je vous interdis de m'insulter de la sorte. Ce n'est pas parce que j'ai étudié à Serpentard que je suis un Mangemort, ou un mage noir. Vous avez une si mauvaise image de nous. De plus, Dumbledore me fait confiance et cela devrait vous suffire !

-Parfois, il lui arrive de se trompé. Il est humain avant tout.

-Vous ne me connaissez pas. Vous n'avez pas daigné me parler une seule fois, vous ne savez rien de moi alors…

Un hurlement coupa Hamilton dans sa tirade. Les deux hommes s'élancèrent vers l'origine du cri. Des formes encapuchonnées de noir s'attaquaient à deux élèves. Un garçon, qui se tenait vaillamment devant la jeune fille qui l'accompagnait, avait dégainé sa baguette et incantait un protégo.

C'était Harry Potter qui était assaillit par des Mangemorts.


A suivre…


Voila! A la prochaine ! :)

MLC